Un grand merci à celles ou ceux qui ont laissé une review : lydiamartin33430, AdrienneBarrow, et yugai ^^mes excuses pour n'avoir pu répondre qu'à lydia, les mystères d'internet et de Fanfictions m'ont encore dépassés et vous constaterez hélas que c'est une constante lol

Merci également à tous ceux qui ont mis en favorite ou en follow ^^ Ca fait chaud au cœur de voir que vous avez été quelque uns à aimer.

Et bien sûr une ola pour mylush et ses corrections ^^

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture avec la chapitre deux, nos héros n'attendent que pour entrer en scène ^^

Bon j'ai tenté d'aérer le texte mais naturellement on en tient pas compte, gomen nasai pour le gros bloc indigeste

Chapitre 2

Peter faisait les cent pas dans l'entrepôt, près du club, en attendant le retour de Derek. D'une part parce qu'il voulait sa cargaison, mais surtout parce qu'il n'aurait pas l'esprit en repos tant que son neveu ne serait pas sous ses yeux, sain et sauf. Bon, s'il était honnête avec lui-même, il devait reconnaître qu'il ne savait pas ce que signifiait réellement un esprit au repos. Des tas de choses tourbillonnaient constamment dans sa tête. Des souvenirs, des sentiments de haine et de colère, sa culpabilité, ses responsabilités, le conflit plus ou moins larvé qui l'opposait à Christopher Argent qui ne rêvait que de lui voler le monopole du trafic de Beacon Hills, et sa petite guerre avec John. Enfin, le shérif Stilinski. Mais ce dernier point était presque un plaisir. Ce petit jeu établissait une drôle de relation entre eux, un affrontement qui avait le mérite de maintenir un lien, quel qu'il soit. Et pour une raison qu'il n'avouerait jamais, même sous la torture, c'était quelque chose d'important pour lui.

Peter jeta un regard anxieux sur sa montre gousset en argent, puis la referma, passant son doit sur la gravure. Ce n'était peut-être pas le luxe qu'il recherchait habituellement dans sa mise ou ses voitures mais c'était le dernier cadeau de son neveu, et il ne la quittait jamais. Peter n'était pas homme à déclarer son affection ou son amour, seuls ses gestes parlaient pour lui si on savait regarder. Et Derek savait parce qu'il était semblable à son oncle, en beaucoup plus silencieux cependant. L'aîné des Hale était un séducteur, il savait utiliser les mots pour convaincre dans le milieu des « affaires » ou pour séduire les femmes qui lui tombaient tout droit dans les bras. Mais lorsque qu'il s'agissait de vrais sentiments, là, il devenait aussi taiseux que son neveu. C'est donc une sorte d'affection maladroite mais sincère que les deux hommes avaient l'un pour l'autre. Au grand soulagement de Peter, un bruit de moteur se fit enfin entendre dans la ruelle. Il vit l'Indiana se garer entre sa Kissel Custom Build, qui en pleine journée aurait affiché une carrosserie jaune et noire, un peu à deux visages comme son propriétaire, et l'Alvis 11/40 d'un rouge pétant que Peter avait fait venir d'Angleterre pour son neveu. Cadeau de noël. Les Hale ne fêtaient plus vraiment la nativité depuis cette cruelle année 1919, mais Peter trouvait là l'occasion de « gâter » Derek qui par ailleurs ne demandait jamais rien. Il observa avec attention son neveu sauter à bas du camion et remarqua qu'il était trempé et crotté.

- Tu as eu des ennuis ? interrogea-t-il immédiatement.

- Si on peut dire.

De son index il désigna le pare-brise à travers lequel Peter devina une forme humaine.

- Il est mort ?

- Non. Blessé.

- Et il est là parce que ?

Derek haussa les épaules en signe d'ignorance, et le pire se dit son oncle, c'est que ce geste ne mentait pas. Il semblait vraiment ne pas savoir pourquoi il avait ramené ce type ici. L'homme s'approcha du camion et ouvrit la portière pour jeter un œil sur leur « invité ».

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

- Je l'ai heurté sur le route longeant les bois.

- Oh ! merde !

Derek haussa les sourcils en entendant Peter jurer. Ce n'était guère dans ses habitudes.

- Quoi ?

- Ce charmant éphèbe qui pour lequel, je n'en doute pas, tu manifestes un certain intérêt, ne le nie pas, il ne serait pas là si ce n'était pas le cas. Enfin, ce gosse est Stiles Stilinski.

Derek préféra ignorer la première remarque de son oncle, finalement ce dernier connaissait ses penchants, il avait sa réponse, pour se focalisersur la fin de la phrase.

- Tu veux dire, comme le shérif Stilinski ? demanda-t-il en insistant bien sur le mot shérif.

- Lui-même. C'est son rejeton, pas de doute. Tu réalises dans quel bourbier nous sommes s'il a compris ce que tu faisais là en pleine nuit ?

- Il ne m'a même pas vu ! Il était sonné quand je me suis approché, et il n'a pas repris connaissance. Qu'est-ce qu'on en fait ?

Peter soupira et laissa les rouages de son cerveau se mettre en branle.

- Je suppose que le mieux serait de le déposer dans une rue. Avec ce temps toute la ville est déserte.

Derek ne manifesta pas son mécontentement mais se renfrogna tout de même un peu, ce qui n'échappa pas à son oncle.

- Tu ne vas pas en faire ton animal de compagnie quand même ! s'énerva-t-il.

Un gémissement provenant du camion dispensa Derek de répondre. Il vit le jeune homme remuer un peu puis papillonner des yeux pour se faire une idée de l'endroit où il se trouvait. Derek sourit en constatant que ses prunelles étaient de la même couleur que le whisky, cocasse quand on se faisait renverser par un trafiquant d'alcool, un bel ambre qui acheva de le séduire. Mais il n'était pas encore totalement conscient de ce dernier point.

- On oublie la rue, maugréa le chef du clan Hale.

Il se tourna vers son neveu.

- Tu as une brillante idée à présent ? Si oui c'est le moment de la partager.

- On sait tous que ce n'est pas moi le cerveau de la famille.

- Ça, c'est certain, nous avoir rapporté le fils du shérif n'est pas ce que tu as fait de mieux ces derniers temps.

Stiles de son côté retrouvait peu à peu ses esprits. Il ne lui fallut pas longtemps pour reconnaître ses vis-à-vis malgré une migraine atroce. Lorsqu'il essaya de bouger son corps il constata que la douleur ne s'arrêtait pas à son crâne. Il avait mal partout ! Il porta une main à son front et ramena des doigts rouges de sang. Son sang, putain ! Il fit un effort de concentration pour tenter de se souvenir des dernières heures. Ah ! Oui, le pari. Fallait-il qu'il soit con pour faire un truc aussi débile et immature ! Jackson avait parié qu'il ne serait pas assez courageux pour pénétrer dans l'ancienne demeure à moitié calcinée des Hale, celle qu'on disait hantée. Lui, ne voulant pas se dégonfler devant les autres, enfin soyons honnête, surtout devant la belle Lydia, n'avait rien trouvé de mieux que de parcourir les bois pour s'y rendre. Malheureusement l'orage l'avait surpris et il s'était égaré. Pour preuve de sa « visite », il devait ramener quelque chose pris à l'intérieur de la maison. Il posa sa main sur la poche de son pantalon pour la tâter. La broche noircie était toujours là. Il l'avait trouvé dans un coin du sous-sol, sous une planche qu'un rat avait fait tomber. Sans doute avait-elle appartenu à l'une des femmes Hale. Il devrait vraiment apprendre à ignorer Jackson et ses idées stupides et puériles dignes d'un enfant de huit ans. Après tout, que lui importait que cet imbécile le considère comme un couard, lui savait qu'il ne l'était pas et c'était l'essentiel ! C'est à ce moment-là qu'il réalisa vraiment dans quel merdier il était, lorsque son cerveau accepta de faire une pause. Les deux hommes l'observaient, et ils n'étaient certainement pas dehors à cette heure pour profiter de la nuit. Elle n'avait rien d'attrayant avec l'orage. Il analysa très vite la situation. Il se trouvait dans un camion, lui-même dans un entrepôt, en plein milieu de la nuit, et il était face à deux mafieux que toute la ville connaissait comme tels et son père guettait l'arrivée d'un chargement d'alcool. Il était un homme mort ! A 17 ans ! C'était vraiment triste. Il ne connaissait encore rien de la vie et de l'amour. Pas même un baiser. Ils allaient faire disparaître son corps et son pauvre père ne saurait jamais ce qui lui était arrivé, il allait le laisser seul, complètement détruit. C'est cette idée qui l'incita à présenter sa plaidoirie.

- Je ne dirai rien, je le jure ! Même pas à mon père. Je serai mué comme une tombe. Bon ce n'est peut-être pas le meilleur exemple étant donné la situation, mais vous voyez ce que je veux dire. Ne me tuez pas, pitié ! Mon père ne s'en remettrai pas, et je n'ai même pas encore osé embrasser Lydia ! Vrai, qui veut mourir avant d'avoir embrassé une fille au moins une fois…

- Stop ! asséna Peter d'une voix tranchante. Je réfléchis, et là tu ne m'aide pas, fiston.

Stiles posa son regard chaud dans les yeux glacials de l'homme qu'il savait sans scrupules, puis tenta sa chance de l'autre côté. Il fut saisi quand il croisa les iris du plus beau vert qu'il ait jamais vu ! Bien sûr, il avait déjà croisé Derek Hale et avait souhaité lui ressembler, cet homme exsudait la virilité par tous les pores de sa peau, il était beau, et toutes les filles en étaient folles, mais il n'avait jamais vraiment croisé son regard, pas comme cette nuit. Ils ne naviguaient pas dans les mêmes eaux de par leur famille respective. Ni même ce qu'ils étaient tout bêtement. Donc, en temps normal, ils s'évitaient. De toute manière, jamais un homme comme Derek Hale ne s'abaisserait à lui accorder la moindre attention. Non, pour ça, il fallait qu'il se jette sous les roues de son camion si l'on peut dire, et en vérité, Stiles aurait préféré éviter cette rencontre fracassante. Il détailla le jeune homme un peu trop ouvertement puisque celui-ci afficha un sourire narquois. Évidemment, se dit Stiles, il avait l'habitude de plaire, l'enfoiré. Étonnant qu'il ne le tue pas pour avoir seulement posé ce genre de regard sur lui ! Cette manifestation de son intérêt contre nature aurait déjà dû suffire à l'envoyer directement en enfer. Il avait toujours trouvé Derek Hale énigmatique et le mystère s'épaississait, aucun homme normalement constitué n'accepterait qu'un autre homme le regarde de la sorte sans lui mettre au minimum une bonne rouste. En d'autres circonstances, Stiles aurait déjà pu s'étonner de trouver un homme séduisant, mais cette nuit, il était au-delà de la surprise et de la remise en question. Une partie de son cerveau s'était fixée sur les lèvres pleines qu'il désira aussitôt sentir sur les siennes. Rien ne lui semblait avoir d'importance à part cette envie inconnue, tandis que l'autre partie de son cerveau, elle, tentait vainement de le ramener à la raison et trouver une solution pour le sortir de l'ornière. Il ne devait pas oublier que cet homme fabuleux n'hésiterait pas à l'assassiner si Peter Hale en donnait l'ordre. Et franchement, ce dernier paraissait vraiment réfléchir à la question. Son regard dur posé sur sa petite personne évaluait les différentes options qui s'ouvraient à lui. Finalement, sa voix tranchante coupa la lourdeur de l'atmosphère comme un coup de couteau franc et décisif.

- Quelles garanties ai-je que tu ne parleras pas ? Après tout, tu es le fils du shérif, et tu n'es pas réputé pour savoir tenir ta langue. Et rien ne prouve que tu sois un homme d'honneur.

Stiles ne pensa même pas à s'étonner du fait que le parrain local semblait si bien le connaître.

- Je parle beaucoup, en effet. Mais jamais de ce qui ne doit pas être dit. Quant à mon honneur, je n'ai rien à prouver à personne. Je suis un homme d'honneur, c'est une évidence qui devrait vous sauter aux yeux.

- Moi, je pense que tu nous balanceras dès que je t'aurai laisser détaler comme un lapin.

- De toute manière, ce n'est pas comme si vous n'étiez pas protégé. Nous savons tous les deux que mon père et moi ne représentons pas un véritable danger pour vous ou vos affaires. Beaucoup de gens ont placé des parapluies au-dessus de votre tête pour vous éviter un éventuel orage, sinon, il y a longtemps qu'elle serait tombée votre tête de mafieux. Mon père est un trop bon policier pour que vous lui ayez échappé tout seul. Là, vous avez seulement envie de me faire peur parce que ça vous amuse. Bon, je dois reconnaître que ça marche car vous n'êtes pas réputé pour avoir les réactions d'un citoyen honnête ou même avec toute sa raison, alors rien ne me garantit que vous réagirez avec discernement.

Derek jura mentalement, mais pourquoi il ne la fermait pas cet idiot. ? Peter allait se mettre en rogne et ce petit con allait se faire descendre séance tenante. Mais à sa grande surprise, son oncle éclata de rire. Pas son rire fou, non, celui qui dénotait vraiment son amusement et même une certaine… Tendresse ? Non impossible. Rigoureusement impossible. Stiles qui jouait le tout pour le tout en essayant d'être brave fut tout aussi étonné que Derek. Si Peter Hale riait était-ce bon ou mauvais signe ? s'interrogea-t-il. Après tout, le Diable aussi riait selon la rumeur, et Peter devait intimement connaître celui-ci selon l'avis du jeune homme et de toute la ville.

- Tu es aussi divertissant que ton père. Mais si je peux te donner un conseil, apprend à tenir ta langue. Ça te jouera un mauvais tour un jour. Allez, descend de là.

Stiles hésita un instant mais réalisa presque immédiatement qu'il n'avait d'autre choix que d'obéir. Il tenta de sauter de l'Indiana avec autant de dignité qu'il lui était possible, mais chancela lorsque ses deux pieds touchèrent le sol. Derek, rapide, le rattrapa par le coude.

- Ça va ?

- Tu trouves que j'ai l'air d'aller ? marmonna Stiles qui affichait plus d'assurance qu'il n'en ressentait. Beaucoup plus.

Sous le mouvement que l'homme avait fait pour l'empêcher de tomber, son gilet s'était écarté, laissant voir une arme qui rappela à Stiles si besoin était, que si son cœur battait plus que la normale à proximité de Derek, il pourrait tout aussi bien cesser de battre définitivement si les deux hommes face à lui le décidaient. D'un mouvement de tête, Peter indiqua une porte, sur le côté, menant au club.

- Vas chercher de quoi le soigner, ou au moins le nettoyer un peu. Si je le rends comme ça à son père, John va vraiment faire la gueule. Et quand John fait la gueule il me met des bâtons dans les roues, parce que oui, continua-t-il en s'adressant cette fois à Stiles tandis que Derek s'exécutait, ton père ne peux probablement pas me foutre en taule, mais il sait comment m'emmerder.

Et bizarrement en disant cela, il souriait. Un rictus à vous glacer tout le corps, des orteils à la pointe de vos cheveux. Cet homme était vraiment aussi fou qu'on le prétendait, nota le jeune homme. Tout en lui rappelait un animal sauvage. Sa manière de bouger, de vous regarder, de vous jauger… C'était étrange à quel point l'oncle et le neveu se ressemblaient. Pas physiquement, même si on ne pouvait nier un lien familial évident, mais dans le comportement. La seule véritable différence résidait dans le fait que Peter Hale avait appris à manipuler les autres par la parole aussi bien que par la violence, alors que Derek semblait penser que les mots ne servaient à rien. Il était évident que pour lui, un bon direct au foie valait une discussion houleuse. Et une balle entre les deux yeux, une divergence d'opinion dont il aurait fallu discuter. Mais si vous étiez un peu malin, et Stiles l'était, enfin la plupart du temps, vous preniez immédiatement conscience qu'il valait mieux ne pas les contrarier. Ni l'un ni l'autre. Voir un Hale vraiment agacé et irascible, devait être un funeste présage. Au milieu de ses réflexions il fut saisi par une perfide faiblesse qui l'obligea à s'appuyer d'une main contre la Kissel.

- Gamin, si tu ne veux pas que je te coupe la main, appuis-toi sur autre chose, siffla Peter entre ses dents.

Stiles jeta un regard sous ses doigts et les retira de la carrosserie rutilante qui devait bien être lustrée chaque jour. Pris de vertiges il s'écroula sur le sol de l'entrepôt de manière pathétique.

- Encore un qui a du sang de navet ! commenta Peter méprisant.

Le jeune homme qui déjà sentait le malaise s'éloigner lui jeta un regard noir qui fit glousser l'homme.

- Un chiot qui essaie de montrer les dents comme un loup, intéressant.

Derek revenait avec un torchon et ce qui devait être une bouteille d'alcool. Les soins ne seraient sûrement pas semblables à ceux de Mélissa. Là, sur le moment, Stiles aurait préféré que la mère de son meilleur ami s'occupe de ses blessures. Sans un mot, le jeune homme passa un bras sous les aisselles du plus jeune et le souleva comme s'il avait été un fétu de paille. Il le déposa sans ménagement sur une caisse. Ça manquait de délicatesse, certes, mais au moins Stiles était assis et encore vivant. Si on le soignait ce n'était pas pour le tuer. Ou alors Peter aimait vraiment, mais alors vraiment, jouer. Il sursauta quand le torchon imbibé de whisky se posa sur la plaie qui ornait son front.

- Ouille ! Fais attention, merde !

- Hé ! je ne suis pas infirmière ! Et arrête de te conduire comme une femme tu veux ! J'en ai connu de plus dures que toi et avec un piaillement moins aiguë.Le blessé serra les dents de toutes ses forces pour s'empêcher de répondre quelque chose qui aurait pu conduire Derek à le maltraiter davantage. Il subit donc le reste des soins plus que sommaires comme un homme. Il n'allait tout de même pas se conduire comme un fils à sa maman. D'autant qu'il n'en avait plus de maman. Il y a bien longtemps que Stiles se débrouillait plus ou moins seul. Son père faisait son possible, mais le travail était prenant. Derek finit par reposer son « matériel médical » et tourna un regard interrogatif vers Peter. Ce dernier garda le silence quelques instant avant de faire un signe de la main à Stiles lui signifiant de s'en aller. Ce dernier sauta sur ses pieds et quitta l'entrepôt presque en courant malgré la fatigue et l'orage qui s'était à peine calmé. Il ne devait pas laisser à Peter Hale l'occasion de changer d'avis. Une fois le gamin hors des lieux, malgré le froid, Peter retira son manteau et sa veste cintrée, puis se dirigea vers l'arrière du camion où il commença à ôter la bâche qui laissa apparaître une vingtaine de caisses en bois.

- Allez, on a des caisses à décharger, nous. Arrête de rêvasser à son petit cul et aide-moi.

En temps normal des gars à lui se seraient chargés du boulot, mais cette nuit, il préférait le faire lui-même. Quand il n'y eut enfin plus aucune trace du chargement dans l'Indiana, une aube humide se levait sur Beacon Hills. Les bonnes gens, sous un soleil faiblard mais tout de même présent, allaient prendre la place des ombres dévoyées que la nuit protégeait.

À suivre…