FLASH INFO
" Quelques nouveaux détails nous ont été fournis par nos sources. Les terroristes porteraient apparemment des masques blancs ne laissant que paraître leurs yeux et leur bouche. Il nous est aussi parvenu des photos datant des environs d'une heure de l'après-midi provenant d'Internet et plus particulièrement de google images résultant d'une source anonyme. Celles-ci circuleraient apparemment depuis maintenant près de sept heures et feront bientôt la une de tous les médias du monde. Personne ne sait de qui peuvent provenir ces images ni comment elles ont pu être mises en ligne, mais nous sommes sûre d'une chose, ce sont bien des élèves du lycée qui sont dessus et elles ont bien été prises dans l'enceinte du lycée. Ces photos seront donc bientôt tristement connues par tous. Et la détresse des élèves y est bien visible."
Pein - Journaliste pour France Télévision.
◘ 9h58 - Cour du lycée
C'était comme tenter une nouvelle attraction à forte sensation pour fête foraine, mais qui n'était pas encore jugée sécurisée et donc ouverte à tous. Et tout comme dans cette attraction, les jeunes adolescents qui couraient, se retrouvaient en danger, en danger de mort. A tout moment, la vie pouvait leur être arrachée. Leur jeu pouvait mal se terminer. Comment en étaient-ils arrivés là ... ?
Retour en arrière de 7 h et 30 min
◘ 12h30 - deux minutes avant maîtrise totale de l'établissement.
Cantine du lycée, quatre cent cinquante six élèves, cent un adultes dont quarante sept professeurs
" Cantine encerclée, nous sommes prêts "
[...]
" Alors allez-y "
Le lycée du feu de Konoha doit être assez grand pour pouvoir accueillir près de trois mille élèves chaque jour, et un peu plus de trois cents adultes. Il est donc battit de sorte à inviter tout ce monde dans ses enceintes ce qui fait de lui un étonnant bâtiment. Pour pouvoir se situer le mieux possible, les élèves comme les professeurs de l'établissement divisent le lycée en trois bâtiments. Le bâtiment A, est haut de trois étages. On y accueille les élèves au rez de chaussé, et les portes ouvrent directement sur une agora couverte, principale et unique du lycée. Le premier étage est constitué de toutes les salles d'administration. Dans le troisième se situe la bibliothèque. C'est par le rez de chaussé du bâtiment A que vous pouvez accéder soit au bâtiment B qui est en fait le réfectoire, soit le bâtiment C. Ce bâtiment C est essentiellement dédié aux salles de cours et de sport. Il est haut de trois étages et comporte aussi deux étages au sous sol. Celui-ci est le centre principal du lycée. Chaque étage comporte vingt deux classes. Les salles du premier étage, portent des numéros allant de 001 à 022. Celles du deuxième étage vont de 101 à 122... Il y a aussi la présence de deux étages, à l'écart du lycée, dédiés à une dizaine de classes pour les études préparatoires.
Tous les bâtiments étaient contrôlées par les terroristes et donc sous le contrôle d'Orochimaru. Un seul restait à prendre, la cantine. Mais plus pour longtemps. Le réfectoire principal de l'établissement, soit celui des élèves, ne comportaient que deux issues. L'entrée et la sortie. Elle était formée de trois murs de béton et d'un quatrième composé uniquement de vitre qui permettait à tous d'admirer le bâtiment C. Accolé à celle-ci et possible d'accessibilité par une petite porte au fond du réfectoire, se trouvait une plus petite salle pour les professeurs et le personnel du lycée. Les opérations s'étaient déroulées dans un silence maîtrisé, les personnes présentes dans la cantine ne se doutaient alors de rien. Jusqu'à maintenant.
- Tout le monde pose ce qu'il a dans les mains et s'allonge au sol sans faire d'histoire !
La salle se mit à exploser. Affolés, les derniers otages criaient et pleuraient. Mais c'était sans pour autant faire ce qu'on leur ordonnait correctement. L'un des terroristes, semblant être le chef du groupe, leva son arme et tira cinq coups au-dessus de lui. Tous les élèves se turent, apeurés par le vacarme et cherchant à savoir où les coups avaient pu partir.
- Si vous faites pas ce qu'on vous dit tout de suite, je n'hésiterai pas à retirer encore cinq fois aux pifs mais sur vous c'est clair ? Alors au sol !
Le silence perdura et tous les otages se mirent à faire ce qu'on leur dictait. Étonnement plus à l'écoute.
- Bien.
Huit hommes ouvrirent la porte du réfectoire des professeurs et ils les firent sortir un par un récupérant pour tous leurs téléphones mobiles et les fouillant au corps par sûreté. Une fois l'inspection faite, les adultes furent balancés, et c'est le cas de le dire, avec les élèves, au sol.
- Pas de privilège, le troupeau reste uni. » Rigola un terroriste en jetant une femme avec les élèves.
Les dix-huit hommes présents dans la salle firent couper la masse d'otage en deux de sorte à ce qu'ils puissent circuler de long en large, dans un couloir imaginaire, pour mieux les surveiller. Les terroristes se dispersèrent dans ce couloir et s'immobilisèrent chacun à une place bien précise, à égale distance les uns des autres. Ils pouvaient à présent entamer la deuxième partie du plan, la surveillance. Arme à la main, vêtu de noir de la tête aux pieds, cagoule sur le crâne et masque blanc sur le visage. La scène avait tout d'un film d'action, mais c'était bien réel. L'enfer avait maintenant posé ses valises dans le lycée du Feu de Konoha.
" Dernier bâtiment prit avec brio, tout l'établissement est maintenant sous notre contrôle "
[...]
" Bien, que la partie commence "
◘ 15h56 - cantine de l'établissement
Bâtiment B
Le réfectoire était morose. On entendait que les pas des mâtons. Au début, les captifs restèrent silencieux, sous le choc et incrédules. Puis, le choc fit place au chagrin et les larmes commencèrent à couler pour quelques-uns, impuissantes. Mais celles-ci furent vite taries par les terroristes qui leur intimèrent de se taire. Et lorsque le silence ne vint pas, ils s'approchèrent dangereusement d'eux, leur promettant les coups s'ils n'obéissaient pas. Certains élèves furent violentés. D'autres goûtèrent à la sensation d'avoir un fusil sur la tempe ou dans la bouche et d'avoir cet effet qu'on va les tuer dans la seconde qui suit. Leurs surveillants de salle étaient sans cœur, et ne supportaient pas les gosses, comme les 'chouinements'. Mais leurs menaces ne suffisaient parfois pas à calmer les plus faibles. Après quelques temps et à force d'impatience, celui qui devait être le chef du groupe ramena une arme. Une arme effrayante aux yeux des otages et qui en glaça plus d'un. Un fouet. Une règle en plus était à présent instaurée dans leur nouveau mode de vie.
- Si l'un d'entre vous couine ne serait-ce qu'un peu trop malgré nos avertissements, il aura le droit à un coup. Mais attention, on va s'amuser, le premier aura un coup, le deuxième, en aura deux, et ainsi de suite. Je continuerai d'augmenter les coups, je n'hésiterais pas. A vous de savoir vous tenir.
L'exemple fut donné au bout d'un quart d'heure. C'était un jeune garçon. Et il fut le premier à goûter au fouet. Sous les yeux horrifiés de ses camarades, un des briguant l'obligea à enlever son t-shirt, puis par la suite, un autre lui donna le coup de fouet. Le jeune homme hurla. Un des terroristes l'aida à lui remettre son t-shirt, puis on le balança avec les autres. Il était le premier, mais sûrement pas le dernier...
Le fouet était à présent le nouveau quotidien des otages. Et un traumatisme qu'ils garderaient pour longtemps... S'ils s'en sortaient.
Tous les portables furent récupérés, des hommes étaient passés et avaient pris les élèves un par un pour les récupérer. Sur ce coup, ils avaient tenu à être très organisés et à ne louper personne. Normal. Les élèves ne firent aucune manifestation, et chacun donna son portable, sans un mot.
Elle se sentait étrange. Lors de la prise d'otages, Sakura n'avait pas vraiment réagi comme tous les autres. Elle avait observé les terroristes, tout comme elle continuait de le faire depuis. Elle avait suivi les ordres sans pour autant vraiment réagir face à la gravité de la situation. Et elle ne pouvait s'empêcher de prendre note de tout ce qui se passait. Allongée comme tous les autres, les mains sur la tête, elle analysait chaque comportement, chaque mouvement, repérant le chef du groupe, les meneurs, les plus sauvages, insensibles et dangereux d'entre eux... Même lors de la punition au fouet, elle n'avait pas réagi, mais avait plutôt examiné l'homme qui avait frappé et celui qui avait été près de l'élève.
Shikamaru quant à lui, ne cessait de cogiter faisant tourner ses deux cent vingt de QI à toute allure, comme il ne l'avait peut-être jamais autant fait jusqu'à présent. Il était un peu comme Sakura du point de vue réactivité, mais il avait quand même frissonné comme tous lors de la première sentence.
Les filles du groupe, c'est-à-dire Tenten, Hinata, Ino et Temari avaient suivi les ordres, la tête lourde. Elles étaient effrayées. Temari avec son caractère de rebelle et femme forte, cachait le plus possible ses craintes, tentant de réconforter du mieux qu'elle le pouvait Ino et Hinata qui l'entouraient. Elle leur tenait la main le plus fort possible et essuyait brièvement ses quelques larmes traîtresses qui tombaient sur le sol avec sa joue. Au fond, lorsqu'elle voyait Shikamaru avec cet air, elle espérait au plus profond d'elle-même qu'il trouve un plan. Qu'il les sauve. Parce que tout comme ce jeune homme qui venait de subir la première punition, elle allait craquer, et elle ne voulait pas hériter du même sort. Mais ses nerfs étaient à bout.
Ça ne faisait que deux heures qu'ils étaient coincés, et déjà, Naruto devait faire parler de lui.
- J'ai envie de faire pipi, se plaignit-il en murmurant tout de même.
- C'est pas vrai Naruto, comment tu peux être aussi peu sérieux dans un moment pareil., sortit Kiba.
- Mais je suis sérieux. J'ai vraiment envie de faire pipi. J'avais déjà envie avant qu'ils arrivent, c'est pas ma faute.
- Ouais et bien je serais toi je ne tenterais pas d'y aller maintenant., fit Neji.
- Pourquoi pas, ils vont pas non plus nous interdire d'aller aux toilettes non plus ? s'inquiéta Tenten.
- Moi j'ai faim. se plaint Choji.
- Choji ! fusa Ino.
Elle reprenait des couleurs.
- Naruto. déclara Lee. Si tu dois aller aux toilettes, je promets de te protéger au nom de notre amitié, dit-il.
- Je crois que je préférerais autre chose comme cadeau, genre des Ramens.
- Ou des chips, fit Choji
- Ça suffit. Vous voulez vous faire tuer ou quoi ? dit Kankuro.
- T'as les chocottes Kan' ? lui dit sa sœur.
Gaara rigola.
- C'est pas un jeu, remarqua Saï
- Vos gueules bande d'abrutis ! les calma Sasuke.
Naruto avait su redonner un peu de joie et de force à ses amis, sans même l'avoir fait de son plein gré, c'était inné. Il avait réussi à les faire parler comme si rien ne s'était passé. Enfin même si c'était dans des murmures quasi imperceptibles. Il avait cette capacité qui faisait de lui quelqu'un capable de redonner le sourire à n'importe qui. Il avait cette chose en lui qui redonnait de l'espoir aux gens en difficulté.
Il se tourna vers son meilleur ami, Sasuke, il avait senti ce léger sentiment dans sa voix, de l'inquiétude ? Celui-ci donna un coup de tête en direction de Shikamaru, à sa droite. Ils se regardèrent d'un air entendu. Il savait qu'il préparait quelque chose. Puis Sasuke redonna un coup, en direction de Sakura cette fois-ci, quasiment en face de Shikamaru, entourée de Hinata et Kiba. Pour elle c'était différent, elle ne préparait pas quelque chose mais était étrangement intéressée par les terroristes. Elle était dans son monde. Ne faisait même plus attention à ses amis ni à Hinata qui se pelotonnait contre elle. Toute cette histoire allait changer des choses, et ça avait déjà commencé...
◘ 17h34 - Bureau du proviseur, devenu à présent le QG d'Orochimaru
Tout le bâtiment est à présent mobilisé, certains adultes ont tenté de jouer les héros, de se rebeller ou carrément de s'enfuir, mais tout a été réglé. Le nombre de blessés est actuellement de quarante deux et nous savons désormais que nous avons exactement deux mille six cent cinquante-sept élèves, cent quarante professeurs et cent six employés. Nous n'avons pour le moment aucun mort et aucun comportement suspect.
- Bien, merci, tu peux rejoindre tes camarades. Moki, qu'en est-il pour l'extérieur ?
- Les brigades de polices sont là depuis maintenant deux bonnes heures, j'ai entendu sur la fréquence qu'ils comptaient agrandir leur nombre derrière le bâtiment. Le RAID a été convoqué et il ne devrait plus tarder, il en est de même pour l'armée. Ils ont aussi fait venir des médecins et les familles commencent à être de plus en plus nombreuses. Quelques journalistes sont déjà sur place et l'événement devrait bientôt faire le tour du pays.
- Bien. Très bien. Tout se passe à merveille. Je suis fier de vous, vous avez fait du bon travail. Vous pouvez commencer le relais des hommes, Korai, je veux que tu me trouves le proviseur que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur, il ne peut pas avoir disparu comme ça ! Vous pouvez disposer.
◘ 18h56 - Cantine du lycée
Le calme régnait dans la salle. Certains s'étaient endormis, d'autres continuaient de pleurer, mais le plus grand nombre commençait à se faire doucement à la situation. La peur, elle, restait en chacun d'entre eux. Et elle était à partir d'aujourd'hui ancrée en tous. Seulement les matons avaient su trouver des solutions.
- J'ai un plan.
Shikamaru avait lâché cette phrase d'un coup. De but en blanc. Ne se posant même pas de question sur les réactions de ses amis. Tous réagirent de la même façon, ils se tournèrent d'un seul homme vers celui-ci, l'air exorbité, sauf une, qui ne faisait même plus vraiment attention à la situation depuis bien longtemps, Sakura... Comment leur ami pouvait-il ne serait-ce que chercher à s'évader d'un tel endroit à un tel moment ? C'était totalement inconcevable. Tous ne pensaient qu'à deux choses, la peur et le désir de rester en vie. Et n'osaient même pas imaginer se rebeller contre leurs bourreaux.
- Comment peux-tu penser à t'évader ? tu es complètement malade ? Dit Ino.
- Non, c'est simple, j'ai tout simplement mis ma peur de côté et réfléchis, expliqua Shikamaru aussi bêtement qu'il avait dit avoir trouvé un plan.
- Laisse tomber tout de suite Shik', l'avertit Naruto. C'est totalement impossible de s'échapper.
- Sais-tu combien ils sont ? continua Sasuke. Même si nous arrivions à sortir d'ici, comment ferions-nous par la suite? Toutes les sorties sont coupées et nous n'avons aucun endroit pour nous cacher.
- Ça relève du suicide plus qu'autre chose, exposa Neji.
- Vous allez écouter ce qu'il propose ou bien continuer d'enfoncer son idée sous terre avant même qu'il ait pu nous l'exposer ? fit Temari.
Celle-ci surprit tout le monde, Shikamaru y comprit et peut-être même elle. Elle qui était toujours en désaccord avec lui, cherchait la moindre excuse pour le contredire, elle faisait preuve d'un intérêt à son égard jusqu'alors inconnu.
La raison était pourtant très simple, elle avait peur de rester ici, tout comme eux. Et elle donnerait tout ce qu'elle avait pour sortir de cet endroit. Au fond d'eux, ses amis aussi ressentaient ce sentiment, mais ils n'osaient y penser. Elle avait tout simplement parlé à leur place, libérant sa folie plutôt que la raison. Elle était comme leur porte-parole.
Tous ne désiraient qu'une chose, et c'était de ne plus être coincé dans cette pièce avec ces hommes armés et dangereux. Shikamaru pouvait leur offrir une porte de sortie. Mais face à la peur, ils avaient bêtement réagi, sans réfléchir. Ils se turent, honteux.
- Vas-y, dis nous, lança Choji.
Ses amis étaient à présent attentifs et il était sûr d'avoir toute leur attention.
- Très bien.
" Que la partie commence. " Pensa-t-il.
◘ 19h40 - Cantine du lycée
- C'est idiot, on ne pourra jamais y arriver... Contra Ino par automatisme.
- Et il faudrait être suicidaire pour faire la diversion, dis Tenten.
- Je suis prêt à le faire, dit Shikamaru.
- Mais tu ne peux pas tout seul, l'arrêta Sai.
- Laisse tomber, c'est de la folie.
Ses amis étaient en train de paniquer, il le savait. Mais il venait tout juste de finir ses explications. Shikamaru avait trouvé un moyen de s'échapper, un endroit où se cacher et presque une façon de sortir de l'établissement, façon qu'il ne pourrait parachever qu'une fois sorti de cette salle, mais qu'il était certain de pouvoir couronner. Pour s'échapper, l'affaire était simple. Il n'y avait que deux gardes à la sortie et celle-ci se trouvait à dix mètres d'eux. La salle était immense, douze hommes étaient restés à l'intérieur. Les terroristes n'avaient pas lieu de s'inquiéter. Après tout comment des gamins oseraient-ils tenter quelque chose ? L'effet de surprise jouerait donc en leur faveur. Après une diversion bien ficelée de Shikamaru, la sortie leur serait possible plus facilement qu'il n'était de le dire. Pour la cache, elle était simple, et il espérait tout de même que les terroristes n'avaient rien remarqué : les plafonds. L'espace séparant le plafond d'un étage au sol de l'étage du dessus était haut de quasiment un mètre, assez pour s'allonger ou s'asseoir. Les entrées de ces caches étaient partout, il y en avait une dans chaque salle et couloir. On pouvait y entrer par le biais d'une porte située au plafond. Shikamaru avait découvert cela lors d'une séance de sport à laquelle il ne voulait pas participer. Les toilettes situées juste à côté de la salle comptaient une de ces portes et il n'y avait jamais de caméra dans les toilettes. C'était parfait. Pour la sortie de l'établissement, c'était une autre affaire, mais il avait réussi à leur expliquer l'idée en quelques phrases brèves. Son plan était parfait et peut-être le seul. Il ne restait plus qu'à oser passer à l'action. Le hic ? La majeure partie de ses amis qui étaient carrément entrain de démonter son plan sur place.
- Ce n'est pas idiot.
Sakura fit taire les murmures d'un coup. Pour la première fois depuis le début, elle se mit à regarder ses amis. Ses yeux laissaient paraître l'intérêt qu'elle portait au plan de Shikamaru. Celui-ci lui sourit. Il savait qu'elle saurait revenir vers eux au bon moment.
- Je suis prête à faire la diversion avec toi. Dit-elle sans aucune once de peur.
Son comportement, sa force, fit renaître quelques sensations en certains.
- Sakura c'est dangereux, fit son meilleur ami d'enfance.
- Naruto, rester ici est sûrement aussi dangereux, lui fit-elle remarquer.
Celui-ci réfléchit quelques secondes puis décida.
- Je ne te laisserais pas seule, je participe aussi à la diversion, la protégea-t-il alors.
Sasuke leva les yeux au ciel, son comportement envers Sakura avait toujours été trop protecteur, mais il était hors de question qu'il laisse son meilleur ami s'embarquer seul dans cette folie. Ils les avaient toujours faites ensemble.
- Dans ce cas, j'accompagne Naruto et Sakura, Shikamaru, tu es le meneur des opérations, tu ferais mieux de guider tous les autres, nous suivrons par la suite.
Le plan fut alors approuvé par tout le monde, malgré la peur et quelques réticences. L'adrénaline commençait à monter pour la plupart.
- Pour une fois que la fainéantise de Shikamaru peut nous être utile... laissa échapper Temari.
La force leur revenait.
- Très bien, c'est parti.
◘ 19h55 - Cantine de l'établissement
- T'es prête ?
- Attends encore une minute.
Sakura avait réussi à récupérer une fourchette qui était tombé sous la table et elle avait pu attraper son briquet dans son sac sans se faire remarquer. Grâce à ses deux objets, déjà dangereux à eux seul, elle pouvait faire de la fourchette une arme encore plus redoutable en faisant chauffer son métal. Elle avait réussi à se mettre d'une telle position, qu'elle pouvait préparer son arme sans se faire repérer sous son gilet. Un équipement de chef, qui pourrait bien lui être utile vu qu'elle n'était pas forcément aussi douée que ses amis avec ses poings, en tout cas face à des hommes de la carrure des terroristes.
- Comme quoi, fumer ça peut servir des fois... Dit-elle en regardant Naruto.
- Hmm... lui qui avait toujours été contre, ne pouvait pas vraiment argumenter.
- C'est bon, vous pouvez commencer... dit-elle.
- Et c'est parti, dit Sasuke en se levant.
- Je prie pour qu'ils ne vous tuent pas de suite, dit Shikamaru.
- Et c'est seulement maintenant que tu parles de cette probabilité, dis Naruto en se levant à son tour.
Sasuke n'attendit pas et commença les hostilités.
- La ferme idiot, j'en ai rien à faire que t'es les chocottes, viens là et je vais te montrer de quoi t'aurais dû avoir peur. Sale pétasse, cria Sasuke.
- Magnifique comédien, murmura Sakura.
- Dattebayo ! Vas y viens sale connard. Je vais te niquer ta gueule moi, lopette.
Naruto sauta sur son meilleur ami, les faisant tous deux rouler au sol, les gens tentaient tant bien que mal de s'écarter sur leur passage. Les deux amis étaient plutôt habitués à ce genre de situation entre eux, il n'était donc pas très compliqué pour eux de simuler. Ils se lâchaient même un peu sur les mots.
- Ils y vont à fond. Remarqua Tenten.
- Ca n'a jamais été dans leur habitude de faire les choses à moitié, releva Sakura. J'y vais.
Celle-ci les suivait en rampant tout en essayant d'être la plus discrète possible. Les surveillants de la salle se dirigèrent directement vers les deux protagonistes tentant de les séparer. Naruto et Sasuke mettaient tant de force dans leurs coups, qu'ils durent s'y mettre à deux pour chacun d'entre eux. Comme prévu. Les quatre « portiers » se tournèrent vers leurs coéquipiers. Une fois les adolescents maintenus et un peu calmés, leurs collègues leur firent signe de ne pas s'inquiéter. Ils reprirent donc leurs rôles. Les deux jeunes firent semblant de se relâcher de sorte à se que leurs matons puissent à leur tour laisser du leste sur leur poigne. Puis Sasuke entama les vrais hostilités de suite, mettant K.O celui qui le tenait par la droite, bientôt suivit par Naruto qui en fit de même. Sakura vint très vite à leur secours, frappant l'un des terroristes placé derrière Sasuke. Elle lui fit d'abord un taquet au niveau de la gorge, il s'effondra au sol, puis pour être sûre d'elle, elle le frappa avec sa chaussure au niveau de la tempe. Elle fut rassurée en voyant son masque fissuré et un léger filet de sang couler. Un deuxième arrivait vers elle tandis que ses deux amis avaient déjà éliminés six d'entre eux. Du côté de leurs camarades, Shikamaru se leva, suivit des autres. Il entrouvrit la porte et aidé de Kiba, Neji, Kankuro et Gaara, ils assommèrent les deux gardes de la sortie. Ils s'enfuirent de suite, courant dans la cour le plus vite possible vers la salle de sport au bâtiment C. Sakura aida Naruto à clouer le dixième homme au sol. Elle lui colla sa fourchette sur l'oreille, celui-ci hurla, blessé, il ne fit pas attention au point de Naruto qui s'abattit derrière son cou. Les deux derniers posèrent un peu plus de problème. Ayant remarqué l'avantage de la jeune fille, l'un d'eux décida de se débarrasser de celle-ci en première, tandis que l'autre partait sur Naruto, mais elle ne se laissa pas faire. Tentant de se défendre, elle essaya de taper le terroriste avec son pied au niveau de ses parties intimes. Hélas, celui-ci lui attrapa son genou et la retourna d'un coup au sol. La jeune fille se retrouva sur le ventre, un peu sonné par le choc de l'atterrissage et la jambe en feu suite au retournement soudain de celle-ci. Mais elle était loin de s'avouer vaincue. Alors qu'elle se doutait qu'il allait revenir, elle se retourna sur le dos, prête à se défendre. D'un coup, elle remarqua le fouet au niveau de sa taille et elle le reconnue. Avant qu'elle ait pu faire quoi que se soit, l'homme l'attaqua. Prête à se recevoir le coup, elle ferma les yeux, mais Sasuke arriva et mit le brigand au sol. Près d'elle. Alors qu'elle allait se relever, elle s'approcha du terroriste sonné mais bien éveillé. Elle souleva son masque et lui colla sa fourchette encore bouillante sur sa joue, le marquant.
- C'est bien toi qui est le chef de se groupe. Et bien tu pourras dire à ton supérieur que c'est une gamine qui t'as fait ça. Elle lui arracha son fouet de sa ceinture. Et je récupère ça, sale connard.
Puis elle frappa sa gorge avec une rage qu'elle ne se connaissait pas. Sasuke ramassa les armes des terroristes tandis que Naruto aidait Sakura à se lever. Son camarade vint à leur secours et supporta Sakura de l'autre côté. Elle ne touchait quasiment plus le sol, ses amis étaient bien trop grands, mais ils se mirent tout de même en route, suivant leurs compagnons de quelques secondes. De l'autre côté de la pièce, les gardes, spectateurs de la scène, avaient appelé du renfort dans la salle voisine. Il fallait se dépêcher.
Flash info
C'est de source sûre que nous avons réussi à obtenir ces informations. Suite à notre coupure notre équipe s'est rendue près des brigades de police pour comprendre la source de cette agitation soudaine. L'agent Kakashi Hatake, le capitaine des brigades, nous a dévoilé l'évasion de quinze adolescents de la cantine du lycée à 19h57. C'est un acte auquel personne n'avait pensé et tout simplement inconcevable. Il s'agit bien d'adolescents âgés de dix-sept à dix huit ans qui ont osé contrer des hommes armés et qui ont sût agir de façon héroïque. Les détails de cette évasion ne nous sont pour le moment pas encore divulgués, mais nos journalistes travaillent dessus. Il est tout de même à noter que ces élèves sont encore dans l'établissement et qu'ils ont juste réussi à échapper à la surveillance des terroristes. Reste à savoir où sont à présent ces enfants et que va-t-il advenir d'eux. Nous vous diffusons leurs identités pour plus d'information et elles seront à partir d'aujourd'hui mises en ligne sur le mur d'accueil de notre site officiel.
Si vous connaissez ces personnes, il vous est possible de contacter le pôle information des brigades au 0033 456 456.
C'était Konan pour France TV en direct du Lycée du Feu de Konoha à Paris.
◘ 20h00 - Plafond des toilettes pour homme accolés à la salle de sport
Rez de chaussé
- Je l'a tiens, lâche.
- Je ne suis pas en sucre, je peux monter toute seul, dit Sakura une fois arrivé à destination.
- On verra ça quand tu seras soignée, dit Naruto en rejoignant les autres.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? s'affola Ino.
- Rien, la calma Sakura.
Les adolescents commençaient à s'installer pour la nuit. L'endroit était totalement fermé, il n'y avait donc aucune lumière entrante, heureusement pour eux, certains avaient pu garder leur I-pod, car ils étaient dans leur sac de cours et que les terroristes n'avaient pensé qu'à récupérer les téléphones, ou en tout cas n'avaient eu le temps que pour ça.
- A part qu'elle a faillit se faire tuer par un des terroristes. C'était idiot Sakura, Sasuke pouvait très bien s'en occuper seul, renchérit Naruto en fermant la « porte ».
- Oh mon dieu, fit Ino.
- T'as le don pour rassurer les gens Naruto.
Les trois amis rejoignirent leurs amis déjà installés en rond.
- Bien tout le monde est là ? compta automatiquement Shikamaru.
- On est vivant ! murmura Hinata.
- On est sauvé ! fit Temarie.
- Calmez vous. Il y a des règles. Surtout ne parlez pas trop fort, il n'y a quasiment personne à cet étage, mais ils ne vont sûrement pas tarder à lancer des recherches dans tout l'établissement, qu'importe l'heure, donc vous bougez le moins possible et vous murmurez comme si on était encore la bas. Vous avez tous vos sac ? Parfait. On va s'installer pour la nuit, ici personne ne nous trouvera si on se fait pas entendre, ses lieux sont totalement inconnus, je me suis déjà renseigné. Vous comprenez bien qu'il est totalement hors de question de s'échapper se soir avec toutes les recherches qu'ils vont lancer, et puis il faut que je termine de mettre en place le plan d'évasion, mais maintenant que j'ai mon sac et que je peux écrire tranquillement, ça va être un jeu d'enfant avec mon carnet et les plans du lycée.
- De tout façon, je préfère encore être là que dans cette salle, commenta Lee.
- On ferrait peut-être mieux d'installer des gardes toutes les deux ou trois heures, parce que même si l'endroit est sûr, je suis certaine qu'on arriverait mieux à dormir en sachant qu'il y a quelqu'un pour veiller sur les autres avec tout ces événements, proposa Sakura tandis que Naruto vérifiait sa jambe. Je vais bien, lui dit-elle.
Ce n'était pas le fait d'être des poules mouillées, d'ailleurs, aucun d'entre eux ne pensait à cela. Mais ils étaient tous du même avis que Sakura. Se savoir surveillé, réconforterait un peu chacun et les calmeraient. Il fût donc installé un planning de garde par deux de deux heures plus psychologique et mentale qu'autre chose. Shikamaru, lui, ne dormirait sûrement pas beaucoup de la nuit, il avait du travail. Mais les autres totalement épuisés par les événements furent heureux de pouvoir se coucher même si c'était sur un sol dur et sans aucun confort. Ils avaient réussi à s'échapper, et malgré ce qui les attendait le lendemain, ils ne pouvaient s'empêcher d'avoir cette petite étincelle dans leur cœur. Cette force qui les accompagnait...
◘ 22h42 - Plafond des toilettes pour homme accolés à la salle de sport
Rez de chaussé
Temari était du premier tour de garde, avec Naruto, celui-ci, contre tout ses dire, s'endormit assis au bout d'une heure. Elle n'était pas seule, il y avait Shikamaru. Mais elle préférait le laisser travailler. Elle ne pouvait s'empêcher de le regarder, gratter sur ses papier, dessiner, sans vraiment comprendre ce qu'il faisait. Elle lui était reconnaissante de ce qu'il avait fait. Et elle n'avait sût lui dire. Lorsque sa montre afficha vingt trois heures, elle murmura à elle-même plus qu'à Shikamaru qu'il était l'heure du relèvement. Celui-ci ne fit pas vraiment attention à ce qu'elle dit, trop absorbé par son travail, mais elle ne le prit pas mal. Déterminée, elle rampa jusqu'à lui et dans un acte inattendu, et auquel ils n'auraient jamais pensé, lui comme elle, par le passé elle lui embrassa gentiment la joue avec douceur et lui murmura un bref merci. Il se tourna en sa direction, surprit, tandis qu'elle se dirigeait déjà vers Sasuke et Choji pour qu'ils prennent le relais, sans un regard pour lui, bien trop gêné.
◘ 23h56 - Plafond des toilettes pour homme accolés à la salle de sport
Rez de chaussé
Choji s'était aussi endormi. Mais Sasuke préférait de loin le silence aux plaintes de celui-ci sur le manque de nourriture. Shikamaru avait apparemment fini son travail. Il était à présent absorbé par tout autre chose, un point invisible devant lui. Quelqu'un s'approcha d'eux. Sakura. Elle alla du côté de Shikamaru et s'installa avec eux.
- Tu as fini ?
- Oui, demain à cette heure-ci, dis toi que tu serras dans ton lit.
Elle sourit tendrement. S'imaginant déjà son retour auprès de sa famille, le réconfort et l'amour qu'ils lui rapporteraient. Puis elle redevint sérieuse, fixant elle aussi à son tour un point dans le vide.
- Tout ces gens resté coincé, vous croyez qu'ils vont s'en sortir ?
Cette question était plus que troublante. Ils avaient réussi à s'échapper, et demain, ils seraient peut être de retour chez eux, au chaud, confortablement installé, chouchouté et aimé. Mais toutes ces personnes qu'ils avaient laissé derrière eux, qu'en adviendrait-il.
- Quand vous êtes parti de cette salle, vous vous êtes senti libre. Mais est-ce que vous ne vous êtes pas non plus senti coupable de laisser tout ces gens derrière vous, on pourrait être à leur place en ce moment, et eux à la notre.
- Sakura, arrêtes de toujours culpabiliser, la rassura Shikamaru.
La jeune fille avait toujours eut cette manie de plus se préoccuper du bonheur des autres que du sien. Pour éviter de voir souffrir des gens, elle serait capable de l'être à leur place. C'était sa plus grande faiblesse. Cette envie de toujours vouloir rendre tout le monde heureux. Elle lui avait même joué des tours dans son enfance. Face à la détresse de certains de ses camarades, elle n'avait pas put s'empêcher de réagir. Et toute jeune, elle était la martyre de tous ses petits camarades qui jouaient de cet attrait. Cette enfants qui voulait protéger tout les autres, allait jusqu'à se faire taper à leur place. Jusqu'au jour où Naruto est arrivé, et ce fut lui, qui prit alors comme rôle de la protéger.
- Désolé.
La jeune fille baissa la tête se frottant le front.
Sasuke la fixa. Cette fille était une vraie samaritaine. Il le savait bien de trop. A plusieurs reprises par le passé, il avait dût aider son meilleur ami à sauver la fleur. Et il savait parfaitement que si elle pouvait prendre la place de tout ces gens dans le lycée pour les sauver elle le ferait.
Une vraie emmerdeuse.
Mais réaliste.
Si lui était encore la bas, que ne donnerait il pas pour être secouru.
◘ 01h09 - Plafond des toilettes pour homme accolés à la salle de sport
Rez de chaussé
Ils avaient décidé de ne pas réveiller Ino et Kiba, ils n'arrivaient pas à dormir, autant laisser les autres profiter. Shikamaru s'était mit à griffonner des choses sur le plan de l'établissement. Face à son intérêt soudain pour ceux-ci, Sakura n'avait pût s'empêcher de le questionner.
- J'essayai juste de savoir combien de classes devaient êtres libres et combien devait être occupées. Si on regarde de plus près, à partir des plafonds, on peut rentrer dans n'importes quelle pièce. Avec l'effet de surprise, on pourrait même réussir à mater les terroristes et libérer les otages, avec un peu de réflexion et un travail de groupe, on peut sûrement trouver un moyen de faire passer les élèves de la classe à la sortie et... Le jeune homme se stoppa net en croisant les regards de ses amis. Et enfin voilà quoi, il faudra qu'on en parle aux policiers quant on sortira.
Le jeune homme reposa ses affaires. Essayant de calmer tout les calculs qui se faisaient automatiquement dans sa tête.
- Vous pensez qu'ils sont combien ? Je veux dire combien d'hommes en tout peuvent garder autant de personnes. Ils doivent être minimum deux par classe, ils étaient déjà huit dans le réfectoire et on ne sait pas combien ils étaient dans l'agora. En plus, ils doivent bien se relayer...
Les trois adolescents se mirent alors à calculer mentalement le nombre de terroristes qui pouvaient se trouver dans l'établissement. Automatiquement, et sans réelle surprise, ce fût Shikamaru qui répondit le premier.
- Ils devraient être un peu plus de trois cent, c'est un minimum si il y a deux gardiens par classe... argumenta t-il.
Les trois jeunes se fixèrent. La même idée naissait lentement dans leur esprit. Ils cherchaient tous à trouver un moyen de libérer leurs camarades encore coincés dans le lycée.
Le reste de la nuit se passa dans le silence. Un silence lourd et pesant pour les trois amis qui maintenant n'osaient plus rien dire. Et tandis que leurs camarades dormaient à point fermé, ils ne pouvaient s'empêcher de continuer de réfléchir, chacun de leurs côté, s'imaginant tous les scénarios possibles, les pires comme les meilleurs. Les risques, les dangers, l'importance de sauver les autres. C'était comme s'ils se persuadaient eux même de quelque chose.
◘ 07h00 - Plafond des toilettes pour homme accolés à la salle de sport
Rez de chaussé
Il était sept heures, le moment était venu pour les jeunes de passer à l'action. Shikamaru avait fini d'expliquer le plan à ses amis, comme prévu et il ne restait plus qu'à l'appliquer.
Tandis que ses camarades finissaient de ranger leurs affaires, Sakura s'arrêta, abandonna ce qu'elle était entrain de ranger et annonça calmement à ses amis.
- Partez sans moi. Je reste...
"Les femmes sont capables de faire tout se qu'elles savent devoir faire, quoi qu'il en coûte"
