— 01 —
Royaume-Uni, Londres
1er Novembre
Jour 1
Sherlock Holmes s'étira sur le lit et profita des premières lueurs de la matinée. Les jours diminuaient radicalement ces derniers temps, l'hiver approchant à grands pas. Il pouvait reconnaître les premiers signes de Noël : des lumières installées dans les rues, les vitrines regorgeant de produits à offrir, l'atmosphère chaleureuse des foyers.
Il se retourna vers la douce chaleur qui émanait de son Oméga. Son odeur chocolatée apaisait le détective, qui ronronna de plaisir avant de se blottir contre son corps.
— Salut beauté, murmura John Watson, réveillé par les ronronnements de son amant.
— Hmm.
— Tu ne parles plus ? le taquina l'Oméga, caressant la chevelure de son Alpha qui se comportait comme un félin aujourd'hui.
Sherlock ouvrit peu à peu les yeux et esquissa un sourire malicieux avant de se jeter à corps perdu sur son Oméga, le dévorant de baisers.
— Oi, Sherlock !
— Mmm, huma le félin qui se frotta contre le torse du médecin.
John tenta de se dégager de l'étreinte mais Sherlock le maintint sur le lit. Enfourchant son Oméga, il procéda à l'examen minutieux de ses tétons. Avec efficacité, puisque ce dernier soupira d'aise sous les léchages impertinents de son amant ronronnant.
— Sherlock ! Je ne suis pas encore en chaleur, haleta John entre deux gémissements.
— Non, pas avant trois bons mois. Pourquoi as-tu un cycle de six mois, hein ? Pourquoi n'es-tu pas un A Oméga qui tombe en chaleur dès qu'un Alpha s'approche de lui ? couina Sherlock qui s'attaquait à son cou.
— Parce que je suis un B Oméga normal et c'est déjà bien que j'ai arrêté mes traitements anti-chaleur ! Estime-toi heureux que je ne sois pas... Argh ! Un... A Oméga. Sinon, oh ! Sinon... tu devrais... me... protéger... tout le... temps. Là, Sherlock ! réussit-il à prononcer avec toute sa bonne volonté.
— Mm... l'idée me plait bien. Toujours attaché à moi, sans la possibilité de me quitter sous peine de te faire attaquer par les Alphas et même les Bêtas du coin !
Et Sherlock redoubla ses mordillements, laissant sur le cou de l'Oméga de profondes marques visibles. Il examina son chef d'œuvre avant de s'attaquer au ventre -et plus bas-. John était exquis sous son emprise et il gigotait d'une manière plus que délectable. Chocolat mêlé aux hormones Omégas envahirent à nouveau les narines du détective, qui se jeta de nouveau sur son amour, se délectant de sa peau douce.
John ne se sentait plus lui-même depuis un bon bout de temps déjà. Alors, il croisa ses jambes autour des hanches de son Alpha et d'un roulement de rein, lui indiqua sa volonté. Sherlock ne se fit pas prier. Après lui avoir donné un énième baiser, bien plus langoureux cette fois-ci, il le pénétra d'un geste précis, après avoir bien étalé une bonne couche de gel lubrifiant.
— John ! Comme tu es étroit...
— Normal, je ne suis pas en chaleur ! couina John en reprenant sa respiration.
Sherlock attendit que les muscles de l'Oméga se détendent avant d'entrer davantage. Au dehors des périodes de chaleur, les Omégas étaient rarement lubrifiés, sauf cas extrêmes comme les A Omégas. Ce que Sherlock déplorait, car les préparatifs pouvaient s'avérer bien longs quand on avait un séduisant Oméga à portée de hanches.
— Vas-y, c'est bon, souffla John.
Sherlock pénétra plus en profondeur, et les deux hommes gémirent de plaisir sous la friction. Puis l'Alpha commença doucement ses va-et-vient. John regardait son amant faire, les yeux emplis de désir et d'amour. Il se courba contre Sherlock et se masturba.
La tension monta, monta, monta et il craqua. Il agrippa les hanches de son amant, plantant ses ongles dans la chair en sueur. Ce dernier l'embrassa à pleine bouche, leurs langues se cognant et leurs mains partout sur la peau de l'autre. Sherlock grogna de plaisir entre deux coups de langues et planta ses lèvres contre le cou offert par John. Ils renouvelèrent leur liaison, morsures par-ci, par-là, avant que l'Alpha ne se redresse et accélère soudainement ses mouvements.
— Tu m'appartiens.
— Oui Sherlock...
— Et je suis à toi... toujours...
John ferma les yeux sous la tension insupportable et griffa le dos de son amant qui, soudain, le pivota sur lui. Assis sur Sherlock, John continua les va-et-vient tandis que son amant jouait avec son pénis. Le plaisir monta encore, les coups devinrent frénétiques, haletant, baisant, griffant, mordant et enfin... l'extase.
*xXx*
— Sherlock ?
— Mm... ronronna le félin tout en recouvrant son Oméga de baisers tendres.
— Je pense que Mrs. Hudson ne va plus oser entrer à l'improviste avant un certain temps, plaisanta John.
— ...
Ils restèrent enroulés l'un dans l'autre sur le lit défait par l'amour. Savourant leur présence respective, ils se perdirent dans leurs pensées.
— Sherlock ? dit John quelques temps plus tard.
— Mm... Tu sens bon, répondit l'Alpha tout en reniflant le cou de son Oméga.
—Je pense que nous sommes bien comme ça, tous les deux... Enfin, tu vois..., balbutia John.
Il avait voulu avoir cette discussion depuis longtemps, mais un accord tacite semblait jusqu'alors faire l'affaire. Sauf qu'il désirait avoir une certitude.
— Je le sais, je l'ai compris depuis le jour où nous nous sommes rencontrés. Je ne pense pas non plus que ce soit sage d'avoir un enfant avec nos modes de vie respectifs. Même si je conçois que Mycroft serait ravi d'avoir un neveu, et donc potentiel successeur, répondit Sherlock en s'asseyant sur le lit.
Il continuait cependant ses caresses, effleurant les bras bronzés de John.
— Et ça ne te dérange pas ? Je... un Oméga comme moi devrait te donner des enfants avant tout, et je ne savais pas comment aborder le sujet, balbutia l'Oméga en se recourbant sur lui.
— Non, John. Je ne t'imposerai jamais quelque chose que tu ne désires pas. Même si j'avais voulu être père et que ma nature me le dicte, je respecte tes choix. Et ils sont également les miens, si cela te rend heureux. Je ne pourrais jamais vivre en sachant mon Oméga malheureux dans le couple. Je te le promets. Jamais je ne t'obligerai à quoi que ce soit. Et malgré mon éducation traditionnelle, je ne te demanderai jamais de te soumettre à moi comme le font les Omégas de familles plus classiques. Tu es libre dans tes choix, et je t'aime pour cela.
Il passa sa main dans la chevelure blonde de son Oméga et chercha tendrement son regard. Jamais il ne pourrait le mettre en laisse. John aimait trop sa liberté, habitué à vivre parmi les Bêtas et jamais liés -avant lui-.
— Merci, Sherlock. Je t'aime aussi.
— Mais je n'accepterai pas que tu te mettes en danger, même pour moi. Tu restes quand même mon Oméga et il est de mon devoir de te protéger, ajouta Sherlock, un sourire malicieux sur les lèvres.
— Et c'est mon devoir d'assurer que tu manges et prennes soin de toi, le taquina John.
Il chatouilla son Alpha qui riposta. Retombant sur John, Sherlock le prit fermement dans ses bras et lui murmura des « je t'aime » à foison. John, les larmes aux yeux -il était incroyablement sensible depuis qu'ils étaient liés-, répondit la même chose. Ils restèrent ainsi pendant une petite heure avant que leurs ventres ne fassent connaître leurs avis. Et le téléphone portable de Sherlock sonna.
...
— Une nouvelle affaire nous attend, John ! En route ! s'exclama Sherlock, bondissant du lit et attrapant les premiers vêtements qui s'offraient à lui.
John éclata de rire à la vue du postérieur nu de son Alpha, et se précipita dans la douche.
Une longue journée les attendait.
*xXx*
Brésil, Sao Paulo
2 Novembre
Jour 2
Anna Ulanov était une jeune femme calme, gentille et pleine de bonté. Elle aimait d'un amour maternel ses nombreux frères et sœurs et veillait toujours à ce qu'ils aient tout ce qu'ils pouvaient désirer. Du moins, ce que son cœur et sa générosité pouvaient leur offrir. En effet, un salaire de journaliste dans un magazine de mode dédié aux Omégas ne pouvait qu'aider misérablement sa famille dans le besoin.
Heureusement, l'opportunité qui s'offrait à elle allait changer bien des choses. Pro-Bêtas, puisque les B Omégas bénéficiaient du même traitement que les bêtas, elle avait enfin décroché le job de son rêve à la force de son travail et de ses convictions.
Elle allait s'installer à Londres, travailler dans un des plus grands journaux d'information du monde, le Daily Times, et servir de liaison privilégiée avec le Brésil : sa terre natale et le pays qu'elle s'apprêtait à quitter.
Ebouriffant une dernière fois la chevelure blonde platine de son plus jeune frère à la dynamique encore inconnue, elle embrassa ses parents, tous deux des Bêtas, et embarqua dans le vol à destination de Londres. La terre où la pluie ne cesse jamais, pensa-t-elle.
Vingt-neuf ans et enfin le job de ses rêves. Anna pouvait désormais montrer au monde de quoi elle était capable. Ce n'était pas parce qu'elle était une B Oméga qu'elle devait rester éternellement dans l'ombre des Alphas. Et en cela, elle remerciait les partis politiques pro-Bêtas qui avaient œuvré ces dernières années afin de rendre la vie plus facile et surtout, plus juste.
Installée confortablement dans l'avion, elle contempla ce que le futur allait lui réserver. L'entreprise lui avait donné un logement de fonction et, dès qu'elle aurait passé son permis de conduire, elle aurait même droit à un véhicule de fonction. Elle devrait travailler en binôme avec une personne qu'elle ne connaissait pas encore. Elle croisa les doigts pour que cette nouvelle vie puisse se passer sans problèmes.
Elle recherchait la tranquillité avant tout, une journaliste d'investigation côtoyait déjà bien trop de choses désagréables au travail.
Peu après le décollage, elle s'endormit en rêvant d'aventures, d'escapades citadines, de soirées culturelles mondaines et de son premier sujet... Son premier sujet qui était le suivi de la mise en application de la nouvelle Loi Internationale sur les dynamiques après le sommet du G8.
Une révolution, soi-disant.
*xXx*
Sherlock Holmes et John Watson retournèrent chez eux après une affaire de cambriolage qui s'était mal passée. Résultat : une jeune fille et son frère abattus en tentant de chasser les cambrioleurs.
Une affaire en somme classique. Le couple avait décidé de quitter la scène de crime lorsque Donovan et Dimmock n'arrivèrent plus à s'entendre. Gregory Lestrade était parti en congé pour deux semaines. Les dernières semaines et l'affaire des C bêtas avaient épuisé l'inspecteur au point que ce dernier avait été sommé de partir en congé forcé. Comme à son habitude, il avait protesté et mis en avant la nécessité de servir de liaison entre Sherlock et le Met, sans succès. Sherlock soupçonnait son frère de ne pas y avoir été étranger.
A propos de son frère, il savait que Merry continuait d'habiter sa chambre d'ami. Mais elle avait récemment publié un livre qui avait rencontré un succès inattendu. Connaissant Mycroft, elle ne devrait pas tarder à quitter le logis de l'aîné Holmes.
Il se décida à faire une chose qu'il n'avait alors jamais pensé faire de sa vie durant : il appela Merry.
*xXx*
Royaume-Uni, Londres
5 Novembre
Jour 5
Daiyu attendait patiemment l'arrivée de son compagnon de déjeuner dans un café non loin de King's Cross. Pianotant sur la table de ses doigts manucurés, le menton posé sur une main, elle s'amusait à observer les passants londoniens qui se pressaient pour prendre leur train.
A une époque, elle avait fait parti de ces voyageurs toujours pressés. Et pour quoi ? Elle n'avait plus rien à perdre désormais. Auteur, historienne, exploratrice free lance, elle se plaisait dans le métier qu'elle avait adopté il y avait dix ans de cela. Son dernier livre, dont Myc lui avait pressé d'en publier la traduction, connaissait actuellement un succès inattendu en librairie.
Elle ne savait pas comment l'histoire d'amour entre un Oméga et un Bêta pouvait attiser autant de ventes et de critiques plus ou moins élogieuses à son égard, mais il fallait dire qu'une des raisons était la présence de certaines thèses plutôt provocatrices. Ayant appris l'art de la provocation de par son père, elle savait comment manipuler les opinions en sa faveur et en sa défaveur...
"— Tu aurais pu être une fin diplomate si tu ne t'étais pas entêtée à apeurer les clients de ton père, lui dit Myc.
— Qui voudrait me prendre comme ambassadrice ? Il n'existe rien de pire qu'une Alpha-Oméga instable psychologiquement comme homme politique. Toi par contre, tu devrais sérieusement y songer. Je suis sûre que les offres ne devraient pas tarder à pleuvoir, lui répondit-elle en dévorant une part de gâteau au chocolat.
— Pour te dire la vérité... Le gouvernement britannique est venu frapper à ma porte il y a de cela trois jours.
— Tu rigoles ! C'est vrai ? Félicitations mon cher. Vous l'avez amplement mérité ! Employé avant même la fin des études, je t'envie.
Merry se leva, contourna la table de café et alla prendre son meilleur ami dans les bras. Mycroft rougit devant la publicité faite par la jeune femme mais resserra quand même l'étreinte."
Mycroft était un génie en la matière. Elle était donc impatiente de faire davantage connaissance du fameux Sherlock Holmes. Celui qui avait réussit à résoudre l'énigme de l'affaire Jack l'Eventreur 2 devait être un homme admirable.
En parlant du loup !
Elle vit entrer en trombe, dans un manteau hallucinant, l'homme qu'elle attendait. Vêtu d'un costume noir, chemise mauve et cheveux bouclés au vent, il détonait dans le petit café. Son statut d'A Alpha irradiait et les têtes se retournaient sur son passage. Il était... glorieusement sexy.
Sherlock Holmes s'approcha de la table où attendait Merry. Il observa la jeune femme.
Elle a pris du poids depuis la dernière fois, lèvres carmin, tenue simple mais distinguée. Un t-shirt blanc, un jean brut bordeaux patiné, une paire d'escarpins à talons cinq centimètres, la même chevelure crépue type parisienne à longueur épaules.
Un verre de Coca-Cola devant elle. Elle ne boit pas. Le cola est une habitude alimentaire. Non fumeuse, calme mais impatiente de me rencontrer. Parfum Oméga et Alpha à la fois. Etrange. Les finances vont mieux au vu de son pantalon, marque IRO, encore français. Le t-shirt est un basique, sans doute Zara ou American Apparel.
Les chaussures, je les ai vu sur le pallier de chez Mycroft. Elles datent d'il y a deux mois, achetés à son arrivée à Londres. Au vu du prix, je pense qu'elles faisaient parti des choses offertes ou financées par Mycroft. Non, définitivement financées. Sa veste est simple, une veste tailleur gris foncé, neuve puisqu'elle a pris du poids. Un manteau sur la chaise d'à côté. Marque britannique: Stella McCartney. Le sac rouge à bandoulière est d'un designer américain. 3.1 Phillip Lim, c'est son modèle phare.
Elle est enchantée de me voir. Elle cache quelque chose, même à Mycroft. Son livre marche bien et elle est encore sous le coup de la surprise.
— Sherlock, ravie de vous voir, dit-elle en se levant, tendant une main au détective qui la refusa.
Ce geste ne se faisait qu'entre les Alphas de position équivalente. Il ne savait encore rien de sa dynamique. Etrange.
— Daiyu.
— Vous avez cherché à me joindre et me voilà.
— Vous allez sans doute bientôt déménager de chez mon frère, n'est-ce pas ?
— Je le lui ai fait comprendre de la manière la plus succincte possible. Je lui ai demandé de m'acheter une batterie. Et comme il déteste les bruits assourdissants, il m'a signifié mon renvoi.
— En vérité, vous l'avez bien aidé.
Sherlock ne put contenir un sourire à cette anecdote. Il semblerait que cette femme ait bien plus de ressources qu'à première vue. Elle devait bien posséder certaines qualités pour avoir autant stigmatisé son frère.
— Je ne désire que son bonheur, le sais-tu ? Je me permets de te tutoyer, tu peux faire de même... Je pense que c'est la moindre des choses. J'ai atterri sur son pallier il y a presque trois mois avec pour tout bagage un sac à dos et une odeur pestilentielle. Il m'a offert un toit, trouvé un nouvel éditeur, fourni les nécessaires à toute femme qui veut réussir à Londres. Je pense qu'il est temps pour moi de prendre mon envol. J'ai loué un appartement non loin d'ici. Je sais que ce n'est pas le meilleur des quartiers, mais mes finances ne me permettent pas autre chose, dit Merry en regardant Sherlock droit dans les yeux.
— Les affaires de mon frère ne me regardent pas. Ce qui m'intéresse, c'est son attachement à toi.
— Je savais qu'elle allait venir, celle là ! Je le connais depuis vingt ans, voire plus. Je n'avais que dix-sept ans à l'époque et lui n'était encore qu'un étudiant en Spring Break. Je n'ai jamais rencontré une personnalité comme la sienne. Et si j'en crois ses dires, lui non plus n'avait jamais rencontré une personnalité comme la mienne. C'est aussi simple que cela. Deux-trois ans plus tard, j'allais à Paris et il avait pris l'habitude, avec Will, de me rejoindre dans la capitale française où nous passions nos week-ends. Depuis, nous avons toujours été amis.
— Sauf qu'il y a dix ans, vous vous êtes perdus de vu. Son comportement a radicalement changé du jour au lendemain.
— Il est devenu envahissant dans ta vie, n'est-ce pas ? demanda Merry, buvant une gorgée.
Sherlock hocha la tête.
— Ça ne m'étonne pas. Il était envahissant dans la notre, à Will et moi.
— Mais tu n'es pas liée, constata Sherlock en désignant son poignet.
Elle ne portait pas de bracelet révélateur du statut de « liée ». Sherlock avait offert un bracelet à John une semaine après son marquage. Depuis, John et lui-même l'arboraient fièrement, symbole d'appartenance.
— Will est décédé il y a dix ans de cela, voilà pourquoi nous nous sommes perdus de vu. Mais au fait, félicitations ! Mycroft m'a tenu au courant de ton nouveau statut.
— Merci. A vrai dire, je suis également venu pour te remercier d'avoir aidé mon frère lors de son... indisposition, marmonna Sherlock.
Il n'avait pas l'habitude de remercier les gens, mais quelque chose chez cette femme l'incitait à la gentillesse. Elle lui inspirait confiance comme peu de gens. John, Gregory, Molly et Mrs. Hudson faisaient partis des rares élus.
— C'est normal. Il a toujours désiré cacher cela. Je ne le comprends pas. Ce n'est pas la fin du monde pourtant.
— Pour un homme politique, si. C'est aussi dur, voire plus, que d'être un A Alpha.
— Gregory Lestrade le cache très bien d'ailleurs.
Et devant la mine étonnée de Sherlock, elle ajouta.
— Les A Alphas se reconnaissent entre eux. Si Mycroft n'avait pas eu son problème, je n'aurais jamais pu le voir. Mais une réaction aussi violente ne pourrait jamais être constatée sur un B Alpha, encore moins les Bêtas.
— Tu es donc une A Alpha ?
— Sherlock, ne me provoque pas. Je sais que tu me prends pour une idiote mais je suis quand même assez intelligente pour survivre sans le sou. Non, je ne suis pas une A Alpha, ni une bêta, ni une Oméga, etc. Je suis une Alpha-Oméga et je ne m'en cache pas.
Sherlock resta muet devant la révélation. Une Alpha-Oméga ! Voilà pourquoi elle avait un parfum si mitigé. Une Alpha-Oméga, la dynamique la plus rare, la plus étudiée, la plus légendaire qui existât au monde. Il chercha les mots, en vain. Son cerveau lui dictait tellement de questions qu'il ne savait plus par quoi commencer.
— Hé ! Je ne suis pas une bête de foire ! Tu n'es pas mieux, un A Alpha qui s'assume en plein cœur de Londres, s'exclama la jeune femme.
— ...
— En tout cas, bien joué pour l'affaire de l'éventreur. D'après ce que j'ai entendu, elle avait énormément d'enjeux. Avec le G8, et même Moriarty, il y avait de quoi faire. Je suis contente que vous ayez capturé les meurtriers.
— Mais Moriarty court toujours et cela, les médias ne se font pas prier pour en parler.
— Sherlock Holmes, inquiété par les médias ? le provoqua l'Alpha-Oméga en éclatant de rire.
— ...
— ...
— Tu en sais beaucoup plus que tu ne laisses transparaitre sur Moriarty.
— Tu n'es pas le frère de Mycroft pour rien. Vous et vos déductions !
— Que sais-tu de lui ?
— Peu de choses, sauf qu'il est un homme très dangereux. Il vaut mieux ne pas croiser sa route. Je l'ai appris à mes dépends.
— ...
— Et je suis en vie. Il a menacé de me tuer si je ne lui fournissais pas une étude sur les A Omégas et les A Alphas. Je ne sais pas ce qu'il mijote, mais il est bizarre.
— Normal, puisque tu es une référence dans le monde sur l'étude mythologique des dynamiques. Pourquoi t'a-t-il demandé cela ?
— C'était il y a presque huit ans ! Je ne sais pas, peut-être pour assouvir ses pulsions mégalos. Déjà à l'époque, je le trouvais étrange. Mais avec les dernières affaires que j'ai suivies dans les médias, je pense que je l'ai vraiment échappé belle, ajouta Merry, soudainement très calme.
— Intéressant. Tu avais déjà eu affaire à lui, constata Sherlock en la fixant de son regard perçant.
— Je ne connais pas ses raisons. En tout cas, je lui ai fourni ce qu'il m'avait demandé, et il m'a laissé tranquille. Je ne vaux rien après tout. Mais si tu veux un conseil, reste loin de lui. Le plus possible.
— Je le sais bien.
Enfin un chapitre qui a de la consistance!
Je remercie Roxanne33 qui a la bonté de me corriger à la vitesse de la lumière, il faut dire que je la presse. Mais chut!
Sinon balancez vos reviews et dites-moi ce dont vous en pensez et vos estimations pour la suite! Et je devrais faire 3 parties au moins, pour répondre à quelques questions. ^^
Bonne lecture!
PS: Merry est un personnage basé sur la célèbre actrice Zhou Xun qui aujourd'hui a 37 ans. Donc son physique et âge correspondent parfaitement aux critères. Xun est 100% chinoise mais comme Merry est 3/4 chinoise, cela ne fait pas trop de différences ethniques. La seule différence est la taille: Merry fait exactement 170cm tandis que Zhou Xun ne mesure qu'un peu plus de 160cm. Imaginez Merry en talons hauts à côté de John! XD
