Disclaimer: toujours pareil, je n'ai pas acheté les Malefoys, donc ils ne sont pas à moi. Je me contente de les enquiquiner un peu.
Décidément, soit je mets un an à poster le chapitre suivant, soit je l'ai sous le coude et je trépigne tellement que je peux à peine attendre le lendemain. Du coup, je poste aujourd'hui... on va dire que c'est parce que c'est le week-end :)
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Chapitre 2
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La guerre des roses (épineuses)
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Pour commencer, il avait eu un mal fou à dissuader Narcissa d'appliquer la coutume des Black concernant les elfes de maison. Qu'ils aillent se frapper la tête contre les murs, s'ébouillanter ou se coincer la tête sans le moule à gaufre encore chaud parce qu'ils avaient oublié le citron dans le thé, c'était tout à fait normal. Mais pas question qu'on les décapite pour cause de sénilité ou d'incompétence.
Suite aux réflexions douces-acerbes assénées par Narcissa au lendemain de leur nuit de noces, Lucius s'était fait une idée assez précise, hélas, de ce que sa tendre épouse entendait par « compétence » dans un certain domaine. Si elle avait le même degré d'exigence avec les elfes de manoir, le couple Malefoy en serait bientôt réduit à gratter lui-même à la brosse à dents les interstices des lames de parquet, sous l'œil gouailleur d'une centaine de têtes empaillées. Sans compter que Lucius craignait (déjà) les pensées saugrenues qui pourraient saisir sa femme quand lui-même vieillirait. Un soir de beuverie, Severus avait bafouillé que sa physionomie était suffisamment remarquable pour qu'on la naturalise, mais le descendant des Malefoy ne tenait pas à ce que quiconque le prenne au mot.
Ne pouvant espérer convaincre Narcissa avec de telles raisons, il argua la tranquillité domestique : un tel bouleversement dans leur vie risquerait de provoquer une révolte larvée des elfes. Devant la moue (toujours délicieuse, mais qui devenait légèrement crispante) de sa femme, Lucius s'expliqua : les elfes ne pouvaient désobéir, mais ils ne se priveraient pas de prendre des initiatives déplaisantes quoi que sans danger pour leurs maîtres. C'était un coup à se retrouver avec de la pimentine dans son café ou des gnomes dans ses pantoufles, ça. Il eut le malheur d'ajouter : « Et des Botrucs dans son lit ». Par la suite, Narcissa eut la décence de s'excuser pour le cocard aux couleurs de 4 maisons de Poudlard dont elle affligea son époux : n'ayant pas suivi l'option Soin aux créatures magiques, elle avait donné un tout autre sens au vocable « Beaux Trucs ».
Ben voyons. En contemplant les dégâts dans le miroir (qui se payait sa tête), Lucius se dit qu'après quelques quiproquo du même tonneau il risquait de moins croire aux sur-lendemains (oui, il devenait pessimiste) meilleurs qu'aux lendemains qui déchantent.
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Les épouses insupportables existent, et Lucius était désormais bien placé pour le savoir. Certes, il ne s'attendait pas à ce que Narcissa soit éperdument éprise de lui (ce n'était, somme toute, qu'un mariage arrangé), ni même franchement amoureuse, mais il espérait au minimum un statut quo de non-agression. Pas que sa femme dépense toute son énergie à lui ficher sa journée en l'air, voire les suivantes. Son record s'élevait à une semaine de gâchage de vie prévisionnel, grâce à une redoutable combinaison de
- dépenses inconsidérées (d'où d'interminables pour-parlers chez Gringotts)
- vacheries adressées à ses meilleurs amis (là, les effets s'étaient même prolongés : Nott avait attendu 15 jours avant de lui envoyer une beuglante sternutatoire pour lui dire ce qu'il pensait des sous-entendus de mme Malefoy)
- et rendez-vous (inutiles, ennuyeux et impossibles à décommander) pris sans son consentement.
Face à un tel étalage de perversité serpentarde, Lucius (qui n'était pourtant pas un débutant en la matière) restait désarmé. Sa femme était bien plus insupportable qu'il ne le serait jamais, impossible de lui rendre les noises de son gallion. Ou tout simplement de lui chercher noise. A part lui lancer quelques sorts (impensable, à moins qu'ils ne soient mortels : Narcissa était une adepte du « Dent pour œil, sort pour dent » et « Qui vole un œuf réveille le dragon »), il ne voyait pas d'issue.
A force de déchanter, sa vie devenait une insupportable cacophonie.
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Avant le chapitre suivant (il y en aura 7 au total): merci aux revieweuses!
(moâ? quémander des reviews?? ... ... ... bôh, juste un peu :)
