Corriger par: noemieb85.

POV Caroline

Une semaine avait passé depuis que ma mère avait accepté l'offre de Niklaus et annulé les fiançailles entre Tyler et moi. Je ne pouvais m'empêcher de pleurer alors que je savais que plus jamais je ne pourrai voir Tyler, et surtout que je ne pourrai pas être son épouse. J'avais la chance d'épouser un homme que j'aimais mais évidemment quelqu'un en avait décidé autrement. C'était peut-être mieux comme ça, plutôt que des gens soient blessés ou pire tués par ma faute.

Ma mère avait eu le temps de m'expliquer pour Niklaus : il protégeait le village à condition que nous lui soyons loyaux. De plus, il n'était pas humain mais un vampire. Elle m'avait expliqué exactement ce qu'il était vraiment et cela m'effrayait, je l'avoue. Il avait beau m'offrir des tonnes de cadeaux, cela ne m'empêchait pas de m'inquiéter et surtout de lui en vouloir. Et le lendemain je devrai partir pour devenir son épouse.

Mais ce soir-là il y avait une réception qui avait été organisée pour moi. Je n'avais pas le cœur à m'amuser mais je devais faire bonne figure. Je finissais de me préparer et j'avais mis une robe de couleur bleu ciel et blanche. J'allais ensuite rejoindre les invités qui étaient dehors en train de commencer les festivités.

Ma mère vint vers moi et me serra contre elle.

- Essayez de faire bonne figure, me dit-elle.

- Je sais mère, répondis-je.

- Je suis désolée.

- Vous n'y pouvez rien.

Je saluai les invités et les remerciai de s'être déplacés. Soudain, j'entendis des chevaux se rapprocher. J'observai ce qui se passait et là je fus frustrée de voir mon futur époux ici. Il ne pouvait pas attendre le lendemain ? Non, visiblement il avait décidé de venir plus tôt. Les gens du village se figèrent mais ils se reprirent et le saluèrent. Niklaus me vit et sourit avant de venir me rejoindre. Je le saluai alors qu'il me fit un baisemain.

- Heureux de vous voir de nouveau Caroline, dit-il.

- De même, mentis-je.

- J'ai un cadeau pour vous.

- Je... Vous n'étiez pas obligé...

- Ne le refusez pas, répondit-il en sortant un collier en or avec des pierres précieuses.

Il me le mit autour du cou et je ne pus m'empêcher de le trouver magnifique.

- Vous n'étiez pas censé être là avant demain, intervint ma mère.

- J'ai décidé de passer voir Caroline, je pense qu'elle aimerait mieux me connaître avant de m'épouser, contra-t-il.

Je ne dis rien et me contentai de rester silencieuse. Ma mère me regarda et je hochai la tête pour lui dire que ça allait.

- Très bien, accepta ma mère.

- Venez Caroline, me dit-il.

Il me tendit son bras et je le pris alors qu'il nous éloignait de la fête. Une fois qu'on fut plus loin, il s'arrêta.

- Vous vous sentez bien ? me demanda-t-il.

- Oui, pourquoi me sentirais-je mal ? répliquai-je.

- La dernière fois qu'on s'est vu, vous avez osé me contredire, et là, plus rien.

- Je m'efforce de faire bonne figure.

- Je me doutais que ce n'était pas parce que vous m'appréciiez.

- Je ne vous aime pas mais je dois faire avec vous, donc j'essaye d'être la plus agréable possible.

- Vous essayez vraiment de faire bonne figure ou vous avez peur de moi ? demanda-t-il en me fixant d'un air amusé.

- Ça vous plairait que je vous dise que j'ai peur de vous ? le questionnai-je d'un ton froid.

- Oui, j'avoue, dit-il.

- Je n'ai pas peur de vous mais en revanche j'ai peur de ce que vous pourriez faire aux autres.

- Tant que vous êtes une bonne fille, je n'ai aucune raison de m'en prendre à qui que ce soit.

Une bonne fille ? Je trouvais cette phrase assez insultante : je n'étais pas un chien pour qu'il ose me parler ainsi !

- Pourquoi m'avoir choisie ? demandai-je.

- Vous êtes magnifique et forte, j'aime beaucoup cela, me répondit-il.

- Il y a plusieurs filles qui le sont plus que moi.

- Elles sont sans intérêt, pour moi vous êtes la perfection et votre odeur est tellement attirante...

- Et ça ne vous fait rien d'avoir gâché une relation amoureuse ?

- L'amour est une faiblesse Caroline, vous l'apprendrez bien assez tôt.

- Comment pouvez-vous penser une chose pareille ? L'amour n'est pas une faiblesse, au contraire c'est une force, n'aimez-vous donc personne ?

Il m'observa avec un sourire amusé. Il semblait fasciné par mes mots, vu son regard.

- Sachez que j'aime que ma famille, je ne m'attache que très rarement, me répondit-il.

- Donc à quoi bon de prendre une épouse ? demandai-je.

- Et bien disons que j'ai besoin de distraction…

J'étais sûre qu'il cachait quelque chose mais je compris que ça ne servait à rien d'essayer de savoir quoi, car jamais il ne me répondrait. Je le découvrirai bien assez tôt et dans un sens cela m'effrayait car je ne savais pas ce qu'il attendait de moi exactement.

- Vous ne semblez pas être convaincue, me dit-il.

- Non car je sais que vous me cachez quelque chose, affirmai-je.

- Vous n'avez pas qu'un joli visage, vous êtes également intelligente, reprit-il, amusé.

- Ça veut dire que vous allez enfin m'expliquer ce que vous attendez de moi ?

- Non, mais tout ce que je peux vous dire c'est que vous n'aurez rien de plus à faire que votre devoir d'épouse. Maintenant parlez-moi de vous.

- Que voulez-vous que je vous dise ?

- Ce que vous aimez et détestez.

- J'aime les chevaux, les randonnées, la musique et la danse, lui dis-je.

- On va pouvoir s'entendre, je pense. Aimez-vous l'art ?

- Oui, je l'apprécie.

- Tant mieux car je l'apprécie aussi.

- Pouvons-nous retourner aux festivités, maintenant ? demandai-je.

- Nous y retournerons quand je l'aurai décidé ! dit-il soudain d'une façon des plus glaciales.

Son changement d'humeur était si soudain que je ne savais plus quoi dire. Surtout qu'en plus il me faisait peur.

- Bien... repris-je.

- Approchez.

- Pourquoi ? demandai-je, inquiète.

- Faites ce que je vous dis ! m'ordonna-t-il.

À contre cœur je m'avançai vers lui. Je ne savais pas pourquoi il voulait que je m'approche mais ça ne me disait rien de bon. Soudain, il me saisit brutalement par les épaules.

- Ne vous avisez plus de me contredire, sinon je vous ferais regretter de m'avoir désobéi, est-ce clair ? me menaça-t-il.

- Oui, c'est clair, répondis-je d'une voix tremblante.

- Maintenant, embrassez-moi, me dit-il.

L'embrasser après qu'il ait osé me menacer ?! Il rêvait ! Je voulais bien ne plus lui désobéir mais hors de question de l'embrasser !

- Je ne le ferai pas, pas après que vous m'ayez menacée ! m'emportai-je soudainement.

Il sembla surpris par mon refus et ma réaction. Oui, j'étais en colère, non seulement qu'il ose me menacer mais en plus qu'il me demande juste après de l'embrasser. Sa prise sur mes épaules se resserra alors qu'il avait un sourire qui me fit froid dans le dos.

- Alors il y a deux solutions : soit je m'en prends à vos proches jusqu'à ce que vous me cédiez, soit je peux vous forcer à m'embrasser grâce à l'une de mes capacités, choisissez.

- Vous n'oseriez pas ?!

- Bien sûr que si, ma douce, mais je ne ferai ni l'un ni l'autre si vous m'embrassez.

- J'aime Tyler !

- Et alors ? Il ne sera jamais votre époux alors que moi je le serai d'ici quelques jours !

- Oui, car vous avez obligé ma mère à annuler mon mariage avec Tyler !

- Très bien, vous l'aurez voulu !

Il me regarda soudain dans les yeux et j'eus l'impression de ne plus être en état de réfléchir : je ne pouvais plus bouger.

- Je vous ordonne de m'embrasser avec passion, me dit-il d'une voix douce.

Je ne pouvais plus me contrôler alors qu'une irrésistible envie de l'embrasser me prit. Je mis mes mains sur ses épaules avant de l'embrasser avec passion. Il répondit à mon baiser avec autant d'ardeur que moi et je sentis une étrange sensation dans mon ventre tandis que ses mains me caressaient le dos tout en me rapprochant de lui. Mes mains étaient maintenant dans ses cheveux, en train de les lui caresser. Il arrêta le baiser en me repoussant brusquement.

- Ne m'obligez plus à faire ça ! me dit-il froidement.

Je ne comprenais pas ce qui m'était arrivé. C'était comme s'il me contrôlait et que je ne pouvais rien faire contre lui. Je compris à ce moment-là que c'était le cas. Je baissai les yeux, me sentant honteuse de m'être laissée faire. Comment avais-je pu ?! Quelle idiote !

- Vous pouvez retourner à votre réception, reprit-il.

Je ne me fis pas prier et retournai à la fête. Arrivée là-bas, je vis que tout le monde s'amusait. Mais je remarquai que Tyler était également présent. Il me regarda et me fit signe de le rejoindre avant de rentrer dans une grange. Je regardai autour de moi pour voir si personne ne m'observait puis j'allai le rejoindre. Une fois à l'intérieur de la grange, Tyler me prit dans ses bras. Je me laissai aller à cette étreinte qui me fit beaucoup de bien.

- Caroline, si tu savais comme tu vas me manquer, me dit-il.

- Si tu savais comme je t'aime, répondis-je.

- Si j'avais su, je t'aurais demandé en mariage plusieurs mois plus tôt, tu n'aurais pas à épouser un autre homme, dit-il, peiné.

- Tyler...

- Nous devrions nous enfuir, toi et moi.

- Tyler, il s'en prendrait à nos proches et ensuite il nous traquerait et nous retrouverait. Si nous faisions ça, il nous le ferait payer...

- Tu ne crois pas que je te laisserai avec lui ?!

- Nous n'avons pas le choix...

- Alors je ne peux rien faire pour toi ?!

- Si, viens.

Je l'entraînai au fond de la grange. Je voulais que Tyler soit le premier à m'avoir, comme c'était prévu. J'aimais cet homme et je voulais qu'il m'aime. Je m'allongeai sur le foin alors que Tyler m'observait, étonné.

- Je veux que tu sois le premier, murmurai-je.

- Caroline..., dit-il, hésitant.

- S'il te plaît...

Il poussa un soupir avant de se coucher sur moi, m'embrassant avec tout l'amour et la passion qu'il avait pour moi. Je me laissai aller au baiser alors que l'une de ses mains délassait le devant de ma robe et que l'autre remontait sous ma robe pour caresser délicatement mes jambes. Ses caresses provoquaient un bien-être indescriptible en moi alors que l'une de ses mains caressait l'un de mes seins. Je lui caressai délicatement les épaules, le rapprochant davantage de moi. Je ressentis la même drôle de sensation dans mon ventre que tout à l'heure. Je désirais cet homme que j'aimais. Je lui enlevai sa chemise alors qu'il commençait à défaire son pantalon.

Soudain, la porte de la grange s'ouvrit et là, je vis avec horreur qu'il était là. Il était furieux et je compris que j'allais le regretter amèrement.