Titre: Moi, ma petite vie bien tranquille et pourtant encore des emmerdes
Chapitre 2: mon erreur
POV Harry
Je n'ai pas le droit de la retenir comme ça et de lui mentir. Elle est si magnifique, si marrante. Je me sens vraiment bien avec elle. Et Pourtant Dieu seul sait tout ce que j'ai traversé... La guerre a été le plus gros... mais ce qui a suivi n'a guère été plus encourageant quand au fait de faire plus d'efforts pour accepter tous ce qui s'était passé... J'ai peut-être fait du mal à beaucoup de monde en agissant ainsi mais il fallait que je le fasse... pour moi et pour eux... Enfin j'avoue tout de même que j'ai peut-être bien fait une grosse bêtise en faisant la première chose qui me passait par la tête. Mais j'en assume totalement les conséquences, ici tout le mode a peur de moi... mise à part Keira. Je n'ai plus un seul amis. Je ne peux plus utiliser la magie en grande quantité comme j'avais pris l'habitude de le faire les temps précédents ma « disparition ». Oui parce que je sais qu'ils me cherchent toujours. Et qu'ils ne cesseront jamais. Ils surveillent le moindre sortilège lancé... Et je sais que s'ils ne m'ont pas encore repéré après ce qui s'est passé cet après-midi j'ai de la chance. J'ai toujours su que ma magie agissait indépendamment de ma volonté et était au contraire étroitement liée à mes émotions et mes envies profondes. De ce fait, je suis persuadé pendant le cours de dessin de nous avoir enveloppés dans une bulle ou quelque chose dans le genre, pour ne pas être dérangé. Je pense aussi avoir jeter un sort pour que l'on puisse communiquer car nous n'avons échangé aucun mot alors que tous les autres groupes il me semble ont bien du parlé pendant un quart d'heure avant de se mettre d'accord sur ce qu'ils allaient faire. Nous, nous dessinions en même temps. Juste par moment l'un de nous s'arrêtait pour avoir une vue d'ensemble du dessin, se déplaçait puis recommençait à un autre endroit. Je ne me suis jamais senti autant en phase avec quelqu'un. Mais je m'en veux terriblement d'avoir fait passer mon bonheur avant le sien, de lui avoir infligé cette magie... C'est d'ailleurs pour ça que après l'avoir déposé chez elle je l'ai attendu sous ma cape d'invisibilité dans sa chambre pour lui lancer un enchantement. Elle avait besoin de repos, c'est tout ce qui pouvait lui arriver de mieux. Je l'aime trop pour mon propre bien.
POV Keira
« Keira, KEIRA. Bon sang, réveille-toi! Tu va être en retard! »
-Merde!!
J'ai dormi au moins 16h de suite! J'ai SVT en plus en première heure. Il ne faut absolument pas que j'arrive en retard, il m'a déjà dans le collimateur ce prof parce que je suis nouvelle alors si en plus je loupe le début de ce nouveau cours... Vite! Un jean! Un tee-shirt! Un pull! Et puis voilà et tant si il pleut. Pas le temps de manger. J'attrape mon sac et mes clés et je sors enfin de la maison.
-Je pensais que tu ne sortirais jamais. J'ai même hésité à sonner pour savoir si tu étais malade.
Je doit bien dire que là je suis scotcher. Je ne m'attendais vraiment pas à ce qu'il soit là.
-Tu veux que je t'amène ou tu préfères prendre ton vélo?
-Tu m'amène, lui répondis-je rapidement.
Je me dépêche de monter dans la voiture. Sa conduite est rapide mais reste fluide. Tellement qu'elle me berce. Je commence à fermer les yeux.
-Tu n'as pas faim, me demande-t-il comme pour me faire revenir à la réalité.
-Heu... si... si.
J'ouvre maladroitement mon sac que j'ai déposé à l'arrière de la voiture pour attraper la barre de céréale que j'avais piquée. Je l'englouti rapidement. Mon estomac émet un grognement sonore quand à la trop petite quantité de nourriture avalée. Je rougis légèrement alors que lui au contraire sourie.
A peine arrive on au lycée que je m'éjecte de la voiture. La cloche a déjà retenti, tous les élèves se dirige vers leur salle de classe. J'ai juste le temps de lui crier un « merci ».
Par chance j'arrive à temps en cours. Le prof était parti chercher un meuble télé disponible dans une autre classe. Nous regardons un documentaire vidéo pour introduire le chapitre. Angela en profite pour me parler. Au début j'avoue que je suis assez réticente mais finalement je ne peux me retenir de tout lui raconter. Elle est excitée comme une puce et ne cesse de me poser des questions à la moindre occasion jusqu'à ce que 11h10 sonne et que nous nous dirigions vers la salle d'histoire. Elle court pour nous prendre comme d'habitude de bonne place dans la salle alors que moi je traîne derrière le troupeau que forme les élèves de la classe. Je marque un bref arrêt en bas des escaliers qui nous mène 2 étages plus haut en cours d'histoire. Je traîne les pieds. Après avoir enfin gravis toute ces marches d'escaliers, voyant ma mine de déterrée, mon visage pâle, la prof s'inquiète.
-Ca va Keira? Tu te sens bien?
-Oui, ça va Madame, essayais-je de dire.
Mais avant même que je n'ai fini ma phrase, sentant mes jambes se dérober sous moi, je me raccroche à la première table pour ne pas tomber.
-Tu ne peux pas suivre le cours dans cet état. Nicolat, emmenez donc votre camarade à l'infirmerie de plus rapidement possible.
Tout de suite il accourt et me prend par la taille. Habituellement je l'aurais envoyé balader pour qu'il retire ses sales pattes de moi. C'est un des mecs les plus collants qu'il m'est venu à connaître. Il me fait traverser plusieurs couloirs. Je ne cherche même pas à comprendre où on va jusqu'à ce qu'il me dise.
-Aller, courage, l'infirmerie est juste en bas.
En effet nous sommes devant un escalier. Mais rien qu'en regardant en bas je me sent prise de vertige et m'effondre lamentablement par terre.
-Aller Keira! Relève-toi!
-Laisse-moi là... retourne en cours...
Le visage appuyé contre est barre en métal froid de l'escalier, je me laisse peu à peu aller vers l'évanouissement. Je l'entends à peine arriver.
-Retourne en cours Nicolat. Je m'occupe d'elle.
-Mais... c'est moi qui...
-Retourne-y. Ta prof n'en saura rien.
Je sens brièvement que l'on me soulève... ma tête est appuyée contre son torse...cette odeur... Nous descendons les escaliers a et une porte s'ouvre. Il fini par me poser sur un lit.
-Keira, tu m'entends?
-Oui, m'efforçais-je de marmonner, les yeux toujours clos.
-Elle n'a pas mangé ce matin madame, ça doit être ça.
-Je te remercie Harry. Dans ce cas ce n'est pas bien grave. Je te donne un bon verre de jus de fruit pour que tu gagne un peu de forces et ensuite tu va immédiatement au self manger. Je te dispense de cours pour cet après-midi, ça ne sert à rien que tu ailles t'épuiser à faire du sport vu ton état maintenant.
Je boit tranquillement mon verre alors qu'il me regarde appuyé contre le mûr à l'autre bout de la pièce. Sans un mot nous filons au self. Nous passons en prioritaire. Je n'avais pas besoin de ça franchement, les autres ne font que de nous fixer. Il m'oblige à finir de manger tout mon plateau repas. Et finalement il me ramène chez moi. La maison est vide donc instinctivement je lui demande:
-Tu veux rester?
-Oui, si ça ne dérange pas ta tante...
-Elle n'est pas là.
-Oohh.
Nous rentrons vite nous mettre au chaud. Et le sentant un peu mal à l'aise, j'essaie d'arranger les choses. C'est la première fois qu'il vient vraiment à la maison.
-Tu veux faire quelque chose de précis?
-Heu... nan.
-On peut aller regarder la télévision, ma tante a pas mal de DVD.
-Ouai pourquoi pas.
-Va t'installer au salon, je te rejoins dans une minute, je vais nous chercher à boire.
Je m'arrête donc dans la cuisine pour nous servir 2 grands verres de lait et quelques gâteaux. Quant je reviens, il est assis à un bout du canapé, son sac de cours posé par terre à côté de lui. Il regarde les différents titres de DVD sur l'étagère.
POV Harry
Mais finalement nous mettons un film à la télé. Je l'ai déjà vu, et je trouve même que c'est un navet de première mais étant donné qu'elle l'a choisi, je ne dis rien. Mais je suppose que elle n'en pense pas moins car elle s'endort rapidement. Elle est magnifique. Alors soudain il me prend une irrésistible envie: celle de la dessiner. Je ne peux pas bouger puisqu'elle est appuyée sur mon épaule alors je suis obligé de murmurer un sort ou deux pour obtenir une feuille blanche et un crayon. Et c'est grâce à l'aide d'un miroir en face de nous que je parviens à la dessiner, endormit contre moi dont seule mon épaule apparaît.
A son réveil je me retiens pour ne rien lui révéler de l'activité à laquelle je me suis occupé alors qu'elle dormait. Elle le découvrira bien assez tôt, le dessin étant soigneusement posé sur son bureau dans sa chambre.
Finalement avant que je ne parte, nous fixons une date pour aller faire un tour à la ville la plus proche. Nous avons tous deux des courses à faire. Je suis sincèrement pressée d'être le weekend prochain: pour les courses et pour passer à nouveau un moment seul avec elle.
O o ° Liz ° o O
et oui et oui voilà le 2ème chapitre d'une longue série, enfin pas si longue que ça j'éspère parce que je trouve ça assez long de tout tapper sur ordinateur.
