Pff, quelle journée, pas mécontent d'être sur le chemin du retour, cette école est nulle et ces professeurs sont sont ennuyeux et ces camarades de classe puent mais bon, à quoi pouvait-il s'attendre.
Aujourd'hui, je rentre à pied, et je dois passer par les bois qui longent le village pour arriver chez moi. Il fait encore clair mais malgré tout, je me sens un peu anxieux. C'est la première fois que je prends ce chemin, c'est probablement rien, seulement, quelle est cette étrange sensation, comme si j'étais épié. Je continue mon chemin et je suis certain d'entendre quelque chose me suivre. Je me retourne brusquement et croit voir un chat fuir. Il a sûrement dû croire que j'avais à manger pour lui.
Le hululement d'un chouette me fait sortir de mes rêveries et, alors que je vais me remettre en chemin, je remarque un bout de papier collé à mon pieds. C'est bizarre, on dirait une lettre, comme celle de mon…
C'est impossible, me dis-je en déchirant l'enveloppe comme si ma vie en dépendait, le cachet de Poudlard ? Et alors je lis son contenu :
« Cher Ludovic Thomas,
Pour commencer, mes plus plates excuses, le hibou précédant ne semble pas être arrivé à destination.
Nous avons le plaisir de vous annoncer que vous bénéficiez d'une inscription à Poudlard.
Sachez qu'un train partira lundi prochain, de la gare de King's Cross voie 9 3/4 en direction de Poudlard à 7h30 précisément.
Votre matériel scolaire est déjà arrivé, nous vous l'offrons comme dédommagement. Il vous suffira donc juste de vous trouver une baguette.
Nous sommes au courant de votre situation, malgré tout, elle sera nécessaire.
Au plaisir de vous voir suivre nos cours,
Minerva McGonagall, directrice du collège Poudlard »
Je n'en reviens pas. Bouche bée, je manque d'avaler une mouche tout en relisant la lettre pour être sûr de ne pas rêver. Je range la lettre dans ma poche et commence à courir pour annoncer la nouvelle à mon père. Ma mère ayant disparu peu après ma naissance, il était le seul avec qui partager le miracle. Je sors finalement du bois et aperçois ma maison au loin. Une silhouette noire se trouve à ma porte, discutant avec mon père, je ne peux voir que son dos et son chapeau volumineux. Mon père m'aperçoit et la silhouette disparaît. Pendant un moment, je pense avoir rêvé et j'arrive en face de mon père. Il a l'air heureux et me prends dans ses bras. Il m'explique que la directrice de Poudlard vient de le voir, qu'il sait qu'il va aller à Poudlard et qu'il fallait se rendre chez Ollivander sur le champ, avant qu'il ferme. Sur le chemin, je ne peux m'empêcher de remarquer la nervosité de mon père. Je dois lui demander. Il me devance.
«Elle m'a dit qu'il y avait une chance que tu aies des pouvoirs, seulement différents. Le fait qu'on ait jamais détecté la magie chez toi, c'est qu'elle n'est pas présente de la même manière chez toi que chez les autres enfants, je ne sais pas ce que cela veut dire et, ça ne va pas être facile pour toi là-bas, seulement, est-ce que tu veux essayer ? »
Des pouvoirs, moi ? Ce serait bien une première. Mon père m'a déjà emmené chez pleins de médicomages pour tenter de déceler la moindre trace de magie alors comment serait-ce possible que la directrice de Poudlard puisse le détecter.
Arrivés chez Ollivander, le viel homme me dévisage.
« C'est donc toi », me dit-il. Mon père semble mal à l'aise mais me conduit, sa main sur mon épaule, vers le vendeur. Il me tend un baguette magique. Au moment où je l'attrape, elle se réduit en cendres.
Le vieil homme me regarde alors avec de grands yeux mais, au lieu de se résigner, il m'en tend une autre, qui fond immédiatement.
« C'est problématique », dit le vendeur.
Mon père ne semble pas comprendre mais, vu l'air qu'il prend en fouillant dans son portefeuille, je comprends qu'il faudra payer toutes ces baguettes. Je me tourne alors vers le vendeur qui lance une baguette dans ma direction.
«Essaye ça », dit-il et je l'attrape en plein vol. Aussitôt, je me sens soulagé tandis qu'un halo bleu semble émaner de la baguette.
« Cette baguette est défectueuse, continue-t-il, c'est la première que j'ai jamais réalisée et jamais personne ne l'avait fait étinceler comme ça. Je l'ai produite à partir d'un bout de cape d'invisibilité, pensant alors que ça pouvait marcher. »
Je n'en crois pas mes yeux, c'est de la magie, ça ! Et tandis que je ris, toute les baguettes du magasins s'alignent et lancent des feux d'artifices vers moi. Pas mal comme félicitations et je rends la baguette au vieil homme pour qu'il me l'emballe.
« Qu'as-tu fait ? Juste à l'instant ? » me demande-t-il, l'air abasourdi.
« Pardon ? » je lui réponds .
Il me tend alors la baguette et me prie de quitter le magasin pour qu'il puisse fermer.
Alors que nous quittons le magasin, mon père me fait remarquer qu'il n'a pas eu l'occasion de payer pour la baguette et se retourne mais les volets sont fermés.
Mon père propose d'aller à l'hotel en face de la gare de King's Cross pour ne pas rater le train le lendemain.
