Biip biip. Le réveil d'Hermione sonnait, mais malheureusement pour elle, il sonnait un peu trop tard. Car quand il sonna, il était déjà neuf heures et quart. La rouge et or s'habilla très rapidement, ne prenant même pas la peine de s'habiller aussi correctement que d'habitude. C'est à peine le début des cours, et elle est déjà en retard. Elle mit rapidement sa robe de sorcier, lança des jurons à son réveil qui auraient fait pâlir McGonagall et prit son sac, pour descendre telle une furie vers la grande salle pour prendre un petit pain. Oh, tant pis pour le petit déjeuner, il y a plus important, se dit-elle.
Elle était tellement pressée, qu'elle avait complétement oublié de brosser les cheveux, qui avec le temps s'étaient adoucis et commençaient à être fatigués de l'énerver tous les matins. En passant -ou plutôt en courant- devant les classes où d'autres élèves la regardaient d'un air surpris, après tout c'est vraiment bizzard qu'HERMIONE GRANGER soit arrivée en retard aux cours, elle vit sa touffe de cheveux emmêlé se refléter sur les fenêtres et décida de prendre trente secondes pour les attacher avec un crayon.
C'est donc en suant, sa chemise blanche pas très bien boutonnée, les lacets de ses bottes pas bien noués et sa cravate desserrée qui lui donnait une espèce d'allure de fille rebelle , qu'Hermione toqua à la porte où se trouvait le premier cour de potion. Un « Entrez » se fit entendre et Hermione ouvra timidement la porte.
-Vous êtes en retard mademoiselle, dit le professeur Lostingo.
Non, c'est vrai ? Je ne savais pas pourquoi je courais depuis maintenant trois bonnes minutes ! pensa-elle
-Je suis vraiment désolé madame..
-Mademoiselle s'il vous plait. Mademoiselle Lostingo. Bon, ce n'est pas grave. C'est le premier jour d'école, donc vous êtes excusée.
Hermione entra, essoufflée et vit qu'il ne restait plus qu'une seule place. Oh non pas à côté de lui…
-Comme je le disais, mademoiselle… comment vous appelez vous ?
-Hermione.. Granger ajouta celle-ci.
-Mademoiselle Granger, cette année vous travaillerez par binômes. Si vous étiez venu un peu plus en avance, vous auriez pu choisir à côté de qui, vous vouliez vous asseoir, mais vu qu'il n'y a plus de place, vous devrez vous asseoir à côté de Monsieur Malfoy cette année.
Tout ça n'est qu'un rêve.. ou plutôt un cauchemar. Tu vas bien tôt te réveiller Hermione, Ne t'inquiète pas, se répétait-elle. Malgré ce que Mlle Lonstingo lui avait dit, Hermione restait plantée là. En plein milieu de la classe. Sa professeur la fixait et vice-versa.
-Vous voulez que je vous accompagne, miss Granger ? Dit le professeur de potion.
-Euh.. non. Désolé.
En tout cas, pour le moment, ce n'est pas ma professeure préférée celle-là, se disait-elle. Fichu réveil.
Et c'est la tête baissée, qu'elle avançait sous le regard de ses camarades, vers la table ou était Malfoy, lançant des regards de secours vers ses deux meilleurs amis. Malgré la discution que Hermione et Lostingo avaient partagés, même quand Lostingo avait prononcé son nom, Drago ne leva pas la tête.
Hermione enfin arrivée, déposa son sac par terre, sortit son manuel de potion et s'assit doucement sur sa chaise, comme si elle cherchait à ne faire point de bruit. Elle lança un regard à Malfoy qui avait enfin relevé la tête et la regardait avec un regard qui était un espèce de mélange entre la surprise, l'amusement et le dégout.
-Un nouveau style, Granger ? demanda le Serpentard qui bataillât du regard Hermione de la tête aux pieds.
-Ne commence pas Malfoy, lui répondit froidement la lionne.
-Calme ! Ne me mords pas. Tu deviens une rebelle ou quoi ? Tu essayes de séduire Weslaid avec ta chemise quasi déboutonnée ?
-C'est ça, tais-toi la fouine.
-Ne m'appelle plus jamais comme ça espèce de sang-de-bourbe ou tu vas le regretter, dit celui-ci d'un air plus méchant que d'habitude. L'année commençait très bien comme elle pouvait le voir. Quoi de pire que de rester toute une année coincé avec son pire ennemi comme binôme en potion ? En cette heure-là, la Gryffondor et le Serpentard devaient faire une potion qui guériraient les plus extrêmes blessures.
-Je t'ai dit Malfoy qu'il fallait mettre deux pincés d'estragon
-Je ne fais que suivre ce que qui est écrit dans le manuel Granger !
-Mais C'EST CE qui est écrit pauvre illettré !
-Qu'est-ce qui se passe ?, intervint le professeur
-Ce qui se passe est que mon binôme me dit des conneries !
-Soyez plus gentlemen monsieur Malfoy. Et ce n'est pas deux ni une pincé d'estragon qu'il faut ajouter, mais bien trois. Vous êtes donc tous les deux en tort, dit celle-ci avant de partir faire un autre tour entre les tables des autres élèves.
-Oui.. ben ajoute trois alors…
-Tu es vraiment la fille la plus bizarre, soupira-il
Après une heure d'enfer avec son pire ennemi, Hermione sortit de la classe et se dirigea vers les toilettes. Elle déposa son sac par terre et tira le crayon qui tenait auparavant ses cheveux en un chignon. Elle sortit sa brosse et se les peingna.
-Ah.. comment faire pour qu'il m'appartienne ? Dit une voix gamine derrière elle. Si seulement je connaissais quelqu'un qui pourrait m'aider à l'avoir.
-Qu'est-ce que tu veux Mimi ? Demanda agacée Hermione.
-Oh, je ne t'avais pas remarqué. Je parle du sûrement le plus beau garçon, le plus courageux et le plus fort garçon que je connaisse. Harry Potter, dit-elle avant un gloussement.
-Et.. pourquoi tu me parles de Harry ?
-Je voudrais que tu m'aides à l'obtenir, dit le spectre en s'approchant un peu plus de la Gryffondor.
-Je suis désolée Mimi, mais ce ne sera pas possible..
-Oui, parce que il me trouve moche hein ? C'est ça ? Je suis que Mimi la pleurnicharde pour lui ? dit-elle en pleurs. Non désolé Granger, mais il va m'aimer, j'en suis sûre.
-Non, ce n'est pas pour ça. C'est parce qu'il est déjà avec Ginny, dit la lionne qui paraissait encore plus agacée.
-Et bien il m'appartiendra ! Cria-elle avant d'approcher encore plus son visage à moitié transparent devant Hermione. Hermione leva les yeux au ciel et se retourna pour se mettre du crayon sous les yeux.
-Depuis quand tu te maquilles ?
-Depuis cet été. Il faut que je commence à être présentable. Je dois déjà commencer pour le futur, mais depuis quand tu t'en soucis. Qu'est-ce qu'elle pouvait être énervante. Après avoir réussie à s'échapper de Mimi, Hermione resserra sa cravate et se dirigea vers la grande salle. Elle s'assit près de ses amis et commença à manger sans dire mot.
-Heum.. Hermione ? dit Harry.
-Oui ? Répondit-elle.
-Tu vas bien ? lui demanda-il.
-Plus au moins, je viens de sortir d'une heure infernal où je devais travailler avec Malfoy, puis je reste un quart d'heure coincée avec Mimi, donc oui plus au moins on va dire ça.
-Mimi ? demanda Harry.
-Oui, elle veut sortir avec toi, répondit-elle à risque de faire rougir de colère Ginny.
-Et qu'est-ce que tu lui as répondu ?
-Que tu étais déjà avec Ginny, dit –elle en lançant un sourire à la rousse qui se décontracta un peu plus. Hermione ne comprenait pas. C'était un fantôme, et elle n'avait aucune chance d'être avec lui, alors pourquoi avoir donc cette haine.
-Et quand à ton retard et ton maquillage ?
-J'étais en retard parce que mon incapable de réveil ne m'avait pas réveillée à l'heure. Et quand au maquillage… Ben je suis une fille non ?
-Oui, mais ça me fait juste un peu bizzard…
-Je n'ai plus le droit de prendre soin de moi ?
-N.. non non ce n'est pas ça ! C'est juste nouveau. Mais tu es très jolie ! dit Ron
Hermione le regarda, et lui fit un petit sourire. L'année précédente, dans la chambre des Secrets, ils s'étaient embrassés. Oui, elle le voulait elle aussi, mais quand ils s'étaient embrassé, ça ne lui avait pas fait un très grand effet. Elle croyait pourtant, que c'était avec passion qu'elle l'aimait, mais depuis que ce baiser n'avait pas vraiment eu d'impact sur la brune, elle ne cessait de penser, qu'est-ce qu'ils deviendraient. Elle avait peur de briser le cœur de Ron, qui d'après ce qu'elle pouvait voir, l'aimait, mais tout en le cachant. Elle ne savait plus ou se situer dans le relation, mais préférait rester ami avec lui.
-On a quoi après ? demanda Harry qui trouvait le silence qui s'était installé trop pesant.
-On a cour avec Hagrid, dit-elle réjouie. On a cours avec les Serdaigle.
-Super. Je ne sais pas ce qui lui a pris d'épouser la vielle chnoque de Maxime, dit Ron.
-Arrêtez, c'est son choix, et je suis heureuse pour lui, dit Ginny.
Après avoir pris leurs collation, le trio s'en allèrent vers la forêt interdite pour rejoindre Hagrid ainsi que les autres Gryffondors et Serdaigles.
-Bonjour ! Bonjour à tous et à toutes. Aujourd'hui, nous allons parler… Des dragons Egyptiens ! Ces si belles créatures ! Qui peut me dire, de quoi se nourrit un Dragon Egyptien ? On vit pour la première fois que Hermione ne levait pas la main, et que ce fût Patil qui la leva.
-Oui ? dit Hagrid à celle-ci.
-Les Dragons d'Egypte se nourrissent de sable et de tout insecte venimeux.
-Exacte !
-Ne nous dites pas que vous avez rapporté un dragon ? Dit une voix de fille.
-Non, McGonagall ne voulait pas. Mais nous allons voir à quoi il ressemble grâce à des projections d'images. Donc, je disais. Le Dragon d'Egypte est… expliquait Hagrid sans qu'Hermione ne suive vraiment le cours.
Elle ne savait pas pourquoi, mais elle n'arrivait plus à suivre les cours, comme il se doit. Elle était à moitié dans ce monde, à moitié sur la lune. Elle pensait à tout et à rien. Et ses amis l'avaient remarqués. Ce n'était pas qu'Hermione avait un souci, c'était juste qu'elle se désintéressait aux cours qu'elle connaissait déjà.
Après tout, lorsqu'on est une bibliothèque ambulante, et que l'on connait déjà un chapitre d'une histoire, pourquoi être obligée de la lire ? Pour une première journée de cours, elle se passait plutôt bien. Mis-à-part qu'elle devra vivre toute l'année avec les remarques infernales de son pire ennemi.
Lorsqu'ils avaient eu cours avec monsieur Schneider, leurs prof de Magies contre les Force du Mal, elle fût surprise, et amusée d'entendre sa voix. Pour un homme qui avait l'air battant et courageux, il avait une drôle de voix très aigue. Même un peu trop. On aurait dit, qu'il avait aspiré l'air qui était dans un ballon, et que ceci provoquait son changement de voix. Mais malgré sa voix, il était plutôt gentil, et n'avait rien à voir avec les anciens professeurs –à part Lupin et Fol Oeil- .
Le soir venu, Hermione monta dans la salle commune des Gryffodors et prit un bouquin puis s'assit devant la bonne et chaude cheminée. On aurait dit, que le feu dansait et que la braise s'illuminait telle un fragment de soleil.
-Oui j'en ai déjà entendu parler, entendu-elle dire une fille.
-Je ne sais pas si il existe encore.. lui dit son amie.
-Vous parlez de quoi ? dit une troisième voix.
-Du jeu « Vita Moldu »
-Euh.. et c'est quoi ?
-Tu ne connais pas ? dit la première voix.
-C'est un jeu, qu'un sorcier avait fait. Celui qui ouvrait la boite du jeu, était obligé de jouer au jeu jusqu'à ce qu'il ait terminé.
-Et si il ne jouait pas, il était possédé toute sa vie par le fantôme du créateur. Aujourd'hui on dit, que le dernier à y avoir joué, l'a enterré quelque part dans la forêt interdite. Et qua chaque nuit la boite tremble attendant les deux prochains qui y joueront…
-Vous y croyez, vous ?
-Je ne sais pas, dit le deuxième et la première voix.
-En tout cas, je sais que c'est un jeu dangereux.
-Moi je n'y crois pas. Ce sont juste des légendes de grand-mère pour faire rêver les gamins.
C'est quoi encore cette histoire de jeu ? Qu'est-ce que les jeunes n'inventeraient pas aujourd'hui comme histoire. Hermione se remit à sa lecture et après que la salle commune soit vide, elle alla se doucher. Elle ne savait pas ce qui lui avait pris aujourd'hui de ne pas suivre le cours, mais ça ne devait pas devenir une habitude d'après elle. Elle s'habilla de son pyjama et après avoir préparé ses affaires et réglé son réveil à sept heures trente, alla se coucher.
Pendant qu'Hermione fermait les paupières, le blond platine sirotait encore devant la cheminée dans un fauteuil plus que confortable, une bonne tassé de café noir pur. Il n'avait pas sommeil. Il prit donc un cahier et se mit à écrire. Il n'aurait jamais cru qu'un jour, un sang-pur digne de son nom comme lui, écrirait dans un.. un journal intime. Rien que prononcer ce nom le dégoutait, mais il devait sortir la haine qu'il cachait depuis bien longtemps sur quelque chose. Et si il le faisait sur un élève, il pourrait être renvoyé, et il ne voulait pas attrister encore plus sa mère. Car oui, parfois Malfoy aussi pouvait avoir un cœur.
« Cher journal. D'abord il faut que tu saches que c'est la première et dernière fois que je vais t'appeler comme ça. Donc j'ai vu dans plusieurs films, les héros ou héroïnes tenir un journal intime. Même si ce n'est que pour les fillettes, je vais devoir le faire pour mon bien être. Je ne veux pas perdre de si belle mes cheveux, j'y tiens tant. Je ne sais qu'écrire, si ce n'est que je ressens une profonde haine que personne ne peut comprendre. Je hais tout et n'importe quoi. Et Salazar sait pourquoi. Je me sens bizarre cette année. Je ne m'amuse plus à insulter les gens. Je trouve ça fatigant de toujours chercher une insulte à sortir. Bien sûr, Potty et Weaslaid ce sera pour moi toujours un plaisir de les faire chier. Mais ces derniers jours, tout le monde m'évite. Ignorant que j'ai rejoint la ligue des Mangemorts que pour protéger ma famille. Mais qu'est-ce que tu veux. J'aime tout de même les voir avoir peur de moi. Tout le monde répond à ce plaisir que j'ai, sauf la Granger. C'est ma nouvelles binôme en potion et je la maudits toujours d'être arrivée en retard à ce fichu cours. Je ne vois pas la même peur dans ses yeux que celle que je vois dans les yeux des autres et ça me fait vraiment chier. Elle et son courage à deux Mornilles. Mais bon, si elle peut me rapporter de bonnes notes en potion, je ne vois pas en quoi je devrais être si énervé. Elle a aussi un peu, et bizarrement changé. On aurait dit, qu'elle voulait faire sa rebelle ce matin. En arrivant habillé de sa chemise qui laissait découvrir un petit peu de sa poitrine. Enfin, ce que l'on peut appeler une poitrine. J'espère que j'arriverais comme les autres années à lui en faire autant baver. C'est assez bon pour mon transit. »
Après avoir écrit et lu le paragraphe qu'il venait d'écrire, il jeta un sort de rétrécissement à son livre et le mit dans une petite boite que sa mère lui avait offert. Il se déshabilla, mit son pyjama et se brossa les dents avant de se coucher.
