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Merci pour à veronika crepuscule, Milly et MokaHontas pour vos reviews

-Bonne Lecture-

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Chapitre 8 - Mauvais Caractère

p193

POV Edward.

Je remarquai à peine l'air frais fouetter mon corps tandis que je courrai en silence dans la forêt. Mon corps était attiré vers la maison, laissant le mouvement de mes jambes devenir un réflexe. Je n'avais plus besoin d'y penser.

Car ma concentration était tournée vers une seule chose et une chose seulement. Elle. Le parfum de freesia enveloppa mes sens alors que je marchai vers la porte d'entrée. Comme j'inhalai la douce senteur de mon amour, des picotements s'infiltrèrent à travers mes cellules pourtant gelées, allumant en moi le feu qu'elle seule pouvait provoquer.

Ignorant ma famille, qui été éparpillée à travers la maison, je me dirigeai vers les escaliers quand soudain Alice apparut devant moi. Son esprit montra une image de Bella arrivant devant la maison de Jacob, totalement furieuse.

- Je n'ai pas pu l'empêcher de voir Jacob. Je suis désolée. Je sais que tu es en colère contre lui mais fais attention à ta façon de gérer tout ça, Edward. Elle est vraiment en colère et bouleversée... Bonne chance.

Elle serra doucement mon bras puis se retourna et s'envola vers Jasper avant que je ne puisse répondre. Je ne m'en occupais pas vraiment, j'étais juste impatient de voir ma Bella.

Je courus en haut des escaliers et dans ma chambre. Mes yeux se posèrent sur le lit d'or que j'avais acheté pour elle - pour nous. Mais il était vide. La couette n'était plus là ainsi qu'un oreiller. Je soulevai un sourcil en regardant la source des battements de son coeur. Son épaisse chevelure noire pendait sur le côté du canapé, son petit corps recroquevillé sous la lourde couverture. Elle était si belle.

Je fis silencieusement mon chemin vers elle puis m'agenouillai à côté d'elle. Comme si elle pouvait sentir ma présence, elle bascula lentement vers moi, ses cheveux légèrement emmêlés autour de son visage.

- Edward, soupira-t-elle tranquillement.

Je ne pus empêcher le sourire qui illumina mon visage. Je traînai doucement le revers de mes doigts sur sa joue chaude, appréciant sa chaleur. Elle soupira de nouveau à mon toucher.

Je décidai de la remettre dans notre lit car le canapé ne devait pas être assez confortable et je ne voulais pas qu'elle se retourne encore et se retrouve par terre. Afin de ne pas la réveiller, je glissai soigneusement mes bras sous son corps aussi léger qu'une plume, la portant contre mon torse. Je la plaçai sur les oreillers le dos contre la tête de lit.

Je la déposai doucement, rabattant la couette au-dessus de son corps. Je fis rapidement le tour du lit, enlevai mes chaussures et montai sur le lit près d'elle. Dans le même temps, son rythme cardiaque s'accéléra légèrement et sa respiration aussi. Elle était réveillée.

Je laissai de l'espace entre nous. Je craignais qu'elle ne m'ignore ou commence à me crier dessus. Je ne savais pas si je pourrais supporter la douleur que représentait sa colère contre moi. Elle étendit ses bras pour s'étirer, faisant entendre quelques craquements. Elle roula loin de moi, sur le ventre, puis se crispa. Je la fixai tandis qu'elle fit marche arrière, revenant vers moi. Elle plissa les yeux, essayant de voir dans l'obscurité.

- Je suis désolé, je ne voulais pas te réveiller, lui murmurai-je. Je ne voulais pas te mettre en colère. J'essayais de te protéger. S'il te plaît, pardonne-moi mon amour. Je ne supporte pas de te voir bouleversée.

Je m'attendai à ce qu'elle rebrousse chemin loin de moi en entendant ma voix. Mais non. Je m'attendai aussi à sentir la colère venir par vagues, mais il n'y avait pas de colère. La chambre était calme.

Il n'y avait pas de friction entre nous.

Ses mains chaudes partirent à ma recherche dans l'obscurité. J'en fis de même et les siennes les enfermèrent soudainement. Je soupirai, heureux, à la sensation de chaleur qui émanait de sa peau souple.

Elle vint d'elle-même se coller contre moi, son doux corps délicieusement appuyer contre le mien. Ses lèvres ardentes voyagèrent jusqu'à mon cou puis atteignirent mon menton. Sa respiration devint hachurée tandis qu'elle bougea son visage de quelques centimètres, posant enfin ses lèvres contre les miennes.

Je l'embrassai avidement, si c'était ce que j'allais obtenir à la place de son courroux, alors je l'embrasserai de bon gré.

Impossible de garder mes pensées sous contrôle, je l'embrassai plus sauvagement que je ne le devrais. Elle haletait et se pressa contre moi, ses mains serrant mes poignets.

Je m'éloignai, riant devant son manque d'instinct de survie. Incapable de rester trop loin d'elle, je me penchai à nouveau, faisant courir le bout de mon nez près son oreille.

- J'étais préparé à subir un courroux plus fort que celui des grizzlis et voilà ce que j'obtiens ? Je devrais te faire enrager plus souvent.

- Donne-moi une minute pour démarrer, taquina-t-elle, son souffle encore un peu hachuré après notre baiser affamé.

Elle appuya sa bouche brûlante contre la mienne, me faisant frissonner.

- J'attendrai aussi longtemps que tu le veuilles, murmurai-je contre ses douces lèvres. Je ne pouvais résister à la tentation de l'embrasser encore et de savourer son rythme cardiaque partir dans une course folle.

J'entrelaçai mes doigts dans ses cheveux sombres, berçant doucement l'arrière de sa tête avec mes paumes. Je me perdis dans notre baiser, j'oubliais tout ce qui n'était pas elle. Elle commença à manquer d'air alors elle éloigna ses lèvres.

- Demain matin peut-être... haleta-t-elle doucement. Je souris et commençai une traînée de baisers le long de sa mâchoire.

- Comme tu préfères, chuchotai-je contre sa peau soyeuse.

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