Coucou ! Désolée pour l'attente, mon inspiration va et vient à sa guise, je n'ai malheureusement aucun contrôle sur elle… D'autant que vous ne m'encouragez pas vraiment, un seul commentaire, en autant de temps, ça frise le ridicule… Please, soyez mignons, que ça vous plaise ou non, laissez-moi un petit commentaire, le bouton vert ne mord pas, je le sais, je m'en sers souvent ^^ Sinon, je pense que je vais commencer une série de one-shot, de drabbles et de mini-fics qui formeront une histoires si elles sont mises bout-à-bout. À l'instar de Takisys (voir les fics sur les séries TV Doctor Who et Torchwood), si le projet voit le jour, je les publierai dans l'ordre où elle me viendront, c'est-à-dire dans le désordre chronologique. Voilà, fin de mon speach XD reviews ? Et bonne lecture, même si c'est court !^^

Elle aurait été incapable de dire par où ils étaient passés : Thomas semblait connaître les toits de la ville mieux que personne, et pas une seule fois ils n'avaient touché le sol. Parfois, il s'accrochait à une simple courroie suspendue à un fil au-dessus du vide. Alice s'agrippait alors à lui et ils traversaient la rue par la voie des airs, en tyrolienne.

Il était évident que les trois types bizarres qu'elle avait vu n'étaient pas les seules connaissances « louches » de Thomas. Leur premier arrêt se fit dans une ruelle étroite. Sous les porches, des hommes de haute taille, aux yeux brillants, fumaient des cigarettes en silence, balayant la rue du regard. Alice avait toujours trouvé ce genre de personne très effrayante, mais quand Thomas fit son apparition dans la rue, trois ou quatre de ces messieurs se précipitèrent vers lui avec des sourires cordiaux.

- Eh ! Thomas, mon frère Thomas !

- Comment ça va, Thomas ?

- Tu veux boire un coup, Thomas ?

Elle fut momentanément séparée de lui quand les amis du garçon l'écartèrent sans brusquerie pour étreindre son ami avec chaleur. Ils lui administrèrent de grandes claques dans le dos, lui ébouriffèrent énergiquement les cheveux, le secouèrent par tous les bouts, et finirent par le laisser respirer au bout de cinq bonnes minutes de câlin.

- Tu viens récupérer le petit colis, Thomas ?, demanda le plus grand des types tandis que les autres retournaient sous leurs porches.

- Yep. C'est prêt ?

- C'est plus que prêt, vient un peu par là.

- Attends-moi ici, ordonna le jeune homme à Alice avant de se faufiler dans l'immeuble, à la suite de son interlocuteur.

La fillette frissonna quand la porte se referma. Les hommes sous les porches posèrent sur elle leurs grands yeux brillants et ne cillèrent plus.

- Pourquoi il te laisse dehors, s'il te connaît si bien ?, demanda le type louche, qui avait payé Thomas, d'un ton soupçonneux en sortant de l'ombre, flanqué de ses chiens de garde.

Alice sursauta. Elle ne l'avait ni vu, ni entendu arriver. Elle lui jeta un coup d'œil craintif. Elle ne savait pas si elle pouvait lui répondre : la dernière fois qu'elle avait voulu lui adresser la parole, Thomas l'avait fait taire aussitôt. D'ailleurs que faisait-il ? Il ne s'était tout de même pas sauvé par l'escalier de secours en l'abandonnant ici, hein ? Désespérée à cette simple pensée, elle maudit son imagination trop vive…

- Ferme ta gueule, Sullivan, ordonna sèchement un homme, sans bouger de son porche, sans détacher les yeux de la petite fille effrayée, toujours debout dans la rue.

- Occupez-vous de vos affaires, vous autres !, aboya le dénommé Sullivan, avec nervosité. Ça ne vous regarde pas !

- Cette fille est sous la protection de Thomas, gronda un autre homme, sans bouger davantage, sans détourner les yeux. Fout-lui la paix et dégage !

Sullivan commençait à s'agiter sérieusement. Il ne semblait pas se rendre compte que ses deux gardes du corps commençaient à perdre leur confiance en eux après avoir compter le nombre d'adversaires potentiels présents dans la ruelle.

- Je vous dis que ce sont mes affaires !, s'écria-t-il en tapant du pied par terre avec colère. Qu'est-ce que ça peut bien vous faire ? C'est moi que ça regarde ! Moi et seulement moi !

- Ça nous fait quelque chose, articula lentement un des type, en quittant son porche sans se presser. Thomas, il est de la famille. C'est notre petit frère. Personne ne peut l'embêter sans avoir affaire à nous. C'est comme ça que font les grands frères, n'est-ce pas ? Ils protègent leurs petits frères…

- Mais je m'en fous, de Thomas, insista Sullivan, qui commençait à devenir hystérique, d'autant que le protecteur d'Alice, un immense mec d'origine africaine, le toisait du haut de ses presque deux mètres. Je l'aime bien, moi, votre Thomas, je fais même du business avec lui, enfin ! Mais la gosse, c'est pas votre sœur, si ?

- Mais pour qui tu nous prends, Sullivan, gronda un autre homme, en s'approchant à son tour, à pas lents. Pour des gens qui regardent ailleurs pendant qu'on tue des enfants ? La petite est protégée par Thomas, d'accord. Mais tant qu'elle est sur notre territoire, personne ne la touche. Est-ce que c'est bien compris ?

On pouvait presque entendre claquer les genoux de Sullivan et de ses sbires, à présent. Le premier homme de la rue avait posé une main sur l'épaule d'Alice pour appuyer les propos de son collègue.

- C'est bien compris ?, répéta un des hommes, de dessous son porche.

Sullivan déglutit.

- Oui, oui. Toutes mes excuses. On s'en va. Venez, les gars, on se tire…

Se retournant, il constata que les gars en question ne l'avaient pas attendu pour prendre leurs jambes à leur cou.

- Eh ! Partez pas sans moi !, hurla-t-il d'une petite voix aiguë tout en partant à leur poursuite.

- Merci, chuchota Alice, toujours sous la main du géant.

- De rien, p'tite princesse, de rien, répondit l'autre en souriant gentiment.

La seule pensée cohérente qui arrivait encore dans le cerveau embrouillé d'Alice était que c'était bien la première fois de sa vie qu'on l'appelait Princesse…