Draco retourne dans le temps chapitre 2
Rencontre, explications et shopping
Une fois arrivés à Gringotts, Narcissa quitta Draco rapidement, lui donnant rendez-vous devant la banque vers quatorze heure. Draco regarda d'un air affligé sa mère s'empresser de rejoindre ses amies, délaissant son fils dans le grand hall de Gringotts. Se secouant, Draco se dirigea à son tour vers la sortie. D'après ses souvenirs et ceux de Harry, qu'ils avaient scrupuleusement analysés à l'aide d'une pensine, il devait se rendre chez Madame Guipure à dix heure dix-sept précises pour ne pas rater le petit brun et qu'ils soient exactement à la même place. Normalement, Harry ne devrait entrer dans la boutique que lorsque la vieille femme prendrait les mesures de Draco.
Le jeune homme jeta un coup d'oeil à la montre qu'il portait à son poignet afin de vérifier l'heure, inutile de se faire remarquer en lançant un tempus sans baguette dans la rue à à peine onze ans. Neuf heure quarante-cinq. Il avait donc du temps devant lui.
Draco décida d'aller tout d'abord dans l'allée des embrumes. Il tourna sur une rue adjacente à la banque, trouva un coin sombre à l'abri des regards et se désillusionna sans baguette. Sa magie en souffrit un peu puisqu'il ne l'avait pas encore totalement récupérée, mais il n'avait pas vraiment le choix. Il allait pouvoir se reposer qu'à partir du mois d'août. Il se rendit rapidement dans l'allée obscure, évita les gens assez louches et, d'un geste de la main, se rendit de nouveau visible devant la boutique lugubre de Barjow et Beurk. Il entra, fronçant le nez devant l'odeur de vieux et de poussière qui le prit à la gorge. Il ne perdit pas de temps, cet endroit le mettant légèrement mal à l'aise et prit quelques objets qui pourraient sans doute aider Harry dans le futur. Il se dirigea vers le comptoir crade et paya, assez cher d'ailleurs, mais entre le supplément que son père lui avait donné, celui de sa mère et les quelques galions qui traînaient dans sa chambre qu'il avait récupéré, il put atteindre le compte.
Draco sortit alors du quartier « sombre » et peu recommandable, surtout pour un enfant de onze ans. Harry lui avait raconté qu'une fois, alors qu'il partait faire ses courses de deuxième année, il s'était retrouvé par erreur chez Barjow et Beurk au moment où lui et son père y faisaient des achats, depuis il détestait la poudre de cheminette. Secouant la tête alors qu'il repensait avec nostalgie à son amour, il se dirigea vers Fleury et Bott afin d'acheter ses fournitures. Une fois sur place, il acheta ses livres de première année, du parchemin et plusieurs plumes dont deux à encre intégrée, et mit le tout dans son sac en bandoulière sans fond. Il fit aussi l'acquisition d'un épais livre sur les contes classiques sorciers grâce à l'argent de son père. Puis il continua ses achats chez l'apothicaire, etc, jusqu'à ce qu'il ne lui reste plus que ses robes d'école et sa baguette à prendre.
Dix heure dix-sept arriva rapidement et il entra dans la boutique de Madame Guipure juste à temps. La vieille vendeuse se précipita vers lui en le reconnaissant, il était un gros client après tout, même si sa mère ne se fournissait pas uniquement dans cette boutique. Elle lui prit alors ses mesures, Draco guettant l'arrivée son son petit brun attitré. Au même moment que dans son temps d'origine, Harry entra, l'air aussi perdu que la première fois. Il resta planté non loin du blondinet, regardant autour de lui comme un chiot abandonné, ou plutôt un chaton, pensa Draco, un mignon petit chaton, au choix.
Puis enfin, les magnifiques prunelles émeraudes malheureusement gâchées par ces lunettes rondes affreuses se tournèrent vers lui. Harry écarquilla légèrement les yeux et rougit un peu, ce qui étonna Draco qui ne l'avait pas remarqué la première fois. Draco fronça les sourcils en observant les joues rouges et les yeux fuyants du jeune sorcier, bien que celui-ci tentait de le regarder à la dérobée, pas très discrètement d'ailleurs, mais c'était du Harry tout craché. Se pourrait-il que le golden boy l'ait trouvé à son goût dès le début, mais qu'à cause de son attitude et de sa langue bien pendue il avait réduit à néant toutes ses chances d'être proche de lui ? Draco se rappela alors du baiser que le Harry de treinte-sept ans lui avait offert il y avait juste quelques heures mais qui lui semblaient et soudain ce geste incroyable pour lui prit tout son sens. Harry l'avait peut-être aimé, au moins un peu, et il allait tout faire pour que ce soit de nouveau le cas et même beaucoup plus profondément. Il sourit avec douceur.
- Salut, dit-il sans une once d'arrogance, mais plutôt chaleureusement.
- Sa-Salut, bégaya le petit brun.
- Tu es là pour tes robes de Poudlard toi aussi ? demanda le blond, alors que Madame Guipure s'empressait de l'accueillir.
Bien qu'il connaisse la réponse, Harry, lui, n'en savait rien et Draco devait donc pour l'instant agir avec lui comme s'il ne le connaissait pas.
- Hum, oui, acquiesça le garçon.
- Tu es excité ?
Harry lui fit un sourire timide qui fit fondre son cœur.
Arrg, trop mignon pour mon propre bien, pensa Draco alors qu'il crut un instant se liquéfier sur place.
- Plutôt oui. J'ai vraiment hâte d'y être, même si je suis un peu nerveux. Je ne connais personne, termina Harry avec un sourire d'excuse.
Draco fit semblant d'être surpris.
- Tu ne connais personne ?
- Hum… Non…
Harry sembla soudain gêné et évitait le regard de Draco avec une apparente timidité.
- Je vis chez des moldus, dit-il enfin.
- Oh… Tu es né-moldu alors ?
- Né moldu ? demanda le brun avec confusion.
- C'est un sorcier né dans une famille sans pouvoir.
- Oh. Non, mon père était un sorcier, hum… je ne sais pas comment dire quand on vient d'une famille où il y a uniquement des sorciers...
- Sang-pur.
- Oui voilà, donc, mon père était un sang-pur et ma mère une née-moldu de ce que je sais.
Draco fronça les sourcils, d'après ce que l'autre Harry lui avait dit, il ne savait rien de ses parents avant ses onze ans, mais tout de même.
- De ce que tu sais ? Oh ! Excuse-moi, réalisa soudain Draco. Je ne me suis pas présenté, dit-il en tendant la main. Je suis Draco Malfoy.
- Draco ? C'est joli et original, dit Harry avec ce doux sourire que le blond aimait tant. Moi c'est, hum… Harry Potter, hésita-t-il pendant un instant en lui serrant la main.
Draco haussa un sourcil, faisant semblant d'être surpris, mais ne réagit pas plus que ça pour ne pas mettre l'autre garçon mal à l'aise. Il avait comprit que Harry n'appréciait pas sa célébrité. Alors que le brun lui serrait la main, le doute qui persistait dans son esprit vola en éclat. La poignée de main avait de l'importance pour lui, Harry la lui avait refusé la première fois, alors lorsqu'il senti la main chaude se glisser dans la sienne sans hésitation il se sentit stupidement heureux.
-Tu es avec quelqu'un ? Demanda alors Draco tandis que la vieille vendeuse lui passait sa robe pour qu'il l'essaie.
Harry sembla surpris qu'il ne fasse pas tout un drame sur son nom et il eut une moue ravie, faisant sourire Draco. Il était si adorable !
- Oui, Hagrid. C'est le gardien des clés de Poudlard, dit le célèbre garçon.
- Oh vraiment ?
Le petit brun prit un air fier de savoir quelque chose que Draco ignorait, ce qui fit presque rire celui-ci tellement il était mignon.
- Pourquoi est-ce lui qui t'accompagne ? Reprit le blond.
Harry haussa les épaules.
- C'est le directeur de Poudlard qui l'a envoyé me récupérer chez mon on… mes moldus.
- Mmm… fit Draco, les sourcils froncés.
- Et toi ? Demanda subitement le brun, comme pour couper court aux réflexions de Draco. Tu es avec tes parents ?
- Non, ma mère m'a juste laissé me débrouiller et est partie rejoindre des amies. Du coup j'ai pas mal de temps à passer sur le chemin de Traverse. Tu voudrais rester avec moi ? On pourrait discuter et faire connaissance.
- Oh j'aimerais beaucoup ! s'exclama Harry avec excitation, ravissant le blond. Je demanderais à Hagrid quand il reviendra.
- Parfait.
Madame Guipure revint à ce moment pour prendre à son tour les mesures de Harry. Une demie-heure plus tard, ils avaient leur robe. Entre temps, Hagrid était revenu et attendait à l'extérieur avec un chaudron rempli de livres scolaires, parchemins, plumes, ingrédients de potion… À côté était posée une malle surmontée d'une cage dans laquelle se trouvait une magnifique chouette blanche. Harry l'appellerait Hedwige, si Draco se souvenait bien. Celui-ci attendit un moment à l'intérieur de la boutique afin que Hagrid ne l'aperçoive pas, et espérant que Harry ne lui dirait pas son nom. Draco vit Harry s'extasier devant la chouette et remercier Hagrid avec une telle reconnaissance dans les yeux que Draco en ressentit une pointe de jalousie.
« Voyons Draco c'est n'importe quoi, se morigéna-t-il, être jaloux d'un demi-géant, et puis quoi encore ! ».
Après quelques échanges qu'il n'entendit pas, Harry parut avoir gain de cause, et le demi géant lui tendit sa bourse et partit, emmenant avec lui toutes les fournitures et la chouette.
Draco en profita pour sortir à son tour de la boutique et sourit au brun tout en l'interrogeant du regard. Maintenant qu'ils n'étaient plus sur les petits tabourets qu'utilisait Madame Guipure pour mieux prendre les mesures, Draco pouvait voir que Harry était plus petit que lui de quelques centimètres, ce qui le rendait encore plus adorable à ses yeux. Ce dernier lui expliqua que, oui, il pouvait passer le reste de la journée avec lui tout en lui faisant un magnifique sourire. Son cœur rata un battement et il s'insulta mentalement. Il avait trente-sept ans mentalement par merlin! Et Harry n'en avait que onze. Heureusement qu'il ne ressentait pas encore de désir physique pour lui, mais comme il était totalement amoureux il se faisait un peu l'impression d'être un pédophile. Il chassa rapidement cette pensée dérangeante et se tourna vers l'autre garçon.
- On va prendre une glace ? proposa-t-il.
Harry acquiesça avec enthousiasme, le faisant largement sourire. C'était agréable de voir celui qu'il aimait être heureux de passer du temps avec lui. Même si, durant trois mois, il avait passé beaucoup de temps en secret avec le Harry de trente-sept ans, là c'était différent. Ils ne traînaient pas un lourd passé entre eux, Harry était juste innocemment content de faire sa connaissance.
Ils se rendirent gaiement chez Florian Fortarôme, commandèrent une glace à la vanille pour Harry et une à la mangue pour Draco et allèrent s'asseoir sur une table libre un peu à l'écart des autres. Ils eurent de la chance, car la terrasse était bondée. Après quelques léchouilles sur sa glace, Draco dit en fronçant les sourcils :
- Il y a quelque chose que je ne comprend pas Harry.
- Hum ? demanda l'autre, savourant sa glace.
Draco bénit le fait de se retrouver dans son corps de onze ans, sa libido n'aurait pas supporter de voir un Harry, les doigts dégoulinants de crème, lécher ces derniers avec application.
- Comment ça se fait, reprit-il, que, toi, un sorcier de bonne famille, se retrouve chez des moldus sans aucun contact avec le monde magique jusqu'à aujourd'hui ? Normalement ça ne devrait pas être autorisé ou du moins être très supervisé.
Harry fronça les sourcils.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Et bien… Sans parler du fait que tu sois le célèbre garçon-qui-a-survécu, tu es aussi un Potter...
- Euh… Je ne comprend pas ce que tu veux dire Draco.
- Hum… hésita le blond, choisissant soigneusement ses mots. Les Potter sont une ancienne famille, ils sont riches et ont une place importante dans la société. Tu es l'héritier et...
- Ma famille est riche ?! le coupa le petit brun, les yeux exorbités.
- Euh… Et bien, oui. Ok, je vais bien t'expliquer, d'accord ?
- Oui je veux bien, merci, dit Harry en lui souriant doucement, faisant un peu rougir Draco qui se racla la gorge.
- Tout d'abord tu dois savoir qu'en tant que puissante famille de notre société, les Potter obéissent aux traditions sang-pur, en tout cas les plus importantes. Comme par exemple, à la naissance d'un héritier, ils sont dans l'obligation d'ouvrir un compte pour lui sur lequel sera versé une certaine somme à partir de la voûte familiale, et ce même si le chef de famille meurt avant la majorité de l'héritier. La somme en question est en général la même à chaque génération, mais le chef de famille peut décider d'en changer. Bref, ça fait que tu possèdes une voûte personnelle qui normalement ne t'est accessible qu'à tes treize ans sous supervision de ton chef de famille ou plus tôt avec une dérogation signé par celui-ci. Mais comme ta famille est décédée, tu y as un accès illimité grâce à ta clef, car personne, en tout cas de ta famille directe sorcière, ne peut subvenir à tes besoins.
Harry hocha la tête tristement et incita Draco à poursuivre.
- Hum… D'après ce que je sais, à la mort de tes parents, une somme conséquente à été transférée dans ta voûte pour t'aider au besoin. Mais ce n'est pas tout ce que tu as. Normalement c'est lors de ses dix-sept ans, à la majorité, qu'un héritier à accès à la voûte familiale, mais dans ton cas ce sera quinze ans, ou treize si tu t'émancipes en prouvant que tu as besoin de cette argent ou que la famille dans laquelle tu vis n'est pas… acceptable. Et si tu prouves que tu es parfaitement capable de prendre soin de toi tout seul.
Draco s'interrompit, sachant très bien ce qui était en train de se passer dans la tête de Harry. Son amour lui avait confié que sa famille d'accueil ne le traitait pas particulièrement bien, mais sans entrer dans les détails, et avait donc demandé à Draco d'informer le Harry plus jeune qu'il n'était pas obligé de rester avec eux jusqu'à ses dix-sept ans.
- Je ne sais pas de combien tu hériteras à ce moment là, reprit Draco, tout ce que je peux dire c'est qu'il s'agira d'une somme importante. Pour en revenir au sujet d'origine, quand la famille est riche et plutôt puissante, l'héritier doit avoir une solide éducation. Il y a deux raisons à ça : la première pour ne pas faire honte à sa famille et la deuxième pour prévenir des dangers et manipulations dont l'héritier pourrait être la victime.
Harry déglutit difficilement, absorbant toutes ces nouvelles.
- Dangers et manipulations ? demanda-t-il d'une voix faible.
Draco hocha la tête.
- Oui, certaines personnes pourraient vouloir par exemple kidnapper l'héritier et demander une rançon, ou, ce qui rentre plus dans ton cas, manipuler son manque de savoir dans le but de mettre la main sur sa fortune. Il est arrivé plusieurs fois dans l'histoire qu'une famille, surtout lorsqu'il s'agit d'orphelins héritiers, se retrouve ruinée, car quelqu'un de mal-intentionné a manipulé l'héritier ou le chef de famille. Si tu laisses faire, ils peuvent même t'obliger à te marier contre ta volonté. C'est pourquoi une bonne éducation sur la politique, le fonctionnement de la société et la finance est importante, même pour des enfants. Par exemple moi, depuis quelques années déjà, j'ai des cours spécialisés sur ces choses-là, mais aussi sur d'autres sujets concernant le monde magique, les sociétés de créatures, en particulier celle des gobelins qui est très porté sur la finance et les objets de valeur. J'ai aussi des cours de piano, un sang-pur se doit de connaître la musique. J'ai arrêté le dessin, je n'étais vraiment pas doué, plaisanta Draco, ce qui fit sourire l'autre garçon qui l'écoutait attentivement. On m'a aussi appris la danse formelle, comment me comporter en société, aux soirées mondaines, etc. C'est parfois dur, mais c'est très important en tant qu'héritier crois-moi.
Harry acquiesça d'un signe de tête, oui, il comprenait toute la complexité de l'éducation d'un héritier, éducation à laquelle il n'avait pas eu droit.
- Bref, tout ça pour dire que par les lois des sang-purs les héritiers ont le droit et le devoir d'avoir une bonne éducation, et dans ton cas, le ministère ET ton tuteur magique sont normalement dans l'obligation de te fournir cette éducation avec des tuteurs. Comme tu ne l'as pas eu, tu as parfaitement le droit de porter plainte contre ton tuteur magique ET le ministère. De plus, il est interdit de confier un héritier à des moldus sans contact fréquents avec le monde magique.
Harry écarquilla les yeux à cette annonce.
- Hum… essaya-t-il de réfléchir. Je crois que Hagrid a dit que c'était Albus Dumbledore mon tuteur magique, et aussi qu'il avait ma clef de voûte.
Draco hocha la tête, le sachant déjà.
- Oui, et bien il n'avait aucun droit de te couper du monde magique. Que ce soit pour te protéger ou te manipuler, ce qu'il a fait est mal. Mal pour toi, car tu te retrouves projeté dans un monde que tu ne connais pas, complètement perdu et insouciant des traditions. Bien sûr cela est aussi le cas pour les nés-moldus, mais eux ne peuvent en aucun cas être des héritiers d'une famille sorcière, contrairement à toi qui est à la merci de n'importe qui.
Harry baissa la tête, réfléchissant. Puis il la releva et eut un sourire en coin, lui donnant un air canaille que Draco adora immédiatement.
- Ça voudrait donc dire que je suis à ta merci ?
Draco rougit violemment.
- Hein ? Que… Quoi ?! Non, bien sur que non ! Je… Je ne veux pas te faire du mal ou te créer des ennuis, crois-moi s'il te plaît ! Et puis, les Malfoy aussi sont riches, même plus riches que les Potter, alors… Enfin je dis pas ça pour me vanter ou quoi que ce soit, hein ! Mais je dis juste… Enfin tu comprends quoi, balbutia pitoyablement le blond, rouge pivoine en cachant son visage dans son bras.
Harry le regarda avec surprise et amusement face à sa réaction et éclata de rire. Il se pencha pour poser sa main sur le bras du blond.
- Ne t'inquiètes pas Draco, je te crois, je te taquine juste, rit-il.
Draco releva la tête, toujours rouge.
- Vraiment ? fit-il avec une lueur d'espoir.
- Bien sur. Et puis, si tu voulais me manipuler, tu ne m'aurais pas dis tout ça.
- Ah oui c'est vrai, dit le blond en se redressant et reprenant contenance. Je te jure que je ne veux pas te manipuler ou quoi que ce soit, mais il faut que tu fasses attention Harry. Et...
Il baissa la tête un instant avant de continuer :
- Tu vas entendre de mauvaises choses sur moi. Enfin, plutôt sur mon père et ma famille. Et certains sorciers pourront te… déconseiller d'être mon ami. Si tu décides de t'éloigner de moi je ne t'en voudrais pas, mais… enfin… Je… J'espère que quand tu sauras tu ne me verras pas que comme une réplique de mon père, comme tout le monde le pense…
Harry fronça les sourcils, n'aimant pas la soudaine vulnérabilité de son nouvel ami. Il remarqua que sa main était toujours sur le bras de l'autre garçon et le pressa dans un but réconfortant.
- Je décide moi-même de qui sont mes amis, Draco. Je ne laisserai personne me dire qui fréquenter.
Draco soupira de soulagement, c'était pratiquement ce que Harry lui avait dit lorsqu'il lui avait déconseiller de rester avec Weasel, mais cette fois-ci cela allait dans son sens. Se tournant de nouveau vers Harry, il lui fit un sourire triste.
- J'espère que tu ne changeras pas d'avis quand tu sauras.
- Tu veux bien me raconter ?
Draco hocha la tête et réfléchit à ses mots, effrayé à l'idée de l'éloigner de lui, mais connaissant Harry, la meilleure chose à faire était de lui en parler lui-même au lieu de le laisser l'apprendre par quelqu'un d'autre. Il ne voulait pas qu'il doute de lui.
- Bien, tu connais l'histoire de la mort de tes parents ? Des mangemorts, de Voldemort et du fait que tu ai renvoyé le sortilège de mort sur lui ?
Harry fronça les sourcils.
- Tu prononces son nom toi ? Tout les gens que j'ai croisés ont refusé de le faire, Hagrid m'a expliqué que c'était parce qu'ils en avaient encore peur.
- Ça n'est qu'un nom, renifla Draco d'un air méprisant.
Harry hocha la tête, sérieux.
- Et bien, pour tout te dire… Mon père était un mangemort.
Il baissa la tête, ne voulant pas voir la réaction négative de son amour, mais celui-ci ne fit que froncer les sourcils en réfléchissant.
- Mais… S'il l'était, pourquoi n'est-il pas en prison ?
Draco soupira.
- Pas mal de mangemorts se sont protégés en disant qu'ils étaient sous imperium, c'est un sort qui contrôle l'esprit de quelqu'un pour lui faire faire ce que l'ont veut. Disons que la justice n'a pas vraiment fait du bon boulot et mon père a le bras long.
- Donc… Si je comprend bien il a mentit ? Il était vraiment un mangemort ?
- Oui, il l'était. Je n'en suis pas fier tu sais. Au début, beaucoup des mangemorts qui ont suivi Voldemort l'ont fait par ambition. Il faut savoir qu'il était très charismatique et il savait manier les mots, il leur a fait de belles promesses. Au départ, il ne se montrait qu'en tant qu'homme politique, ça n'est qu'après qu'il a montré son vrai visage de tyran. Mais il était trop tard pour se retirer, premièrement parce que Voldemort marquait ses adeptes avec un tatouage magique à l'avant bras droit. Ce tatouage lui servait à appeler ses mangemorts, il pouvait aussi leur envoyer des ondes de douleur selon ses humeurs, apparement c'était quelque chose qu'il appréciait beaucoup. Et deuxièmement parce qu'on ne quitte pas Lord Voldemort. Selon ses humeurs et selon les nouvelles que lui apportaient ses adeptes, il leur lançait son sortilège préféré : le doloris. C'est un sort qui affecte les nerfs en transmettant une intense et insupportable douleur, certains ont été rendu fou par ce sortilège. Enfin, même si certains ont voulu le quitter, ils avaient trop peur de lui pour le faire. Il a tué beaucoup de gens, même parmi ses mangemorts pour la simple raison qu'il était en colère ou les trouvait incompétents.
Si Draco se souvenait parfaitement de cela c'était parce qu'il en avait été témoin lui-même, bien que ce soit après le retour de Voldemort, durant la seconde guerre. Il prit une profonde inspiration et continua :
- Quand il a commencé à massacrer des gens pour son bon plaisir, mon père a compris qu'il avait fait une erreur en le rejoignant, mais il était trop tard, il était marqué et il faut savoir que mon père est un incroyable lâche. Voilà, tu sais tout. Tu as des questions ?
- Hum, oui… Quelles étaient les promesses qu'il faisait pour rassembler du monde ?
- Oh. C'est peut-être un peu compliqué à comprendre d'un coup. Bon, comme tu le sais sûrement, il y a trois types de sorciers : les nés-moldus, les sang-mêlés et les sang-purs. Toi tu es un sang-mêlé et moi un sang-pur. Il promettait aux sang-purs et certains sang-mêlés la puissance. Il voulait mettre les sorciers au dessus des moldus et pour lui les nés-moldu ne méritaient pas d'apprendre la magie d'ailleurs la plupart les appellent les sang-de-bourbe. Au début il promettait juste de restituer aux « véritables » sorciers ce qui leur revenait de droit et de respecter les traditions sorcières. Mais ensuite, continua sombrement Draco, il a voulu asservir les nés-moldu et tuer les moldus.
- Est-ce que le sang a autant d'importance ? demanda alors Harry qui l'écoutait attentivement tout en réfléchissant.
Draco grimaça.
- Certains te diront non, d'autres oui…
- Et qu'est-ce que tu en penses toi ?
Le blond soupira.
- Personnellement, je pense que, oui, ça a de l'importance. Non pas que je rejoigne les idées de Voldemort, loin de là. Tous les sorciers, même s'ils sont des nés-moldus ont autant le droit à une éducation sorcière et vivre librement dans le monde magique que les sang-purs. Mais, pour moi, ça a de l'importance dans certaines branches de la magie, par exemple en ce qui concerne la culture, l'histoire, les traditions…
- Tu peux développer ?
Draco eut un bref sourire en voyant le survivant pendu à ses lèvres, fasciné.
- Et bien… Par exemple, la magie du sang et des héritages ne peut en aucun cas fonctionner avec des nés-moldus. Pour t'expliquer, il y a deux types de magie biologiquement parlant : celle du noyau et celle que l'on trouve dans le sang. Ça peut dépendre de la puissance de la personne, mais en général les nés-moldus n'ont pas de magie contenue dans le sang, mais seulement dans le noyau. Cependant il peut arriver qu'un né-moldu soit plus puissant que la moyenne, et alors la magie du noyau se déverse aussi dans le sang et le… contamine si je puis dire ? Mais c'est assez rare, ça n'arrive qu'une fois par génération peut-être. Donc lorsqu'une personne ne possède pas de magie dans le sang elle ne peut pas utiliser son sang pour faire de la magie, dans les potions par exemple ou les barrières de sang et les adoptions de sang. Elles ne peuvent pas non plus avoir un lien magique avec une maison ou un animal, elle pourra quand même faire réagir sa maison ou son animal grâce à sa signature magique, mais dans tous les cas ça ne serait pas un lien complet. Le sang est très important pour pas mal de sortes de magie.
Impressionné, Harry n'émettait pas le moindre son, et Draco se plut à penser que c'était lui qui le subjuguait ainsi, bien qu'il se doutât fortement qu'il s'agissait de son récit. Il ne pouvait pas être plus loin de la vérité, car, tandis qu'il parlait, Harry le trouvait vraiment très beau.
- Il y a la magie des héritages aussi. Parfois, à la majorité sorcière ou de créature magique, un sorcier peut entrer dans un héritage de créature magique si à un moment donné de sa lignée une personne s'est marié avec une créature comme un veela, un loup-garou, un elfe, une nymphe, ou même un vampire. Notre société est assez contradictoire sur ce sujet, car même si les créatures sont assez mal vues, un sorcier qui hérite du sang d'une créature est pratiquement adulé, car c'est très rare. Il est mi sorcier et mi créature, son sang est plus chargé de magie et il hérite de certains traits et pouvoirs de la créature, ce qui le rend plus puissant. Et ça, pour des raisons évidentes, un né moldu ne peut l'avoir. Ce qui les rend, et bien… inférieurs pour pas mal de monde. Voilà, termina Draco, c'était juste quelques exemples pour que tu comprennes, mais outre les familles traditionalistes comme la mienne, pas mal de gens diront que tout ça n'a pas vraiment d'importance. C'est assez triste je trouve, car du coup ce genre de magies pourtant importantes se perdent.
- Je vois, dit enfin Harry.
- Bref, en ce qui concerne la culture, les nés-moldu ramène la leur et tentent de l'imposer, résultat : la culture, les traditions sorcières en pâtissent. Pour te donner un exemple, à Poudlard on s'est mis à fêter Noël à la moldue depuis quelques temps, alors qu'avant il s'agissait d'une fête pour célébrer la magie et où chacun s'offrait des objets magiques mais à cause d'amalgames, c'est devenu ainsi… Je n'entre pas dans les détails sur ça maintenant parce que sinon ont en aura jamais fini. Pour l'histoire c'est un peu pareil, les nés-moldus ne font pas souvent l'effort d'apprendre les traditions sorcières et l'histoire de notre peuple, des grandes familles. Donc, pour répondre franchement à ta question du départ, je pense qu'en effet, le sang a son importance, mais je ne pense pas non plus qu'on devrait complètement rejeter l'autre monde pour autant. Voilà, c'était un peu long, tu as tout compris ?
- Oui parfaitement, tu expliques bien, répondit le brun avec un sourire, merci de répondre à mes questions, je suis désolé de t'embêter avec ça, c'est vrai que je ne connais pratiquement rien du monde sorcier, dit-il avec une moue décue.
- Mais non, le rassura Draco, ça me fait plaisir je t'assure ! Après pour te faire vraiment une opinion tu devrais te renseigner auprès d'autres gens ou des livres.
- D'accord ! Je le ferai.
- Tu dois rentrer chez toi vers quelle heure ? le questionna Draco.
Harry haussa les épaules.
- Hagrid ne m'a pas vraiment donné d'heure. Je lui ai dis que je voulais profiter de cette journée pour me promener et en découvrir plus sur le monde magique, alors il m'a dit qu'il allait boire un coup au Chaudron Baveur et sûrement faire une petite sieste. Il m'a juste dit que si je n'était pas revenu au pub après seize heure, il allait venir me chercher.
- D'accord, génial ! Ça nous laisse pas mal de temps. Hum… Je peux te poser une question assez… indiscrète ? hésita soudainement le blond.
Harry haussa les sourcils.
- Oui vas-y.
- Hum… Pourquoi tu… Enfin… Est-ce que ta famille moldue te traite bien ?
Harry se statufia, le visage soudain fermé, mais sa voix resta douce.
- Pourquoi tu me demandes ça ?
- Désolé, je suis peut-être un peu trop observateur et curieux. C'est juste que comme tu ne sembles rien savoir sur notre monde, la guerre et tes parents… Et… Enfin… Je ne veux pas te vexer, mais ton apparence n'est pas très… avantageuse.
À ça, Harry rougit et baissa la tête de honte. Draco fut choqué de voir ses beaux yeux émeraudes s'embuer.
- Oh merlin ! Non ! Je suis désolé ! s'exclama-t-il en se levant et attirant le petit brun contre lui, lui caressant les cheveux.
- Je suis désolé, répéta-t-il en le serrant plus fort contre lui. Je ne parlais pas de ton physique, tu es très beau. Vraiment, vraiment très beau. Et mignon aussi. Je parlais juste de tes vêtements trop grands, troués et tâchés et de tes lunettes, c'est tout. Excuse-moi si je t'ai blessé.
Harry secoua la tête en reniflant et étreignit son nouvel ami. Draco sursauta. Même dans son passé il n'avait eu que de très rares occasion de, ne serait-ce que toucher son amour, à part pour de simple poignées de mains, ou bien… lors du dernier baiser de Harry. Alors que le petit brun le serrait dans ses bras, Draco sentit son coeur se gonfler d'amour pour le garçon contre lui.
- C'est rien… renifla Harry, c'est juste… Tu as raison, ils ne me traitent pas très… bien, et je… c'est vrai que quand je me tiens à côté de toi qui est si bien habillé, bien coiffé, j'ai honte de moi.
Harry avait terminé sa phrase en chuchotant et en baissant les yeux pour ne pas se retrouver face au regard gris de Draco. Celui-ci l'éloigna doucement et encadra son visage pour sécher les larmes qui avaient coulées de ses pouces. Harry rougit à nouveau, mais non de honte cette fois.
- Tu n'as pas à te sentir honteux pour ces choses-là, ce n'est pas de ta faute. Et tu sais quoi ?
- Quoi ? demanda faiblement le petit brun.
- Et si on arrangeait ça ? proposa Draco avec un sourire. Tu pourrais retourner chercher de l'argent et on t'achètera une nouvelle garde robe, je t'aiderai si tu veux. Qu'en dis-tu ?
Les émeraudes brillèrent à l'idée d'avoir de nouveaux vêtements, mais il fit une grimace gênée.
- Si je rentre avec des nouveaux vêtements, ma famille me les prendra, ils seraient même capable de les brûler.
Draco fronça les sourcils.
- Est-ce qu'ils vont aussi prendre tes fournitures ?
- Hum… Comme c'est pour Poudlard ils ne vont pas les abîmer, mais oui, ils vont sûrement me les prendre et ne me les rendre qu'à la rentrée.
- Je vois…
Il réfléchit un instant, caressant d'un air absent les joues d'un certain brun qui était devenu bien rouge.
- Oh ! J'ai une super idée ! s'exclama soudain Draco. Tu vas t'acheter une malle sans fond ! Il existe différents types de malle. Celle que j'ai en tête est assez chère, mais avec tu peux stocker beaucoup plus de choses en compartiment, donc toutes tes affaires tiendront dedans. De plus, elle a des sorts de protection intégrés, par exemple tu peux en installer un de verrouillage par aura magique ou un autre qui ne réagit qu'à ton sang, ou tout simplement un mot de passe, ce qui permettra à toi seul de l'ouvrir. Elle peut se rétrécir sans que tu ais à faire de la magie, continua Draco sous les yeux ébahis de Harry, elle a des sorts d'allégement et tu peux la customiser comme tu veux rien qu'en l'imaginant, pas besoin de baguette. Et comme ça, tu pourras la cacher à ta famille et utiliser tes affaires quand tu le veux !
- Wahou ! Ça serait génial !
Draco rit et se redressa. Il paya les glaces et prit la main de Harry pour aller à Gringotts.
- Tu as ta clé ? demanda-t-il une fois qu'il furent à quelques pas des guichets.
- Oui, confirma le jeune garçon, Hagrid me l'a donné.
- Parfait, remplis ta bourse à ras-bord que de galions alors, je pense que ça ira et qu'il t'en restera même pour cette année.
- D'accord.
Draco attendit presque une demie heure au dehors de la banque. Il y avait du monde sur le Chemin de Traverse ce jour là. Quand Harry revint avec un grand sourire, Draco lui reprit la main pour ne pas le perdre dans la foule, faisant doucement rougir le brun qui lui sourit timidement. Se rendant compte de la signification de son geste, Draco devint immédiatement rouge pivoine, mais ne lâcha pas Harry pour autant. Ils se rendirent en premier chez Ollivander. Draco retrouva sa baguette en bois d'Aubépine, crin de licorne, de vingt-cinq centimètres, relativement souple. Et Harry obtint la même que dans son temps d'origine également : houx, plume de phénix, vingt-sept centimètre et demi, facile à manier et très souple, accompagnée du même discours d'Ollivander sur la gémellité de sa baguette avec Voldemort.
- Pouvez-vous nous donner les propriétés des bois et des cœurs ? demanda Draco au vieil homme.
- Bien évidemment. Pour vous monsieur Potter, le houx est un bois rare doté d'un pouvoir protecteur qui aime choisir les sorciers dans des quêtes périlleuses, la plume de phénix offre, quant à elle, un large éventail de capacités magiques. C'est une puissante baguette pour un puissant sorcier que vous avez là monsieur Potter et elle est très fidèle. Il se peut d'ailleurs qu'elle brûle quiconque essaie de vous la subtiliser ou, si quelqu'un qu'elle n'aime pas, la touche.
Harry contempla sa baguette avec fascination. Elle était si puissante que cela ?
- En ce qui vous concerne monsieur Malfoy, reprit le vieux sorcier, l'Aubépine est assez contradictoire, ce bois peu autant exceller dans les sorts de guérisons que dans les maléfices et convient aux sorciers de nature conflictuelle. Le crin de licorne rend la baguette très fidèle, peu puissante mais rarement sujet à des blocages ou à des fluctuations. L'Aubépine convient aux sorciers qui ne sont ni ténèbres, ni lumière, mais qui partagent souvent des opinions des deux partis. Le crin de licorne veut très souvent dire que le sorcier est de nature fidèle et protectrice, et lorsqu'il donne sa totale loyauté envers une personne il ferait tout pour elle.
Draco coula un rapide regard sur Harry qui écoutait patiemment le vendeur. Oui, pensa-t-il, il ferait tout pour Harry.
- Je vous remercie, pourrait-on voir vos étuis à baguettes s'il vous plaît ?
- Bien sur, ils sont tous dans cette vitrine, fit Ollivander en pointant vers un côté du magasin.
Draco se dirigea vers celle-ci et Harry lui lança un regard curieux. Se rendant compte que le brun ne savait sûrement pas de quoi il parlait, il lui expliqua rapidement ce à quoi ça servait.
- Tu devrais en prendre un aussi, ajouta-t-il, je pense que ça te servira beaucoup.
- Hum… qu'est-ce que tu me recommandes ?
- Alors… voyons… Ça serait bien un que toi seul peut toucher, comme ça, personne ne te volera ta baguette.
Ils en prirent chacun un avec sécurités et se rendirent ensuite dans le magasin de malles.
À peine entrés dans la boutique, un petit vendeur se précipita vers eux et leur trouva rapidement ce qu'ils cherchaient. Harry paya trois cent cinquante galions pour la malle dont Draco lui avait parlé et, avant de sortir, il posa sa main dessus comme le lui avait dit le vendeur et ordonna à l'objet de prendre la taille d'un poing pour la ranger dans sa poche. Draco lui recommanda également le même genre de sac en bandoulière sans fond que le sien, pour des journées comme celle-ci ou pour l'école.
- Ces sacs sont vraiment pratiques, tu peux y mettre tout ce que tu veux, et tu n'as qu'à mettre ta main dedans et penser à l'objet dont tu as besoin pour qu'il atterrisse dans ta main. Il y a aussi un sort dessus qui fait que dès que tu l'as acheté, le sac ne répond plus qu'à toi ou aux personnes que tu y autorises.
- Waouh, c'est vrai que c'est vraiment pratique. La magie peut faire tellement de choses ! s'extasia Harry.
- Et tu n'as encore rien vu, rit Draco.
Pour finir leurs achats de la matinée ils se rendirent chez Tissard et Brodette, un magasin un peu plus « luxueux » que celui de Madame Guipure. Un Harry un peu gêné découvrit avec amusement que Draco adorait littéralement la mode et pendant deux heures il dut faire un véritable défilé. Mais même s'il était un peu mal à l'aise par le fait qu'on s'occupe ainsi de lui, la joie l'emportait sur l'embarras. Personne n'avait jamais autant fait pour lui dans toute sa vie que Draco en cet instant.
Il achetèrent nombre et nombre de tenues, tout en plaisantant et discutant gaiement. Tout y passa : sous-vêtements, chaussettes, chaussures en cuir, en tissus, plus confortables et bottes en peau de dragon. Draco lui choisit aussi des chemises en soie d'acromentula et d'autres en coton, des tee-shirt et pantalons en toiles, des jeans et des robes de sorciers de toutes sortes. Le blond se lâcha aussi sur quelques bijoux, tel qu'un collier en goutte d'émeraude, un bracelet fin en argent, ainsi qu'un autre collier avec un pendentif en cristal taillé en pointe qui contenait un liquide mercure aux doux reflets verts d'eau, dont Draco était tombé amoureux dès qu'il l'avait aperçut. Pour lui, il représentait la couleur de leurs yeux à tous les deux, Harry dut le remarquer, car il rougit quand Draco le lui attacha autour du cou ou alors était-ce à cause de la proximité du blond, dont les doigts avaient effleurés sa nuque.
Le-dit blond lui fit également acheter du parfum, des produits de beauté, du shampoing spécial qui rendait les cheveux plus domptables, brillant et doux, du gel douche, etc. Ils se rendirent aussi chez un coiffeur pour prendre un magazine de conseils de soin des cheveux et de sorts de fixation et de coiffure. Une fois sortis du salon, Draco se pencha vers Harry et lui dit :
- Les cheveux indomptables des Potter et le fait qu'ils repoussent lorsqu'on les coupent trop courts est une particularité génétique. Comme la couleur unique des cheveux des Malfoy par exemple, ou les yeux gris des Black, la rousseur des Weasley… Mais tu peux utiliser des sorts pour les coiffer avec plus de style. Et avec le shampoing que je t'ai fait acheter ça devrait aller.
-Merci Draco, fit Harry en prenant ses mains dans les sienne. Merci beaucoup.
Les yeux verts émeraude de Harry brillaient d'une telle gratitude, et la légère rougeur sur ses pommettes accentuait le si beau tableau, que Draco se sentit soudain piquer un fard monumental. Trop mignon… pensa-t-il.
- Bon, dit-il en détournant les yeux il est déjà presque quatorze heure. Je vais aller dire à ma mère que je reste plus longtemps et après on va manger ?
- Ok, répondit Harry en relâchant doucement les mains de Draco, je meurs de faim.
- On est passé devant une brasserie tout à l'heure, tu peux m'attendre là-bas ?
- Oui pas de problème, à tout de suite.
To be continued...
