Disclaimers : Doctor Who appartient à la BBC.

NDA : Hello !
Je m'excuse du temps que cette suite (et fin) aura mis à arriver.


...

Alors que tous gardaient le silence, et que personne ne semblait décidé à bouger, le bruit se fit étendre de nouveau. Le Docteur dégaina son tournevis sonique, et s'accroupit pour inspecter le sol.

Il y a quelqu'un en bas, déclara-t-il, d'un air grave.

Il se releva et rangea son tournevis.

Bien. Allons voir ! lança-t-il en souriant.
Hein ? Quoi ? firent indistinctement la famille Vince et Rose.
Allons voir, répéta-t-il. Monsieur Vince, on peut descendre d'ici ?
Oui, par la porte du fond, répondit-il après une seconde d'hésitation, en montrant une lourde porte en bois.
Parfait !
Mais qui a construit cet endroit ? Fit Rose pour elle même.
Le Docteur se dirigea d'un pas léger vers la porte, tandis que le reste du groupe le suivait avec hésitation.

Après avoir descendu une dernière volée de marches encore plus sombre et glissante que les précédentes, ils arrivèrent enfin au dernier étage de la Tour. Le Docteur sortit une nouvelle fois son tournevis sonique, et le groupe suivit le signal capté par l'appareil, jusqu'à une petite pièce sobrement éclairée, où reposait du matériel informatique. Des écrans proliféraient sur le mur du fond, entourés d'un micmac de câbles électriques. Les ordinateurs semblaient afficher, via des caméras, toutes les salles que contenait la Tour. Le Docteur aperçu même son Tardis. Au milieu de la pièce, se tenait ce qui ressemblait à première vue à un majordome humain, bien habillé et coiffé. Mais quelque chose clochait dans la description.

En effet, celui-ci était secoué de sombres sauts, et à y regarder de plus près, de petit arcs électriques sortaient de sa poitrine. Le Docteur s'approcha, et après un rapide examen conclut :
— C'est un robot.
Rose parvint à retenir à temps un " Merci, Captain Obvious " mais Vince, lui, semblait réellement étonné, comme s'il n'avait jamais vu un robot de sa vie.
— Un robot ? s'étonna Vince, ...mais qu'est-ce qu'il fait là ?
— Vous n'avez pas de robot domestique ?
— Non...

Le Docteur sortit ses lunettes en plastique de la poche de son manteau, et se mit à inspecter l'intérieur du robot. Deux étincelles, un bruit sinistre, et un cliché " redémarrage en cours " plus tard, le robot daigna enfin se réactiver.
— Ah ! s'exclama le Docteur. Bien. Déclinez identité et fonction, ordonna-t-il au robot.
— Robot de classe 4, répondit une voix métallique rouillée, modèle V.8000, je travaille pour la société A.D.R.C, Code.48.40, démolition.
— Démolition ? tiqua Vince. Démolition de quoi ?
— De ce système solaire.
— Quoi ?! s'écrièrent-ils tous en même temps, sauf le Docteur, qui reprit posément :
— Vous avez une autorisation pour ça ?
— Oui, bien sûr. Permis de démolition de niveau 3.
— Mais pourquoi voulez-vous détruire un système solaire ? Il y a des gens ici ! s'indigna Rose.
— Pour construire une voix galactique, répondit le robot, dont l'élocution semblait s'améliorer. Quant aux personnes présentes, il y a eu une erreur, elles ne devaient pas se trouver ici.

Il laissa le temps à ses interlocuteurs de digérer l'information. La famille Vince était choquée, et Rose se demandait comment on pouvait bien détruire un système solaire. Qui plus est, un système solaire habité. Le Docteur, de son côté, était perplexe quant à toute cette histoire. Il connaissait les entreprises de démolitions de planètes, et/ou de systèmes solaires (voire de galaxies), certes. Mais ces sociétés respectaient l'éthique en générale — il y avait veillé personnellement — et ne démolissaient que des systèmes solaires hostiles à la vie, mourants ou morts. Il y avait la possibilité qu'il s'agisse d'une société illégale, mais au vu du modèle du robot, cela ne semblait pas être le cas. Les sociétés clandestines utilisaient de vieux modèles, négociés contre une somme d'argent ridicule, et celui-ci, malgré son état, était tout neuf.

— Que savez-vous exactement de ce qui ce passe ici ? Questionna finalement le Docteur.
Le robot le considéra pendant quelques secondes et déclara finalement :
— Il y a un an de cela, j'ai été affecté à la démolition de cet endroit...

La navigation jusqu'au système solaire qu'il avait été chargé de démolir avait durée plusieurs mois. Étant un robot, il n'avait pas besoin d'être cryogénisé pour supporter le voyage. En revanche, un androïde était capable de s'ennuyer; il était donc occupé à lire une BD lorsque l'intelligence artificielle du vaisseau, qu'il avait affectueusement nommé David, l'avait avertit de son arrivée imminente.

— Parfait, avait-il répondu. Fait moi un scan détaillé du Soleil et des Planètes.
— Scan effectué, fit l'IA presque instantanément. Trace de vie détectée. Sur la planète la plus proche du Soleil.
— Comment ?!
C'était insensé. Aucune forme de vie n'était censé exister dans ce système. Il devait y avoir une erreur.
— Contacte l'A.D.R.C, ordonna-t-il.
— Impossible. Les communications sont brouillées.
Voilà autre chose, pensa l'homme de métal.
— Très bien, reprit-il. Je vais moi même aller voir. Met le vaisseau en orbite géostationnaire autour de la planète, et prépare toi à d'éventuelles complications.
— Bien.

Il avait ensuite pris une navette, et était descendu sur la planète, guidé par David. Il avait atterri à côté d'un immense arbre. Son système portatif lui indiquait que les formes de vie se trouvaient à l'intérieur. Il lui avait fallu presque une heure pour trouver une entrée. Il avait finalement déniché une trappe mal protégée, et était arrivé dans un endroit à moitié sombre, et très humide. Alors qu'il marchait le long d'un couloir plutôt large, une affreuse bestiole avec beaucoup de tentacules lui était tombé dessus. La bataille avait été rude, mais il avait fini par s'en débarrasser. Non sans dégâts, puisqu'il était tombé en panne quelques mètres plus loin, dans une salle remplie de matériels informatiques.

— Je vois, dit le Docteur. Et que savez-vous sur l'histoire de cette planète ?
L'androïde donna l'impression de réfléchir.
— C'est un système solaire mourant...

La planète, éloignée de son étoile par un peu moins d'une distance Terre-Soleil, était recouverte de forêt. Cette forêt se composait principalement d'arbres gigantesques, trois fois centenaires. Les habitants primitifs, entretenaient une relation très étroite avec ces plantes lignifiées. Relation qu'ils avaient conservée en évoluant vers une forme de vie intelligente. Après des milliards d'années de vie, le Soleil de cette belle planète avait entamé son inexorable fin. La température à la surface de la planète s'emballa rapidement. Alors que tout le monde s'attendait à mourir dans un tourbillon de flamme, les arbres développèrent une résistance improbable au feu. Les habitants y virent leur salut. Ils battirent des demeures entières à l'intérieur de leur tronc.

En étant ainsi à l'abri, ils survécurent à la fin de leur Soleil. La surface de la planète était bien évidement devenue stérile, mais les arbres continuaient à survivre. Les habitants pensèrent donc qu'ils avaient échappé à la fin du monde. Mais quelques années plus tard, un phénomène plus inexplicable encore se produisit : les arbres se mirent à attaquer leurs habitants. Ils lançaient leurs immenses branches, semblables à des lianes, pour recouvrir les fenêtres qui avaient étaient creusée à même le tronc. Une fois l'obscurité faite à l'intérieur, les habitants mourraient mystérieusement d'asphyxie.

... Voilà, c'est tout ce que je sais, conclut le robot.
— Mais... commença Madame Vince, d'une voix mélodieuse, bien que tintée d'appréhension, que faisons-nous ici, si tout les autres sont mort ?
— Je l'ignore, fit le Docteur en devançant la réponse de l'homme de métal.
Personne ne connaissait la réponse à cette question. Le Seigneur du Temps se tourna vers le robot humanoïde.
— Vous avez dit que quelque chose vous avez attaqué ?
— C'est exact.

Le Docteur fit faire un salto à son tournevis sonique avant de le brandir face aux écrans. L'électricité de la pièce sauta, dans une grande gerbes d'étincelles. Tout ceux présent dans la pièce frôlèrent l'arrêt cardiaque - sauf l'androïde - et une fois le silence fait, le voyageur temporel expliqua :
— Cette chose est peut-être toujours ici. Entrain de nous espionner.
— A quoi pensez-vous Docteur ? Fit Rose en souriant, ayant une idée assez précise de la réponse, qui se confirma lorsque celui-ci lança un sournois " On va lui tendre un piège ".

Le Docteur se demandait pourquoi l'androïde avait été attaqué. Il était apparemment descendu ici pour récupérer les gens qui y vivaient et les mener en lieux sûr. Le responsable de l'attaque en question ne s'en était jamais pris à la famille de la Tour, ce qui était plutôt étrange. Il était donc logique de penser que cette chose n'avait pas intérêt à ce que les habitants quittent la Tour. La question était pourquoi. Et si les doutes du Docteur se confirmaient, l'attaquant était toujours ici, entrain d'espionner la famille. S'ils parvenaient à le capturer, ils en apprendrais sûrement plus.

— Donc, l'androïde, Rose, et moi, on va se diriger vers le Tardis. Vous, dit-il en se tournant vers la famille, vous allez faire mine de faire vos bagages.
— Mais comment la créature va savoir ce qu'on fait ? Vous avez démoli le système de surveillance ! fit remarquer l'homme de fer.
— Je peux le remettre en route. D'autres questions ?
Tous répondirent pas la négative.
— Bien. Allons-y ! fit-il enthousiaste.

Comme prévu, le robot, Rose et le Docteur s'étaient rendu dans la pièce ou attendait le Tardis, et la famille Vince vers leurs chambres respectives. Faire le chemin dans l'autre sens n'avait pas été chose aisée, et le Docteur avait craint un retour de l'arbre, mais Vince avait assuré qu'il n'y avait jamais eu deux attaques le même jour.

Une fois arrivé dans la bibliothèque ou stationnait la petite boite bleu, le Docteur, après maximum trois minutes de silence religieux, avait entrepris de conter les capacités de son incroyable vaisseau du temps au robot, qui avait l'air particulièrement attentif, contrairement à Rose qui était légèrement exaspéré.

Alors que le temps semblait s'étirer au maximum, une chose verte immonde, recouverte de pustules, tomba du plafond, droit sur l'androïde.
Celui-ci réussit assez facilement, cette fois, à l'envoyer valser. La créature atterrit sur ses pattes, et fit face à ses trois adversaires. En ce moment précis, elle ressemblait à un taureau près à charger. Nos protagonistes se préparèrent donc au choc. Alors que la tension était à son maximum, la créature tourna soudain les talons, et se mis à courir.
— Eh ! scanda le Docteur.
L'instant de surprise passé, ils se lancèrent à sa poursuite.

La suite fut assez confuse. La créature se mouvait assez rapidement malgré sa corpulence. Elle réussissait à disparaître de temps à autre, et les trois zigotos qui lui courraient après, avait été séparé dans le labyrinthe qu'était la bibliothèque. A présent, ils peinaient ne serais-ce qu'à apercevoir une ombre. Ils avaient donc tenté de se communiquer des informations sur sa position en hurlant de rangée en rangée, " Elle est de vôtre côté Docteur " ; " A gauche, sur l'androïde " ; " 40° Sud, 20° Nord ", mais jusqu'ici ça n'avait abouti qu'à une collision douloureuse entre un Seigneur du Temps et un homme en métal.

Quelques minutes plus tard, et alors que tout semblait perdu, le robot fini par refermer sa main, purement par hasard, sur un tentacule. Une fois la bête immobilisée - non sans mal - le Docteur entrepris de lui poser des questions.
— Bien. Qui êtes-vous et que faites-vous ici ?
— Je ne parlerai qu'en présence de mon avocat, fit une voix affreusement rocailleuse.
Fantastique, se fit le Docteur, non seulement cette bestiole savait parler, mais elle avait bien un but précis en venant ici. Et au vu de sa réponse, un but pas très louable.

— Très bien, repris le Docteur sur un ton extrêmement sérieux. Je ne sais pas ce qu'il se passe ici, mais vous empêchait des gens innocents d'être sauvés. Il n'y a pas de police ici, pas d'organisation gouvernemental, rien, à part vous et moi. Alors, je vous conseille de parler.
L'intimidation avait l'air de plutôt bien marcher. La créature, après avoir coulé des regards de gauche à droite, et décrété que les deux autres personnes présentes dans la pièce n'avaient pas l'intention de l'aider, décida de passer à table.
— Je ne suis pas un criminel. C'est ce tas de ferraille, le criminel ! fit la bête en pointant le robot du bout d'un tentacule immonde. Avant que sa maudite société ne décide de créer une voie galactique ici, tout allait bien !

L'immonde créature verte... Pardon. Le Brontax, connu sous le nom très original de Max, était tranquillement assis dernière un comptoir. Les affaires marchaient bien. Il se félicitait de la brillante idée qu'il avait eu de construire un bar-restaurant sur ce raccourcis spatial très fréquenté. Au début, il avait eu quelques appréhensions, ce chemin galactique ayant la réputation d'être très mal fréquenté. Ce n'était pas totalement faux, et il y avait eu quelques problèmes, au début. Mais depuis qu'il avait engagé un garde du corps baraqué, tout allait pour le mieux. Le bar était réputé pour ses rāmens au goût incomparable, et le chiffre d'affaire ne faisait qu'augmenté, à la grande satisfaction de notre Brontax.

Tout allait bien dans le meilleur des mondes, quand une note de la société de démolition A.D.R.C avait été glissé sous le pas de la porte. L'annonce avait eu l'effet d'une bombe atomique. Max avait été anéanti. Le raccourcis galactique, considéré comme trop dangereux pour les honnêtes gens, allait être fermé. Un autre allait être ouvert à la place, dans un système solaire mourant.

Suite à cette triste nouvelle, le Brontax avait décidé d'aller enquêter sur place. Il y avait trouvé cinq formes de vie. Une aubaine ! Tant que des créatures vivantes habiteraient ce système, la société de démolition ne pourrait pas agir. Il avait donc décidé de rencontrer ses bienfaiteurs, mais avez aperçu un vaisseau de la société responsable de ses malheurs. Il avait pris soin de mettre son système de camouflage optique, et l'androïde - parce qu'il y avait forcément un androïde au commande de ce vaisseau - ne semblait pas l'avoir détecté.

Tandis qu'il réfléchissait à la conduite à suivre, une navette quitta le vaisseau, pour descendre sur la planète. Max connu un moment de panique. Si ce robot trouvait les formes de vie avant lui, il pourrait les faire évacuer. Le Brontax pouvait alors dire adieu à ce système solaire et, par extension, à son bar-restaurant ! Il ne pouvait pas laisser faire ça. Il prit lui aussi une navette et entama sa descente, à la suite de l'androïde.

À la différence de l'homme en métal, Max avait dû revêtir un scaphandre. C'est donc bien équipé qu'il avait sauté de sa navette, posée - sous camouflage optique - non loin de celle du robot. Il était rapidement tombé sur le tas de ferraille, perplexe devant un arbre gigantesque. Tout en restant caché, il l'avait observé forcer une trappe et rentrer à l'intérieur. Il l'avait suivi dans des couloirs glauques, et avait tenté de le neutraliser. Mais alors qu'il s'échinait à débrancher cette machine du diable avec les dents, elle l'avait envoyé valdinguer contre un mur. Il avait perdu connaissance pendant un moment. Quand il s'était réveillé, il avait suivi le couloir, jusqu'à déboucher dans une pièce remplie de grands écrans et de grands câbles.

Il avait trouvé le robot là, agité de sombres sauts, visiblement HS. Après avoir passé quelques minutes à mimer une danse de la victoire, il remarqua que les écrans étaient reliés à des caméras de surveillances qui filmaient tous ce qu'il se passait dans l'endroit ou il se trouvait. C'était parfait. Il allait pouvoir vérifier qu'il n'arriverait rien à ces habitants...

— Ensuite, j'ai branché les caméras de surveillances d'ici sur mon vaisseau, et j'y suis retourné, termina l'alien. Je suis redescendu lorsque vous avez trouvé l'androïde.
Ce court récit ne répondait pas à toutes les questions du voyageur temporel, mais cela permettais déjà de se faire une petite idée de ce qu'il se passait en ces lieux, en ce moment. Et ça permettait aussi de trouver une solution.

— Bien, fit le Docteur. Il se tourna vers le robot. Vous, vous allez raccompagner notre ami Max dans son bar-restaurant.
Le concerné tenta de négocier, mais au vu de la tête du Docteur, et avec ce satané bout de ferraille qui le tenait en respect, cela s'annonçait vain.
— Je me chargerais de conduire Vince et sa famille en lieu sûr, repris le Seigneur du Temps.