Bonjour mes p'tits loups !
Comment allez-vous en ce si bon mois de juin ? Bien j'espère !
Alors je sais, j'ai légèrement du retard, mais j'étais pas mal occupée ces derniers temps :')
Bref, on s'en fiche, tout ça pour dire que je suis désolé de ce retard et qu'à l'avenir j'essayerais d'être plus ponctuelle (enfin je dis bien "essayer" hein...).
Titre : Cœur déchirée entre deux âme-sœurs
Résumé : Le bal de promo approche, le fait qu'Adrien s'y rende avec Chloé déchire le cœur de Marinette qui se fait alors consoler par Luka. Le rapprochement entre les deux adolescents ne laisse pas Adrien de marbre qui se sens pousser une jalousie maladive. Pendant ce temps, Marinette déchante, pour qui son cœur bat-il ? Entre révélations et sentiments entremêlés, que va-t-il se passer ?
Rating : K+
Couple : Marinette/Chat Noir
Voici donc la deuxième partie de cet OS, j'espère sincèrement qu'il vous plaira autant que le premier, sur ce, je vous souhaite une agréable lecture :D
Réponse aux reviews :
LoWwLoWw : Coucou, ça fait toujours plaisir de te voir parmi mes lecteurs/lectrices :)
Oui j'ai écris un Lukanette, et franchement, j'ai pas mal aimé ! Même si le Marichat est pour moi indétrônable, le Lukanette est pas mal non plus ^^
Alors je te remercie pour ton compliment certain sur la qualité de mon écriture, ça fait toujours plaisir, même si je lui trouve encore beaucoup de défauts (surtout quand je lis d'autres fanfictions qui sont vraiment sublimes comparées aux miennes).
Et l'image de ma fiction est bien l'image de fin pour l'épisode 12, je l'ai modifié sur photoshop, car sinon Luka et Adrien ne passaient pas dans le cadre x)
Sur ce, je te souhaite une bonne lecture ! ;)
rouky666 : Salut ! Je dois dire que ça me fait vraiment plaisir ce que tu dis ! Pour une fois que quelqu'un me dit qu'un Lukanette n'est pas gênant, ça me touche :') Moi aussi j'aime beaucoup Victor Hugo, c'est d'ailleurs pour cela que j'y ai incrusté une petite référence, mais je ne vais pas me mettre non plus à déballer sa biographie xD
Oui je pense aussi qu'il pimente leur relation, et c'est justement lorsque qu'Adrien voit l'objet de son désir dans les bras de quelqu'un d'autre que se répand en lui cette jalousie.
Sur ce, je te remercie encore pour ta review et je te souhaite une bonne lecture ;)
ShiroAkane : Hello ! En fait ça me rassure de ne pas être la seule à imaginer un Lukanette, je te remercie beaucoup d'avoir pris le temps de lire ma fic :)
Oui tu as raison, Marinette habite à côté, je n'y avais pas pensé sur le coup, et puis j'avais besoin d'un moment seul qu'ils passeraient rien que tous les deux, je n'allais quand même pas la faire tomber amoureuse en si peu de temps x)
J'espère sincèrement que le passage avec Adrien saura à la hauteur de tes espérances !
Sur ce, je te souhaite une bonne lecture, et encore merci ! :D
Louise : Hola ! Mais es-tu folle ma parole ? Tu vas jusqu'à lire une fic sur un fandom que tu ne connais pas ? Non pas que ça me déplaise, bien au contraire, mais cela attise ma curiosité xD
Oui Marinette est un nom très spécial, mais on s'y habitue :')
Je n'ai qu'une chose à te dire pour répondre à toutes tes questions : regarde la série ! ;p
Sur ce, je te souhaite une bonne lecture ! ;)
Crazy Av : Coucou ! Je ne te remercierai jamais assez pour avoir lancé ce défi qui m'a beaucoup inspiré :)
Ne t'inquiètes pas, ce chapitre n'est pas un Lukanette xD
Je te remercie pour ton compliment et te souhaite une bonne lecture ! ;)
Guest : Bonjour, je te remercie d'avoir pris la peine ne me laisser une review, ça fait toujours chaud au cœur d'avoir des retours sur ses écris :)
Alors je suis surprise de tomber sur quelqu'un qui arrive à se lasser des Marichat ou Adrinette mais chacun son point de vue, je ne sais pas si mon OS était original, je dirai juste que j'ai pris autant plaisir à l'écrire qu'à le partager :')
Je te souhaite une bonne lecture si tu passes de nouveau par là ;)
1èr OS : Cœur déchirée entre deux âme-sœurs ! (Partie 2)
Les confortables baskets de Marinette venaient étendre leur surface dure sur le sol des rues de Paris dans des enjambées feutrées. Seul le bruit de ses pas raisonnèrent dans cette sombre et sinistre ruelle dépourvue de toutes formes de vie, hormis notre adorable coccinelle qui occupait ses lieux comme une âme en peine. Une odeur âpre s'échappait de ce sinistre endroit, et affluait dans les narines de l'héroïne qui dû faire un effort surhumain pour ne pas rejeter toute la nourriture qu'elle venait d'ingurgiter quelques temps auparavant.
Sa précédente nuit avec été plutôt mouvementée pour cette dernière, qui avait dû faire face à un akumatisé durement frustré de ne pas avoir obtenue le premier rôle dans le célèbre balai « Le lac des Cygnes ». Son immense agilité dû à son interminable entraînement de danseuse, lui avait procuré un avantage certain qui avait bien faillit avoir raison de Ladybug et Chat Noir.
« Dis Marinette, tu ne trouves pas que Chat Noir s'est amélioré dans sa façon d'agir à ton égard ? »
Il était vrai que le chaton n'avait plus incité ses innombrables tentatives, pourtant veines, d'approcher le cœur de sa lady. Son enthousiasme habituel avait été remplacé par une désolation sans équivoque qui l'incitait à broyer du noir, et cela déstabilisait beaucoup la coccinelle qui ne savait plus quelle attitude adopté vis-à-vis de son collègue.
« Hum tu as raison Tikki, pas une seule fois il n'a tenté une approche vis-à-vis de moi, je ne dis pas que je n'apprécie pas son geste mais… »
« Mais ? »
« Mais… j'ai comme l'impression d'avoir brisé quelque chose en le repoussant définitivement, aurai-je fais une erreur ? »
La voix de Marinette se mut soudain dans une intense réflexion, perdue dans les méandres et les déboires des tracas de son esprit, elle se surprit à ressentir un sentiment de peine profonde alors qu'elle avait enfin obtenue ce qu'elle convoitait depuis plusieurs mois. Tikki ne put que rester impuissante face à cette situation qui s'immisçait lentement mais sûrement dans l'esprit de Marinette, qui voyait son moral et sa combativité en pâtir.
Au fur et à mesure que ses jambes l'acheminaient à un nouveau coin de rue dans le but de rentrer chez elle, elle s'efforçât de ne plus y penser pour se concentrer exclusivement sur sa future discussion qu'elle tiendrait avec l'élu de son cœur le lendemain même. Elle arriva bientôt devant la porte de sa maison d'où s'échappait une odeur enivrante qui ne manqua pas de chatouiller dans une exquise douceur ses narines. Elle ne se fut donc pas prier pour venir partager avec ses parents le festin que ces derniers s'étaient évertuer à cuisiner avec amour.
Le lendemain, alors qu'elle préparait ses affaires de cour avec une rapidité déconcertante dû à l'heure tardive à laquelle elle s'était réveillée, Tikki ne manqua pas à son devoir en lui rappelant qu'elle devrait faire preuve de tout son courage pour oser se lancer.
Marinette répondit par un rapide hochement de tête avant de s'élancer avec détermination dans le manteau bleu que le ciel avait peint ce jour-là.
Envoutée par les limbes d'un illusoire déridée, et dont les limites s'étendaient à celles de l'imagination, elle ne vit point ses pas absorbés par la foule qui évoluait au rythme de son allure, soutenue par des pas puissants qui martelaient le sol dans une danse endiablée.
De ce fait, elle s'était rapidement retrouvée dans un lieu qui lui était totalement inconnu. Une once de panique avait éclos en elle lorsqu'elle s'en rendit compte, mais malheureusement, la lenteur dont elle avait fait preuve pour prendre conscience du mauvais chemin auquel ses pas l'avait acheminé, lui interdit donc de pouvoir s'y retrouver.
En effet, elle avait beau poser le regard sur tout ce qui l'entourait, rien ne lui révélait un élément qu'elle connaissait. Son affolement et son agitation avaient pris le dessus sur son habituellement sang-froid, sans se l'expliquer, le simple fait de s'être perdu déferlait en elle un effroi et une peur totalement démesurée. Le cœur battant à tout rompre, elle tentait tant bien que mal de retrouver un élément connu parmi la foule d'usagers pressés, mais ses efforts furent vains. Alors que l'angoisse et le désespoir s'étaient entièrement immiscés en elle, elle fut tirée de sa torpeur par une douce tiédeur qui lui était totalement inconnu mais ô combien réconfortante en ce moment-même. Elle s'agrippât alors à ce mystérieux inconnu comme à une bouée de sauvetage, et ne chercha pas à se dérober lorsque 5 doigts chauds vinrent entrelacer doucement sa main.
« Bah alors ? On s'est perdue gente dame ? »
Cette voix… Marinette ne pouvait rien admettre avec certitude, mais elle ne lui semblait pas inconnue… Lorsqu'elle tourna vivement la tête dans le but d'apercevoir la personne qui lui avait volé la douceur de ses doigts, elle fut soulagée de voir le guitariste apparaitre dans son champ de vision.
« Oh c'est toi Luka ? »
« Non je porte un masque. » répondit ce dernier dans un rire incontrôlable, mais terriblement contagieux puisqu'il gagna également Marinette qui y répondit de bon cœur.
« Dis donc tu es de bonne humeur ce matin ? Que t'arrives-t-il ? »
« He bien je viens de tomber sur une charmante jeune fille qui avait visiblement la tête dans la lune non ? » son petit sourire en coin invitait Marinette à prendre à la légère les paroles prononcées par ce dernier. Elle le gratifia d'un sourire épris par des joues rougies avant de lui annoncer :
« Tu as raison, j'étais tellement dans mes pensées que je n'ai pas regardé où j'allais. Et comme j'ai perdu mon sang froid, il m'était impossible de retrouver mon chemin. Heureusement que tu es là ! »
« Aller pas la peine de t'en faire pour ça Mari, ça peut arriver à tout le monde de se perdre, l'important est de savoir garder la tête froide et ne pas hésiter à demander de l'aide. Bon ce n'est pas que tu n'es pas de bonne compagnie, mais si nous conservons cette allure, nous serrons forcément en retard ! »
« Oui tu as raison, allons-y ! »
La main tiède du musicien n'avait pas quitté celle de Marinette et l'avait incité à le suivre dans le but d'arriver le plus rapidement possible à leur destination.
Il semblait prit dans une détermination sans faille et savait parfaitement où il allait. Lorsque Marinette ne put soudainement plus suivre le rythme qu'avait instauré son ami, elle le surprit en train de ralentir la cadence, comme si une petite voix invisible lui avait chuchoté qu'elle ne tenait pas son allure. Marinette ne pensait pas qu'il était aussi perspicace puisqu'en effet, il n'avait eu nullement besoin de se retourner pour déceler la difficulté qu'elle éprouvait à le suivre. Il mouvait maintenant ses pas en une parfaite harmonie avec ceux de la coccinelle. Jouant des épaules pour se frayer un chemin à travers la tonne d'individus hâtifs, ils réussirent à atteindre leur but à l'heure convenue.
L'héroïne ne sut en cet instant précis ce qu'elle avait le plus apprécié chez son ami, son humour décalé, son sang-froid dans une situation pour le moins déconcertante, ou sa capacité à percevoir le mal-être des autres et faire son possible pour les aider.
Elle n'eut cependant pas le temps d'y réfléchir plus longtemps puisqu'en effet, un bruit strident parvenu à ses tympans lui fit prendre conscience que les cours allaient commencer de façon imminente.
Leur arrivée réunie par leur deux êtres ne laissa indifférent personne, engageant des chuchotements de la part des autres élèves de la classe sur leur passage. Ils y firent cependant abstraction pour ainsi se concentrer sur le cour qu'allait donner la prof. Ce n'était pourtant pas les plans prévus par Alya, qui n'allait pas lâcher de sitôt la pauvre héroïne qui n'avait rien demandé.
À l'instant même où Marinette avait entreprit de s'installer, sa meilleure amie l'a massacra d'un flot de questions, toutes plus déconcertantes les unes que les autres.
« Alors ? Alors ? Alors ? Lui aussi est l'aimant qui arrive à désorienter ta boussole ? Comment ça se fait que vous êtes arrivés ensemble ce matin ? Il se passe un truc ? Raconte-moi, je veux TOUT savoir ! »
« On en parlerai tout à l'heure si tu veux, je te raconterai tout. » lui chuchota-t-elle sans un souffle presque inaudible.
Il était certain que cela ne faisait pas du tout parti des plans de Marinette qui avait prévu de se dérober le plus rapidement possible dès la fin du cour.
Ses efforts furent pourtant vins, puisqu'en effet Alya l'avait devancé en réitérant ses questions déjà élancées une heure auparavant.
Pourtant, il semblerait que les Dieux soient du côté de Marinette puisqu'elle fut coupée court par Nino qui semblait avoir quelque chose d'important à lui avouer. Ce dernier avait les joues virées au pourpre et ses yeux trahissaient la nervosité et la peur qui prenaient place dans son esprit.
Marinette gratifiât donc son amie d'un sourire encourageant avant de les laisser seuls tous les deux.
Elle comptait s'esquiver dans le but de rentrer chez elle, mais ses plans tombèrent à l'eau lorsque l'arrivé imminente d'un beau blond fit son apparition dans la périphérie de son champ de vision.
Sentant toutes ses forces l'abandonnées, elle voulait se dérober de sa vue mais ce dernier ne voyait les choses de la même façon puisqu'il lui attrapât le poignet d'un geste vif.
Adrien semblait avoir exécuté cet acte sous la contrainte, comme si sa main avait été mouvée par une force inconnue.
La blancheur qui trônait maintenant au milieu de son visage trahissait l'incompréhension de son geste pourtant bourré de sous-entendu, mais totalement invisible aux yeux de nos deux super-héros de Paris.
Il balbutia de piètres excuses avant de se retirer dans le but d'aller rejoindre son chauffeur qui visiblement l'attendait depuis un petit moment.
« Marinette…. C'était la chance de ta vie là ! Pourquoi n'as-tu pas profité de l'occasion ? » lança Tikki, désespérée par le manque de réaction de son amie à chaque fois qu'elle se trouvait en compagnie de notre adorable chaton.
« Je… je sais pas Tikki…. À chaque fois que je le vois, c'est comme si… comme si une marmite me tombait sur la tête ! »
La comparaison culinaire que venait de servir Marinette eut au moins le mérite de dérider un peu les traits de la jolie kwami, qui peinait à voir un jour le rêve de son amie se réaliser.
Le lendemain, aux alentours de 17h, Marinette prenait place sur un banc qui trônait au milieu du parc municipal, dans lequel se dressaient fièrement des arbres qui montraient avec noblesse leur feuillage qui ondoyait au gré du vent. La coccinelle était éprise d'une solitude apaisante et agréable. Elle trouvait une joie inespérée dans l'isolement. Tout était calme et paisible, seule une légère brise d'été soufflait dans ce silence relaxant. Elle gratifiait gaiement le papier de ses coups de crayons vifs et déterminés, qui laissaient place à de magnifiques créations vestimentaires, pourtant insatisfaisantes aux yeux de la jeune fille qui passait maintenant des coups de gomme. Sa concentration était telle qu'elle fit abstraction de l'entente des pas feutrés d'un certain jeune homme, qui manifestait de plus en plus d'attention à son égard sans qu'elle ne s'en aperçoive.
Sa tour d'ivoire fut ainsi rapidement brisée par la présence du jeune mannequin qui prenait un malin plaisir à voir toute absorption dont elle était capable de faire preuve dans son travail, allant jusqu'à substituer la présence du chaton par un vide omniprésent.
Il laissa alors son regard se déplacer sur la coccinelle, il s'était surprit à faire cela de plus en plus souvent ces derniers temps, enfin plus précisément depuis l'arrivée de Luka, qui s'était grandement rapproché de son amie.
Il inspecta dans un premier temps son air concentré, c'était la première fois qu'elle lui dévoilait une partie d'elle, même si c'était inconsciemment, il se plaisait à la découvrir un peu plus chaque jours. Son regard continua son chemin sur ses cheveux d'un bleu aussi profond que celui d'un océan où se reflétaient des rayons de soleil. C'est bizarre mais cette touffe capillaire ne lui était pas inconnue, il laissa alors aller son esprit chercher quelques instants dans les méandres de son cerveau, où s'était empilés les uns sur les autres une foule de souvenirs enfouis. Il parvint alors à faire un rapprochement entre Ladybug et Marinette, mais il s'enleva rapidement cette pensée de la tête, préférant continuer son plaisir visuel.
Puis ses yeux se logeaient maintenant sur les courbes si bien dessinées de son corps. Elle était fine mais possédait tout de même des attributs féminins pour le moins très attirant à l'œil de notre chaton, il ne put enlever ses yeux de leur place où Marinette les lui avait dérobé. Après un moment qu'il sembla infini, Marinette tourna rapidement la tête, sentant un regard se drapant sur elle tel un voile. Elle ravala difficilement sa salive lorsqu'elle aperçut qui était cette mystérieuse personne, et cru défaillir. Elle savait que c'était le moment ou jamais de l'inviter au bal mais elle ne se sentait pas encore prête. Ses yeux trahissaient sa nervosité ainsi que sa voix imbibée de coupures, dû à son légendaire bégaiement.
« Ha… euh… Sa.. salut Adrien ! Co… commi… heu.. NON … comment.. ça.. ça… ça va ? »
Il lui fallut environ une bonne minute pour réciter une phrase aussi banale que celle-ci et qui habituellement lui prenait 5 secondes environ. Elle le savait et pourtant… elle ne pouvait pas empêcher sa bouche et ses cordes vocales de se mouver dans une parfaite désynchronisation, qui lui rendait très complexe la tâche de délivrer les mots dans le bon ordre sonore.
Adrien qui avait senti la détresse dans laquelle se trouvait son amie, voulait voler à son secours en essayant de la rassurer le plus possible, mais trop curieux de savoir pourquoi elle tenait un tel comportement à son égard, il l'interrogea du regard avant de prononcer :
« Dis Marinette… Est-ce que… tu me déteste ? »
Un voile d'incompréhension s'était emparé des prunelles azur de la jeune coccinelle qui regardait maintenant avec méconnaissance le jeune mannequin. Comment était-il possible qu'il puisse avoir de pareilles pensées ?
« Quoi ? Mais que ? Non pas du tout ! » ses bras s'agitaient frénétiquement de droite à gauche, se mouvant en parfaite symbiose avec le mouvement de sa tête.
Sa réponse précipitée avait énormément rassuré Adrien, malgré son inquiétude grandissante qui avait, pendant l'espace d'une dizaine de seconde, régnée en maître absolue dans son esprit. Cependant, son assurance retomba bien vite lorsqu'il prit conscience qu'elle n'agissait comme cela qu'avec lui, ce qui sonnait faux aux oreilles du chaton. Ses lèvres tremblantes, son esprit embrumé de multiples questionnements aux limites douloureuses, il se risqua malgré tout à lui demander pourquoi avait-elle un tel comportement envers lui.
« Heu… c'est… comme dire… » Marinette déglutit douloureusement, sa gorge était sèche comme un immense désert de sable en pleine canicule.
Ses mots restèrent bloqués à travers ses cordes vocales qui s'étaient arrêtées de fonctionner dès l'instant où Adrien avait posé les yeux sur elle. Elle sentait une chaleur incommensurable lui brûler l'intestin, accompagné de roches qui lui raclaient les parois tel des pics affutés. Elle s'était rarement sentis dans une situation aussi inconfortable que celle-ci, comment Adrien pouvait-il croire des inepties pareilles ?
Pourtant elle ne pouvait dire le moindre mot, comment l'amour pouvait-elle la déstabiliser à ce point-là ?
« Marinette ? » Adrien commençait sérieusement à s'impatienter, bien que ce ne soit pas son genre, il éprouvait en ce moment-même une soif de connaissance, il voulait en savoir plus sur son comportement et ne partirait pas avant d'avoir obtenue des réponses.
Mais avant que la coccinelle n'ait pu esquisser le moindre geste, une tornade aux cheveux blonds déferla sur Adrien et s'accrocha sur lui comme une moule à son rocher.
« Adrichouuuuuuuuuuu ! Dis-moi que nous irons tous les deux au bal ? »
Marinette cru défaillir, elle bâfrât difficilement sa salive et essaya de se confectionner un visage impassible, mais c'était peine perdu, son expression ayant radicalement changée de la seconde précédente.
« Oh euh… pas de problèmes Chloé ! » répondit ce dernier prit de court comme jamais et visiblement très mal à l'aise.
S'en était déjà trop pour Marinette qui sentait ses jambes se dérober sous ses pieds. Pour ne pas chuter avec fracas sur la pelouse du parc, elle préféra s'éclipser le plus rapidement possible pour éviter d'avoir à subir plus de souffrances. Des larmes de rages et d'injustices commençaient déjà leur périple le long de ses joues rougies.
Il était à peu près aux alentours de 21h lorsque le ciel peignait un dégradé rouge et or dans le ciel. Marinette était partie se poser sur sa terrasse et observait ce magnifique tableau, impressionnée par la beauté de dame-nature qui avait cet incroyable don de la rendre mélancolique. Poussée par un torrent de larme qu'elle ne pouvait contenir en elle, elle gardait ses yeux rivés sur le crépuscule et priait silencieusement que tout ceci ne soit qu'un affreux cauchemar. Elle aurait pu continuer des heures à se perdre au milieu de cet océan de silence et de calme, lorsque tout à coup, un super-héros à l'allure d'un chat vint faire irruption au milieu de sa solitude qui s'était douloureusement implantée autour d'elle.
Au moment-même où elle posa les yeux sur lui, elle put apercevoir dans son regard les ombres de beaucoup de blessures qui s'accumulaient les unes au-dessus des autres, et qui déferlaient en lui un tsunami de tristesse qu'il espérait garder tout intérieur.
À peine avait-il posé un pied sur le rebord de la grille, qu'il lança à la coccinelle un sourire ravageur. Il lui tendit une magnifique rose rouge de sa main droite, et il voyait son autre membre caresser avec délicatesse la joue rougie de Marinette tant elle avait pleuré.
« Ça ne va pas jeune lady ? » le son de sa mélodieuse voix résonnait à son oreille comme le bercement des flots au milieu d'un océan infini de douceurs sucrées.
« Eh bien… je mentirai si je répondais que oui… » fit-elle dans un sourire timide.
« Tu es assez transparente en effet, on peut lire en toi comme dans un ouvrage ouvert. »
Un silence s'était installé entre eux, il n'était pas pesant, au contraire il était plutôt relaxant, les mots n'avait pas forcément besoin d'être utilisés pour se donner du réconfort, parfois seul la présence d'un être chère suffit à rendre heureux. Ils observaient tous deux l'or qui tombait du ciel, se mélangeant avec le rouge dans une harmonie parfaite de beauté.
« Raconte-moi s'il te plait… » le ton qu'il avait employé démasquait la nostalgie qui s'était éprit de lui en cet instant.
« Je… je ne sais pas trop quoi dire… à part que le garçon qui me plaisait est partie avec une autre fille que moi à notre bal de promo. Adrien… je l'aime tellement que j'en arrive à ne plus savoir aligner deux mots consécutifs quand je me retrouve à ses côtés… »
Si Chat Noir avait ingurgité de la nourriture quelques secondes auparavant, il aurait été certain qu'il aurait tout vomi dans l'instant même.
Marinette l'aimait donc ? Lui ? Adrien ? Le mannequin jamais présent pour ses amis ? Affreusement timide et assez nul en relations humaine ? Il n'en croyait pas ses oreilles. S'il avait voulu venir ce soir en tant que Chat Noir, c'était pour savoir pourquoi Marinette était partie précipitamment tout à l'heure, et qu'inconsciemment il s'en voulait, mais à aucuns moments il n'aurait pu prédire un scénario comme celui-là.
« Et toi alors qu'est-ce qui t'amène ici ? » la phrase qu'avait prononcé sa camarade le fit sortir de sa torpeur.
Marinette savait que le chaton n'était pas là par hasard. En effet depuis quelques temps il passait la voir toutes les semaines, et leur petite entrevue hebdomadaire avait fait naître en eux des sentiments de plus en plus profonds l'un pour l'autre. Elle avait ainsi conscience que lui aussi cachait en son être des blessures cadenassées par ses lèvres, mais elle se jura de trouver la clé pour lui ôter ce poids qui devait peser lourd sur son âme.
« Peine de cœur ? »
Chat Noir la considéra un instant, belle malgré ses yeux gonflés et ses joues rougies, très perspicace, en fait il n'y avait pas qu'elle qui était transparente, lui aussi visiblement.
Pendant un instant, il aurait voulu tout lui avouer, lui dire qu'il était Adrien, lui annoncer combien elle l'intéressait depuis quelques temps déjà, et que la voir ainsi en compagnie de Luka avait le don de déferler en lui un raz de marée de brûlures douloureusement supportables. Mais il se retint, sachant pertinemment l'importance de son identité cachée.
« Oui on peut dire ça comme ça… J'ai l'impression que… je suis en train de passer à côté de quelque chose d'important, et que je suis en train de perdre la fille la plus importante à mes yeux… »
Le ton employé par ce dernier faisait chavirer le cœur de Marinette qui ne pouvait plus supporter les traits de malaise qui prenaient place sur les contours du visage du super héros.
« J'ai fait n'importe quoi ces derniers temps. Je cour sans cesse après une chimère qui ne me regarde même pas. Et puis… j'ai rejeté une fille merveilleuse qui s'intéressait à moi. »
« Une chimère ? Tu parles de Ladybug ? »
Ses lèvres étaient scellées pourtant ses yeux trahissait la réponse qui se consumait dernière, Marinette voulu en cet instant mourir de culpabilité en voyant l'accablement dont faisait preuve Chat Noir. Elle ne pensait pas qu'il serait autant abattu par la réponse négative de Ladybug et elle s'en voulait terriblement, car maintenant qu'elle avait fait quelque chose d'irréparable, elle ne pouvait plus tricher avec le temps et ainsi revenir en arrière.
« Tu sais… moi aussi j'ai été nulle, j'ai ignoré un garçon qui était tout le temps là pour me protéger et m'épauler. Étant trop obnubilé par la présence d'Adrien, je n'ai rien vu venir… »
Chat Noir aussi aurait pu se dérober sous le poids de la culpabilité qui le rongeait de l'intérieur comme un rat qui mangeait tout sur son passage sans jamais s'arrêter. Il aurait dû se rendre compte plus tôt que Marinette l'aimait, et aurait dû lui accorder son attention. Il ne voulait pas qu'elle soit triste et accablée à cause de lui, il s'en voulait tellement…
« En fait on est pareil tous les deux, on a repoussé une personne qui s'intéressait à nous et maintenant on le regrette… » lança-t-il dans une voix éprise de tristesse.
« Oui… mais elle est passé à autre chose… »
Un nouveau silence s'était installé entre deux, seul le bruit de leur respiration parfaitement synchronisée prenait place dans ce vide incommensurable pourvu de douleurs enfouies au plus profond de leur être.
« Et c'est qui cette personne qui craquait pour toi ? »
La gêne était maintenant présente sur leur deux visages aussi rougies l'un que l'autre. Leur questionnement qui avait tellement de place dans leur esprit déjà beaucoup trop embrumé par la pression accumulé, avait fini par exploser au grand jour. Ils avaient posé cette question dans une synchronisation si parfaite que cela en aurait pu être effrayant.
*Je ne peux pas lui dire que la personne qui m'aimait était lui, ou alors il saurait que je suis Ladybug.* pensa Marinette.
*Je ne peux pas lui avouer que c'était elle qui craquait pour moi, ou alors je peux dire adieu à mon identité secrète.* songea le chaton au même moment.
Leurs pensées se convergeaient vers un même point ; réprimer ses sentiments. Voilà ce qu'ils devaient maintenant subir pour préserver leur identité secrète. Ils avaient déjà essuyé de pleine face le triste sort réserver aux amours à sens unique, voilà que maintenant, ils se voyaient accablé par un sinistre destin qui leur empêchait de dévoiler leur nouvel amour.
Après avoir inventé le premier mensonge qu'ils leur passèrent par la tête, ils entreprirent de se quitter pour être en forme le lendemain.
Chat Noir salua brièvement Marinette avant de partir chez lui, où il s'affala dans son lit sans aucune grâce et frappait violemment son pauvre oreiller qui subissait ses coups de colère.
« Rhaaaaa ! Je suis stupide ! Stupide ! Stupide ! Je n'ai arrêté pas de courir après Ladybug alors qu'elle ne s'intéressait pas à moi. Et en faisant ça, j'ai blessé Marinette… et maintenant, je ne peux plus lui dire que je l'aime car elle est éprise d'un autre… J'ai tout foutu en l'air ! »
Marinette de son côté subissait la même torture mentale, infligeant coup de poing et de pied à son lit qui reposait fièrement dans sa chambre.
« Mais pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi je ne m'étais pas aperçu plus tôt que Chat Noir était quelqu'un d'exceptionnel ? Je ne l'ai fait souffrir en le repoussant… et maintenant je ne peux plus lui avouer mes sentiments car il en aime une autre… »
Les deux jeunes êtres finissent par s'abandonner aux bras de Morphée. Mais leur nuit fut parsemée de cauchemars et de questionnements en tout genre, si bien qu'ils n'avaient pas réussi à avoir un repos régénérateur.
Durant toute la semaine qui suivi, Marinette s'était évertué à éviter le plus possible Adrien, elle avait convenu d'aller au bal avec Luka qui avait gentiment accepté sa proposition. De son côté Adrien n'en menait pas large, il avait bien vu que Marinette le fuyait, mais ne pouvait malheureusement rien faire d'autre que d'accepter cette accablante vérité qui tombait sur lui dans un fracas ô combien douloureux. Par contre ce qui le surprit le plus, c'est lorsqu'un Akuma était apparu dans Paris, il avait l'impression que Ladybug voulait inexorablement se rapprocher de son être. Mais pour lui c'était trop tard, elle lui avait fait suffisamment de mal en le repoussant aussi froidement, qu'il voulait à son tour lui faire goûter à l'amertume qu'il avait habité quelques temps auparavant.
C'était nul de sa part et il le savait, mais il renvoyait inconsciemment la responsabilité de sa douleur sur cette pauvre Ladybug qui peinait à vouloir de nouveau attiré son attention. Le même cas se produisait dans l'esprit de Marinette qui ne supportait plus de voir ainsi Chat Noir remontré contre elle, si bien qu'elle envoyait praire Adrien à chaque fois qu'il essayait d'engager une conversation avec cette dernière. Néanmoins ses efforts ne furent pas vains puisqu'il réussit à l'aborder alors qu'elle se trouvait seule au milieu de l'immense bibliothèque du bâtiment, qui regorgeait de livres poussiéreux, mais plus palpitant les uns que les autres.
« Salut ! »
Marinette releva difficilement la tête, comme si faire cet acte lui avait absorbé une quantité d'énergie incommensurable.
« Tu étais avec Luka hier non ? Nino t'as vu lorsqu'il rentrait chez lui… » le ton qu'il avait employé était plus froid qu'il ne l'avait prévu.
L'héroïne se stoppa dans sa lecture, interdite, elle fut soudainement prise de violents coups de tonnerres qui grondaient dans son cœur. Après plusieurs secondes, elle tenta de remettre un masque d'insensibilité et répondit au chaton avec une voix qui ne laissait rien transparaître de ses sentiments.
« Oui. »
La froideur et la concision dont elle avait fait preuve ne laissait aucunes place pour toutes autres hypothèse quant à ses sentiments envers le jeune homme.
Elle n'avait pas remarqué le visage décomposé du blond qui s'efforça de reprendre une expression impassible. Voulant couper court à cet échange, elle amorçât un mouvement de recul mais Adrien ne lui laissa pas le choix de cette option et senti ses mains se mouvoir dans un habile mouvement directement sur le bras de Marinette, la retenant fermement.
« Pourquoi t'y vas avec lui ? »
Marinette fut alors emprisonnée par une incompréhension totale, la pâleur du visage de son ami trahissait son inquiétude et son combat intérieur qui faisait rage entre l'envie de l'embrasser sur le champ, et celle d'aller s'expliquer directement avec Luka.
Elle tenta vainement de se défaire de la prise du blond mais ce fut peine perdu car ses membres s'étaient terriblement contractés, comme mouvées par une entité inhumaine.
« Je…. Je ne veux pas que tu y ailles avec lui. » furent les mots prononcée par Adrien.
Marinette se retrouva directement propulsée dans les abîmes d'un univers parallèle et sombre où tous ses sentiments s'entrechoquaient et se livraient une bataille sans merci.
Elle venait seulement de se défaire de ses sentiments pour Adrien pour ainsi répondre à ceux de Chat Noir, alors qu'au même moment, Adrien s'intéressait de nouveau à elle et Chat Noir devenait l'inverse opposé. Que devait-elle faire ? Elle était aussi perdue qu'une minuscule goutte d'eau au milieu d'un immense océan dont les limites étaient inexistantes.
Leurs yeux se voilèrent d'amertume, et Marinette ne sut dire en cet instant si ce moment passé avec Adrien lui était agréable ou non. N'en pouvant plus de cet échange bourré de désolation et de souffrance, elle prétexta qu'elle était attendu par sa mère et qu'elle devait donc se dépêcher.
Lorsqu'elle fut hors de portée, Adrien se laissa tomber mollement sur la table dans un bruit non dissimulé, sa tête tremblante entre ses mains. Une bataille intérieure faisait rage en lui et ne savait plus quelle attitude adopter envers sa camarade de classe. Au moment-même où il pouvait enfin répondre positivement aux sentiments de Marinette, cette dernière disparaissait au loin, alors que sa lady se rapprochait inexorablement de lui. Que devait-il faire à présent ? Aussi dérouté qu'un petit grain de sable dans l'immensité du désert, il ne savait plus où se dérober.
Son cœur en tourmente vola en éclat pour laisser place à une animosité sans limites. Il ne pouvait admettre que ses sentiments étaient à ce point instables.
Il dut se rattraper à la table tant ses jambes ne supportaient plus l'accablante vérité qui s'effondrait sur lui, tel un rochet qui suit sa course le long de la montagne sans que rien ne puisse l'arrêter.
Le soir venu, il était retourné en Chat Noir au balcon de Marinette, il savait que sous cette forme, elle ne le repousserait pas, et cela lui fessait du bien. Lorsque la coccinelle l'aperçut sur son balcon, son regard se cramponna à celui du super héros et ne le quitta pas.
Tout autour d'eux, un long et lourd silence prenait place, durant lequel les deux concernés ne purent détacher leur regard l'un de l'autre, étant persuadé que la personne qui leur faisait face était complètement ignorante de ses sentiments. Ils étaient tous les deux poursuivit de la confirmation de leur destin qui s'effondrait sur eux dans une vérité accablante et qui les effrayait au plus haut point ; voilà les souffrances d'un amour à sens unique.
« Tu as du retard ce soir. » lui fit-elle remarquer en posant son regard sur sa montre qui trônait fièrement sur son poignet droit.
« Ha parce que tu m'as attendu alors ? Je t'ai à ce point manqué ? » lui répondit-il dans un sourire ô combien divin.
« Ne me compare pas à une de tes groupies s'il te plait, je ne fais que constater, c'est tout. »
La mauvaise foi dont elle faisait preuve eut pour effet d'amuser encore plus le chaton qui prenait un malin plaisir à lui faire avouer ce qu'il savait déjà. Leurs petites chamailleries avaient duré un certain temps avant que finalement, Chat Noir entame une conversation un peu plus douloureuse mais indispensable en ce moment-même.
« Tu sais… au final la fille qui me courrait après, n'en a plus rien à faire de moi à présent… »
Sa gorge était tellement sèche qu'il dû avaler sa salive pour l'hydrater ne serait-ce qu'un poil. Il avisa le regard brillant de Marinette qui avançait vers lui d'un pas déboussolé.
« Moi aussi… »
La clarté de la lune venait égayer l'espace d'un instant leur deux cœurs meurtri et assommé d'innombrables coups durs.
« Pour être honnête… Adrien est revenu vers moi. »
Cette simple phrase pourtant dénuée de toutes mauvaises intentions avait frappé de pleins fouet le pauvre cœur de Chat Noir pourtant déjà couvert de nombreuses cicatrices toutes intérieures. Il ne pouvait en supporter d'avantage, il aurait voulu fuir, partir loin d'ici, mais il fut coupé par Marinette, qui, prise dans son récit, n'avait pas discerné le malaise qui régnait en maître dans l'esprit tourmenté de Chat Noir, qui pour une fois, n'avait rien fait pour l'empêcher de s'exprimer.
« Mais… je culpabilise de devoir le repousser… Quand je pense que je l'aimais tellement avant, et que maintenant qu'il vient enfin vers moi, j'en aime un autre… qui lui m'aimait mais qui maintenant est indifférent à mes marques d'affection. C'est fou comment l'amour est un poison qui nous bouffe un peu plus chaque jours… »
La voix de Marinette s'évada dans un mutisme qui était tout à fait compréhensible, Chat Noir ne savait que faire pour l'aider à aller mieux. Et puis de toute façon il s'en savait incapable, puisque lui-même se saurait effondrer s'il lui avait servi de pilier.
« Je vis exactement la même situation avec Ladybug… »
Surprise de cette réponse, la coccinelle tourna vivement la tête vers le super héros et leur regard s'accrochèrent dans une harmonie parfaite. Des larmes de désolation, de rage et de sentiments refoulés depuis bien trop longtemps coulaient à présent sur les joues rougies des deux jeunes adolescents. Leur situation ressemblait à un cauchemar sans fin, prise dans un interminable tourbillon de blessures qui augmentait douloureusement de violence de secondes en secondes. Dans leur yeux brulait la lueur très reconnaissable du désespoir, un voile grisâtre s'était étendu sur leurs prunelles, dans lequel venaient se reflétées les gouttes que la lune déposait.
Chat Noir ne put retenir plus longtemps la vague de passion qui brûlait en ce moment même dans son estomac, il s'approcha alors lentement de Marinette, l'écart entre les deux se fit de plus en plus court, si bien… qu'il pouvait sentir son souffle chaud lui ravager le visage, si bien… qu'il pouvait humer son délicat parfum floral qui émanait de ses magnifiques cheveux aux reflets soyeux, si bien… qu'il pouvait compter le nombre de cil sur ses paupières, si bien… qu'il effleurât doucement avec le bout de ses lèvres chaudes celles tremblantes de Marinette, un léger goût salé s'en échappait à cause du périple de ses larmes qui s'étaient arrêtées à cet endroit même.
Lorsqu'il voulut aller plus loin, un son strident lui fit douloureusement mais rapidement remettre son esprit dans la réalité. Il allait se dé transformer, en moins d'une minute, il s'était déjà éclipsé dans le manteau noir de la nuit, laissant Marinette aux mains terrifiante de la solitude qui s'emparait à présent d'elle dans un mouvement ô combien désagréable.
Le lendemain, alors que le bal tant attendu invitait les autres élèves de la classe à une humeur débordante de sourires et de cris de joie, Marinette et Adrien étaient aux abonnées absent niveau bonne humeur. En effet ils broyaient du noir, laissant place à une morosité sans équivoque, qui les incitait à répondre par des brefs onomatopées aux questions posées par leur amis et qui leur était destinées.
Cette journée était l'une des plus horribles que Marinette n'avait jamais vécu, elle sembla soulagée d'un immense poids quand enfin retenti à ses oreilles un bruit strident annonçant la fin des cours.
Luka s'élança vers elle pour lui donner une heure de rendez-vous, puis prit congé pour se préparer. Marinette fit de même.
Alors qu'elle inspecta les moindres recoins de son reflet dans le but de s'assurer qu'aucunes imperfections ne viendraient silencieusement mais durement prendre place sur elle, la sonnerie de la maison retentit, la coccinelle dévala les escaliers avant de laisser un « Bonne soirée, papa, bonne soirée maman ! » s'échapper de sa bouche.
Elle ouvrit la porte pour laisser son regard venir se poser sur son camarade de classe, venue la chercher pour l'escorter. Elle ne put réprimer un léger frisson qui s'emparât d'elle lorsqu'elle vit l'allure derrière laquelle il s'était dissimulé.
Luka de son côté n'en menait pas large, son cœur tambourinait dans sa poitrine à une vitesse anormalement élevé.
« Tu es… magnifique… » se risqua-t-il à la complimenter ainsi, sachant pertinemment qu'il la mettait dans l'embarras.
Pourtant il ne pouvait taire ses sentiments malgré lui. Il aurait voulu les brûler, les faire disparaître aussi loin que possible. Mais il dû faire face à l'assommante réalité qui s'écrasa si fort sur lui qu'elle comprima l'arrivé d'air vers ses poumons, et il dut faire un effort surhumain pour se composer un masque d'indifférence.
Lorsqu'ils arrivèrent à la salle de réception magnifiquement décorés aux couleurs or et rouge, et avec des rubans argentés qui venaient parfaire le tout, Marinette se sentit étrangement joyeuse. Elle retrouva toutes ses amies pour une danse endiablée sur la piste. Le DJ passait les musiques les unes après les autres, entraînants avec elles les mouvements de bassins des élèves qui prient dans une euphorie légère, se sentaient poussés des ailes et firent abstraction de leurs complexes. L'ambiance était plus que merveilleuse, même Chloé se mêla à la foule et fit un effort pour ne pas gâcher la soirée de sa mauvaise humeur, qui était d'ailleurs aux abonnées absent du fait de la présence d'un beau blond à ses côtés, qui ne semblait visiblement pas partagé le même enthousiasme qu'elle. Ce dernier qui avait fait un effort vestimentaire, avait pourtant négligé sa bonne humeur, sa colère s'était apaisée, laissant place à une morosité sans équivoque qui l'incitait à broyer du noir toute la soirée. Son cœur se serrait à la seule pensée de Marinette, et il s'efforça tant bien que mal de repousser la jolie coccinelle dans un coin de son esprit. Mais ce fut compliqué car dès qu'il l'a vu dans la périphérie de son champ de vision, il crut devenir aveugle tant elle l'illumina de beauté. Il ne put décrocher son regard de la coccinelle tant elle était magnifique !
En effet elle était vêtue d'une somptueuse robe rouge d'un ton légèrement foncé, le tissu fusionnait en une parfaite symphonie avec les courbes de ses hanches et il tombait le long de son corps pour terminer sa course jusqu'à ses mi-cuisse. Un ruban noir en soie était venu mettre en valeur sa taille de guêpe. Et sa poitrine était enlacée par un joli bustier redoré de dentelle noire qui se décomposait en un magnifique motif floral, et qui épousait parfaitement les formes de la jeune fille. Elle avait opté pour des talons bordeaux pour porter ses pieds, et elle avait laissé s'échapper ses cheveux en une cascade de boucles bleues. Un jolie pendentif rouge argent venait perler son coup et mettait en avant la nudité de ses épaules. Et pour finir un maquillage léger mais visible trônait fièrement sur son visage. Tous ces détails convergeaient vers une harmonie parfaite de beauté.
Sa robe ainsi que son sourire lui volèrent sans cesse son regard, il ne put le détacher d'elle, il était implacablement prisonnier d'une admiration sans limites.
Il aurait pu encore rester des heures assis sur sa chaise dans un coin de la salle à l'observer jouer de son bassin sur la piste, lorsque l'éclatement en un millier de morceaux de verres des vitres qui ornaient la salle le fit revenir à la réalité. Une akumatisé vêtue d'une somptueuse robe violette avait fait éruption dans la salle, cette dernière était visiblement frustrée qu'un de ses amis n'ait pas voulu danser avec elle, et le papillon en avait donc profité pour prendre possession du contrôle de son cerveau.
Chaque fois qu'elle touchait un être humain avec un coup de laser qui s'échappait de son arme, ce dernier se mettait à danser de façon interminable, n'étant plus maître de ses mouvements, il ne pouvait qu'être passif face à son destin qui s'écroulait sur lui.
« Tu n'as pas voulu danser avec moi mais avec elle si, alors tiens, dansez maintenant ! MOUHAHAHAHA ! »
À sa vue, Adrien se précipita discrètement vers les toilettes, il libéra le petit kwami de sa poche intérieure de son costume et lui ordonna de le transformer. Plagg étant aspiré dans la bague, son pouvoir se consuma à l'intérieur d'Adrien pour lui transmettre tous ces fabuleux pouvoirs et son allure de chat.
Marinette qui avait elle aussi très bien vue la scène, avait fait de même, une fois revenue sur la piste de danse en tant que Ladybug, elle chercha l'akuma des yeux, mais ses efforts furent vins. Elle se retrouva seulement au milieu d'une foule de passagers qui emportés par leurs mouvements, obligea Marinette à les esquiver. Elle se résignât alors à changer d'endroit dans le but d'y retrouver la trace du vilain qui voulait transformer Paris en piste de dance géante.
Alors qu'elle parsemait les rues de son regard, les rues de Paris s'empilait des mouvements de bassins d'une foule d'individus qui se voyaient contraint de ne plus pouvoir contrôler leur corps. Alors que certains tentaient vainement de s'enfuir, d'autres essayaient tant bien que mal d'esquiver les coups de laser de l'akumatisé.
Ladybug arriva ordonna de sa voix cristalline de fuir le plus loin possible afin qu'elle puisse s'occuper de cet adversaire. Mais à une seconde près, elle failli se prendre un coup de rayon dû à quelques secondes d'inattentions.
« Donne-moi ton miraculous Ladybug, ou alors toute la population de Paris y compris toi et ton acolyte de sale matou, vous serez destiné à danser à vie ! Mouhahaha » !
« Je ne te permets pas d'insulter Chat Noir, il va te faire mordre la poussière tu vas voir ! » répliqua-t-elle avec fougue.
« Tiens depuis quand tu prends ma défense toi ? » Chat Noir tenait bien en équilibre sur ses deux pattes, perché en haut d'un lampadaire et observait la scène dans une mine déconfite. Pour une fois que Ladybug s'intéressait à lui, il fallait qu'il en aime maintenant une autre. Il ne pouvait plus se permettre de faire du mal à Marinette et c'est pour cela qu'il s'imposait de devoir faire un choix, aussi difficile soit-il, entre les deux femmes qui faisaient vibrer son cœur. Et celui-ci s'était porté sur sa camarade de classe.
« Chat Noir ! Attention ! »
Ce dernier esquiva de justesse un autre rayon de l'akumatisé et remercia la coccinelle de l'avoir prévenu à temps.
« Reste sur tes gardes mon chaton ! » lui lança Ladybug avant de sauter haut dans les airs pour asséner un coup de poing à Dancering, (le nom que s'était trouvé l'akumatisé).
Cependant sa tentative fut veine puisqu'elle esquiva par un habile salto arrière avant de lancer un coup de laser que Ladybug aurait pris de pris fouet si Chat Noir ne s'était pas jeté sur elle pour la protéger. Leurs corps entrelacés avaient plongé dans un fracas non dissimulés sur les pavés froid de la ville, ils leur fallut quelques dizaine de seconde pour se remettre de cette chute qui avait endolorie leur carrure. Pendant ce laps de temps, Dancering en avait profité pour toucher d'autres personnes. Elle continua ses ravages dans un rire diabolique avant que le papillon ne l'a ramène à l'ordre :
« Je t'avais dit de leur prendre leur miraculous Dancering ! Pas de faire danser toute la population de Paris ! »
« Je fais ce que je veux il me semble ! Mon seul et unique but est de faire danser tout le monde, et j'y arriverai ! » répondit cette dernière avec hargne, elle n'avait pas l'intention de récupérer leur mirculous mais seulement de les faire danser, encore et toujours.
Alors qu'elle s'évertua à jeter des lasers à tous les parisiens, ignorant royalement les réprimandes du Papillon et esquivant avec habilité les coups de Chat Noir, elle ne vit pas venir le yoyo de Ladybug qui lui emprisonna les pieds, la faisant chuter du haut du bâtiment. Alors qu'elle se rapprochait dangereusement du sol à une vitesse incroyablement élevée la coccinelle l'entoura de son yoyo pour lui sauver la vie. Même si elle avait la vie sauve, ce ne fut pas le cas de son arme qui s'était brisée en deux sous l'effet du choc, ce qui permit de libérer le petit Akuma qui se trouvait à l'intérieur.
« Tu as fait assez de mal comme ça petit Akuma. Je te libère du mal. » Le yoyo emprisonna le minuscule papillon qui avait repris une couleur clair et qui s'envolait maintenant vers sa liberté tant méritée.
« J't'ai eu ! Bye, bye petit papillon ! » lui lança Ladybug avant de le laisser s'échapper.
Puis elle balança son yoyo magique dans le but de réparer les dégâts causé par l'akumatisé.
« Miraculous Ladybug ! »
« Bien joué ! » La coccinelle, comme à son habitude, avait tendu le bras vers son coéquipier dans le but de se féliciter mutuellement du bon travail qu'ils avaient effectué, mais son partenaire l'évita volontairement.
Il l'a regarda avec son masque d'impassibilité avant de lui procurer les mots suivants :
« Je ne n'ai pas envie de te féliciter Ladybug, tu as failli y rester ! » Ce qui a la base n'était que de l'inquiétude, se transforma bien malgré lui en reproche, tel un pic bien aiguisé qui perçait là où ça faisait mal.
Marinette, prise sous le poids écrasant des paroles froidement prononcées par Chat Noir, senti que se tordaient douloureusement ses entrailles, et des larmes d'injustices commençaient leur périple le long de ses joues rougies par le froid de la nuit, et terminaient leur course à la commissure de ses lèvres.
Ses émotions se bousculaient tellement vite dans sa tête qu'elle dû s'assoir pour ne pas chuter sous le poids de son corps pourtant léger. Il n'y avait de place que pour le désarroi dans son cœur. La cruauté mentale que lui faisait vivre son destin la repoussait au plus haut point, elle aurait voulu brûler tous ses sentiments qu'elle refoulait en elle. Son esprit étant tellement obnubilé par sa douleur, qu'elle fit alors abstraction du bruit qui retentissait à ses oreilles, la faisant se détransformer sous les yeux voilés d'incompréhension du jeune chaton.
« Mari… nette ?! » fit-il dans un souffle inaudible.
Marinette ne put voir l'expression de Chat Noir tant ses yeux étaient embrumés de larmes, elle voulut s'esquiver, voulant se dérober le plus vite possible de cette bulle qui lui comprimait la poitrine bloquant son arrivée d'air. Mais le super héros ne voyait pas les choses de la même manière puisqu'il l'apprêtât par le poignet d'un geste vif et contrôlé, il la força à poser son regard sur lui et attendit doucement son tour. Il se détransforma quelques secondes après son geste sous les yeux ébahis de Marinette qui retint un hochet de surprise.
« Adrien ?! »
La coccinelle cru défaillir, ces deux amours qui la rendaient folle cette dernière semaine n'étaient en fait qu'une seule et même personne ?
Chat Noir n'en menait pas large non plus puisqu'il se trouvait rongé par une culpabilité sans limites qui écrasait douloureusement son cœur déjà énormément maltraité ces derniers jours.
Mais dès que leurs regards se croisèrent à nouveau dans une douleur non dissimulé, tout vola en éclat autour d'eux, leurs doutes, leurs souffrances et leurs questionnements qui les tourmentaient depuis bien trop longtemps.
Sans plus attendre, Adrien s'empara alors des lèvres de Marinette dans une fougue désespérée, comme s'il avait espéré ça depuis des lustres. Du fait des larmes qui avaient coulées, ses lèvres avaient un goût salées qui les rendaient encore plus exquises. La coccinelle frissonna toute entière sous cette douce sensation pourtant brûlante et ne résista pas à l'envie de passer sa main sur la nuque du jeune homme, avant de la faire glisser dans ses cheveux blonds et soyeux alors qu'il l'attirait un peu plus à lui, resserrant leur étreinte. Elle répondit fiévreusement à son baiser et laissa son désir s'emparer d'elle dans une immense caresse de douceurs sucrées.
Il laissa ses doigts courir sur son visage glacé en une caresse ardente avant de redescendre très lentement sur sa taille dans le but de l'aimanter encore plus à lui. Il sentait son ventre se tordre d'une douce chaleur qui se consuma lentement en lui, s'intensifiant dans son bas-ventre.
Il titilla un instant la lèvre inférieure de Marinette avant de passer délicatement sa langue sur ses lèvres, lui demandant silencieusement l'accès à sa bouche, ce qu'elle lui donna instantanément. Leur langue attrapèrent celle de l'autre dans une danse endiablée pourvue de désir et de passion, leur étreinte se faisant de plus en plus sauvage et entreprenante. Leurs souffles mêlés dans une parfaite symbiose trahissait tout l'amour qu'ils se portaient l'un l'autre.
Adrien lui fit un dernier baiser avant de se séparer de ses lèvres pour venir lui procurer une myriade de baisé mouillés dans le coup. Marinette émis de petits gémissements qui arrachèrent à Adrien un long frisson qui lui parcourut tout le corps. Ils s'embrassaient dans une passion avide, témoignant des sentiments depuis trop longtemps refoulé en eux.
Leurs lèvres s'abandonnèrent et Marinette en profita pour remonter ses lèvres jusqu'à ces oreilles pour lui murmurer :
« Je t'aime ! Adrien, Chat Noir, je t'aime sous toutes tes formes ! »
Cela provoqua à Adrien un tsunami de papillons dans son ventre, il aurait pu en cet instant mourir de bonheur. Il vola alors à Marinette un baiser encore plus passionné et envoutant, si bien qu'elle avait la tête qui tournait. Le manque d'oxygène lui fit arrêter cet échange, le souffle saccadé, les yeux pétillants de joie, les cheveux légèrement mouillés, les joues rougies et les lèvres gonflés, il murmura également :
« Moi aussi je t'aime ! Autant Ladybug que Marinette ! »
Puis il s'empara à nouveau de ses lèvres dans une passion avide non dissimulée, les trajectoires de leurs langues qui se croisèrent et s'entremêlèrent dans une parfaite harmonie, leur permirent d'apprécier encore plus cet acte.
Ils se laissaient complètement aller dans cet échange passionné, oubliant tous les ennuis qui les avaient torturés et maltraités ces derniers jours. Le temps n'était pas à la parole, ils auraient l'éternité entière pour s'expliquer par la suite, pour le moment, ils voulaient juste se prouver mutuellement qu'ils étaient la personne la plus importante dans leur cœur.
Bon je vous l'accorde, ce n'est pas la meilleure fin du monde. Mais j'ai déjà des idées qui pourraient donner lieu à une éventuelle fiction, tout dépendra des retours que j'aurai sur cet OS :)
Alors qu'en avez-vous pensé ? Était-il à la hauteur de vos espérances ? Ou au contraire, vous aurait-il déçu ?
Que la critique soit positive ou négative, du moment qu'elle est un minimum objective, j'en prendrai note :)
Je sais que la situation n'était pas exactement comme dans la première partie, mais je me voyais mal réécrire les mêmes phrases en changeant seulement le passage avec Luka pour Adrien. Même si certains passages étaient identiques x)
Voili, voilù c'est la fin ! J'espère que vous aurez passé un agréable moment à bord du Faeyrr France, nous rappelons à nos agréables passagers qu'ils peuvent laisser une petite review pour dire ce qu'ils ont pensé du vol ;)
Gros zoubi !
