Salut mes agneaux.

Je suis désolée de ce retard infini. Cette histoire m'était un peu sortie de la tête, entre le projet ALFDM et mes révisions pour les partiels ^^'

Je vais essayer d'être a nouveau régulière dans mes publications, maintenant que je suis, théoriquement, débarrassée de mes examens. (A moins de passer au rattrapage... T.T). Les publications se feront les lundis, et le vendredi si j'ai assez d'avance.

Cette fic sera probablement sans bêta, car c'est vraiment une histoire annexe, écrite surtout pour m'amuser, et j'ai pas envie d'embêter mes bêtas avec ça (mais si quelqu'un se propose, je prends haha ^^).

Merci pour vos fav, vos follows et vos reviews, vous êtes géniaux =D

Sur ce, bonne lecture =D


Depuis que Tintin vivait au château de Moulinsard, la boite aux lettres du capitaine Haddock était régulièrement remplie par des requêtes de personnes faisant face à un danger ou à un début d'intrigue. Chaque matin commençait donc avec le tri du courrier, dont les trois quart finissaient sur la table de la cuisine, étudié de près par un journaliste petit-déjeunant alors que le reste était abandonné sur la commode, laissant le général lève-tard en prendre connaissance au réveil.

Exceptionnellement, ce matin-là, ce fut Haddock qui alla chercher le courrier. Le rouquin ayant passé une grande partie de la nuit à la bibliothèque dormait comme un loir après ses deux nuits blanches consécutives, bavant sur ses précieux documents.

Ce fut donc le capitaine qui ouvrit la boite aux lettres, provoquant le détonateur de la bombe contenue à l'intérieur.

Il avait à peine eut le temps de réagir en reconnaissant le boitier noir recouvert par une enveloppe blanche.

Moins d'une seconde plus tard, la boite en métal n'était plus d'un souvenir carbonisé et éparpillé dans l'allée. Sauvé par ses réflexes qui l'ont poussé à se mettre ventre à terre en entendant un "bip" trop familier, il ne fut blessé que superficiellement par la brulure et quelques éclats. Il avait eu de la chance. Cependant la déflagration l'avait terrassé si violemment que le marin se révéla incapable de se relever.

Son esprit, choqué, se demanda un instant si le fait d'avoir atomisé une facture pouvait justifier l'absence de paiement.

Il sentit tout à coup quelqu'un se ruer sur lui, vérifier ses blessures puis le soulever, passant le bras du blessé au-dessus d'épaules fines, tandis qu'un bras amical lui enserrait la taille. Quelques sons déformés lui parvenaient vaguement, l'incitant à tenir bon, alors qu'un voile sombre s'étalait sur son regard. Il sentit une deuxième paire de bras le saisir alors qu'il sombrait pour de bon dans les limbes.


Le médecin, qui était en passe de devenir un habitué des lieux, venait de les quitter, rassurant les deux autres pensionnaires du château sur l'état de santé du propriétaire, et recommandant de le laisser se reposer en paix.

Tintin ne cessait cependant pas de arpenter le salon de long en large, se maudissant, et maudissant le monstre qui avait osé les atteindre de la sorte. S'il avait été plus efficace dans ses recherches, plus prudent dans ses investigations, il ne serait rien arrivé au capitaine, se répétait-il en recherchant un coupable, ou simplement un nom qui ressortirait de sa mémoire.

"Pourquoi avoir été victime d'une telle attaque ?" Interrogea Nestor, leur majordome et ami.

"Un avertissement, sans doute, pour me dire d'arrêter d'enquêter. Ils n'avaient pas prévu que le capitaine en serait victime… Dieu merci, il a eu les bons réflexes." Souffla-t-il en réponse, s'affalant sur un fauteuil.

Il avait bondit hors de la bibliothèque en entendant le bruit de l'explosion, et avait cru au pire en voyant son ami à terre, blessé. Son cœur s'était trouvé pris dans un horrible étau quand il avait cru que…

"Je suis plus solide que ça." Lança une voix forte, bien qu'un peu enraillé, depuis la porte.

Tintin releva les yeux, croisant ainsi le regard amusé du capitaine, qui n'écouterait décidément jamais les recommandations des médecins. Un de ses bras semblait un peu trop raide, et sa posture trahissait les douleurs qui martelaient son dos, mais il n'allait manifestement pas retourner se coucher.

"Capitaine !" S'exclama le journaliste, sa joie l'emportant sur son envie de le réprimander.

"Alors, quand est-ce qu'on part à la poursuite de l'innommable félon qui a osé réduire en cendre ma boite aux lettres ?"


Le journaliste casse-cou avait donc accepté de montrer à son ami le sujet de l'enquête qu'il poursuivait seul, comme il le faisait pour les "petites" intrigues qui impliquait principalement de la recherche en bibliothèque et sans réel risques, ou du moins c'est ce qu'il disait quand il ne voulait pas mêler Haddock à une enquête.

Celle sur laquelle il travaillait était à propos de « la perle noire », artéfact étrange, prétendument fictif et à laquelle on attribuait de multiples propriétés mystiques. Le prétendu propriétaire l'avait contacté deux jours auparavant, par courrier.

La lettre était brève, mentionnant simplement un vol et invitant le jeune homme à venir le trouver chez lui, s'il acceptait, mais seul.

Il s'y était donc rendu. Mais il s'était trouvé face à un château vide, relativement délabré et abandonné depuis au moins une dizaine d'année. Il y était tout de même entré, et avait récolté quelques documents défraichis, mais plus récent que le reste des papiers oubliés. Tout le long de sa visite, il avait eu l'impression d'être suivi et observé de près, et avait préféré quitter rapidement les lieux avant que ses observateurs décident de passer à l'action. Ces derniers l'avaient probablement suivi jusqu'ici.

La décision fut rapidement prise d'y retourner dès le lendemain.

"Et pourquoi pas aujourd'hui même hein ?

-Vous venez d'échapper à la mort, capitaine. Retournez-vous reposer, on ira demain."

Le ton, doux mais ferme, de Tintin le dissuada d'argumenter davantage, et il était vrai qu'il avait du mal à tenir debout.

C'est ainsi que, alors que midi avait à peine sonné, le marin dormait déjà à poing fermé, tandis que le locataire attentionné quittait le château, enroulé dans son long imper, un chapeau cachant sa chevelure de feu, son chien sur les talons, promettant de revenir avant le réveil du propriétaire terrassé par les antidouleurs.


Haddock s'éveilla alors que la nuit était tombé depuis plusieurs heures, tiré des limbes par du bruit se situant hors de sa délicieuse bulle médicamenteuse. Il se leva, pestant sur les tiraillements de ses muscles, et descendit les escaliers avec précaution.

C'est ainsi qu'il croisa le regard de Dupont et Dupond, de leur nouvel assistant, Max Onès, un jeune policier très prometteur qui avait su mettre à profit les quelques leçons que lui avait soufflé Tintin lors des rares enquêtes qu'ils avaient partagés, et de Nestor, inquiet.

Il n'eut pas le temps de poser sa question que Max, tenant dans sa main un chapeau taché d'une couleur marronnasse bien trop familière à son goût, lui répondait :

"Tintin a disparu."


Et fin du chapitre 1 !

(et oui, un cliffhanger. J'essaye de retrouver mes délicieuses habitudes ^^)

Alors, quels sont vos pronostiques sur la suite ? ^^

Bisous =D