Voilà la suite :-) Elle est un peu courte par rapport au premier chapitre mais j'espère que vous apprécierez tout autant :-)


Ichigo avait été faire une petit tour dehors après sa rencontre avec le petit capitaine. Après une bonne demi-heure de marche il arriva devant chez lui. Il se déchaussa et c'est alors qu'il les remarqua. Des chaussures. Des chaussures d'homme, mais elles n'étaient pas à lui et vue la pointure pas à son père non plus. Il rentra dons prudemment et silencieusement. Il ne voyait pas qui aurait pu être invité chez lui et ayant conservé son instinct de survie, il éprouvait de la méfiance. Il se détendit en entendant sa sœur rire et monta la voir dans sa chambre. Il ne prit pas la peine de toquer et entra.

Il se figea, écarquilla les yeux avant que ses sourcils ne se froncent.

« Toshiro ? » Le nom du capitaine passa ses lèvres, à peine plus fort qu'un murmure. Les deux occupants de la chambre se retournèrent alors. Surpris, et en colère d'avoir été interrompus en ce qui concerne Karin.

« Que faites-vous là ? Demanda le plus grand toujours sur ses gardes.

- Il n'avait pas d'endroit où dormir. Répliqua la plus jeune.

-Mmm… Fit Ichigo, septique. Et où va-t-il dormir ?

-Dans ma chambre…

-Pardon ? Il est hors de question qu'il dorme avec toi, s'énerva Ichigo.

Je ne vois pas où est le problème et ce sera toujours mieux que la tienne, elle empeste depuis la dernière visite de tes invités surprises, cracha-t-elle.

Ichigo écarquilla les yeux, il était surpris par la remarque acerbe de sa sœur. Puis vint la colère, il serra les poings, expira fort puis sortit en claquant le porte.

Toshiro ne dit rien, se contentant d'observer l'échange. Il était bien sûr au courant pour Ichigo.

Tout le monde l'était.

Une fois dans sa chambre, le shinigami remplaçant tapa dans un mur essayant d'évacuer sa rage. Et son hollow qui se marrait. Il n'arriverait pas à dormir cette nuit, il le savait, surtout que pour une fois il n'avait pas de visiteur prévu.

Il ne descendit pas pour manger, restant dans son lit à fixer le plafond.

Et les heures défilèrent.


La maison était silencieuse depuis quelques temps maintenant, quand il entendit une porte s'ouvrir. Quelqu'un était sortit. Curieux, Ichigo jeta un coup d'œil en dehors de sa chambre pour s'apercevoir que Toshiro s'échappait par une fenêtre. Il fronça les sourcils, puis se souvint de l'époque où Orihime hébergeait le petit capitaine. Il se rappela que celui-ci aimait observer les étoiles depuis le toit. Il sourit à cette habitude enfantine et sans trop savoir pourquoi le suivit.

Toshiro n'avait pas réussit à s'endormir. Il revoyait encore et encore Hinamori,

Hinamori et ses larmes surtout. Alors il s'était levé, se disant qu'un peu d'air frais lui ferait surement du bien. À peine cinq minutes qu'il était là, quand il capta soudain une présence derrière lui.

« Vous devriez dormir à cette heure. Vue la voix grave, ça ne pouvait être qu'une seule personne.

-Vous ne dormez pas non plus, fit-il remarquer.

-J'ai quelques soucis d'insomnies, répondit Ichigo légèrement irrité.

-Peut-être devriez-vous arrêter les activités nocturnes. » Dit le petit capitaine en lui jettant un regard significatif pardessus son épaule.

Ichigo se renfrogna, pour qui se prenait-il ce gamin arrogant, il n'était pas mieux que lui.

« C'est toujours mieux que de passer sa journée enfermé dans un bureau, répondit-il énervé.

-Je travaille, répliqua Toshiro sur un ton mordant.

-Bien sur, fit Ichigo moqueur. Mais expliquez-moi pourquoi vous êtes le seul de tous les capitaines à être aussi débordé ?

-J'ai une vice-capitaine assez fainéante.

-Pff ! Siffla le plus grand. Arrêter de donnez ce genre d'excuse, je n'ai jamais vu Renji faire de la paperasse et pourtant Byakuya ne semble pas surchargé.

-Et donc ? Vous en venez à la brillante conclusion que ? Enchaîna Toshiro, hautain.

-Vous ne valez pas mieux que moi, fit Ichigo, le regard noir.

-Je ne vois pas grande ressemblance, je ne suis pas un dépressive qui se sert du sexe comme échappatoire, moi, répliqua le plus petit, venimeux.

-Non certes, répondit Ichigo ironique. C'est sur que la paperasse est une échappatoire tellement plus attrayante, finit-il moqueur.

-Je n'essaie pas de m'échapper ! » Cria Toshiro.

Il s'était levé, il savait qu'il aurait dû stopper cette conversation avant que ça ne dégénère réellement, mais il ne voulait pas. Lui aussi avait besoin de se défouler, de crier sa frustration au monde.

Ils étaient à présent l'un en face de l'autre, debout sur le toit, entouré d'une nuit sombre et étoilée mais sans lune. Ils étaient tendus, les sourcils froncer, les poings serrés, prêt à attaquer. Ce n'était pas un combat physique, non c'était bien plus douloureux, le but était de faire mal mais avec des mots. Blesser l'adversaire, briser sa carapace car ils savaient tout deux qu'ils en portaient une. Réduire l'autre en miette jusqu'à ce qu'il s'effondre. Le regard rempli de haine, c'est Ichigo qui entama la dance mortel.

« Bien sur que vous essayé de vous échapper, vous êtes un enfant, cracha-t-il. Les poings de Toshiro se contractèrent davantage. Vous vous cachez, vous fuyez la réalité en vous ensevelissant sous vos stupides papiers. Alors peut-être que la façon dont je passe mes nuits ne plaît pas à tout le monde, mais au moins je vis ! Vous mourrez sans jamais avoir connu autre chose que vos quatre murs de bureau.

-Je suis déjà mort, fit le plus petit, sombre… Et vous aussi. Il y eu un silence, une accalmie dans la tempête. Puis elle se déchaina à nouveau.

Vous vous êtes déjà vu ? Vivant, faites-moi rire vous ressemblez plus à un zombie, qu'au fier shinigami que vous étiez. Vous n'avez plus grand-chose de vivant, murmura Toshiro.

-La faute à qui ? Cria l'autre, énervé. Je ne suis plus un shinigami ! tout ça parce que j'ai dû battre Aizen, j'ai dû gagner une bataille qui au départ n'était même pas la mienne, tout ça parce que vous n'avez pas su voir venir le danger ! Pour un génie, je trouve que vous avez été bien lent à comprendre ce qui se passait, finit-il amer.

-Bien sur, vous avez toujours été doué pour ça, répliqua l'autre blessé. Vous sacrifier pour les autres. Du coup c'est facile, vous pouvez rejeter la faute sur eux. Ne faites pas la victime impuissante, vous avez participez à cette guerre de votre plein grès.

Toshiro bouillait, il le sentait, il repris sa respiration et dit ce qu'il avait sur le cœur. Vous êtes un imbécile, s'écria-t-il soudainement. Faisant se hausser un sourcil à son adversaire du moment. Vous êtes tellement occupé à essayer de sauver tout le monde ou plutôt dans ce cas-ci à vous morfondre sur votre sort que vous oubliez de vous sauvez vous-même !

-Mais qui a dit que je voulais être sauvé ? Répondit le plus grand acerbe. Je n'ai pas besoin d'aide, je n'ai pas besoin de votre aide. De toute façon on a tous vu à quel point votre aide est utile, comme pour Hinamori.

Toshiro écarquilla les yeux, le souffle coupé. Ça faisait mal, l'autre lui rejetait ses fautes en pleine figure. Blessé, il se senti faiblir.

Vous n'êtes pas capable de sauver qui que ce soit… »

Après ça Ichigo s'en alla, il avait gagné, il le savait.

Toshiro resta un moment-là figé et soudain il sentit une larme coulé. Il abattit son poing sur le toit frustré, blessé, en colère. Il s'en voulait, il en voulait à Ichigo, il en voulait à Aizen. Il poussa un cri de rage qui finit par se transformer en un gémissement. Il s'écroula, pleurant, évacuant sa peine, celle qu'il avait gardé en lui depuis ce jour, depuis la mort d'une des personnes qui comptait le plus pour lui. Il ne se souvenait même plus de la dernière fois qu'il avait pleuré, c'était si douloureux et ça soulageait tellement en même temps.


Après une heure à tout évacuer, il regagna la chambre de Karin et finit par s'endormir, les joues humides.

Dans le lit à côté de lui, Karin serra sa couverture, elle avait entendu crier et avait reconnu les voix, elle était sorti et avait captée la fin de la conversation. Elle n'en revenait pas de la méchanceté de son frère, comment avait-il pu dire une telle chose à Toshiro ?

Elle était ensuite partie quand son ami avait commencé à pleurer, lui laissant son intimité. Ichigo allait payer pour ça, il n'avait pas le droit, non pas le droit de continuer à faire souffrir son entourage plus longtemps, il était temps que ça cesse.

Ichigo était directement rentré dans sa chambre et s'était couché, apparemment une bonne dispute avait également le don de le calmer, lui et son hollow par la même occasion mais ça ne l'étonnait pas vraiment après tout ce dernier avait toujours été bagarreur.

Quand il s'était réveillé le jour d'après, il lui avait fallu quelques minutes pour se rappeler sa soirée mouvementé. Et quand enfin tu lui étais revenu, un sentiment de culpabilité le pris. Il s'était assis la tête entre les mains et se mordillant la lèvre du bas. Qu'est-ce qui lui avait pris ? Il se sentait mal, ridicule et pathétique. Un souvenir en particulier lui remémorait à quel point il avait été cruel. Le regard de Toshiro, ce regard qu'il avait eu quand Ichigo lui avait dit qu'il ne pourrait jamais sauver personne. Ichigo savait, il savait à quel point l'histoire d'Hinamori avait affecté le petit capitaine. Il se souvenait parfaitement comment les yeux du jeune prodige s'étaient écarquillé d'horreur quand il s'était rendu compte qu'il avait blessé son amie d'enfance. Cette même horreur, cette même terreur avait été présente dans ses yeux quand Ichigo lui avait craché à la figure cette phrase qui, il le savait, aurait l'effet d'une bombe. Le petit capitaine s'était retrouvé incapable de parler, littéralement mortifié. Ichigo gémit, il n'avait pas voulu que ça aille aussi loin, il respectait Toshiro, savait à quel point c'était dur pour lui aussi. Son hollow ricana, lui la détresse du capitaine l'avait régalé.

Toshiro restait une semaine, ce qui signifiait qu'Ichigo avait une semaine pour présenter des excuses et réussir à se faire pardonner.