sujet : benkleys

à : Shopboy

de : London175

Benkleys est mon chien. Il aime aussi se promener dans les rues de Londres. La différence entre lui et moi c'est que lui adore manger les restes de beignets sur la route, et que moi, je préfère les acheter...

Il aurait pu faire carrière dans une fameuse équipe sportive, mais il a préféré rester avec moi, pour pouvoir passer 18 heures par jour à dormir sur un énorme coussin de la taille d'une chambre à air à dormir comme un bienheureux...

Je dois avouer que la même routine s'est peu à peu intalé dans ma vie, sauf que dans mon cas, benkleys aussi est impatient d'entendre vos messages...

C'est vrai que nous ne savons rien l'un de l'autre, et pourtant, j'ai l'impression de vous connaître depuis toujours... Je suis désolé pour ce cliché plus grand que big ben, mais je ne trouve pas d'autre mots pour décrire cela... Peut-être parce que je n'ai jamais tenté de me l'expliqué, que cette relation est venue comme ça. Je vous connais bien sans pourtant connaître une chose aussi élémentaire que votre prénom, ou même votre nom de famille... Mais vous avec raison, vous êtes shopman, et c'est peut-être sufisant, après tout, c'est nous qui avons établi cette base d'anonymat, alors autant la respecter...

Vous m'avez demandé quelle était ma saison préférée... Je vous répondrais sans conteste l'automne, c'est la saison des livres, des cahiers et des feuilles qui virevoltent dans tous les sens... La saion des rentrées scolaires ou les chères petites têtes blondes de nos voisins se ruent sur les cartables, les trousse et autres materiels scolaire... Avez-vous des enfants? Moi je ,'en ai pas.

Si j'avais votre adresse, je vous enverrais bien un bouquet de crayons fraichement taillés... J'ai toujours adoré leur parfum, et celui des pages des livres qu'on a pas ouvert depuis longtemps, l'odeur de vieux papier qui fait tous le charmes de ces ouvrages d'un autre temps...

J'aime particulièrement l'automne à Londres.

Ce n'est pas l'été, ce n'est pas l'hivers, le paysage se décolore peu à peu alors que la température baisse. J'ai l'impression qu'on passe le décor à la javel, c'est peut-être bête, mais j'aime ça...

C'est comme si on lavait les couleurs du ciel et de la terre, pour que le printemps puisse revenir, plus resplendissant encore que le précédent. Vous avez dit aimer le printemps, je vous proposerais bien une promenade printanière dans un parc que moi et benckleys aimons particulièrement, si je n'étais pas aussi certain d'essyuer un refus...

Objet:

à: London175

de: Shopboy

En effet, vous pensez juste. Mais ne le prenez pas mal. J'aime bien ses discutions avec vous qui font le charme de mes journées sans vous. Peut-être que l'anonymat fait tout, ou est un élément important de notre relation. C'est bien sûr assez étrange de dire cela, mais je suppose que c'est d'actualité, et c'est ce que je pense.

Vous décrivez si bien l'automne dans votre message. Moi, ce que j'aime en cette saison, c'est le moment ou les arbres ont encore des feuilles vertes, que certaines sont jaunes et que d'autres sont orangées. J'aime cette diversité. C'est comme un tableau, toutes ses couleurs qui se mélangent pour former cette couleur d'automne que j'aime tant.

Comme un arc en ciel de saisons ; le vert pour le printemps, le jaune pour l'été, l'orange pour l'automne et les branches couleur cuir pour l'hivers.

C'est la saison de toutes les autres saisons...

J'ignorait que vous aviez un chien. Comment est-il? Etrangement, je vous verrais bien avec un gros chien, affectueux et un peu pataud...

Ne m'en voulez pas de faire dans le stéréotype, mais, pour dire vrai, je crois que c'est ce genre de chien que j'amerais avoir si j'en prenait un. Mais c'est impossible. Albus, mon chat serait bien furieux si j'adoptait un nouveau compagnon, si gentil soit-il...

Je pense qu'il serait alors affreusement incorrect avec lui!

Il est tellement étrange! Parfois j'ai la très nette impression qu'il peut me décripter comme un décodeur. C'est un angora. Il est très câlin et doux. Il attend aussi avec impatience vos messages, mais ce n'est pas pour la même raison que moi : lorsque je lis, je lui donne à manger...

J'aurais mieux fait de l'appeler roublard, mais lorsque j'essaie de l'appeler ainsi il m'ingore tout simplement. Alors il s'appelle toujours Albus.

C'est étrange n'est-ce pas?

Mais dire que c'est là la seule chose étrange présente dans ma vie serait vous mentir : il faut croire que j'attire vraiment l'étrange...

En ce moment, je lis encore une fois Orgueil et préjugés, cette merveilleuse oeuvre de Janes Austeen qui me fait pleurer comme une madelaine dès que je le lis... Connaissez-vous ce livre? L'avez-vous déjà lu?

C'est de loin mon auteur préférée...

Elle exprime si bien ce que je ne pourrait mettre en mots...
C'est comme si elle nous comprenait sans nous connaître. Et j'aime cela. J'aime ce livre, parce que je l'ai tellement lu qu'il s'apparente à certains moments de ma vie. Des moments plus ou moins importants. Plus ou moins joyeux. Plus ou moins précieux à mes yeux. Ce livre, c'est un peu une partie de moi-même.

Et vous quels livres aimez-vous? Aimez-vous lire?

J'aimerais tellement en savoir plus sur vous. Je me demande quelles seront vos réponses, et je ne peux m'empecher de les imaginer par avance.

Ma curiosité me perdra un jour, je crois bien...

Drago Malfoy avait bien évolué. Il avait enfin pu regagner sa place auprès des moldus qu'il haïssait tant. Son père aussi. Ils avaient bâti, avec ce qui restait de leur fortune, un empire du livre à prix cassés. Il avait tout ce qu'il fallait pour être heureux.

Du moins c'est ce qu'il croyait. Alors comment expliquer ce manque dans sa vie? Comment exliquer que ce qu'il faisiait, que tout ce qu'il possèdait ne le rendait pas heureux?

« Il faut se contenter de ce que l'on a » Aurait dit Lucius Malfoy. Mais lorsque ce que l'on a ne vous suffit pas, ne vous suffit plus, où aller chercher ce qu'il vous manque?

Il ne le savait pas.

Pourtant des choses aussi simples que des discutions avec un parfait inconnu, dont il ignorait tout jusqu'au nom, lui rendaient le sourire...

Etait-il devenu fou? Son père le soupçonnait fortement.

Lui ne savait plus très bien. Que manquait-il à sa vie, alors qu'il avait déjà presque tout?

Il avait quelqu'un dans sa vie, un chien, un bel appartement, quelques amis proches en qui il avait une totale confiance, une foule de connaissances, un travail qui gagnait plutôt bien, un sens inné des affaires, il était respecté pour ce qu'il était et pour ce qu'il faisait, et il avait même des beaux-frères et des belles-soeurs qui auraient largement pu être ses propres enfants.

Le tableau n'était-il pas sencé être complet?

Apparamment, non. Alors il cherchait.

Harry avait repris un magazin que tenait sa mère, plus jeune. Un magazin qui avait appartenu à sa grand mère avant elle. « The shop around the corner » était un modeste magazin de livres qui ne dégageait pas un grand bénéfice, mais qui arrivait à payer ses employés et ses factures d'élécticité.

Il y régnait une bonne humeur générale, et une impression d'être à sa place, chez soi. Il adorait les enfants et s'y connaissait à présent en livres pour enfants. C'était sa vie, la vie dont il avait toujours rêvé. « The shop around the corner » était à présent sa maison et ses employés sa famille.

Il était heureux et ne s'était jamais senti autant à sa place.

C'était presque décembre, et il était temps de mettre les décorations de noël dans la boutique.

Il fallait faire bien, les gens achetaient moins de beaux livres quand ils ne les trouvaient pas à prix coutants. Et lui n'était plus riche. Il avait donné toute sa fortune, en ne guardant que le strict nénéssaire, pour la reconstruction des bâtiments publiques après la guerre.

Et les affaires n'allaient pas tellement en ce moment. En réalité, cela faisait un petit moment que les affaires autrefois florissantes de sa mère se dégradaient. Mais il ne s'en faisait pas trop, un petit coup de collier et son commerce allait repartir, après tout, il n'avait pas de concurent direct dans les environs, et puis, une petite librairie comme la sienne était bien plus agréable et chaleureuse que ces boutiques dans lesquelles on vous vendait des livres au kilo...

Un jour, il était allé dans un magazin du genre et on lui avait affirmé que « Le rouge et le noir » était un roman de Molière!

Tétanisé, il s'en était allé avec une bien piètre opinon des boutiques de ce genre, au plutôt de ce que l'on devrait nommer les « supermarchés » de la culture.

Ce jour-là semblait comme tous les autres aux yeux de Harry. Il avait rejoint sa boutique dans laquel il trouva, à son grand étonnement, ses employés dans une surextitaion telle qu'il ne pût décemment pas l'ignorer et qu'il leur demanda ce qu'il se passait.

« Ce qu'il se passe! Ce qu'il se passe! » S'étouffa Katty, une jeune étudiante en droit qui faisait ce petit travail en mi-temps pour financer ses études, « Ce qu'il se passe, c'est que le magazin qui fait l'angle du paté a ouvert! Ne me dis pas que tu n'est pas au courant!Il y a des publicités placardées partout en ville! On se croirait...on se croirait... à la foire fouille!! »

Harry posat ses affaires avac calme en répondant « Eh bien, qu'est-ce que cela peut me faire, à moi, qu'ils ouvrent une boutique là-bas... C'est bien là où il y avait des travaux? Je n'ai pas vu les affiches, non... Je me demandait à quoi allait servir ce bâtiment, il est en travaux depuis un an bientôt... Je devrais peut-être aller y faire un tour...histoire de leur dire qu'ils ont les amitiés de la boutique... »fini pensivement le survivant.

« Surtout pas! » S'écrièrent en même temps Katty et Josh, un étudiant de fac, qui faisait ce petit boulot faute de mieux « Tu ne sais pas qu'ils sont nos concurents directs? » Lança Josh, incrédule « Les entreprises Malfoy fleurissent partout, même ici, c'est déséspérant, c'est à se demander si toutes les petites boutiques comme la nôtre ne vont pas bientôt être englouties par de pareils monstres de la finance! »

« Ne dit pas ça! » S'écria Katty « Ce serait trop affreux. Qu'est-ce qu'on ferait sans la boutique? Je t'interdit de dire des choses pareilles, Josh, tu m'endends? »

« Il faut bien dire ce qui est. Des entreprises comme Malfoy mangent des boutisques comme la nôtre tous les jours entre leur petit déjeuner et leur repas de midi... » Puis, sous le regard incrédule de Betty, une vielle employée qui était en retraite, mais s'occupait de la comptabilité par amitié pour Harry et par amour pour la boutique où elle avait travaillé des années durant, et qui venait de renter, Josh s'expliqua inutilement par un simple « En encas »

La vielle femme secoua la tête, signe qu'elle ne cherchait plus à comprendre les propos du jeune étudiant, et se tourna vers Harry, qui était resté muet de stupeur sous la nouvelle en lui demandant si il allait bien, et s'il voulait s'assoir, car il avait l'air pâle.

Harry hocha la tête et s'assis, choqué. Malfoy... Ce nom semblait venir d'outre-tombe. Depuis qu'il avait laissé tombé le nom de famille de son père pour prendre celui de jeune fille de sa mère et s'installer dans le Londres moldu, en fait. Sans sa cicatrice, personne ne le reconnaissait...

Objet: Une nouvelle dans ma vie!

à: London175

de: Shopboy

Il me semble que le passé me rattrape malgé moi. Je m'explique. Il y a quelqu'un dont je me suis éloigné. Quelqu'un qui occupait une partie importante de ma vie. Je ne sais toujours pas ce que j'ai le plus voulu fuir en refaisant ma vie ici : lui, ou ma vie en général.

Il s'est en quelque sorte installé près de chez moi, mais il se peut très bien qu'il ne soit presque jamais chez lui... Comment dire... c'est une sorte de ... résidence secondaire?

Aidez-moi, je vous en prie. J'ai besoin de conseil, je ne sais pas quoi faire.

Renouer en toute amitié me semble difficile, nous ne nous sommes pas quittés en très bon termes, et pourtant, j'ai envie de le revoir. D'un autre côté, je ne supporterais pas de me battre à nouveau avec lui.

Certains le pensent monstrueux. Et moi, j'ose espérer qu'il est bien tel que je le voyais autrefois...

Pourtant, malgré tout ce que je peux penser, je sais parfaitement que si je le vois, il sera désagréable, et ... odieux... et je ne saurais pas quoi répondre sur le coup... Vous est-il arrivé de ne rien dire sur le coup et de trouver mile réponses d'y répondre plus tard? On peut clairement dire que je suis un roi en la matière... Comme j'aimerais dire toutes ces chose à la bonne heure, et enfin clore la conversation de manière théâtrale et démesurée... une sortie réussie...

J'espère avoir bientôt de vos nouvelles

Votre ami en détresse

Shopboy

sujet : benkleys

à : Shopboy

de : London175

Votre ami doit être quelqu'un de complexe. Mais si vous essayez de vous mettre à sa place, agiriez-vous différement? Moi-même, je suis assez prompt à dire des choses horribles et odieuses sans y penser. Vous me parliez de trouver les mots justes aux bons moment, mais ce n'est pas nécéssairement une bonne chose. Tenez, par exemple, lorsque je parle, les mots viennent d'eux même, peut-être l'ai-je hérité de mon père, qui a, lui aussi une très bonne répartie... Toujours est-il que lorsque je dis ces choses si tranchantes que je pense sur le coup, même si, dans les premiers temps je me sens, il fait bien le dire, un peu fier de moi, je fini par en souffrir. Une fois que la colère est passée, et que les choses sont dites, il ne retse qu'un grand vide. Du vide et de la tristesse d'avoir proféré des paroles si blessantes sans réellement en mesurer les dommages.

Je suis néemoins sûr que, avec un peu de volonté, vous parviendrez à dire les choses plus en temps et en heure... J'ai une idée : de mon côté, je tente de ne pas dire les réparties qui me viennent à l'esprit, et du vôtre, vous essayez de les évacuer, au contraire...

Mais si ne voulez pas croiser votre ami tout de suite, ne vaudrait-il pas mieux ne pas chercher cette rencontre? Après tout, si, comme vous le dites, il s'est installé à côté de chez vous, les chances sont fortes pour que vous vous croisiez dans un proche avenir, non?

Vous m'aviez parlé d'un livre de Jane Auteen, « Orgueil et préjugés ». Je dois avouer que je ne l'ai pas lu. J'ai bien tenté de le commencer, mais je ne lui trouve pas d'interêt. Aucun. Tout le monde me parle de ce livre tel un chef d'oeuvre, mais je ne parviens pas à comprendre... Peut-être pourrez-vous m'expliquer, qui sait?

Pour mon chien, je dois avouer que vous avez vu juste. C'est un bon chien, un peu pataud mais terribelement attachant, malgré sa manie de manger les restes sur les trottoirs, cela va sans dire.

En espérant avoir été de bons conseils

London175