« - J'y vais ? J'y vais pas ? J'y vais ? J'y pas ? »

Encore et toujours cette même question. Je ne sais pas si je vais oser rentrer dans cette forêt, pourtant je n'ai pas tellement choix, c'est la seule manière pour moi de pouvoir prendre l'aire. Non pas que rester assise devant la porte d'entrée ne m'amuse pas, mais après avoir passé une journée entière dans mon lit à lire mon livre, mes jambes se sont engourdies. Et la forêt est le seul endroit auquel Jules et moi avons le droit, du moment qu'on ne s'éloigne pas trop.

Y allez le soir est vraiment la pire idée que j'ai eut de toute ma vie, d'autant plus qu'hier je suis sur d'avoir entendu un loup garou. J'essaye juste de me rassurer en me disant que ce n'était que mon frère qui s'amusait à me faire peur, mais j'en doute fortement, malheureusement. Le hurlement semblait beaucoup trop réel et il ne provenait certainement pas de la cave.

Mon cœur et mon cerveau m'implorent de faire demi tour, mais mes jambes sont totalement contre, et mon dos aussi. Si je retourne dans ma chambre je vais faire quoi de plus ? Me rallonger en attendant le dîné ? Hors de question. Pourquoi mes parents ne veulent-ils pas entendre parler de la télévision ? C'est serte un objet moldu, mais la manière dont Harry m'en parlait, ça avait l'aire fabuleux.

Rentré dans cette forêt c'est comme mettre un chat dans la cage au lutin, c'est tellement risqué. Mais d'un autre coté j'en suis pas si sur. Si ça se trouve le lycantrope que j'ai entendu à transplané ce matin après s'être réveillé. Qui voudrait rester nu dans une forêt avoir passé une très mauvaise nuit ? Plus personne n'habite cette forêt en dehors des araignées, des insectes en tout genre, des chauves souris, des animaux.

Au bout de cinq minutes je me décide enfin à prendre ma baguette dans mes mains.

« - Lumos Maxima »

Il ne fait pas totalement noir, mais je préfère être le plus éclairée possible. J'avance à petit pas, dépassant trois ou quatre rangées d'arbres. Un bruit de craquement raisonne. Si j'avance encore plus, je vais mourir, il en est sûr et certain. Même Verpey ne parierait pas là-dessus. Je suis consciente que ce n'est que mon pied qui vient d'écraser une pauvre branche, seulement je ne suis vraiment pas confiante.

Je décide finalement de ne pas m'aventurer dans la forêt, je fais donc marche arrière pour faire quelques tours du manoir, mes jambes se dégourdiront et moi je me sentirais mieux. Je me sentirais hors de danger.

Je me retourne donc à toute vitesse, me heurtant contre le torse de quelqu'un. Je tombe au sol, faisant rouler ma baguette à quelques centimètre de moi. Je préfère mettre mon bras devant mes yeux pour ne pas voir l'horrible bête qui va me dévorer. Recroquevillée sur moi même, je vois tous mes rêves passer devant mes yeux. Je revois le visage de Harry. Ce petit garçon qui venait d'avoir treize ans, ces cheveux courts aux quels je n'était pas habituée. Ses lunettes rondes qui lui tombaient sur le nez et cet cicatrice dont je n'ai jamais eut le droit d'en connaître l'origine. « Pour te protéger » disait-il.

La dernière chose que j'entends de ce monde n'est qu'un rire et malheureusement, ce n'est pas du tout celui de Harry.

« - Un rire ? » m'étonnais-je à haut voix.

Je relève les yeux, mon frère se tient devant moi, explosé de rire à s'en tenir les côtes. Je suis bien de trop lâche. Je me relève en essayant de garder un peut de contenance étant donné que toute ma fierté vient de s'envoler en fumée. Je donne des coups sur ma jupe pour enlever la terre encore humide, seulement je sens qu'elle est bien salit. En rentrant je n'aurais plus qu'à la donner à Fantine.

« - Qu'est ce que tu fais là ? » je m'exclame tout en ramassant ma baguette plutôt énervé et humiliée.
« - Je voulais savoir ce dont vous avez discuté au dîner hier soir ? »
« - Et tu n'aurais pas pu me le demander dans la journée, lorsque j'étais dans ma chambre ? » Je lui demande en commençant à m'éclipser de cette forêt plutôt effrayante.

Je ne veux vraiment pas y rester ne serait-ce qu'une seconde de plus. Il ne me répond pas correctement, seul des paroles comme « Et bien » sortent de sa bouche. Je me tourne dans sa direction.

« - Tu as perdu ta langue ? »

Maintenant ma colère passée, je remarque les marques rouges qui ornent son visage. Qu'a t-il bien pu se passer ? Je suis prête à mettre ma main à coupé qu'il ne les avait pas hier soir.

« - Ton visage, qu'est ce que tu as ? »

Il lève les yeux au ciel et s'en va sans même attendre la moindre réponse de ma part. Qu'est ce que je n'aime pas son coté lunatique. Qu'est ce qu'il a le don de m'énerver quand il est comme ça.

« - Ici dans deux heures. » me dit-il sans même prendre la peine de se retourner.

Qu'a t-il derrière la tête ? Pourquoi veut-il me donner un rendez-vous ici dans deux heures alors que nous n'aurons même pas le droit de mettre un pied à l'extérieur ? Et pourquoi à t-il toutes ces traces ? Cela a t-il un rapport avec le faite qu'il m'a donné rendrez-vous ici ce soir ? Je décide de laisser tomber après tout c'est mon frère, il est comme ça, mystérieux.

Toute cette mésaventure m'a donné faim, le manoir est donc à lui tout seul un très bon endroit pour me dégourdir les jambes. Je monte dans ma chambre pour changer de vêtements, j'enlève ma jupe pour finalement enfiler un pantalon noir fluide à patte d'éléphant. Je rentre à l'intérieur un haut noir à col bateau avec un léger décolleté. Je laisse mes vêtements salles traîner au sol.

Je descend dans la cuisine à la recherche de Fantine, je l'a trouve finalement entrain de préparer le dîner de mes parents. Des carottes avec une genre de viande rouge qui m'a l'aire bien dégueu.

« - Quand tu auras finis, il y a du linge salle dans ma chambre. »
« - Très bien miss Aubry. » acquiesce Fantine.

Étant donné qu'elle est occupée et que je n'ai aucune envie d'attendre qu'un autre elfe me prépare mon repas, je décide d'aller moi même chercher quelques trucs à grignoter dans la réserve. Après avoir trouvé du jambon fumée, je décide de me faire de la purée avec les quelques pomme de terre qui se trouvaient là. En un coup de baguette, les couverts se mettent automatiquement sur la table pendant que ma purée se fait toute seule.

Quelques minutes plus tard, me voilà assise à table dans la salle à manger, entrain de dégusté mon petit repas de dernière minute. Je prend la gazette du sorcier qui se trouve là, sur la longue table de bois. D'une main j'avale ma purée, et de l'autre je vérifie bien qu'il s'agit de l'édition du jour.

« - Bonjour Jo! »

Je sursaute de surprise. Je ne m'attendais pas à ce que mon père apparaît comme ça, alors que quelques minutes avant je l'entendais parler avec ma mère dans le salon qui est interdit à mon frère et moi-même. Il dépose un baisé sur mon crane.

« - Bonjour père »

Il s'installe sur la chaise à coté de la mienne, sa pipe à la bouche. Il dépose délicatement sa main sur ma cuisse. C'est plutôt gênant, je déteste quand il fait ça, et il le sait, c'est pour ça qu'il continue.

« - Je voulais m'excuser pour hier. Je n'aurais pas du hausser la voix comme ça »

Très franchement, je doute que ses excuses soient sincère mais c'est déjà mieux que rien.

« - Vous avez eut raison, père. »

Il me regarde, un rictus sur son visage. Jules à le même. Il ne me répond pas mais se contente juste de se lever et de retourner à ses occupations sans même remettre la chaise sous la table. Cet altercation avec mon père était vraiment inutile, mais j'ai eut des excuses, fausses serte, mais des excuses quand même.

Mes yeux se concentrent à nouveau sur l'édition de la gazette du sorcier. « Dumbledore innocenté. » le titre est en première page, ce qui me certifie que l'article date de quelques semaines. D'autant plus que la tête de Dumbledore n'est plus sur la couverture, il y a seulement un énorme trou sans doute dû à ma mère ou mon père qui a brûlé la photo.

Je ne prend même pas la peine de le lire, si il est passé, ça ne servirait à rien. Mon repas terminé, je remonte dans ma chambre, tout en allant me passer un coup de brosse dans la salle de bain. L'heure de rejoindre mon frère est quasiment arrivé, je décide donc de sortir maintenant. J'essaye de ne pas me faire repérer, si ma mère ou mon père me verraient, je serais enfermé aux cachot jusqu'à mon entré à Poudlard. Je ne peut pas prendre la porte, pour la simple raison que je ne peut pas traverser le manoir, je ne peut pas prendre le risque qu'un des tableaux me voit.

Je sors donc ma baguette pour verrouiller ma porte de l'intérieur. Je met également mes coussins sous ma couette afin de créer une forme au cas ou quelqu'un voudrait entrer. J'appelle un des elfes de maison que je ne connais pas trop pour qu'il transplane directement dans ma chambre.

« - Que puis-je faire pour vous miss Aubry ? » me demande t-il.
« - Écoute Léo, j'aurais besoin que tu me fasse transplaner à l'extérieur du manoir. »
« - Je suis désolé, mais miss Aubry, passé dix heure vous ne pouvez plus sortir, et il est pratiquement onze heure. » s'offusque t-il.
« - Je sais, c'est pour ça qu'il faut que tu me fasse transplaner du coté ou mes parents ne risquent pas de me voir. »

L'elfe me regarde avec ses yeux globuleux. Il a l'aire très inquiet.

« - Je vais devoir dire aux maîtres que miss Aubry prévoit de faire le mur. » dit-il tout tristounet.
« - Jules et moi sommes tes maîtres également. Et puis je ne fais pas le mure, je vais juste prendre l'aire.»

Les seuls elfes qui appartiennent qu'à mes parents sont seulement ceux qui s'occupent de laver nos vêtements car l'accord est que si ils reçoivent un vêtement sans que le sujet de liberté ne soit abordé, ils restent esclaves de mes parents. Fantine et Tobias en font partit.

« - Si tu m'aide à sortir, je te donnerais une de mes chaussette.»

Ses yeux globuleux sont maintenant enchanté de m'aider. Il me tend la main, je met une chaussette dans ma veste, j'insonorise ma chambre et nous voilà entrain de transplaner à l'extérieur du manoir, là où mon frère m'attend. Comme promis, je donne la chaussette à Léo, ce qui fait maintenant de lui un elfe libre.

Il me remercie sincèrement et transplane tandis que mon frère se précipite sur moi.

« - Mais tu es complètement folle par Merlin ! Si les parents le décou… » Je coupe Jules.
« - Ils ne découvriront rien, ce n'est pas un de plus ou un de moins qui va attirer leur attention. Et si tu continue à gueuler comme ça, les parents vont se réveiller ! »

Il se tait tout en me tuant du regard. Si ses yeux menaçant pouvaient lancer des Avada, je serais déjà allongée sur le sol du jardin.

« - Pourquoi tu m'as fais venir ? » je lui demande avant qu'il ne crache à nouveau son venin.

Jules change tout de suite d'attitude, il devient tout de suite plus joyeux, et croyez moi, quand son coté lunatique s'enclenche de cette manière, je suis vraiment joyeuse.

« - On va se promener ! »
« - Hors de question que je remette ne serait-ce qu'un pied dans cette forêt.»

Je croise mes bras. Plus jamais je veut avoir à rentrer la dedans. En plus maintenant il fait beaucoup plus noir qu'il y a deux heures.

« - Non, en ville. »

Cette fois ci, je me tiens à la même place que Léo quelques minutes auparavant. C'est juste impossible. Si il me fait marcher c'est vraiment pas cool de sa part. Je rêve de visiter la ville depuis la minute même où j'ai posé un pied dans ce manoir.

« - Tu aurais pu venir dans ma chambre, au moins j'aurais pas été obligé de libérer un elfe. »
« - Je ne peux pas transplaner hors des limites de la forêt et du lac. »
« - Un lac ? Il y a un lac ? »

Jules rit et se moque légèrement de moi avant de sortir sa baguette magique pour en allumer le bout. Ce n'est tout de même pas ma faute si je ne savais pas qu'un lac faisait partie de l'immense jardin.

Je reprend mes esprits, tout en allumant à mon tour le bout de ma baguette. Lumos est le tout premier sort que j'ai apprit, et c'est également le tout premier que j'ai réussit à faire fonctionner du premier coup.

« - Comment on s'y rend alors ? »
« - Suis-moi » dit-il tout en commençant à s'éclipser.

Je le suis donc jusqu'à l'entrée de la petite cabane du jardin qui est pas très loin du potager. On longe les murs au cas où un de nos parents décideraient de regarder par la fenêtre. Ce qui est vraiment très risqué je me l'accorde. Les pierres qui constituent le manoir sont très froide, mais je me dis que ce n'est que le temps de partir d'ici, si je ne les frôle pas, je devrais dormir dessus dans les cachots.

Non mais sérieusement que m'a t-il prit d'accepter de faire ça ? Déjà depuis quand j'accepte de suivre mon grand frère ? C'est la première fois depuis le plus loin que je me souvienne que j'accepte de vivre la moindre aventure avec lui. Il ne m'a jamais aidé quand j'en ai eut besoin et je lui en voudrait toute ma vie pour ça. Et pourtant, me voilà entrain d'enfreindre la première règle de cette famille avec lui. Je l'ai serte enfreinte tout les soirs pour voir Harry il y a quelques années, mais avec mon frère jamais.

Pour arriver au potager, nous somme bien passé devant un immense lac. Il fait plutôt noir donc je n'arrive pas vraiment à distingué ses limites mais j'arrive néanmoins à voir qu'il y a un peut d'activité à la surface.

« - Si tu regarde bien pendant plusieurs heures, tu peux remarqués deux ou trois sirènes qui se prennent pour des dauphins. »

Je lui lance un regard interrogateur, je suis certaine qu'il ne l'a pas vu, mais pourtant il s'empresse de compléter sa phrase.

« - J'aime bien les regarder, elles inspirent mes toiles. »

En dehors de toutes ses expériences les plus farfelus les une que les autres, Jules adore peindre, dessiner. On ne dirait pas comme ça, quand on le voit on à plutôt l'impression qu'il n'aime rien d'autre que sa propre personne, mais pourtant comme toute personne sur cette terre, mon frère à une âme, même si elle n'est pas tout le temps mise en avant. Et je me suis dit que l'art est la seule chose qui fait ressortir ce qu'il y a de bon en lui.

« - Très bien, on est arrivé. »

Il ouvre la porte de la cabane en bois. On se retrouve dans un genre de sasse, où il n'y a rien d'autre que deux portraits. Jules referme la porte très vite derrière nous. L'un représente un homme que je suppose être un sorcier vu sa tenue, et puis surtout par le faite qu'il ne serait pas dans ce tableau si c'était un simple moldu. Il est entrain de peindre un paysage. L'autre portrait représente une vielle femme, assise dans son fauteuil, une tasse de café posé sur sur une petite table en bois juste à coté.

« - Bien le bonjour Jules. » annonce l'homme pendant que mon frère lui fait un signe de tête.

Je ne pose pas de question à voix haute pourtant j'en ai tellement que j'ai l'impression que mon cerveau va exploser. Je le regarde simplement ouvrir le tableau de la vieille femme qui mène sur un très grand chemin de pierre, un peut comme :

« - Un passage secret, voilà comment on va se rendre en ville. »

La vieille femme ne cesse de râler, parce que qu'il a été trop brusque, son café s'est donc renversé.

Ça fait plusieurs jours que j'habite ici, que je reste enfermée dans ma chambre alors que mon échappatoire se trouvait juste sous mes yeux. Si j'avais bougé de ma chambre pour découvrir ce qui m'entoure, j'aurais pu découvrir ce passage bien avant.

« - père et mère sont au courant ? » je demande.
« - Je ne pense pas. »

Si il y a quelque chose derrière la femme, il est également possible que le tableau de l'homme cache également un secret. Je vais donc pour l'ouvrir, mais il semble bien accroché.

« - Le mot de passe ? » dit-il en regardant mon frère.
« - Pas aujourd'hui ! » termine Jules.

Donc mon frère sait ce qu'il se cache derrière et en plus il connaît le mot de passe ? Intrigant. Il monte dans le tunnel de pierre, et je le suit. Le tableau se ferme derrière nous. Nous augmentons la luminosité de notre baguette grâce au sort « Lumos maxima ». L'air est un peut plus chaude qu'a l'extérieur, mais elle reste froide quand même.

Après quelques minutes de marche, nous arrivons dans un cul de sac.

« - T'es sur qu'on ne s'est pas perdu ? »
« - Oui j'en suis sur ! » dit-il en me passant devant.

Il pousse ce que je pensais être un mur en pierre. Au final ce n'est qu'un simple tableau qui nous a conduit dans un pub peut agréable. Les murs de pierres sont recouverts de toiles d'araignées, les tables et les chaises on l'aire plutôt poussiéreuse. Le serveur est endormis sur son bar, une bouteille de ce qui me semble être du whisky pur feu bien entamée juste à coté. Il y a même un type entrain de piller la caisse.

Je suit mon frère à extérieure. Malgré qu'il fasse bien noir, la longue allé est bien éclairée avec toutes les lumières qui flottent dans les aires, ainsi que les lumières des différents appartements. Les boutiques elles, sont fermés, sans doute à cause de cette heure tardive.

« - Bon maintenant tu te débrouille, on se voit demain à la maison » dit-il lorsque qu'une bande de sorciers vêtue de cap noir viennent le chercher, des bouteilles d'alcool à la main,

Maintenant je comprend mieux pourquoi il vit la solitude mieux que moi. Lui il sortait bien plus souvent que moi, il a pleins d'amis et il à l'aire plutôt heureux. Alors que moi je ne sortais seulement pour voir Harry. Je n'ai jamais eut cette vie sociable que je viens de découvrir chez Jules et je l'envie très fortement.

J'aurais su qu'il m'emmènerais en ville j'aurais prit soin de mieux me préparer, et surtout j'aurais prit une veste. Le temps chaleureux que devrait représenter les vacances d'été n'est pas présent. Le vent ne fait pas que caresser mes cheveux, il me les décoiffes complètement, venant y mettre deux ou trois feuille verte. Je voulais me promener à l'extérieur, marché le long de cette jolie allée, mais les puissants rafales de vents qui viennent de tomber d'un coup, me disent d'aller m'abriter.

Certains bâtiments sembles très grand, et d'autre très petit, mais leur couleurs sombres les rendent pas si différents que ça. Au bout de deux petites minutes je tombe face à face avec ce qui me semble être le seul pub des environs, sans compter celui par le quel je suis entré. Sa couleur noir et son manque de fenêtres me donnent pas vraiment confiance, mais la vue des vigiles qui se tiennent devant la porte, leur baguette à la main, me rassure un peut. Les arbres quant à eux, donnent un peut de vie à l'endroit.

Je m'avance donc pour payer et entrer. Les vigiles vérifient mon âge grâce à une goutte de véritasérum. L'ambiance du pub est légèrement plus mouvementé que le précédent. Dans celui là, il y a déjà beaucoup plus de monde. La boule à facette ainsi que les autres éclairage disco font que la piste de danse est plutôt mouvementée.

Personnellement, je décide d'aller m'asseoir au niveau du bar. Un monsieur d'une trentaine d'année s'avance vers moi, il est entrain de passer un torchon à l'intérieur d'un verre qu'il vient très certainement de laver.

« - Qu'est ce que je vous sert ? » me demande t-il.

Je commende une pinte de jus de citrouille, le vent m'a bien refroidit à l'extérieur, et puis ça à également l'avantage de coûter moins cher qu'une simple bièraubeurre. Cela fait légèrement rire le serveur qui ne doit très certainement pas être habitué à servir ce genre de boisson à une telle heure. Quelques seconde plus tard, il pose la pinte devant moi et je lui donne mes 7 mornilles et il me dis de garder les 11 noises. C'est plutôt gentil de sa part.

Je m'assoit sur un des haut tabouret de bar pour déguster ma boisson. Je suis perdu dans mes pensé, pensant que j'ai passé toute la journée enfermée dans ma chambre et que me voilà, assise à un bar. Le groupe de musique qui joue est plutôt sympa même si ce n'est pas tellement mon style de musique.

« - Du jus de citrouille ? Tu ne vas pas aller bien loin avec ça. »

Je tourne ma tête à ma droite, voir qui est à l'origine de cette voix plutôt moqueuse. Je suis nez à nez avec un type qui à plutôt l'aire d'être dans mes âges. Il à des cheveux plutôt bien coiffés d'un blond presque blanc. Ses yeux bleus sont glacial mais si beaux à regarder.

« - On se connaît ? » Je demande.
« - Pas encore » répond t-il.