2.
Parfois Stiles se sent comme de la merde.
Quand il rentre chez lui, ce soir-là, la maison est sombre et silencieuse, froide et mortellement calme. Il pense : immobile; puis que non - rien ne devrait bouger parce que les meubles ne le font généralement pas, en fait.
Il se sent trop pathétique pour soupirer, gérer sa gorge serrée, alors il ne le fait pas, mais bat des cils plus rapidement. Il décide d'aller dépérir dans un bain.
- Stiles ! Stiles, putain.
Ouais. Stiles émerge de l'eau et fixe drôlement Scott. Scott qui vient de défoncer la porte de sa fichue salle de bain en hurlant. Ouais, ce Scott.
Son meilleur ami s'agenouille près de la baignoire et darde ses yeux bruns dans les siens. Stiles remarque les ombres bleues qu'étale la lueur de la nuit depuis la porte entrouverte: sur le carrelage, sur le biceps de Scott, dans ses cils. Tout semble pâle et lisse, comme dans une peinture de Magritte.
- Je veux juste jouer aux jeux-vidéos, soupire-t-il.
Scott acquiesce et lui tend une serviette alors qu'il sort de l'eau.
- Puis peut être pleurer aussi. Je vais un peu pleurer, ouais.
Scott acquiesce encore mais lui sourit, et Stiles lui rend son fichu sourire à travers ses pupilles floues.
- Sale type, lui dit-il.
Il sait que Scott se retient de dire que c'est Derek le sale type.
Je vous embrasse,
Charlie
