Auteur : Madhatter Sekityou ou Bel Uriel Disraeli.
Disclaimer : Les personnages suivant ne sont pas à moi !
Personnage : Ronronoa Zoro
Résumé : Le passé de tous les membres de l'équipage des Mugiwara est connut. Mais il demeure des zones d'ombre. Et si Zoro avait lui aussi des démons intérieurs à affronter ?
Titre : Voleur d'âme.
Partie I : L'errance du Prince Noir.
Chapitre II : Captivité.
Un animal en cage. Zoro releva son attention vers la fenêtre, ne sachant pas pourquoi cette idée persistait. Il se faisait l'effet d'être un animal en cage. On toqua à sa porte et il ignora ce signal sonore. Celle-ci contre son silence s'ouvrit malgré tout, pour laisser entrer une tête blonde portant un plateau. Le bretteur regarda son visiteur.
- Qu'est ce tu fous ? Grinça le bretteur.
Sanji referma la porte et posa le plateau sur la petite table.
- L'heure du dîner est passée et Chopper m'a demandé de m'assurer que tu avales quelque chose.
Zoro posa la tête sur l'accoudoir du fauteuil où il était affalé.
Pas faim, siffla son esprit, son estomac gargouilla joyeusement.
- La ferme... Marmonna Zoro à l'adresse de son corps.
Il se roula sur le côté, tournant dos au blond pour l'ignorer. Puis le silence s'étira. Bruit de chaussure, l'autre soulève la coupole et l'odeur se répand dans la pièce.
- A quoi tu joues ? Grogna Zoro par-dessus son épaule.
- Ça se mange chaud. Informa le cuisinier.
Finalement, il n'aimait pas l'idée de lui tourner le dos, et d'un mouvement souple mais forcé, il se redressa en s'asseyant, face à l'autre.
- Je veux juste savoir ce que tu fiches encore ici ? Demanda le bretteur de but en blanc. Question à laquelle Sanji répondit un peu trop naturellement à son goût.
- J'admire la vue ! A croire que c'était une évidence sortit de sa bouche. Puis le blond finit par soupirer comme s'il cédait à lui-même.
- Chopper veux être sûr et certain que tu manges. Alors soit tu le fais... Soit il emploi la manière forte.
Zoro fronça les sourcils, n'aimant pas du tout ce qu'il venait d'entendre. L'informateur poursuivit.
- Nami attend en bas que je revienne avec le plateau, elle te fera manger à la petite cuillère après t'avoir attaché à une chaise.
Alors c'était ça la manière forte ! Zoro se jeta sur l'assiette en jurant, Sanji secoua la tête.
- Je pourrais me vexer... Siffla le blond narquois.
Il décida de faire quelque pas dans la vigie, il ne venait pas souvent ici à vrai dire, étant donné que la zone était répertorier comme appartenant au bretteur. Sanji alla jeter un regard à la grande fenêtre.
- Tu attends quoi au juste ? Demanda Zoro entre deux bouchées, toujours aussi sceptique. Le cuisinier regarda le pont du navire avant de répondre.
- Si je descends, il va falloir que je remonte pour récupérer la vaisselle, autant attendre que tu finisses. Il fit un tour sur lui-même et avisa les meubles. C'est ici que Ronronoa Zoro avait fait sa retraite et c'était bien le mot, puisque Zoro ne quittait plus la vigie depuis quelques jours.
- Rien ne t'oblige à jouer la boniche.
Sanji revint à lui, au moins il mangeait avec appétit. Zoro se figea d'un coup et se tourna dans sa direction, à croire qu'il avait senti son regard. Le blond fit mine d'admirer la vue.
- Je tiens à ce que la vaisselle soit faîtes entièrement, je suis trop maniaque pour laisser cette tâche inachevée.
Il ne recommença pas à manger, fixant le cuisinier de façon oblique.
- Rien ne t'oblige à rester ici, je peux très bien descendre tout ça. Fit remarquer Zoro un peu agacé de la présence du blond. Il n'avait pas l'habitude d'une autre présence dans la vigie.
- Parce que ça t'arrive de sortir de ton trou ?! Lança sans réfléchir Sanji.
Stupide réflexe des sarcasmes ! Il s'insulta mentalement, lui qui avait promis d'être moins insultant.
- Moi oui, mais apparemment ça t'arrive pas souvent de fermer ta gueule.
Il ne l'avait pas volé ! Mais releva un sourcil surprit malgré tout. Tiens... Ça c'était une insulte habituelle ! Il n'était pas censé être déprimé et mourant ?
- Hey, marimo !
- Me cherche pas ! Rugit Zoro.
Zut ! Le bretteur allait le découper pour moins ! Il leva les mains en signe de paix, reculant doucement hors de sa portée. Pas qu'il ait peur de lui, mais ils ne devaient pas se battre.
- C'est pas ce que tu crois, désolé... J'ai pas l'habitude d'utiliser ton prénom.
Il inspira, c'est que son cœur faisait des looping maintenant, l'idée d'énerver Zoro et de se battre contre lui le perturbait.
- J'ai été bête. Souffla Sanji.
- C'est pas parce que je t'appel marimo que je t'insulte, j'ai pris le pli.
Le bretteur continua de le regarder, quelque part surprit du tour que prenait la situation... Et curieux. Il laissa la curiosité prendre la pas sur la colère, il regarda le blond totalement intrigué.
- Quoi ?
- Ben...
Merci de nous avoir sauvé à Thriller Bark ? Souffla sa conscience.
Une étrange grimace passa sur les traits de Sanji. C'était foireux comme discussion et il ne savait pas avec quoi meubler.
- On s'inquiète tous pour toi, Luffy surtout.
Zoro ne s'attendait pas à ça, il fronça de nouveau les sourcils cette fois ci gêné.
- J'vais bien... Finit par marmonner le bretteur.
- Ton caractère d'ours a empiré... Lâcha Sanji. La tension monta.
- Tu te fiches de moi.
- Non, jamais ! Jura Sanji. Alors qu'un sourire lui montait aux lèvres.
- Connard. Souffla tout bas Zoro.
Le bretteur bu un verre qu'il reposa. Sanji fit quelque pas, repassant près du fauteuil pour s'asseoir plus loin, mais se ravisa.
- Tu n'as plus faim ?
- Si tu allumes cette cigarette, je te jette pas la fenêtre. Affirma le bretteur.
Sanji retint son geste alors que Zoro reprenait une autre cuillère. Il soupira silencieusement.
- C'est fou ce que tu es causant... Une vraie pipelette. Lança-t-il avec ironie.
- J'avais raison, c'est fou ce que tu peux pas la fermer. Rétorqua avec fatalité Zoro.
Ils se fusillèrent, se jaugeant ? Sanji avait envie de lui dire...
Zoro se méfia, un sourire venait de s'étaler sur le visage du blond.
- Hey, marimo.
Le bretteur se figea et plissa les yeux, tendu.
- J'voulais te dire merci.
Silence.
- J'suis vraiment sincère... Merci.
Mouvement de tête de Sanji, moment de flottement où le bretteur sembla découvrir quelque chose de nouveau.
- T'en fais une tête ! Bon sang si j'avais su je l'aurais sortie plus tôt celle-là ! On dirait un gamin devant une vitrine de magasin !
- Oh la ferme ! Gronda le bretteur déstabilisé.
Il n'avait pas compris, et... Ne comprenait toujours pas. Mais le blond avait été franc ! Merci ? C'était tout aussi nouveau pour lui, cette inflexion dans la voix de Zoro qui n'était ni de l'agacement ou de l'agressivité. Juste... De la bouderie. Zoro boudait ! Cette idée le rendit presque euphorique ! Et Sanji fut content.
- J'peux savoir pourquoi tu m'es reconnaissant à ce point ?
Jamais Zoro n'avait fait une question aussi longue pour lui. Kamisama !
C'est qu'il savait parler de façon intelligible et argumenté le bougre ! Zoro le fixa.
- C'est moi qui devrais m'inquiéter de ton état, ça fait dix minutes que je t'insulte et tu me remercie ? Fit remarquer froidement le bretteur.
Sanji fronça les sourcils et son sourire disparut.
- La ferme. Gronda le blond avec énervement.
Le bretteur venait de marquer un point, il ricana un peu et Sanji put constater qu'il venait de finir. Il prit le plateau, un peu vexé que l'autre se fiche de lui.
- Crève la gueule ouverte ! Lança le blond en faisant claquer la porte derrière lui.
Zoro ne saisissait pas ce qu'il venait de passer... Mais au moins il avait le ventre plein. Il s'affala de nouveau et se mit à somnoler.
A quoi il pensait déjà ? Ah, oui... Un animal en cage, il se faisait l'effet d'être un animal en cage. Ses paupières lourdes, il eut l'impression de voir voler des lucioles dans la chambre. Des dizaines de lucioles, Kuina aimait bien les mettre dans des pots. Il n'était pas comme eux, c'est vraiment trop bête d'être une luciole dans un bocal. Non, il était comme... Comme... Il s'endormit.
Sanji soupira, il ne s'était même pas rendu compte de ce qu'il avalait le bougre. Mais Chopper avait insisté, l'organisme du bretteur avait besoin de repos. Alors glisser des somnifères dans l'eau ne lui ferait que du bien.
...
Le sentiment d'être traqué avait été remplacé par celui d'un calme intérieur. Zoro plissa les yeux en regardant l'équilibre de son katana. Sa main effleura la ligne de vague comme s'il pouvait écouter les vibrations du métal du bout des doigts. Ici tout allait bien, et il s'écorchait dans la contemplation...
« Pas encore ... » Lui répondit la voix de Kuina. Il serra les dents, furieux contre lui-même.
- Je sais ! Gronda Zoro.
On toqua à la porte, il souffla l'air de ses poumons par son nez, et fusilla cette dernière.
- Tu dors encore Marimo ? Sanji entra avec son plateau.
Il leva un sourcil pour voir qu'il était assis à même le sol.
- Faut croire que l'ours fait autre chose que dormir.
Le bretteur le fusilla tout du long, alors qu'il posait le tout sur la table. Le blond ne s'en irait pas tant qu'il n'aurait pas bougé. Lentement Zoro rangea son katana et soupirant de toute sa conviction, alla s'asseoir. Evidemment le fait que le plat soit couvert attira son attention.
- Qu'est-ce que c'est ? La curiosité était l'une des choses qu'il n'arrivait pas à canaliser.
- Ça se mange froid. Lança Sanji en le laissant découvrir.
Nami avait pas mal crié lorsque Zoro était encore inconscient, et les oreilles de Sanji carillonait des insultes et des remontrances. Il savait qu'elle avait raison... Qu'ils devaient tous énormément à Zoro. Mais... Et bien, il était un homme et comment pouvait-il lui témoigner quoique ce soit d'autre que leur rivalité habituelle ? Ussop comprenait lui aussi, il ne fallait pas changer de comportement avec Zoro, c'était le meilleur moyen pour lui montrer... Qu'on tenait à lui. Sanji le fixa, après tout le bretteur et lui ne c'était jamais entendu. Mais c'était l'occasion rêvé de découvrir ce qu'il aimait manger.
Zoro fronça les sourcils et inclina la tête.
- Salade de pâte.
Le bretteur acquiesça à l'information, il attrapa sa fourchette et commença à manger. Et Sanji ragea intérieurement. Rien ! Il mangeait sans rien laisser filtrer !
- Dis moi Marimo, ça t'arrive de faire une autre tête lorsque tu manges ?!
Pour la prime, Zoro lui offrit une tête d'ahurie.
- T'es tombé sur la tête ? S'enquit le bretteur entre deux bouchées.
Le cuisinier se pinça l'arête du nez.
- T'est-il déjà venu à l'esprit que j'étais cuisinier ?
Zoro leva une épaule comme s'il réfléchissait.
- Attend voir, hum... Quand ? Lorsque tu cires les pompes de cette vieille sorcière, ou que tu serves d'esclave à l'autre prêtresse des forces occultes ? Hormis ça, non ! Pas remarqué ! Lança Zoro mortellement sérieux.
C'était surprenant ! Cet imbécile savait vraiment parler ! Et il insultait ses donzelles en prime ! Un rire sans joie monta du blond.
- Ah ah ! Très drôle mister Freeze !
Il n'avait pas l'habitude de discuter et d'échanger des pics avec le bretteur.
- Des fois que tu sortirais de ton trou et que les deux neurones qui te servent de cerveau fonctionnent, tu remarqueras que le type qui se charge des cuisines et des provisions c'est moi. Cracha en grinçant le blond. Retenant le « pauvre con » qui lui brûlait la bouche.
Zoro sembla soupeser la révélation.
- J'en tiens note, barbie ! Et alors ?
Barbie ?! Sanji sursauta comme s'il l'avait frappé.
- Et alors ? S'étouffa le cuisinier.
- Et alors ça te crèverais de me dire ce que tu aime manger ? Il éleva un peu la voix, énervé. Et ne m'appel pas barbie ! Fichu tête de brocoli !
Zoro le regarda fixement, se sentant étrange. Il se mit à jouer avec les pâtes du bout de la fourchette.
- C'est pas important... Finit par marmonner le bretteur.
La colère de Sanji fut douchée. Dans d'autre circonstance cette phrase aurait été l'élément déclencheur d'une bonne baston. Mais le ton, calme et presque désintéressé de Zoro ne collait pas à son habitude. Ce dernier leva une épaule.
- Si je mange, c'est que ça va.
Il jeta un coup d'oeil en coin au blond.
C'était quoi cette discussion farfelue ? Puis pourquoi l'autre lui demandait ça maintenant ?
- J'ai l'occasion de te faire un plateau et je suis pas fichu de savoir quoi mettre dedans... Et c'est moi le cuisinier ! Ragea-t-il contre lui.
Au début, il n'y avait pas plus pensé... Jusqu'au moment où il c'était tourné vers les placards pour en sortir les ingrédients et que la question lui vint aux lèvres.
- Alors ? On lui prépare quoi aujourd'hui, Nami aime beaucoup...
Puis il se gifla en se rendant compte que ce n'était pas pour les filles qu'il cuisinait.
- Tu manges de tout, mais cela ne me dit pas ce que tu aimes mangé ! Il doit bien y avoir un plat de chez toi que je pourais te faire ?!
Voilà, il venait d'avouer sa dernière obsession. Un drôle de sourire passa sur les lèvres de Zoro.
- Je ne mange que ce que j'aime. Laissa-t-il tomber.
Puis le bretteur secoua la tête comme s'il était affligé de constater la bêtise.
- Si je mange... C'est que j'aime ta cuisine.
Sanji resta muet, choqué, et l'autre éclata de rire pour se moquer de lui, mais surtout de son expression ahurie.
- T'es vraiment lent à la détente, hein cuisto' ! Si tu cuisine, c'est que c'est bon, alors j'aime, va pas chercher plus loin.
Il lui faisait confiance à ce point là ?
C'est surtout que Zoro était en train de le traiter comme le dernier des abruti, oui ! Genre il était trop idiot pour comprendre l'évidence de... Rah ! Mais arrête de te marrer saloperie de saleté de pauvre Marimo à deux berrys !
- Tu verrais ta tête !
Sanji se doutait bien qu'il devait tirer une tronche bizarre. C'est juste qu'il avait plus l'habitude de s'engueuler avec lui que d'avoir des questions existentielles. Et de recevoir des compliments de sa part!
"- Si je mange... C'est que j'aime ta cuisine."
- Cela ne me dis pas ce que tu aimes mangé. Marmonna le blond.
Se sentant particulièrement idiot d'insister sur cette question, presque... Boudeur.
Zoro leva une épaule en se rendant compte qu'il n'allait pas lâcher l'affaire. Il décida de lui renvoyer la balle.
- Et qu'est ce que j'aime manger d'après toi ?
- Hormis le saké ? Siffla Sanji acide.
Il se foutait de lui ! Si il lui demandait, c'est bien parce qu'il ne savait pas !
- Et tes katana ? Rajouta le cuisinier.
- Et t'entraîner ?! J'en sais rien ! Mangé épicé, sucré/salé, et chaud. Lâcha-t-il en faisant quelques pas.
De grand critères qui ne voulait pas dire grand chose.
- Mais... L'exclamation arrêta Sanji, Zoro le dévisagea.
- T'es vraiment cuisinier alors ! L'ironie étira un sourire sur son visage.
Sanji allait lui briser les bras ! Le sourire de Zoro disparut.
- Mais c'est foutrement insultant pour un aussi grand cuisinier que toi, n'est ce pas ? C'est rageant, un pauvre type incapable d'avoir une quelconque préférence culinaire.
Sanji finit par comprendre qu'il était vraiment sérieux. L'amusement dans sa voix avait laissé place au dédain.
- Sucré/salé... Mais surtout épicé... Murmura Sanji. Tu aurais rajouté quelque chose à ce plat ? Demanda-t-il finalement ?
Zoro fut surprit, l'autre ne plaisantait vraiment pas, Sanji ne rigolait jamais lorsqu'il s'agissait de cuisine... Et il lui demandait son avis. Il réfléchit sérieusement à son tour.
- La muscade relève toujours la crème.
Sucré... Pensa furtivement Sanji. Il avait pensé la même chose en dressant le plat.
- Mais je suis mal placé pour t'apprendre ton métier, stupide love-cook !
Le bretteur n'avait pas tardé à finir. Sanji se surprit à éprouver de la sympathie à son égard. Ce n'était qu'un ours après tout, un grand ours apprivoisé qu'on ne pouvait pas attraper avec du vinaigre.
- Chopper aimerait bien te voir à table. Lâcha Sanji sans savoir pourquoi.
Zoro s'affala dans son siège, rassasié, plissant les yeux pour suivre les déplacements du blond d'une attention plus détendu.
- C'est surtout que Luffy avale tout ce qu'il y a sur la table et qu'il n'arrive pas à se défendre... Grommela le bretteur. Sans être sûr que Sanji l'entende.
- Marimo ?
- Hum ? Gronda l'autre qui commençait à végéter.
Finissant par comprendre ce que l'autre voulait dire par le fait que ce n'était pas forcément insultant de l'appeler ainsi. M'enfin, c'est surtout qu'il avait le ventre plein et qu'il était plus enclin à le supporter.
- Pourquoi tu ne sors pas ? Il avait finit par poser la question qui le travaillait le plus. Zoro regarda le plafond un moment, comme s'il allait lui répondre.
Le silence s'épaissit, puis il finit par répondre.
- J'ai besoin de méditer.
Il ne savait pas combien il avait raison de vouloir s'en convaincre. Sanji fronça un sourcil.
- Ce n'est pas plutôt parce que tu considère avoir perdu contre ce shishibukai et que ta fierté de bretteur ne s'en remet pas ?
Tact Sanji, tact ! Pourtant généralement il ne se débrouillait pas trop mal. Zoro se redressa en jurant, une main à son katana, une aura d'homicide sur les épaules. C'est vrai qu'une fois lâcher, Sanji se mordit la langue. On ne touche pas à la fierté du bretteur, tout autant que personne ne touche à sa cuisine.
- Je n'ai pas perdu ! Lâcha froidement celui-ci.
Il avait assez vue Sanji pour les six prochain mois. Le blond recula avec prudence quelle idée de tirer sur la queue du fauve ? Zoro allait le tailler en pièce. On ne caresse pas un ours, et sûrement pas dans le sens contraire du poil !
- Hey ! Ne me tranche pas la tête ! Attends !
Bravo Sanji ! Essaye de rattraper ça maintenant !
- Dehors ! Ordonna sans possibilité de répartit le bretteur.
- Je t'ai apporté à boire. Cela n'avait aucun rapport et tomba à plat. Il avait parfaitement conscience de ne pas avoir été délicat.
- Chopper n'approuve pas beaucoup, mais c'est la seule chose que j'étais certain que tu aimerais.
Du miel Sanji, c'est avec du miel qu'il faut négocier, pas une barrique de vinaigre ! Balance lui le saké ! Il poussa la porte un peu et se pencha pour ramasser la bouteille à l'extérieur.
- C'est le saké qu'on nous a offert à Thriller Bark. Luffy voulait absolument que tu en boives.
C'était grossier comme attrape nigaud, même pour Zoro. Ce n'était pas Luffy ! Le bretteur lui jeta un regard, et avisa la bouteille.
- Qu'est ce que tu veux ? Finit-il par demander, méfiant.
Sanji soupira intérieurement.
- Je ne veux pas me battre, pas maintenant. Précisa-t-il avec empressement.
Vexé Zoro n'était pas une bonne idée.
- Je suis juste venu t'apporter ton repas, m'assurer que tu respires et te nourrir, puis ramener le tout à la cuisine (en un seul morceau).
Diplomate Sanji, soit diplomate. Montre lui que tu ne le cherche pas ! Pas de sarcasme, ni d'ironie, ni d'insulte. Voilà tout ce que Nami lui avait répété en martelant la table pour lui donner des ordres à propos de Zoro. Le bretteur n'était pas dupe, il y avait forcément une raison à tout ça.
- C'est Nami qui t'as ordonné de faire ça ?
Bien sûr, il n'y avait qu'elle pour lui infliger pareil truc. Sale sorcière avide d'argent ! Le blond dû reconnaître qu'il n'était pas si bête.
- Je suis parfaitement capable de prendre une décision tout seul. Fit sérieusement le blond, laissant parler sa fierté d'homme. Zoro fut surprit Sanji n'avait pas choisi de son plein gré de jouer à devenir copain-copain avec lui !
- Tu ne me feras pas avaler que tu as décidé sans raison de me servir de boniche ! Lança le bretteur.
Bon, il fallait l'admettre... Nami lui avait donné une semaine pour améliorer leur relation. Sans quoi, elle menaça de l'attacher à Franky durant un mois pour lui apprendre à vivre avec un autre individu mâle sans se battre.
- Boniche, boniche, c'est vite dit ! Je ne te lave pas, ne fait pas le ménage ni la lessive pour toi. Prendre la peine de te nourrir une fois par jour n'est pas la définition du terme.
Il se racla la gorge, sentant le rouge lui monter aux joues.
Tout plutôt que de se retrouver menotter à Franky... Dont le regard c'était étrangement allumé à l'évocation, avant de s'écrier qu'il allait lui montrer que porter des pantalons n'était pas si « super » que ça.
Nami avait ouvert de grand yeux en marmonnant dégoutée qu'elle ne voulait pas assister à quoique ce soit outrepassant la décence. Alors que Robin gloussait un peu plus fort que sa moyenne habituelle. Franky avait affirmé avoir des slips à sa taille qui soulignerait son fessier de rêve et... Kamisama. Cette discussion lui donnait encore des cauchemars ! Comment Franky pouvait savoir qu'il avait un fessier « de rêve ! » . Encore devenir esclave de ce stupide Marimo que de tomber aux mains de ce pervers nudiste à tendance sodomite !
Ussop était devenu vert, et Luffy c'était levé pour regarder son pantalon demandant à Franky comment un slip pouvait faire une chose pareille. Nami avait interdit au bleuté de dépraver le reste de l'équipage.
Mais bon, pour revenir au marimo présent. C'était sa faute !
- On n'en serait pas là si tu quittais ta retraite ! Mais non ! L'ours hiberne ! Tu serais capable de dormir jusqu'à en mourir si on ne secouait pas ! S'emporta le blond. Et il risquait de perdre son intégrité, physique et mentale à cause de lui s'il ne se nourrissait pas convenablement !
- Je peux savoir ce qui ne tourne pas rond chez toi ? Demanda Zoro énervé.
Sanji en avait assez entendu, c'était lui le fautif !
- Chez moi tout va bien, ce qui ne tourne pas rond, c'est toi ! Rageur le blond posa la bouteille sur la table et prit le plat.
- Tu veux que je te dise ! Je ne comprend même pas pourquoi tout le monde s'inquiète pour un homme préhistorique comme toi! Parce que t'es pas fichu de voir à quel point on tient à toi ! Pauvre stupide imbécile de connard de marimo !
Bon sang, l'équipage avait été en crise après qu'on l'ait repêcher inconscient ! Et cet imbécile... Il se dirigea vers la porte. Ivre de colère.
- Ca m'apprendra à être serviable ! Crève ! Il ouvrit la porte pas loin de l'arracher.
- Sanji ! Il l'appela d'un coup.
- QUOI ?! Rugit le cuisinier en s'arrêtant pour le fusiller. Pas loin de lui jeter le plateau à la tête dans sa rage. Et qu'on ne vienne pas lui dire qu'il n'avait pas tout essayer !
Zoro détourna la tête, gêné.
- T'as gagné, j'm'excuse... Et merci pour le saké. Maintenant fiche le camp ! Lâcha-t-il d'une traite.
Le blond mit quelques minutes à comprendre, puis la lueur passa dans ses prunelles, un tic agita ses traits. L'autre se fichait de lui !
- Et en quoi ça change un truc ?! Pauvre inapte à la société ! Putain, tu te foule et voilà comment on te remercie ! Fiche le camp fiche le camp, moi aussi je te remercie, connard de marimo ! Il fit claquer la porte derrière lui, et Zoro cru l'entendre s'éloigner en jurant encore.
Le bretteur finit par se rallonger en regardant la bouteille de saké, intrigué.
O*o*o*O_O*o*o*O
AND THAT'S ALL?
O*o*o*O_O*o*o*O
Non, Sanji ne va pas devenir super copain du jour au lendemain! Non, Zoro ne va pas découvrir qu'il est profondément amoureux de Sanji comme par magie! Ils sont différents, Sanji à son histoire et Zoro la sienne. Et il va falloir apprendre à ce connaître pour mieux se détester.
Le couple de base est un Zoro X Sanji.
Chapitre III: Apprivoiser
"
- Hoy ! Marimo ! Il se tendit brutalement.
- Passe-moi la casserole là, au-dessus de ta tête ! Fit le blond sans se tourner.
- Va crever… siffla le bretteur.
- S'il – te- plait… Détacha le blond en grinçant des dents.
- Nan ! Fit sur le même ton Zoro.
Sanji lui fit face et le fusilla.
- T'es con ou tu le fais exprès ?
Ils se regardèrent.
- J'ai les mains sale, passe-moi cette casserole ! Putain c'est pas un attentat à ton taux de testostérone ! Laisse ta fierté et file moi ça !
Zoro gronda et décrocha furieusement l'ustensile qu'il posa brutalement sur la table. Sanji soupira.
- Bien… Gentil garçon… Va voir dans le placard là-haut à gauche, derrière le bocal de cornichon…
Sanji retourna à son travail, laissant son nakama abasourdi.
- Tu te fous de ma gueule !? Rugit le bretteur.
- Y'a un truc qui va t'intéresser. Coupa Sanji en se déplaçant pour attraper le bocal de farine.
Zoro resta perdu."
