Kowata : Oh, noonnn Neji n'est pas un salaud xD Tenten ne le connait pas vraiment dans cette fiction, pas encore. Etant simplement l'amie de Hinata, elle ne le connait que de loin on va dire.

Suzuka-san : Merci beaucoup. J'espère ne pas te décevoir.

Cookiekandy : Merci ! Je suis contente que tu aies apprécié DL. :)

Cocolapin : merci beaucoup !

lisou : Haha merci d'avoir commenté !

Solal : Merci ! Mais "Mari" est le diminutif de "Temari." Quant à te faire attendre, je suis désolée si c'est long mais j'y peux rien puisque je suis en pleine période d'exam et que du coup, pas le temps. Faudra supporter pendant un mois :P (dès que le bac se termine)

MeliNejiten : Coucou Melimuse ! Au début je me suis dit, "qui est-elle ?" et ensuite : "aaaahh Melimuuuse !" xD Comment va ?

Brenda : xD Brend dis-toi que je suis à cours de titres et donc je remets les même mdr. Quant aux vulgarités, laisse faire le personnage ! Et pour la suite, justement, je ne pense pas que c'est aussi bien...

Bonne lecture et merci à vos gentils mots ! Vous m'avez définitivement stressée avec vos encouragements xD

PS : Je suis très NULLE en maths. Etant en L je N'ASSUME PAS. VOILA.


-2-
Faute


Tenten adorait courir. Depuis le jour où elle s'était rendue compte qu'elle était douée au sport, précisément à l'athlétisme, elle avait tout de suite sauté sur l'occasion et s'était inscrite au club. Elle adorait la sensation que lui procurait la course : sensation de puissance, de liberté, de maîtrise… repousser ses limites, aller le plus vite possible pour s'améliorer encore et encore, c'était ça ce qu'elle adorait faire.

Au début cela avait été difficile : aller en cours puis enchaîner avec le sport trois fois par semaine lui demandait un rythme fou, surtout avec les examens, et elle s'était vite perdue. Mais avec le temps elle s'y habitua. Et à présent elle ne pouvait pas vivre sans.

Le vent la fouetta de partout tellement elle courrait vite. Tenten força sur ses jambes. Dernière ligne droite. Elle passa la ligne blanche et se pencha aussitôt sur ses genoux pour reprendre son souffle. Son cœur tambourinait dans sa poitrine, et elle déglutit.

Le professeur Gai, prof de sport, lança un cri enthousiaste, chronomètre en main :

- Pas mal, Tenten ! Tu t'es améliorée de deux secondes !

Tenten, essoufflée, fronça les sourcils. Elle dégagea une mèche rebelle de ses yeux et se redressa.

- …Seulement ? Je m'attendais à plus.

- Ah, Tenten, Tenten, si tu voulais t'inscrire à mon programme d'élite, tu serais, comme nous autres, aussi rapides que la lumière !

Poing levé, il lui fit un sourire enjoué, et Tenten eut un mouvement de recul.

Elle avait aperçut un jour l'entraînement acharné que l'homme faisait subir à ses élèves et tenait à ce qu'il sache que, oui, elle tenait à sa vie.

- Gai-sensei, dit-elle sur un ton désolé, je ne pense pas que j'ai le temps pour ça. J'ai juste envie de courir, sans plus.

- C'est bien dommage, soupira Gai.

Elle acquiesça et le salua.

Sac Adidas posé sur une épaule, Tenten essuya son front, fit un saut dans les vestiaires et se dépêcha de sortir du stade. Elle jeta un rapide coup d'œil à son téléphone et aperçut avec ennui qu'elle avait raté le bus.

Elle grommela quelque chose d'incompréhensible et décida de rentrer à pieds.

En milieu de chemin, son épaule lui faisait mal à cause du poids du sac. Elle était venue directement après les cours et n'avait pas eu le temps de le vider de ses cahiers. Elle grimaça et comptait changer d'épaule, quand, miraculeusement, le poids sur son épaule disparut.

Elle leva aussitôt les yeux :

- Kiba !

Le jeune homme lui fit un sourire assuré. Ses cheveux bruns étaient collés sur son front avec ce qui semblait être de la sueur. Vêtu d'un tee-shirt gris et d'un jogging noir il semblait, lui aussi revenir du stade.

- Je t'aide, si tu veux.

Tenten le laissa faire et accepta son service avec un grand sourire. Il était évident qu'il tombait à pic.

- Je t'ai vu courir, lança-t-il sur un ton tranquille. Plutôt pas mal, pour une nana.

Tenten, féministe dans l'âme, leva un sourcil intrigué.

- Je suis sûre que je te bas sans me forcer, le défia-t-elle en haussant les sourcils.

Ce à quoi Kiba explosa de rire. Tenten lui frappa l'épaule et il rit de plus belle. Quel crétin !

- Au fait… Marmonna-t-il une fois qu'il se fut calmé.

- Mh ?

- Ca te dirait un ciné vendredi soir ? "


Tenten n'aimait pas le mardi. Elle commençait à huit heures et finissait à dix-huit, le tout avec seulement une seule heure de trou l'après midi. Bien évidemment, cette heure, tant attendue par les élèves, passait extrêmement vite, mais Tenten, allongée dans le lit de Temari, en profita pour se reposer.

C'est fou ce que c'était pratique d'avoir une amie qui habitait en face du lycée.

- Au fait Tenten. » Temari toucha sa jambe.

Tenten grommela.

- Quoi ?

- C'est vrai que Kiba Inuzuka est sur toi ?

Tenten se redressa d'un bond. Comment savait-elle ça ? Elle n'en avait parlé à personne.

- 'Fait pas cette tête, ajouta la blonde. C'est mon frère qui me l'a dit.

Tenten grimaça. Bien sûr, Kankuro, étant dans la même classe que Kiba, était au courant. Il ne fallait pas compter sur le footballer pour se taire.

- Alors, tu comptes sortir avec ou pas ?

Tenten haussa les épaules.

- J'ai accepté, oui. Juste un soir.

- Surprenant, marmonna Temari sans lever les yeux de son magazine. Je pensais que qu'il n'y avait que monsieur Hyuuga qui t'intéressais.

Tenten lui lança un coussin à la tête et Temari le lui relança, morte de rire :

- D'ailleurs, c'est demain que tu le vois…

Tenten, puérile, lui tira la langue.

Cela ne l'amusait pas du tout.


Tenten ouvrit son livre à la page 26 et pointa du doigt l'exercice 7.

- C'est celui-là, expliqua-t-elle sur un ton méfiant.

Ils étaient seuls dans la maison. Hinata était partie à son cours de solfège et son père était, bien évidemment absent. Tenten aurait bien sûr préféré que son amie soit présente, mais compte tenu du fait que l'emploi du temps de Neji était super rempli, aujourd'hui était le seul jour où eux d'eux étaient libres.

Assise à la table en verre du salon, Tenten observa son professeur qui, comme à son habitude, était silencieux. Neji portait un pull blanc qui, jugea-t-elle, devait probablement coûter une fortune. Elle devait avouer que ce type de couleur lui allait bien. Ses cheveux foncés semblaient plus noirs contre sa peau ivoire et son pull.

Son air réfléchit lui donnait presque l'air irréel. Tenten cligna des yeux. Qu'est-ce qu'elle avait à toujours le regarder comme ça ? Il était vrai qu'il était pas mal - euphémisme du siècle – mais il ne fallait pas oublier qu'il était monsieur Je-Suis-Meilleur-Que-Toi en personne et qu'elle ne supportait pas ce trait de caractère chez les autres.

Et il ne tarda pas de le lui rappeler.

Il jeta un coup d'œil rapide à la feuille et fronça de suite les sourcils :

« - Et où est le problème ? »

Sa voix, profonde et masculine, avait été utilisée sur un ton plat.

Bien sûr, pour lui, il n'y en avait aucun. Il devait même avoir du mal à concevoir le fait qu'elle n'y arrive pas. Tenten tenta de prendre sur elle-même et de se rappeler qu'elle l'avait choisi pour ça.

- Je ne comprends pas ce qu'il faut faire.

- C'est pourtant écrit. Tu dois résoudre l'équation, expliqua-t-il sur un ton calme.

Calme ou pas calme, elle le prit mal.

- Je sais, je te signale que je sais lire. Mais je ne comprends pas comment.

- As-tu lu ton cours sur les fonctions exponentielles ?

Tenten cligna ses yeux noisette.

- Qu'est-ce que… Bien évidemment !

- Alors vas-y, dit-il en désignant sa feuille blanche. Résout-la.

Tenten fronça les sourcils et l'observa avec incertitude. Si c'était ainsi qu'il comptait l'aider, elle n'allait pas aller loin. Mais puisqu'il l'observait sans rien dire, elle finit par se dire qu'il savait ce qu'il faisait.

Sans rien dire elle prit un crayon et commença à travailler.

De suite il l'arrêta et posa sa main sur son crayon :

- Tu as fais une faute.

Tenten rougit. Elle n'avait pas remarqué à quel point sa main était grande.

- Où.. où ça ?

- A toi de me le dire, » fut sa réponse lasse, et il croisa les bras tout en s'avachissant sur sa chaise.

Tenten plissa les yeux sur sa feuille.

- Je ne vois pas le problème… Il faut justifier que la suite (u²/n) est géométrique non ? Ben c'est ce que j'ai fais…

Elle ne fut répondue que par un silence parfait et elle lui lança un regard interrogateur.

Soudainement, Neji se leva. Tenten le suivit des yeux :

- Qu'est-ce que tu fais ? Lança-t-elle sur un ton paniqué.

- Ca ne te regarde pas. Contente-toi de travailler.

- Mais…, balbutia-t-elle, tu es censé m'aider !

- Pas avant que t'aies trouvé ta faute.

Cette fois, ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Elle savait qu'il poserait problème, mais pas dès le premier jour ! Surtout qu'elle s'était promis avant de rentrer de garder son calme et d'écouter tout ce qu'il lui demanderait.

Elle ne lui avait pas manqué de respect, alors pourquoi le faisait-il ?

Sans compter que Tenten n'avait jamais eu beaucoup de patience.

Sa chaise racla contre le parquet alors qu'elle se leva et lui fit face, hors d'elle :

- Tu te fiches de moi ? » Malgré elle, sa voix parut suraiguë, à son grand dam. « Comment ça, "pas avant que j'ai trouvé ma faute ?" Tu es censé m'aider à le faire. Si c'est ta manière d'aider, je préfère me débrouiller toute seule !

Neji ne sembla absolument pas blessé par ses paroles. Il la toisa de son mètre quatre-vingt quatorze et leva un sourcil.

- Eh bien débrouille-toi toute seule, répondit-il sur un ton sec. Si tu n'acceptes pas mes manières tu peux t'en aller.

- Ben oui, je vais pas me gêner !

Neji sembla s'énerver.

- Si tu n'es pas capable de trouver tes propres fautes, tu n'évolueras jamais. Je n'ai pas le temps pour des gamines de ton genre.

Il s'apprêtait à partir, mais sans réfléchir, elle attrapa un coussin qui était jadis posé sur le fauteuil et le lui lança en plein dans le crâne. Le coussin toucha ses cheveux avec précision et rebondit sur le sol. Tenten esquissa un sourire satisfait.

Il se retourna, plus surpris qu'énervé :

- Qu'est-ce que tu fous ?!

- Eh ben je vais te la trouver, ta faute pourrie !

Tenten lui lança un regard rageur et alla se rasseoir devant sa feuille.

Elle dut se rappeler de garder son calme et dut, même dans sa tête, limiter les insultes.

Quel… quel crétin, ce satané prodige arrogant avait osé la traiter de gamine ! Il n'avait qu'un an de plus, rien d'autre, et le voilà monter sur ses grands chevaux !

Elle ouvrit son livre d'un coup sec et relu sa leçon une douzaine de fois. Elle suivit ensuite la consigne à la lettre et se concentra sur sa feuille.

Quinze minutes plus tard elle trouva sa faute. Un sentiment de fierté réchauffa son cœur et, soudainement contente, un sourire enfantin courba ses lèvres. Elle hurla :

- Neji ! J'ai trouvé !

Il arriva quelques secondes plus tard. Il se pencha sur sa feuille sans rien dire. Tenten l'observa en silence et attendit impatiemment qu'il dise quelque chose.

- Mh, acquiesça-t-il. Et la suite ?

Tenten fronça les sourcils, frustrée.

- Là, j'ai besoin d'aide.

- Suis ta leçon.

- Je ne comprends rien.

Neji leva les yeux au ciel, arracha son crayon des doigts et commença à écrire.

- Observe ce que je fais, intima-t-il avec un grognement. Tu sais que quelque soient les réels x et y on a : xy × qy = qx+y. Donc, expliqua-t-il d'un ton ennuyé, c'est logique que les fonctions exponentielles transforment un produit en somme et les quotients en différence, tu me suis ? La dérivée d'une fonction exponentielle est strictement supérieure à 0, donc la fonction qui, à tout réel x associe qx est strictement croissante sur l'ensemble des réels.

En dix secondes il avait terminé. Tenten l'observa avec fascination.

- Quoi ? Lança-t-il après un long silence.

- Non... non rien.

- Alors fais l'exercice suivant.

Bon courage ma vieille, se dit Tenten en prenant son crayon.