Dis clamer : les personnages appartiennent à Monsieur Kurumada.

La porte s'ouvrit complètement laissant apparaître une infirmière qui lui sourit en lui parlant. Le jeune homme, soulagé, n'en ressentait pas moins d'appréhension. Il lui fit comprendre par geste qu'il ne l'entendait pas et se refusa à parler se doutant du peu de contrôle qu'il aurait sur sa voix. La jeune femme disparut, pour réapparaître quelques secondes plus tard avec un plateau-repas.

A ce moment, Mû s'aperçut qu'il avait faim et entama son repas de bon appétit, laissant la charmante infirmière à ses occupations. Une fois rassasié, il repoussa la tablette avec le plateau et s'allongea, envahit par une douce torpeur.

Il ne remarqua pas que la porte s'était à nouveau ouverte sur un homme cette fois-ci, qui n'appartenait pas au corps médical. L'homme s'approcha lentement du lit, prit place dans le fauteuil qu'il occupait la veille et attrapa délicatement la main fine abandonnée sur la couverture beige. Mû tressaillit et ouvrit de grands yeux, il poussa une exclamation de joie, et il commença, sans réfléchir, à poser les questions qui l'obsédait.

- Oh, comme je suis content. Mais que s'est-il passé ? Athéna a-t-elle remportée la victoire ? Comment se fait-il que nous soyons à nouveau en vie ? Et

- Doucement, Mû, lui répondit télépathiquement l'homme en face de lui avec un sourire indulgent, ne hurles pas. Je sais que tu ne t'entends pas, mais là je suis sûr que tout l'hôpital est au courant !!

L'homme rit de voir l'atlante rougir ainsi. Le jeune homme tenta de moduler sa voix.

- Mais, vieux maître, je ne peux pas vous parler autrement. J'ai perdu tous mes pouvoirs dont celui de la télépathie.

- ne t'inquiètes pas, lui sourit Dokkho, tes pouvoirs reviendront avec le reste de tes sens. Pour le moment tu te débrouilles très bien. Tu es un de ceux qui se remet le plus vite et pour répondre à ta question, oui, Athéna a remporté la victoire sur Hadès grâce à Seiya, Shun, Shiryu, Hyoga et Ikki.

- Et les autres ? Tout le monde est revenu à la vie ? …. Même mon Maître ?

La voix de Mû était si ténue que Dokkho lisait autant dans les pensées du jeune homme qu'il l'écoutait.

Il baissa la tête, ses cheveux châtains mi-long cachant son regard mordoré, voilé de tristesse.

- oui, tous les chevaliers d'or morts au combat sont à nouveau en vie et ce grâce à Athéna. Elle a suppliée Zeus de ramener ces chevaliers d'or, arguant le fait que la Terre, sans eux, était sans défense, donc sa victoire sur Hadès sans intérêt. Après avoir délibéré en Olympe, le vote tourna en notre faveur. Mais… malheureusement Shion n'est pas parmi nous.

En voyant les larmes contenues dans les yeux de Mû, Dokkho lui expliqua doucement:

- Mû, Shion est mort bien avant la guerre Sainte. Son temps, sur cette terre, était terminé. Si Hadès ne l'avait pas ramené dans l'espoir, futile d'ailleurs, que Shion le serve, nous ne l'aurions jamais revu. Mais, bien que je le regrette aussi, je suis heureux car Athéna m'a affirmé qu'il ne souffrirait pas en enfer, il est à Elysion maintenant. Son sens de l'honneur et son abnégation ont fait de lui, un héros sans lequel cette guerre aurait tournée court….. Bien qu'il nous manquera à tous, tu dois te réjouir pour lui. Tu sais, comme moi, que la mort n'est terrible que pour ceux qui restent, ne le pleure pas car ces larmes, c'est sur toi que tu les verses.

Mû savait parfaitement que Dokkho avait raison. Mais son cœur se refusait à une quelconque sagesse, il venait de perdre son Maître une deuxième fois et cela lui faisait mal, terriblement mal.

L'espace de quelques instants, l'espoir fou de rattraper le temps perdu dans son enfance l'avait traversé. Ces moments rares et donc précieux auprès de cet homme doux et bon, qui lui furent si brutalement retirés.

Mû chassa loin de son cœur ses souvenirs pénibles. Chaque chose en son temps.

Dokkho le regardait, attendant que le jeune homme se reprenne. Il sourit en son for intérieur. Il connaissait bien le jeune atlante, celui-ci sous des apparences trompeusement douces et fragiles, réunissait en lui la force, le courage, la détermination et une intelligence vive qui lui avaient permis de se sortir de bien des mauvais pas.

Quand il vit Mû se redresser en ravalant ses larmes du mieux qu'il le pouvait, Dokkho le sut prêt à entendre la suite.

- certains chevaliers d'or comme Milo, Shura, Aïolia, Angelo sont de nouveau au sanctuaire et ils aident les autres chevaliers à redonner un semblant d'ordre à la dévastation qu'ont subit des maisons du zodiaque. Camus vient comme toi de se réveiller. Saga, Kanon, Shaka donnent les signes d'un imminent réveil. Aldébaran et Aphrodite sont toujours dans un profond coma… mais qui n'a rien d'inquiétant, rassures-toi. Il n'y a pas si longtemps, tu étais dans le même état qu'eux.

Dokkho raffermit l'étreinte de ses doigts sur la main de Mû en sentant le jeune homme se crisper à l'évocation du Taureau et de la Vierge. Il savait pertinemment qu'ils étaient les deux plus proches amis du Bélier.

Le beau visage de Mû se contracta un instant sous l'effort fourni pour afficher ce masque froid d'indifférence qui le caractérisait.

Mais le chevalier de la Balance le connaissait trop bien, il se leva de son siège et tendit la main vers cette mèche rebelle qui s'obstinait à barrer le front de son propriétaire.

- N'aies aucune crainte, mon jeune ami. Je te donnerai des nouvelles régulièrement. Pour l'instant reposes-toi, et tu pourras aller les voir par toi-même dans peu de temps.

Dokkho sortit sans un regard en arrière par pudeur pour le jeune atlante qui eut tout loisir de laisser couler les larmes qui lavaient sa douleur. Une fois, son chagrin tarit, Mû se laissa couler vers un sommeil réparateur.

Quelques semaines après son huitième anniversaire, qu'il avait fêté en compagnie de son Maître, l'univers de Mû bascula.

Shion avait envoyé l'enfant seul à Jamir afin qu'il médite. A son retour prévu une semaine plus tard, il devait passer l'épreuve faisant de lui le chevalier d'or du Bélier.

Mais rien ne se passa comme prévu, tout du moins par le jeune atlante.

A son retour, le sanctuaire était complètement bouleversé.

Atterré, Mû entendit deux gardes parler de la tentative de meurtre sur la réincarnation d'Athéna par Aïoros, chevalier d'or du Sagittaire. Mû n'en croyait pas ses oreilles et se rendit aussi vite que possible dans le treizième temple, celui de son Maître.

Au fur et à mesure de sa montée des marches, un doute rongeait le cœur de l'enfant. Bien qu'il étende son cosmos le plus possible, il n'arrivait pas à capter celui de son Maître. Le doute fit place à la peur. Peur qu'il soit arrivé un grand malheur à son Mentor. Au seuil de la dernière maison, l'enfant se retrouva face à Aphrodite.

- tiens, tiens, bonjour Mû, que me vaut l'honneur de ta visite ? Sourit le poisson en jouant mélancoliquement avec une rose rouge.

- cela ne te regarde pas, répliqua sans appel le jeune atlante.

Le regard d'Aphrodite se fit glacial.

- Pour qui te prends-tu pour me parler de la sorte ?

Puis, mielleux, le jeune suédois lui demanda

- mais dis donc, j'y pense. Tu étais ami avec le traître, Aïoros et son poltron de petit frère.

- c'est faux, il y a erreur. Je suis sûr qu'Aïoros n'a rien fait ! Je vais voir mon Maître et il va tout m'expliquer, tu as tort !

Aphrodite partit d'un éclat de rire cynique et cruel.

- Mon pauvre petit Mû, c'est pathétique. D'ailleurs, Aïoros est mort à l'heure qu'il est, Shura s'en ai débarrassé.

Le jeune tibétain marqua un mouvement de recul.

Impossible, mais que se passait-il donc ?

Shura, à son retour, avait noué de forts liens avec Aïoros, il ne pouvait donc pas avoir fait cela. Résolu à en avoir le cœur net, Mû avança d'un pas ferme, vers le centre du temple des poissons, bien décidé à le traverser.

- et tu comptes aller loin comme cela ?

- Jusqu'à la salle du Grand Pope, mon Maître. Et je ne pense pas qu'il soit content que tu t'interposes entre moi, son apprenti et lui.

Mû plissa les yeux, et sonda le Poisson, qu'il sentait hésiter.

C'était le moment, il s'avança, déterminé, et traversa le douzième temple, laissant son propriétaire en plein conflit intérieur.

Il monta rapidement la volée de marche qui séparait le dernier temple du palais du Pope.

Habitué depuis sa plus tendre enfance, Mû connaissait les lieux mieux que quiconque. Il se faufila et atteignît la Grande Salle sans se faire remarquer des gardes postés à l'extérieur. Il lança rapidement son cosmos, il sentit une présence, mais pas celle de son Maître. Guidé par son instinct, Mû se retrouva rapidement dans les thermes.

S'avançant en toute discrétion, l'enfant camoufla son cosmos du mieux qu'il le put et se cacha derrière un des piliers. Là, il observa un homme, nu, de dos. L'homme se prélassait dans son bain, laissant sa lourde chevelure grise, flottée au gré du courant.

Qui était-il ?

Mû n'eut pas le temps de pousser sa réflexion plus loin. L'homme se leva, prit un peignoir avec lequel il se sécha. Une fois sec, il enfila la toge popale, le masque et le casque. Le cœur battant à tout rompre, Mû hésitait sur l'action à entreprendre. Cet homme usurpait le rôle de Grand Pope échut à son Maître. Ce dernier n'aurait jamais laissé faire ça sans se défendre et bien que Mû ignorait ce qu'il se passait, il sut avec certitude que son Maître était mort, assassiné, par traîtrise.

Le cœur en miette et la rage au ventre, le jeune atlante s'éclipsa aussi discrètement qu'il était venu et se retrouva dans le temple du bélier sans s'être rendu compte du chemin parcouru.

Se dirigeant vers le fond du temple, Mû aperçut Ariès, l'armure d'or du bélier qui scintillait. Il s'approcha et caressa doucement l'urne. Celle-ci, s'éclaira d'une lumière intense, et l'armure sortit et prit la forme totem d'un bélier.

Mû la connaissait bien, il s'assit en tailleur devant Ariès et se confia à elle :

- Que dois-je faire ? Mon Maître m'avait ordonné de partir, mais je ne peux pas le faire sans toi. En même temps, si je t'emmène c'est du vol. Et c'est contre tous mes principes et surtout en désaccord avec la façon dont Shion m'a éduqué. Oh, Ariès, que dois-je ? Je suis perdu, il faut que j'aille rejoindre le Maître des cinq pics, comme je l'ai promis. Aide-moi, je t'en supplie…. Il me manque tellement, je ne sais pas si je vais pouvoir m'en sortir… Ariès…

Pour toute réponse l'armure se mit à briller de façon intense, Mû, releva la tête, laissant ses larmes couler silencieusement puis prit d'une intuition, se leva. L'armure se désagrégea et vint recouvrir en douceur son nouveau porteur. S'il restait le moindre doute au jeune bélier sur la mort présumée de son Maître, elle venait de se dissiper.

Ariès choisissait de le protéger, Mû devenait officiellement, le nouveau chevalier d'or du Bélier. La chaleur que dégageait l'armure réconforta un instant le jeune chevalier. Il prépara ses affaires et mit rapidement un plan au point.

Il demanda officiellement audience au Grand Pope pour le début d'après-midi.

Arrivé devant les lourdes portes menant à la salle du trône, Mû sut que l'épreuve la plus difficile l'attendait. Prenant une profonde inspiration, il avança d'un pas fier et décidé.

Le « Pope » trônait noblement, Mû s'inclina devant son supérieur, affichant un masque d'indifférence respectueuse.

- Mon Maître, comme vous pouvez le constater, j'ai réussi mon épreuve et suis le nouveau chevalier d'or du Bélier.

Mû s'interrompit, laissant l'information faire son chemin.

- Puis-je vous demander de me retirer quelques mois à Jamir, comme vous me l'aviez, vous-même, conseillé ?

Le Grand Pope toussa et prenant une voix faussement éraillée, lui dit :

- Bien sûr, Mû, chevalier d'or du Bélier.

- Je vous remercie, mon Maître et … soignez vous bien.

L'atlante se releva d'un mouvement souple et tourna le dos à cet usurpateur. Il partit, sans un regard en arrière. Son plan s'était merveilleusement bien déroulé. Il se doutait que cet assassin ne voulait pas l'avoir sur sa route et ainsi, il officialisait son accession au statut de chevalier.

Dans l'heure qui suivit, Mû quitta le sanctuaire, avec une dernière pensée pour son Maître disparu, qu'il jura de venger. Puis son cœur se serra douloureusement à l'idée qu'il ne reverrait jamais ses amis, Shaka et Aldébaran. A moins, que guidés par cet être maléfique, ils ne deviennent ses ennemis. L'enfant chassa cette pensée intolérable et se téléporta aux cinq pics.

Insensible à la beauté des lieux, il se dirigea rapidement vers une immense cascade. Le soleil, sur le point de se coucher, donnait une couleur surnaturelle au ciel qui se mêlait à l'eau écumante.

Là, assis, se tenait un vieil homme, de toute évidence chinois, duquel émanait une puissante cosmo énergie. Mû ne put s'empêcher de la comparer à celle de Shion. Il émanait de lui, douceur, sagesse et compréhension en même temps qu'une force inouïe.

- Bonsoir, jeune Mû. Je t'attendais.

Bien que l'homme soit visiblement très âgé, sa voix ne tremblait pas, et le jeune garçon fut surpris de l'accueil.

- Bonsoir, je suis surpris…. alors vous savez ce qu'il s'est passé au sanctuaire ?

- oui, malheureusement mon enfant. La mort de mon vieil ami m'attriste profondément mais je vois que tu as revêtu Ariès, c'est une bonne chose. La roue de la destiné est en marche…Mais je me présente, je suis Dokkho, chevalier d'or de la balance, tu peux m'appeler Vieux Maître, c'est ainsi que tout le monde me nomme à présent.

Le vieillard se leva, rapidement selon Mû, vu son âge canonique.

- viens, suis-moi. Tu n'as pas dîner je présume.

Mû et le Vieux Maître entrèrent dans la petite maison dissimulée par une haie de bambou. De sa canne, le vieil homme lui désigna une porte au fond de la salle principale.

- ta chambre se trouve là, vas installer tes affaires et prépares-toi pour le dîner. Tu trouveras tout ce qu'il te faut dans cette pièce. Tu n'as pas besoin de ton armure en ces lieux.

Mû obtempéra et ouvrit la porte désignée. La chambre était simple mais confortable. Il rangea ses affaires dans une grande malle au pied du lit, se débarbouilla le visage dans une bassine d'eau fraîche prévue à cet effet, et se rendit présentable.

Le Vieux Maître et lui dînèrent en silence. Puis, Mû se leva, débarrassa et fit la vaisselle. Une fois sa tâche accomplie, il revint s'asseoir devant le vieil homme et attendit que celui-ci prenne la parole.

Le silence se fit lourd, presque palpable. Seuls les oiseaux de nuit et le vent bruissant dans les roseaux venaient le troubler. N'y tenant plus, le jeune Atlante dévisagea l'homme.

- Qu'allons nous faire, Vieux Maître ? Il faut prévenir tout le monde, leur dire qu'un usurpateur a pris la tête du sanctuaire. Qu'est devenue Athéna ? Mon Maître m'avait fait juré de la protéger et je ne sais même pas où elle est, j'ai la sensation qu'elle est toujours en vie, mais où ?

Dokkho regarda l'enfant désespéré en face de lui, avec de la compassion dans les yeux.

- Que veux-tu faire, mon jeune ami ? Tu ne peux te battre seul contre tous et j'ai une mission à laquelle je ne peux me soustraire. La seule chose que nous puissions faire et d'attendre patiemment notre heure. Athéna est en vie, en sécurité auprès d'un japonais auquel Aïoros l'a confiée, avant de mourir… Quel gâchis ! Mais sois assuré, que tout ce passe comme prévu dans les étoiles. Si elle est véritablement la réincarnation d'Athéna, cette enfant reviendra au sanctuaire pour l'assainir et c'est à ce moment-là, que ton serment de la protéger prendra toute sa valeur. Elle aura besoin d'un chevalier tel que toi. En attendant, je me propose de t'enseigner encore quelques techniques qui pourront t'être utile en temps voulu. Qu'en penses-tu, mon enfant ?

Mû prit quelques instant de réflexion, le vieil homme lui inspirait confiance.

- Oui, j'accepte. C'est un honneur de devenir votre apprenti. Mon Maître m'avait dit que je devais vous obéir comme à lui-même. Je me rends à son jugement. Merci, Vieux Maître.

- très bien. Tu devrais aller te reposer, il est tard et ce fut une journée pleine de beaucoup d'émotion pour toi. Demain tu viendras devant la cascade à l'aube. Bonne nuit.

- Merci. Bonne nuit à vous.

Mû se rendit dans sa chambre, il ne prit pas la peine de se déshabiller. Il s'allongea sur le lit et toutes les émotions qu'il avait réussi à contenir au cours de cette journée, lui écrasèrent douloureusement la poitrine. Il ne put réprimé longtemps les sanglots qu'il se refusait à laisser sortir en public. Le corps entier secoué par les spasmes de son chagrin, Mû donna libre cour à sa peine et à son désespoir.

C'est ainsi qu'à bout de force et de nerfs, l'enfant, car malgré tout il était encore un enfant de huit ans, s'endormit les joues striées de larmes.

Il ne se rendit pas compte que le Vieux Maître lui enleva ses chaussures, pas plus qu'il ne se rendit compte de la couverture mœlleuse qui l'enveloppa avec douceur, ni de la main parcheminée qui, doucement, lui caressa les cheveux.

Mû partagea ainsi le quotidien du Vieux Maître pendant deux années consécutives qui virent l'arrivée d'une petite fille abandonnée, que Dokkho prit sous son aile. Mû s'entendit bien avec l'enfant. Bien qu'il vouait une profonde affection pour le Vieux Maître, la petite Shunreï, lui apportait la tendresse et la gaieté qui lui manquaient tant.

Puis il se retira à Jamir, alors que le Vieil homme accueillait ses deux nouveaux disciples, Okkho et Shiryu.

Mû s'éveilla avec une sensation de malaise. Cette réminiscence, particulièrement douloureuse, lui minait le moral. Sans fausse pudeur, le jeune homme devait bien avouer que cette journée, maintenant si lointaine, fut la pire de toute sa vie… Quoique… cette pensée le laissait songeur et il n'eut pas le loisir de pousser plus loin sa réflexion. Un bruit assourdissant retentit dans le couloir, le faisant sursauter. Quelqu'un venait visiblement de faire tomber un plateau. Mû fut ravi de constater que son ouie fonctionnait à nouveau. La porte fut ouverte à la volée, et avant que le jeune homme ne puisse esquisser un geste, un corps chaud se blottit contre lui et deux bras entourèrent sa taille avec force, le clouant au lit. Mû sourit, toute peine envolée, et se laissa aller à la douceur de l'étreinte.

A suivre…

J'espère que ce chapitre vous a plu. S'il vous plait, laissez-moi vos commentaires, bon ou mauvais, pour que je puisse m'améliorer. Merci à vous.