Quand je vous disais que je serai accaparée par mon entourage.. Eh bien... Maintenant, je suis accaparée par plein de trucs en supplément. Rien de grave. J'entrevois enfin une solution à un grand nombre de mes problèmes. On va juste dire qu'ils se sont fait un plaisir de tous s'accumuler en trois petits jours. T_T

Enfin, voilà la suite qui m'a fait du bien... J'espère qu'elle vous en fera aussi. (Je suis en avance sur les chapitres de cette fic ! Point positif !).


Dans une cave, cible prioritaire à sécuriser par le bloc nyosoviétique, des nations masculines finirent par reprendre leurs esprits :

« Putain ! Angleterre, qu'est-ce que tu as encore foutu, bordel ?

- Et pourquoi serait-ce forcément de ma faute, Romano ?

- J'en sais rien, ta tendance à la con de foirer tous tes sorts de chieur et d'emmerder le monde entier en plein milieu de la nuit ! On dormait à la base, comme tout le monde sur ces putains de fuseaux horaires nocturnes de cette fichue planète, putain de merde !

- Tu es complètement nu, italian freak !

- Il ne manquait plus qu'America, soupira Roderich.

- Je suis là, moi aussi, tenta Matthew, mais il se fit royalement ignorer.

- Évidemment que je suis nu. T'as pas encore pigé le concept du réchauffement climatique et ses conséquences en Italie ! Putain, je me les caille grave ici, Arthur ! Il faudrait penser à se payer le chauffage, bordel ! C'est quoi ce pyjama dégueu, America ?

- J'étais en train de manger un hamburger, quand Angleterre m'a invoqué ici. Ça a tourné dans tous les sens… Oh ! On a peut-être inventé un nouveau courant artistique ! Tu en penses quoi, Romano ?

- Un gosse ferait mieux avec du ketchup ! Bah, t'as aucun goût culinaire, alors ne tente pas d'essayer de peindre avec de la malbouffe ! J'ai la nausée maintenant... Bordel ! Je ne veux pas être invoqué par toi, Arthur !

- Je n'ai invoqué personne et j'ai un témoin, s'énerva Arthur. D'ailleurs, où est-il passé ? On dormait justement.

- Tu as quand même le pyjama sacrément débraillé pour quelqu'un qui dormait, l'embêta Roderich.

- None of our business !

- Est-on vraiment dans ta cave ? »

Arthur ne fit plus attention aux nations soi-disant victimes d'un de ses mauvais sorts et observa l'endroit. Effectivement, Roderich avait raison. Avec humilité, il devait concéder que le propriétaire de cette cave d'ensorcellement avait un niveau hautement supérieur à ses capacités (voire à celles de ses frères) et un penchant pour la magie noire y compris pour son côté dégueulasse. Son instinct de survie sonna le branle-bas de combat ! Pour faire clair, il ne serait pas étonné que l'endroit appartienne à quelqu'un du genre Voldemort. Loin d'être fictif et sûrement pas loin ! Danger de mort imminente !

« Tout le monde se tait ! Mauvaise nouvelle, ce n'est pas moi qui ai foiré ce sort. Ça craint !

- En quoi c'est une putain de mauvaise nouvelle ? Il y a pire que toi niveau gestion de la magie et du timing ? Ça ne peut être que ce gosse pourri de Peter. Je savais qu'il fallait couler sa putain de plateforme, avant qu'il ne devienne trop Kirkland…

- Tais-toi, Romano ! Celui ou celle qui nous a ensorcelés avait vraiment l'intention de nous projeter ici. C'était voulu ! On est en danger !

- Ah.

- Gros bordel de merde. »

Tout le monde essaya de digérer l'information quand Alfred hurla et provoqua une résonnance dans toute la pièce :

« C'est un piège ! Je vais nous sortir de là ! I'm the hero !

- On avait dit de se la fermer, putain, cria par-dessus Romano.

- Misère », soupira Roderich, mais aussi Matthew.

Arthur, de son côté, cherchait un moyen pour que ses camarades de mauvaise fortune ne prêtent pas attention aux morceaux de toutes sortes conservés dans le formol, aux autres joyeusetés de sorcière et aux ossements humains, dont ce magnifique crâne posé sur ses genoux qu'il cachait avec ses mains. Il baissa les yeux au sol et se retint de crier. Ils étaient assis sur un pentacle tracé avec du sang. Certainement humain, d'après ses connaissances. Il ne fallait pas que les autres le comprennent. Il ne voulait pas gérer une crise d'angoisse chez ses camarades. Lui-même était à la limite de se lever en hurlant pour quitter cet endroit puant la sorcellerie. Comment America n'avait pas encore flippé à mort ?

« On ferait mieux de sortir de cet endroit. »

Matthew fut étonné qu'on l'écoute pour une fois, même s'il se doutait que tout le monde l'ait pris pour leur petite voix de conscience intérieure.

« Yeah ! Allons fracasser ce type ! »

Arthur fit rouler doucement le crâne par terre, en espérant ne pas se faire remarquer. Il sursauta en sentant quelqu'un serrer fortement son bras. Ah, Matt était présent lui aussi. Il était plus pâle qu'un fantôme. Arthur lui passa un bras dans le dos pour le calmer. Matt avait sûrement remarqué le genre d'endroit dans lequel ils avaient atterri. Contrairement aux autres, Matt était observateur et ne cultivait pas le déni.

« C'est fermé, annonça America.

- Défonce la porte, le somma Arthur qui voulait sortir de là.

- Je croyais qu'on devait être discret ! »

Un cri déchirant fendit le silence.

« Je crois que c'est ou c'était Natalya, dit Roderich dont l'oreille ne le trompait jamais.

- Nat », ouvre-nous ! On est là », cria America, n'ayant pas compris que la Biélorusse pouvait être en danger.

Ils entendirent des pas précipités dans leur direction. La Biélorusse leur ouvrit quasi immédiatement. Et ils purent sortir de cet endroit glauque sans grand traumatisme émotionnel.

« On est où ?, demanda immédiatement Natalya.

- Je n'en sais rien, dit Arthur, alors qu'il commençait à en avoir une vague idée assez affolante.

- Tu n'as pas tes lunettes, America, s'étonna Natalya.

- En fait, je voulais voir mon hamburger de très près. Et comme je suis myope, j'ai enlevé mes lunettes ! Tu savais que les myopes voyaient mieux que les autres de près, mais alors que dans le noir, ils pigent que dalle ! »

C'était donc pour ça qu'America n'avait pas hurlé comme une fillette dans la cave !

« Ne les remets pas tout de suite », suggéra Arthur.

Parce que bon, les traces de sang sur les vêtements, voire sur la peau nue d'un Italien, avaient de quoi retourner l'estomac. D'ailleurs, Natalya mit sa main devant la bouche d'étonnement. Elle avait certainement reconnu l'odeur du sang. Étrange comme les femmes le remarquaient tout de suite.

Ils entendirent le bruit d'une personne qui vomissait, puis celui délicat d'une chasse d'eau. Roderich avait la classe pour s'éclipser vite fait, mais pas pour ce genre de passage dans les sanitaires. D'ailleurs qui en avait ?

« J'espère qu'il n'a pas la gastro, parce que je n'aime pas avoir le ventre vide. »

Lovino rejoignit très vite Roderich dans les toilettes pour vider le contenu de son estomac.

« Oh, non ! C'est contagieux ! »

Natalya regardait Alfred avec des yeux exorbités, comme si son innocence allait la tuer au moindre contact physique.

Matt enleva précautionneusement son manteau pour le poser par terre et sembla immédiatement mieux respirer. Apparemment, seul ce vêtement sur lui avait été taché par le pentacle.

« Mais on se connaît !

- Je suis Canada, s'énerva Matthew.

- Ah, oui, mon frère !

- Alfred, on s'en fiche de ton frère, s'énerva Natalya, ce qui arracha une larme à Matthew. Où sommes-nous ? Que faisons-nous ? Et, etc…

- Je pense qu'Alfred devrait penser à prendre une bonne douche, d'abord, commença Arthur. Et changer de vêtements. Tu t'es mis du ketchup partout.

- Je croyais qu'on était dans la demeure d'un sorcier malfaisant.

- Rectification. Sorcière malfaisante. Et je la connais assez bien pour savoir qu'elle ne te voudra aucun mal Alfred. Si tu la croises, hurle que tu es America. Elle y réfléchira à deux fois et tu pourras t'enfuir.

- Vachement rassurant.

- Si tu lui dis que je suis là en plus, elle ne nous atomisera pas.

- T'as la trouille ?

- Tactiquement, je sais qu'il ne sert à rien de lutter contre elle, avoua Arthur, défaitiste, mais réaliste.

- C'est franchement rassurant, Angleterre, ironisa Natalya.

- Bon, on se refait une beauté et on se retrouve ici dans un quart d'heure. »

Arthur soupira quand Alfred quitta la pièce pour aller dans la salle de bain. Lovino revint avec seulement une serviette autour des hanches, tout comme Roderich. Allez, le plus difficile serait de leur faire comprendre la situation, sans qu'il le prenne pour un fou.

« Je ne sais vraiment pas à qui appartient cette maison, constata Roderich.

- Normal, dit Arthur.

- Ta sorcière aime vraiment des groupes féminins de rock, se plaint Roderich qui détestait ce genre musical.

- Punk, pour être plus exact.

- Et le vaudou, en pleura presque Lovino. La putain de malade ! Putain, on ne met pas des aiguilles brillantes dans ses peluches qui foutent les pétoches !

- Tu as les pétoches à cause de peluches un peu originales, Romano, se moqua de lui Natalya, apparemment très à l'aise dans cet élément lugubre.

- Non ! Bien sûr que non, hurla-t-il. Et pourquoi tu as crié comme ça tout à l'heure ?

- Parce que… parce que je ne savais pas ce qui m'arrivait, idiot !

- Si on pouvait éviter de réveiller notre hôte contre laquelle on ne peut pas lutter, je vous en saurais grès, fit Roderich.

- Elle est déjà au courant qu'on est là, soupira de dépit Arthur, jaloux d'une telle habileté magique.

- Ah.

- Et pourquoi elle ne vient pas nous accueillir, bordel ?

- C'est ça qui me fait le plus flipper, s'écria Arthur, ce qui les fit tous sursauter. Normalement, on saurait déjà ce qu'elle veut faire de nous. Elle est incapable de garder ses desseins pour elle seule. Il faut absolument qu'elle le partage au monde entier.

- Ce n'est pas contre-productif ?, s'en étonna Natalya.

- Quand les autres n'ont d'autres choix que de subir ses lubies… Malheureusement, non.

- On est putain de mal barré !

- Daddy, est-ce que tu pourrais enfiler autre chose ?

- Avec joie ! »

Arthur se dépêcha de se déshabiller dans la salle d'eau, se lava légèrement à l'aide du lavabo et prit comme les autres la solution de la serviette propre. Il entendit un plouf dans la baignoire d'Alfred, puis celui-ci crier.

« Kuma-truc, vire de là ! »

Ouf ! Alfred n'avait pas encore réalisé l'horreur de la situation !

Apparemment, l'ours avait préféré faire un plouf dans le bain d'America, plutôt que de lécher du sang humain. Il ne manquerait plus que l'animal développe un goût prononcé pour une certaine forme de nourriture.

Arthur revint vite auprès des autres, histoire d'éviter une catastrophe magique si Lisa trouvait des squatteurs indésirables dans son salon.

En attendant qu'Alfred revienne les rejoindre dans le salon, Arthur chercha le plus de photographies possible sur l'une des commodes de cette sorcière loufoque. Lisa s'habillait à présent d'une longue robe bleu clair, fermée au col par un nœud noir, surmontée d'un tablier blanc aux poches customisées. Ses longs cheveux blonds étaient attachés en deux couettes sur le côté. Elle portait un chapeau de nurse sur la tête et des gants en cuir ? L'irrévérence, jusqu'au bout. Et elle se trimballait avec son balai de sorcière. La plupart des photos la représentaient en compagnie d'une femme qui tirait la gueule et qu'Arthur identifiait comme la représentante américaine de cet Univers… Il tomba sur une photo plus personnelle… Ah, d'accord… Lisa s'était énamourée d'une des versions féminines asiatiques.

En relevant la tête, Arthur remarqua la lueur appréciatrice de Natalya devant autant de beaux mecs quasiment à poil et se sentit légèrement mal à l'aise. Heureusement, Alfred revint à ce moment-là avec l'ours de Matthew dans les bras et attira toute l'attention de la Biélorusse dans son matage gratuit.

« Fais plus attention à ta bête sauvage, Matt » !

- Kumajirou, viens ici ! »

Il y avait un truc bizarre avec Matthew. Mais ce n'était pas la priorité.

« Bon ! J'ai une explication qui ne va pas vous faire plaisir !

- Déballe ! ça ne peut pas être pire !

- Nous avons été projetés par le biais de la magie dans un monde parallèle où les représentants territoriaux sont de sexe opposé au nôtre. Donc, ce monde n'a rien à voir avec le nôtre. On doit être super prudent !

- Je veux de ta came, commenta Romano avec de grands yeux ronds.

- Il justifie son état de transe par le mot magie, compléta Roderich, désabusé.

- Je ne me moque pas de vous !

- Où est la caméra cachée ?, demanda America.

- Vous allez vous la fermer ! Il est sérieux, dit Natalya. Dépêche-toi de nous dire comment revenir chez nous !

- Alors, il faut retrouver la sorcière en espérant qu'elle soit d'humeur à nous aider.

- Sorcière, qui est ?, demanda Matthew en craignant le pire.

- Cette femme sur la photo, dit-il en montrant son alter ego féminin.

- Dis donc, elle te ressemble ! Tu nous avais caché que tu avais une autre sœur ?

- C'est l'Angleterre toute puissante de cet Univers-ci, Lisa Kirkland, idiot d'America ! On est dans un monde parallèle où nous avons des alter ego féminins. Enfin, sauf pour toi, Natalya… Biélorussie est un homme, ici. »

Pendant que la plupart des présents s'imaginaient leur alter ego, Romano, pour qui la Terre n'arrêtait pas de tourner rond dans sa tête, s'écria :

« Donc, c'est de ta faute !

- Je ne suis pas cette folle dingue de Lisa !

- Tu as l'air de bien la connaître, se méfia Roderich.

- Je ne l'ai jamais rencontré en personne, mais je sais à quoi elle ressemble.

- Bon, si on doit la retrouver, cherchons-la ! »

À ce moment-là, un lapin volant, totalement vert, entra dans le champ de vision d'Arthur. Flyint Mc Bunny l'avait heureusement suivi.

« Chère fée ! Pourrais-tu me dire si Lisa est dans les parages ?

- J'hallucine complet. Putain ! Pincez-moi !

- Il est encore là !, s'écria Natalya.

- Si vous aussi, vous voyez un lapin vert avec des ailes, hochez la tête ! »

Ils hochèrent tous la tête à la demande de Roderich.

« Vous voyez mon familier, s'étonna Arthur.

- Je n'en veux plus de ta came ! Un lapin vert avec des ailes, putain ! Je me demande si je me rappelle bien de m'être couché ce soir ! ça craint un max !

- Peut-être que la magie de Lisa est tellement forte chez elle que vous pouvez voir des fées, expliqua Arthur.

- On est en plein trip ! Et je ne me souviens de rien !

- Romano. Regarde la vérité en face ! La magie existe ! Et on est dans la mouise ! Alors, secoue ton sens de la survie », lui intima Natalya.

Arthur se réjouit d'avoir au moins une alliée dans cette galère. La fée lapin revint en annonçant à tout le monde qu'il n'y avait aucune trace de la sorcière dans les parages, le tout en faisant plusieurs loopings.

« Qu'est-ce qu'on fait alors, demanda Roderich.

- Je vais appeler une amie, en espérant qu'elle pourra venir nous aider. »

Arthur se dirigea vers le téléphone, alors que les autres nations tentaient de se familiariser avec leur environnement. Heureusement, Lisa notait tous les numéros de téléphone dans son annuaire. Il composa le numéro fébrilement, en espérant que la seule personne de ce monde qu'il connaissait veuille bien répondre :

« Lisa ! Tu fais chier ! C'est deux heures du matin.

- Bonjour. C'est Arthur. »

Il l'entendit prendre une grande respiration, comme si elle n'en revenait pas.

« Pour de vrai ?

- Pour de vrai. J'aurais besoin de ton aide. Je ne sais pas ce que Lisa a encore trafiqué, mais il se trouve que je suis là, ainsi que plusieurs de mes compatriotes.

- Où êtes-vous ?

- Chez elle, apparemment. On est sorti d'une cave…

- Je vois où c'est. J'arrive aussi vite que possible… Je… J'ai hâte de te revoir.

- Moi aussi. »

Arthur se retourna vers Matthew qui lui demanda :

« Qui est-ce que tu draguais au téléphone ?

- Je ne draguais personne, se défendit Arthur.

- Vu le ton employé, il y avait de quoi avoir des doutes.

- Ça lui plaît, c'est tout ! »

Matthew émit un léger rire qui ne plut pas du tout à Arthur qui n'avait malheureusement rien sous la main à lui rétorquer. Arthur annonça ensuite à ses camarades la bonne nouvelle de la matinée :

« France, version femme, Marianne Bonnefoy arrive dans peu de temps !

- Pourquoi ça ne m'étonne même pas que ce soit ton seul contact dans ce monde parallèle », soupira Roderich.

Alfred et Romano se firent un clin d'œil avant de chantonner, en faisant légèrement leur chorégraphie, ce qui attira l'attention de Natalya sur un léger glissement de serviette :

« FrogIggy for toujours ! FrançUke forever !

- Pas de FrUK forever, ici ! Marianne n'appréciera pas la plaisanterie ! Et nous avons besoin d'elle.

- Ah, bon ?

- Regardez autour de vous ! Vous pensez vraiment que France peut tomber amoureuse de cette cinglée. »

À la tête que ses compatriotes firent, ils arrivaient quand même à l'envisager. À ce point ?

« Es-tu sûr qu'elle va nous aider et pas nous enfoncer ? D'où tu la connais ?

- Ça fait un bon moment qu'on ne s'est pas vu, mais j'ai confiance en elle. »

Un sacré bout de temps, d'ailleurs. Peut-être trop de temps. Arthur ne savait pas tellement comment elle allait réagir. Quand il s'agissait de contrer Lisa, elle se révélait très enthousiaste. Donc, pas de soucis.

Marianne lui avait semblé enjouée pour quelqu'un de réveillé en pleine nuit.

Point positif. Il allait la revoir. Et maintenant que le danger lui semblait moins immédiat, il planait sur un petit nuage. Un peu comme Natalya qui se rinçait allègrement l'œil, à vrai dire.

Une bonne heure et demie de matage d'abdos, de malaise masculin quasi général et de flottements flash-backiens arthurien plus tard, le téléphone sonna. Arthur hésita avant de décrocher. Il lui semblait que c'était le numéro de portable de Marianne. Si c'était une autre nation, il invoquerait le mauvais numéro.

« Je suis là ! Vous pouvez sortir !

- Pourquoi ne viens-tu pas à l'intérieur ?

- Jamais de la vie ! Ou alors, avec une combinaison stérile pour l'Ebola !

- Pour l'Ebo… »

Arthur se retint de dire le nom de la maladie contagieuse et hautement mortelle pour ne pas affoler les autres nations. Allez savoir d'où provenait le sang de tout à l'heure…

« Et je n'en ai pas, continua joyeusement Marianne comme si elle était surexcitée. Je ne laisserai jamais des morceaux de moi, même infimes, chez cette sorcière capable de t'ensorceler avec l'une de tes cellules. Qu'elle le veuille ou par accident, elle peut faire de ces trucs magiques… Enfin, tu as compris le topo… La combinaison, pas à cause de la maladie, mais pour son étanchéité ! Lisa n'est jamais malade, malgré toutes les cochonneries qu'elle fait ! Je flippe déjà d'être dans la rue où elle marche tous les jours !

- Ah…, s'inquiéta Arthur, sans en faire part aux autres.

- Je demanderai à Japon de tout aseptiser pour que vous ne risquiez quasiment rien à l'avenir. Elle se fera un plaisir de dégager certaines choses en me mettant cette opération nettoyage sur le dos.

- Merci.

- Alors, sortez.

- C'est que… La plupart d'entre nous n'avons que des serviettes de toilette sur le dos.

- Est-ce que toi aussi ? »

Arthur sourit en constatant qu'elle était visiblement intéressée par son corps et il l'imaginait avec de petites étoiles dans les yeux.

« Tu aimerais bien savoir. »

Son ton caressant fit lever les yeux au ciel aux autres nations. Les lèvres de Lovino formèrent la phrase : « Arrête de flirter ! » accompagnée d'une injure.

« Je voulais faire durer le suspense, dit Arthur, mais mes camarades ne supportent plus la demeure originale de Lisa.

- Arthur, je ne veux plus t'attendre. Surtout si tu n'es pas présentable.

- Tu m'as manqué.

- Moi aussi !

- Bon, moi, je sors ! Même si je vais me les peler, enfoirée d'Angleterre froide et glacée !

- Tu as dit deux fois la même chose avec tes adjectifs, lui reprocha Roderich.

- C'est pour insister sur le frimas glacial qui va te geler les couilles, bâtard au balai dans le cul !

- On arrive, Marianne. Je pense que tu nous reconnaîtras de suite.

- Je ne t'oublierai jamais, Arthur.

- J'arrive.

- Dépêche-toi que je t'embrasse.

- Si tu pouvais éviter devant eux, ça m'arrangerait. »

Arthur l'entendit pousser un gros soupir de frustration, décrocha et rejoignit les autres nations qui étaient sorties dans la rue avec leurs affaires d'origine dans des sacs en plastique.

Marianne leur fit de grands signes de la main, en restant à sa distance personnelle de sécurité de la maison de Lisa.

« Bonjour, beaux jeunes hommes et mademoiselle. Je suis Marianne Bonnefoy, la représentante de la France.

- Ne devrais-tu pas me saluer d'abord ?, râla Natalya.

- C'est ainsi l'usage dans ce monde. Les hommes d'abord. Arthur ! J'adore ton nouveau look », dit-elle en le prenant chaleureusement dans ses bras.

Son corps réagit instinctivement pour l'enlacer et chercher du réconfort. Sa poitrine rebondie contre son torse lui parut étrange après autant de temps passé en couple avec un homme. Il n'en éprouva pas moins une forte attirance.

« Bien qu'en pirate tu sois sexy en diable, je préfère ton déshabillé.

- Tu es magnifique, Marianne. »

Les autres nations parurent choquées qu'il puisse faire un compliment aussi sincère à la France. Marianne rougit légèrement, le regardant avec des yeux énamourés. Ses sentiments ne la rendaient que plus belle. Arthur préférait ne pas le dire pour l'instant.

« J'ai cru que tu aurais les cheveux blonds », fit remarquer Alfred.

Marianne eut un petit sourire gêné. Arthur lui avait fait une remarque sur ses cheveux châtain clair la première fois qu'ils s'étaient rencontrés. Au vu de la couronne dorée sur sa tête et sa cape violette à la fleur de lys, Marianne ne s'était pas affranchie de sa royauté dans cet Univers. Son jupon blanc tranchait dans la nuit, alors qu'on ne voyait presque pas son veston bleu.

« C'est pas tout, putain, mais on se les caille, grave.

- Italie du Sud, demanda Marianne.

- Yes, fit Arthur.

- Inimitable, en rit-elle. Bon, j'ai posé mon avion incognito en Angleterre, parce que je ne suis pas vraiment dans les petits papiers de Lisa en ce moment. Essayons de ne pas nous faire remarquer en le rejoignant. Ceci me semble une cause perdue d'avance… Allons-y, tout court !

- Pourquoi sommes-nous ici ?, tenta Matthew, mais Marianne toute focalisée sur Arthur ne lui accorda pas son attention.

- Je crois qu'on n'est plus sa priorité, bro… »

Marianne prit la main d'Arthur pour le guider. En marchant, ils essayaient le plus possible de ne pas se quitter du regard, comme deux amoureux en ballade. Même si leur cortège de témoins laissait à désirer par sa tenue et ses préjugés, Marianne et Arthur continuaient ce dialogue silencieux entre eux, plein de promesses à venir.

Arthur était soulagé que les sentiments de Marianne envers lui n'aient pas changé après des siècles de séparation. Il espérait profiter autant que possible du temps qui leur était accordé ensemble. Il avait tellement envie de l'embrasser et de lui faire l'amour qu'il souffrait de ne pas combler la dernière des distances entre eux.

« Je crois qu'on peut tous crever, ils n'ont rien à foutre ! »


Pour vous, le prochain chapitre sera le chapitre 4. Un chapitre bonus, à ne pas mettre devant tous les yeux, se glissera entre les deux chapitres sur AO3. Les deux sont déjà écrits, donc ça devrait venir assez rapidement.