Salut, salut,
Donc voici ma toute première fanfiction, j'ai choisi d'en faire une sur the 100 parce que j'adore cette série et surtout le personnage de Murphy ! o/
J'espère que cette fanfiction vous plaira, sur ce voici quelques petites infos pour aider la lecture :
- Le point de vue sera principalement celui de Marshall mais il arrive que je le change pour celui de Murphy. Bien sûr je n'oublierai pas de vous le signaler si c'est le cas.
- Je risque de modifier quelques intrigues présentes dans la série donc essayez de ne pas trop vous y référencer pour ne pas être perdu.
Je pense avoir tout dit, bonne lecture et ne soyez pas timide sur les reviews !
Merci à Zephyra Lorem Varia pour ses reviews !
Get out | Small health in the woods.
Un bourdonnement incessant ne cesse de me vriller le crâne, je lâche un grognement rauque sous l'agacement et bouge ma tête en tout sens pour tenter de faire taire les nombreuses voix résonnant tout autour de moi. Rien à faire, elles persistent et je sens un horrible mal de tête me foncer dessus. Des rires, des cris, des disputes. Tout se mélange comme un cocktail d'explosif prêt à disperser chaque bout de ma cervelle un peu partout. Mes pieds se balancent dans le vide, je crois que je suis assise mais pourtant tout me parait différent. Après de longues minutes passées à écouter les bruits m'entourant, je me décide à ouvrir les yeux.
Face à moi se trouvent plusieurs autres adolescents, assis ou attachés contre un mur. Très peu sont encore endormis, je fais parti des derniers à avoir reçu le tranquillisant et je préfère me dire que c'est pour ça que je suis l'une des dernières et non à cause du fait que je sois une dormeuse compulsive. Mes yeux encore endormis se posent sur une ceinture rouge me maintenant assise contre le siège. Je tire dessus pour voir si elle est assez solide, j'entends un léger cliquetis et m'arrête aussitôt de peur de la casser avant notre arrivée. Le vaisseau, enfin si on peut l'appeler comme ça, n'a pas l'air au meilleur de sa forme. Il a l'air fragile et tellement vieux, à croire que le Conseil fait tout pour que l'on meure avant de toucher la terre ferme.
Quelqu'un me donne un coup d'épaule, peut-être n'a-t-il pas fait exprès ce qui ne serait pas étonnant au vu des turbulences que l'on commence à subir. Je crois qu'on se rapproche de l'atmosphère. Une fois encore, je me fais bousculer. Mes dents se resserrent et je décide enfin de regarder ce perturbateur. Son visage m'est familier et pourtant j'ai du mal à retrouver son nom. Son sourire moqueur et ses yeux clairs, sa cellule n'était pas très loin de la mienne. Je plisse légèrement les paupières pour me concentrer et enfin je me souviens, c'est lui le fils du voleur de médicaments. Murphy.
« Marshall, c'est ça ? Bien dormi à ce que je vois, dit-il en pointant le coin de ses lèvres. »
Mon cerveau encore dans les vapes met du temps à comprendre ses mots, il se met donc à rire et c'est seulement à ce moment que je capte le filet de bave ayant dégouliné sur mon menton. Je m'empresse de l'essuyer d'un revers de la manche et le remercie d'un hochement de tête. J'aurais eu l'air bien bête avec ce chemin d'escargot sur la face. Ma tête tourne encore mais je me sens un peu mieux si on oublie les horribles nausées me tenant par la gorge. C'est la première fois que je fais un voyage pareil et j'espère que ce sera la dernière, je crois que je vais vomir si ça continue.
« Tu devrais garder la tête en arrière, souffle-t-il à mon attention. »
Je secoue ma main de droite à gauche pour lui dire que ça va mais à ce même moment les secousses deviennent encore plus violentes, ça y est on va tous crever. Je sens mon cœur se faire balloter en tout sens alors que de nombreux écrans s'allument pour faire apparaître la face du Chancelier. J'entends aussitôt des protestations et des insultes éclater, je préfère garder le silence, ça ne sert pas à grand-chose de l'injurier s'il ne nous entend pas alors à quoi bon gâcher sa salive ? Je m'accroche à ma ceinture de sécurité et balance ma tête en arrière comme me l'a conseillé le brun. Effectivement, les remontées d'acide cessent enfin. Je lâche un soupir de soulagement en sentant la douleur s'atténuer.
Le Chancelier nous parle alors de bracelet, je baisse aussitôt les yeux sur mon poignet et observe l'anneau de métal entourant ma peau. Il dit que grâce à celui-ci ils pourront scruter nos signes vitaux et notre état de santé. Je comprends à quel point ces bracelets leur sont importants, ils leurs permettront de savoir si la Terre est encore un endroit vivable ou non. Nous ne sommes que des cobayes à leurs yeux, 'sacrifiables pour nos crimes' comme le dit si bien notre cher Chancelier. Ils vont nous regarder mourir un à un, griller à cause des radiations comme si on était que des bouts de viande. Mais si la Terre est encore habitable, nous serons libres. Je souris à cette idée et me met déjà à imaginer à quoi pourrait ressembler ma vie sur notre planète d'origine.
C'est alors que les parachutes s'ouvrent, mon estomac tout comme mon cœur semblent remonter en moi, j'entends des cris puis les écrans s'éteignent tous brusquement. Quelque chose ne va pas. En sentant mon siège cesser de vibrer, je remarque qu'il n'y a plus aucun bruit de moteur et je décide alors de retirer ma ceinture. La gravité est revenue à la normale, on y est. Tout le monde se jette déjà sur les portes, je préfère rester à l'écart et les observer faire. On ne sait pas ce qui se tient derrière cette porte et nous voilà livrés à nous-mêmes.
Un homme vêtu d'un uniforme de garde se tient devant la porte, on dirait bien qu'il se prend déjà pour le chef et ça ne m'étonnerait pas que tout le monde se mette à l'écouter au doigt et à l'œil. Je ne crois pas qu'il fasse parti des 100 et ça ne m'intéresse pas vraiment de savoir ce qu'il fait ici. Il se décide enfin à abaisser le levier, les portes s'ouvrent dans un horrible crissement métallique. Je grimace en sentant mes oreilles m'envoyer des appels à l'aide mais j'oublie vite ce désagrément pour me concentrer sur le vent d'air frais pénétrant mes poumons. Une vive lumière inonde le vaisseau, m'aveuglant plusieurs longues secondes. Dès que ma vue se stabilise, je sens que mon corps a cessé de m'écouter pour avancer de lui-même. Je bouscule les gens sur mon passage, ne prenant pas la peine de m'excuser, entièrement hypnotisée par les couleurs composant le paysage se tenant face à moi. Je dévale la rampe à toute vitesse puis me stoppe net au milieu de toute cette verdure. Je lève mes yeux vers la cime des arbres qui semble toucher le ciel tandis qu'autour de moi résonnent les cris de joies des autres.
Sans que je ne m'en rende compte un sourire vient étirer mes lèvres et un cri s'échappe de ma gorge. Enfin, je suis libre ! Je tourne sur moi-même et respire à grande bouffée. L'air est encore plus pur que dans l'Arche, jamais je n'aurais cru sentir le vent souffler sur mon visage. Les larmes me montent aux yeux mais je les ravale vite en me rappelant que l'on va devoir trouver un moyen de se nourrir. Avec un peu de chance des animaux vivent dans ces bois, peut-être que la vie existent encore sur cette terre radioactive. L'envie d'aller vérifier mon hypothèse devient trop forte, je m'empare d'un couteau trainant sur le sol et le glisse dans la ceinture de mon pantalon. Après avoir resserré ma queue de cheval, je me lance dans mon expédition.
A peine ai-je franchi la lisière de la forêt que je sens quelque chose ou plutôt quelqu'un m'attraper par le bras. Sans vraiment réfléchir, j'attrape mon couteau, fauche les jambes de l'inconnu et plaque la lame contre sa gorge dès qu'il fut à terre. Il lève les mains pour me montrer qu'il ne me veut aucun mal et affiche un sourire en coin. Qu'est-ce qu'il me veut encore ? Je soupire et écarte l'arme de sa peau avant de me relever.
« Qu'est-ce que tu fais ici, Murphy ? Ne me dis pas que tu me suis, dis-je en rangeant le couteau.
- Je te suivais en fait, je me demandais ce qu'une petite santé comme toi allait faire seule dans une forêt, répondit-il en s'époussetant.
- Petite santé ? J'aurais très bien pus te tuer il n'y a même pas deux secondes.
- Oui, et je t'avoue que j'm'y attendais pas. Où est-ce que t'as appris à faire ça ? »
Je lâche un nouveau soupir en l'entendant me poser toutes sortes de questions, je n'ai vraiment pas envie de lui parler et le voir vouloir en apprendre plus sur moi m'énerve plus qu'autre chose. J'enfonce alors mes mains dans les poches et décide de l'ignorer en lui tournant le dos. Je n'aime pas vraiment les bavardages inutiles, ni la compagnie d'ailleurs. Je me qualifierai moi-même d'ermite en réalité. J'aime bien la solitude, elle ne nous abandonne jamais au moins. Et puis, je ne fais pas confiance à ce type. Même s'il a été sympathique jusque là, j'ai du mal à le sentir – peut-être à cause de son stupide sourire moqueur.
J'entends ses pas s'éloigner, je crois qu'il a comprit. Au moins il n'est pas totalement idiot, c'est déjà ça. Je continue de m'avancer entre les arbres tout en retenant chaque détail afin de ne pas me perdre.
Ça doit bien faire deux heures que je marche et j'ai l'horrible impression de tourner en rond. Tout semble se ressembler et mis à part quelques vestiges datant sûrement de plus d'un siècle, je ne vois rien d'intéressant. Le soleil commence à pointer à l'horizon et le temps se refroidit, je ferais bien de rentrer au campement. Je tourne alors les talons quand j'entends un petit couinement provenir de ma droite. A peine ai-je tourné les yeux vers la provenance du son qu'une sorte de rongeur se met à grimper le long d'un tronc gigantesque, je l'observe réaliser sa folle course avec une étincelle dans le regard. Il reste donc de la vie, il doit sûrement y avoir de plus gros animaux. Je m'approche de l'arbre où se trouve la bestiole et alors qu'elle se dirige vers son nid une flèche vient la transpercer en plein dans l'œil. La boule de poil s'écrase à mes pieds me faisant sursauter, un petit cri s'échappe de mes lèvres sous le choc et je lève aussitôt les yeux vers une ombre se faufilant entre les buissons. Je repose mon regard vert sur l'animal mort. Nous ne sommes pas seuls.
En voyant le sang du rongeur s'écouler le long de la flèche, je sens une vague de panique monter en moi. Peut-être cette chose va revenir pour me tuer à mon tour, si elle n'a pas déjà sa flèche pointée sur moi. J'inspire profondément pour tenter de garder les idées claires et me met courir aussi vite que je le peux vers le reste du groupe.
Malgré l'obscurité régnant désormais dans la forêt, j'arrive à me diriger grâce aux cris des autres adolescents. Pourquoi sont-ils si bruyants ? Je commence à voir une lumière rougeâtre danser entre les troncs d'arbre. Une fois libérée de cette forêt, je tombe nez-à-nez avec le groupe d'humains chantant et dansant autour du feu. On dirait qu'ils se sont déjà habitués à la Terre mais je n'arrive pas à partager leur joie. Je n'arrête pas de revoir cette ombre revenir en boucle dans mon esprit tout comme la flèche poignardant le pauvre animal.
Au centre, je crois apercevoir le garde infiltré Bellamy. Il scande des paroles incompréhensibles à cause du brouhaha, mais les gens l'écoutant réagissent assez bien. Ils le voient déjà comme un chef on dirait. Il y a Murphy aussi qui se tient à côté de lui, il répète tout ce que dit Bellamy comme le ferait un second. Ils ont déjà trouvé leur place à ce que je vois. Je les observe dans mon coin tout en écoutant d'une oreille distraite leur discours. On dirait vraiment qu'il va se présenter aux élections, il aurait très bien pu faire parti du Conseil. J'entends alors des cris ainsi que des acclamations, ils ne cessent de répéter les mêmes mots chargés de violence. Je me détache du mur et m'approche du groupe pour tenter de voir ce qu'il s'y passe. Ils se sont formés en cercle autour de deux types se tapant à la figure. Ils se comportent comme des animaux, mais ça ne devrait pas m'étonner – on est tous des délinquants après tout.
Un d'eux tombe à terre, il est déjà bien amoché et semble avoir un poignet cassé, il demande d'arrêter mais l'autre continue de le battre à coups de pieds tout en rigolant. D'habitude j'aurais laissé les choses se faire puisque ça ne me regardait pas mais là tout est différent, je ne peux pas les laisser s'entretuer juste pour l'amusement alors que quelque chose d'inconnu nous guette à l'extérieur.
Je décide alors de rentrer dans leur cercle et m'interpose entre les deux. Je tends ma main à l'adolescent étendu sur le sol puis referme ma prise sur ses doigts avant de le tirer vers moi. Je grimace en voyant son visage détruit et passe son bras autour de mes épaules pour l'aider à tenir debout. En me retournant je me retrouve face au visage contrarié de Murphy. Je l'observe de longues secondes puis sa voix vient briser le silence régnant jusqu'à lors entre nous.
« Qu'est-ce que tu fous ?
- J'arrête vos conneries, répondis-je en relevant un peu plus le garçon blessé.
- Repose-le, il a pas terminé son combat. »
Je lève alors les yeux au ciel et m'avance droit sur Murphy, il ne daigne pas se décaler ce qui me force à le dégager d'un coup de coude dans le torse. Je quitte rapidement le cercle et me dirige vers le vaisseau. Une fois à l'intérieur j'allonge l'adolescent qui commençait à devenir lourd et demande à une jeune fille de s'occuper de lui. J'en ai déjà assez fait, et à mon avis Murphy n'a pas digéré le coup ce qui devrait me valoir des représailles.
Je retourne à l'extérieur pour écouter la distribution des tâches ainsi que des tentes. Pendant mon absence ils avaient découpé les tissus des parachutes afin d'en créer des abris, je dois avouer qu'ils avaient bien travaillé.
J'écoute attentivement la file de noms accompagnée du numéro de tente et du poste attribués jusqu'à ce que vienne mon tour.
« Marshall, cria Bellamy au-dessus de la foule. »
Je lève alors le bras pour signaler ma présence et remarque Murphy se pencher vers son chef pour lui souffler quelques mots à l'oreille. Celui-ci hoche la tête ce qui fait sourire l'imbécile aux yeux clairs.
« Quatorzième tente et tu travailleras en cuisine, annonça-t-il avant de passer rapidement à la suite. »
Voilà donc la petite vengeance de ce stupide gamin, je lui lance un regard noir puis tourne les talons afin de chercher ma tente. Je n'ai vraiment pas envie de passer mes journées à préparer sa sale bouffe mais est-ce que j'ai le choix ? Si j'avais su qu'en venant ici je me retrouverai coincée à écouter les ordres d'une bande de boutonneux, j'aurai peut-être sauté par l'un des sas. Mais maintenant me voilà perdue au milieu de nulle part avec pour seule arme un petit couteau. Si seulement j'avais quelques provisions et une arme un peu plus imposante, je me serais déjà tiré de cet endroit pour vivre seule dans ces bois.
Je m'arrête devant une tente portant un gigantesque quatorze sur l'un de ces côtés, elle a l'air assez grande comparée à d'autres beaucoup plus petites. Sans plus attendre, j'écarte les bouts de toile servant de porte et entre à l'intérieur. Effectivement, c'est plus grand que ce que je pensais et pour cause on dirait bien qu'on sera deux à y vivre. Un deuxième lit est installé à l'autre extrémité de la tente, il y a déjà des affaires et un sac dessus. J'espère que ce colocataire sera pas trop bavard sinon ça risque d'être tendu.
Après avoir retiré ma veste et mes rangers, j'allume rapidement un feu dans le foyer situé au centre de la tente et observe le reflet des flammes sur le bracelet entourant mon poignet. J'ai vu que certains se mettaient déjà à l'enlever, tout ça pour empêcher l'Arche à venir nous rejoindre. Je me demande alors si je devrais moi aussi le retirer, au moins le Conseil s'en mordrait les doigts et je ne risquerai pas de revoir le visage de cette femme. Mais en agissant d'en mon propre intérêt je pourrais très bien condamner le reste des innocents vivant sur l'Arche.
C'est alors que quelqu'un pénètre dans la tente et me sort de mes pensées. Ce devait sûrement être l'autre occupant, je me redresse alors sur mes jambes et pose mes yeux sur l'arrivant. Et rapidement je sens mon corps se glacer face à son sourire moqueur.
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