Hi! voila le premier chapitre, excusez moi s'il y a trop de fautes d'orthographe, mais je voulais à tous prix publier ce soir!
Gibbs était assis sur le sol du laboratoire, la gothique, les yeux rougis, dans ses bras. Le noir emplissait la salle, encore plus qu'a l'habitude, et leurs cœurs. Il n'avait pas bougé, non, il se permettrait ce court répit, ce repos, avant d'enterrer un agent, avant d'en chercher un autre, perdu. Pour l'instant, il serrera Abby dans ses bras, et ne pensera pas aux chaises vides, en haut.
Ils attendaient McGee, Palmer était allé le chercher, Ducky les rejoindraient. Abby était dans ses bras, tremblante depuis de trop longues minutes, angoissantes, incompréhensible, pour lui, comme pour elle. Comment aurait-il pu imaginer ce que Tony avait des problèmes et ce qu'il allait faire, comment pouvait-elle comprendre ? Qu'avait-il à comprendre. Il savait qu'un jour son agent atteindrait ses limites, il savait que si la vie ne devenais pas plus tendre avec eux, quelqu'un allait craquer, il n'avait simplement pas su à quel moment.
Ses agents étaient forts, n'importe qui aurait craqué avant. Surtout Tony… il ne comparerait jamais leur histoire, trop différente, il avait perdu un enfant, ne dit-on pas qu'il n'y a rien de pire ? Mais Tony avait perdu toutes les femmes qu'il avait pu approcher, non ? Il s'en rendait doucement compte. Il avait vu l'état de son agent après que Ziva soit partit, il avait vu son état encore empirer après leur retour d'Israël…
Il frissonna, un poids toujours présent se réveillait en lui, une petite pointe de culpabilité qui était née au moment ou il avait sauté dans ce ravin. Il avait abandonné son agent aux mains de l'ennemie, même s'il pensait qu'il le suivrait, même s'il l'avait sauvé… Il n'avait pas été là, et même s'il savait que ces hommes en avaient après Tony, il savait être très agaçant… Il soupira, fermant les yeux quelques secondes.
Ils étaient une famille, et ils avaient besoin de se retrouver, besoin d'être ensemble. La salle était terriblement silencieuse, toutes les machines étaient maintenant éteintes, et seul quelques reniflements d'Abby pouvaient le briser.
Il n'osait pas respirer trop fort, n'osait pas sortir de cette stase, de cette léthargie volontaire. Il frotta doucement la joue humide d'Abby, et continua de fixer la porte, de longues minutes.
Ils arrivèrent, presque en même temps, sans un mot et il dut se lever, malgré la résistance de la jeune femme. Il tendit une main à Abby, et ils se retrouvèrent là, à se fixer, aucun ne voulait parler.
« Notre pauvre Eléonore n'a pas survécu. » C'est Ducky qui avait parlé, Gibbs, lui, le savait déjà, il l'avait vu. Il frissonna, discrètement. Ils avaient tous compris déjà. Il entendit les pas nerveux d'Abby qui s'agitait maintenant à ses cotés, séchant ses larmes depuis l'arrivée du reste de l'équipe. Elle voulait être forte…
« Où est.. » La voix de McGee était douce, trop calme, et fut vite coupé par Abby
« Tony est parti. » Abby avait parlé, une voix terrible, presque un cri. La frustration, l'incompréhension, la colère et tous ces sentiments incohérents s'entrechoquaient dans son esprit…
Gibbs soupira et serra la main de la jeune fille.
Il fixa son équipe, Jimmy était pale, silencieux, il fixait le sol, Ducky était droit, mais ouvertement attristé, les sourcils froncés, il n'y avait que McGee qui avait les yeux grands ouverts, la bouche ouverte, intégrant, aussi vite qu'il le pouvait, la nouvelle.
« Comment ça "parti" ? » Il garda la bouche entrouverte, ne sachant pas vers ou allait cette conversation improbable. Il n'avait pas pensé à ça en venant, il n'avait pensé qu'à Bishop, sa mort…
« Il est parti ! Il a fui tout ça ! Comme Ziva ! » Elle ouvrit ses bras en grand, proche de l'effondrement, de l'hystérie.
Et McGee sembla alors tiquer, rebondir sur un mot, les yeux alors perdus dans de nouvelles pensées.
Gibbs fixa son agent de terrain, qui secouait la tête, perdu ailleurs.
« McGee ?! »
Il vit ses lèvres trembler, hésiter. « Heu… Patron, je ne crois pas … » Il secoua la tête, mais Gibbs plaqua sa main sur sa nuque pour le forcer à le regarder, un peu trop brusquement. McGee se calma, se figea.
« Il n'est pas parti, du moins, pas seul… Ziva était là, elle se cachait chez lui, c'était la fée clochette… » Il s'arrêta quelques secondes alors que son patron relâchait la pression, des yeux un peu plus grands, plus expressif que jamais. Tout le monde le regardait étrangement. « Je crois qu'elle avait des soucis… »
Un silence terrible s'abattit alors, Abby se glaça et tous le fixèrent, il vit les yeux de Gibbs, brûlants.
« Et depuis quand vous le savez ! » Il était fou, fou de rage de n'avoir rien compris et rien vu.
Il écouta les explications de son agent et serra les points, fermement. Evidemment, Tony n'avait pas pu aller aussi bien du jour au lendemain, pas sans Ziva… Il ferma les yeux et sortit rapidement de la salle sombre.
Elle roulait depuis maintenant deux heures, et le soleil se couchait lentement. Ses yeux étaient lourds, mais elle savait qu'elle pouvait encore tenir, un peu. Tony s'était endormis à ses cotés, sa tête lourdement, posée, écrasée contre la vitre.
Elle ne pouvait pas s'empêcher de lui prêter des regards, parfois, quand des bruits étranglés sortaient de sa bouche, quand sa main tremblait ou quand il s'agitait. Elle n'aimait pas ça, et souhaitant juste trouver un hôtel, rapidement, pour s'allonger avec lui, lui permettre d'oublier cette dernière année, cette dernière journée…
Elle soupira, et fixa la route. Elle aimait à l'avoir juste là, si proche, juste pour elle, mais ne pouvait pas s'empêcher de penser qu'il n'était pas en état de prendre une telle décision, qu'elle aurait peut-être du refuser et ne plus l'embarquer dans une autre, et tortueuse histoire.
Elle tendit alors sa main, frôlant la sienne, doucement, pour ne pas le réveiller. Elle profita de la chaleur, du manque incroyable qui s'effondrait dès qu'elle se rendait compte de cette promiscuité, de ce changement, encore. Il était là, réel, vivant. Elle frissonna alors, si faible ? Non, elle ne devait pas penser à lui comme ça, il ne l'apprécierait certainement pas.
Alors pourquoi ce sentiment de culpabilité, et cette pensée incessante. Elle était partie pour se reconstruire, et se retrouvait à devoir soutenir cet homme, si fort, si doux, avant, cet homme qui avait certainement perdu la foi en ce monde… pour elle. Elle ferma les yeux, pinça ses lèvres, un grognement la rappela à la réalité. Non, elle n'abandonnerait pas, pas cette fois. Elle était rentrée pour être heureuse, avec lui, et si elle devait passer par là, elle le ferait, quitte à se battre elle-même, seule, contre ses démons.
Elle ferma les yeux, juste quelques secondes, sentant un poids enfler en elle. Elle espérait, avait besoin d'une vie plus simple, plus sure. Elle se sentait trop fragile, faible, et c'est pour ça qu'elle avait voulu se reconstruire. Mais après un an, elle s'était simplement rendu compte qu'elle devrait faire avec. Elle eu une pensée pour son père, et la même question qui lui revenait en tête : son père si aimant, si tendre plus jeune aurait-il vraiment voulu cela pour elle ?
Elle alluma les phares de la voiture, alors que le soleil disparaissait derrière la cime des arbres, et observa la route, longée d'une interminable forêt. Ils avaient déjà parcouru beaucoup de chemin, et pourrait certainement être tranquilles pour la soirée. Sa bouche était sèche, ils avaient besoin de repos, besoin de sortir de cette voiture terriblement silencieuse et sombre.
Elle regarda Tony. Il n'avait plus parlé, plus dit un mot, perdu trop loin dans de lourdes pensées, et elle n'avait pas eu le courage d'intervenir, encore trop tourmenté elle-même par ce qu'il venait d'arriver.
Elle l'avait fixé souvent, alors qu'il roulait, alors que les muscles de sa mâchoire roulaient, se contractaient avec des souvenirs trop brutaux. Elle l'avait observé fixer la route, fuir son attention, s'enfermer dans une certaine solitude. Elle avait été surprise par la droiture de l'homme, sa force malgré tout, sa force ou sa fuite ?
Et puis il s'était arrêté, avait marmonné quelques mots qu'elle avait compris pas interprétation, il était fatigué, elle pense. Il l'avait rejoint quelques secondes, dans le monde réel, quand il l'avait croisé, à sa porte, attendant qu'elle sorte. Son regard s'était alors adouci, et elle lui avait souri, lui saisissant dans un même temps sa main. Il avait posé une bise, douce et longue sur le bord de ses lèvres et s'était finalement assis sans un mot sur le siège passager.
Elle soupira, elle savait que Tony était un homme fort et droit, fière ce qu'il faut, jusqu'à ce que l'on parle de Gibbs. Il avait toujours voulu rendre Gibbs fière, être comme lui ? Elle ne le souhaitait pas, il ne le méritait pas.
Sa pensée s'égara alors vers sont ancien patron, celui qu'elle chérissait tant. Il était un père pour elle, personne ne pouvait en douter, mais ils partageaient bien plus, cette chose indescriptible par des mots….
Elle s'arrêta alors, le moteur vrombissant quand elle passa les vitesses rapidement. Elle rangea doucement la voiture sur une aire de repos, un petit motel y siégeait, à peine illuminé. Ca suffirait pour le moment.
Elle éteint la voiture, et il ne broncha pas, trop loin dans un monde imaginaire, un monde de rêves.
Elle sortit alors doucement, réajustant sa veste, quand un froid glacial lui mordit la peau. Elle irait d'abord voir s'ils avaient une chambre de libre, puis reviendrait. Elle ferma précautionneusement la porte et s'éloigna.
Des éclats fusaient autour de lui, dans un ciel orange, un nuage de sable, et un bruit perpétuel de moteur, ses mains étaient pleines de sang, pleine de ce liquide qui coulait alors par terre, ce monde était froid, terrible et un nuage de brume sortait de sa bouche.
Une main se posa alors sur sa joue, douce et froide en même temps, fine, apaisante. Elle lui fit tourner la tête alors qu'une douce brûlure s'emparait de lui. Il sourit dans son sommeil, quand la réalité le rappela brutalement.
« Tony ? » Sa voix était douce, frêle. Il ouvrit alors doucement les yeux, analysant lentement la situation. Seule la lumière jaunâtre de la voiture éclairait sa place, dans une nuit noire. Ziva se tenait devant lui, la porte ouverte dans sa main, elle n'avait pas pu s'empêcher de sourire devant son air perdu. Il lui rendit son sourire, étonnement, heureux de se réveiller sur un si beau tableau.
Il la vit alors frissonner et regarda, surpris, autour de lui. Elle était dehors, il faisait froid. Il se redressa doucement, grimaçant au son de ses articulations qui craquèrent, souffrant de trop longues heures d'immobilité, et attrapa le zip de sa veste pour mieux la fermer.
« Je nous ai trouvé un lit. » Il sourit encore et elle ne peut s'empêcher de se sentir mieux.
« Parfait » Sa voix est douce, inattendu après tant de mutisme. Il s'extirpa de la voiture, grognant doucement et étira ses bras au dessus de sa tête.
Il poussa un bâillement incroyable, mais Ziva ne bougea pas, ne sachant pas comment agir avec lui. Il ressentit tout de suite son malaise, et lui sourit, encore. « On est ou ? ». Elle regarda autour d'elle, comme si elle cherchait une réponse. « Heu... Meridian dans le Mississippi, on y est passé il y a quelques minutes. ». Il attrape ses mains et souffla dessus pour les réchauffer, ses mains si fines dans les siennes, si fragiles, contrairement à l'image qu'il ne peut effacer de cette femme. Elle le fixe alors, soulagé par cette proximité. « Je suis désolé Ziva. » Elle fronça ses sourcils, semblant ne pas comprendre, ne pas chercher d'excuses. « Tony… Tu n'as pas besoin… » Il soupira et ferma les yeux, posant son front sur le sien. « Je suis désolé pour tout ce que je t'ai dit dans la chambre… et de t'avoir laissée là-bas. »
Il la sentit frissonner encore plus fort et porta son regard sur elle, s'éloignant de quelques centimètres. Ses yeux brillaient, emplis de larme, prête a débordées. « Ne fais pas ça Tony, ou je devrais faire la même chose… » Pour elle, elle avait trop de choses à se faire pardonner, trop de culpabilité en elle, pour le moment.
Il secoua la tête, sachant qu'il valait mieux en rester là pour ce soir.
Tony la rapprocha alors de lui pour la serrer doucement sous un bras. Fermant la voiture avec l'autre. « Tu es pétrifiée, jeune ninja du désert. » Elle sourit et le regarde doucement alors qu'il la poussait doucement vers l'hôtel où un éclairage miteux clignotait. Un endroit parfait pour un film d'horreur, sauf que les morts-vivants ou tueur ne savaient pas à qui ils avaient à faire. « Je me souviens que c'est toi qui râlait chaque hiver, Tony. » Il la regarda, faignant d'être contrarié, mais continua à avancer avec elle vers l'hôtel terrible.
Ils s'arrêtèrent devant et Tony grimaça encore. « Tu y sera très bien ! » Elle le devança alors rapidement et secoua une clé dans sa main. Il continua de grimacer tout en la suivant. « C'est encore l'avis d'un ninja qui dort dans le désert et qui n'a certainement aucune notion du confort! »
Elle l'ignora volontairement et ouvrit doucement la porte, avec un petit sourire, décidée à profiter alors de ce moment d'accalmie, ce moment paisible, étrangement loin, alors, de tous leurs tracas.
Il la suivit, sans plus un mot, presque en sautillant, dans le même état d'esprit et claqua la porte derrière lui. Il remercia silencieusement la présence de ce lit, sur cette route et surtout la présence de cette femme qu'il avait tant attendue.
La suite demain!
