Salut tout le monde !

Je sais que j'ai mis un peu de temps avant de poster ce chapitre, je m'en excuse…

Surtout qu'il n'est pas corrigé donc si vous voyez des fautes qui vous font mal aux yeux, n'hésitez pas à me le dire !

Et sinon comme d'habitude, Teen Wolf ne m'appartient pas

Rating K

J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira ^^

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Chapitre 2

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Stiles fut réveillé par l'odeur de pancakes qui flottait dans l'appartement. Appartement ? Mais il n'habitait pas dans un appartement d'habitude ? Il s'assit et se frotta le crâne, se demandant où il était. Cette question se renforça quand il baissa les yeux et ne reconnut pas les draps. Il n'était pas dans son lit et il était en caleçon. Avait-il couché avec quelqu'un ? Il se leva enfin, les jambes tremblantes, cherchant du regard un tee-shirt, quelque chose pour l'habiller. Il trouva enfin ce qu'il cherchait dans une armoire. Une armoire de vêtements pleine de vêtements, quel hasard !

Il enfila rapidement ce qui lui tomba sous la main, un tee-shirt noir et un jean beaucoup trop grand pour son corps de crevette anorexique. Il se rassit sur le lit, prenant sa tête entre ses mains. Il avait vraiment l'impression que quelqu'un essayait de faire un trou dedans avec un marteau piqueur. Et toutes les questions qu'il se posait n'arrangeaient en rien son cas. Chez qui il était ? Qu'avait-il bien pût faire la vieille ?

Il se leva, et sortit de la pièce, décider à trouver des réponses. Il marcha. Longtemps, de son point de vue. Ses pieds nus gelaient sur le carrelage froid. Il marcha. Lentement, très lentement, n'étant pas sûr de garder l'équilibre sous la douleur qui l'élançait au niveau de la tête. Il arriva enfin au bout du couloir et poussa la porte qui donnait sur la cuisine.

- Derek ?

L'homme, de dos, ne se retourna pas, ne sursauta pas, ne réagit pas. Il n'était pas surpris de l'arrivée du jeune homme, il l'avait entendu traverser le couloir. Et il savait que l'autre se retenait de lui poser toutes les questions qu'il avait à lui poser, il pouvait sentir d'ici son cerveau chauffait. Et il savait que Stiles n'allait pas se retenir longtemps avant de lâcher sa bombe, pour ne plus jamais s'arrêter de parler, comme il savait si bien le faire.

- Qu'est-ce que je fais ici ? Pourquoi je suis là ? Qu'est-ce qu'il s'est passé hier ? Est-ce qu'on a fait quelque chose ? Est-ce que j'ai fait quelque chose ? Est-ce que c'est chez toi ? Qu'est-ce que tu fais ? Tu cuisines ? Tu cuisines quoi ?

Derek souffla, déjà fatigué par le débit de parole du plus jeune qui ne faisait pourtant, que commencé. Et même s'il n'aimait pas forcément parler, il se décida à le couper.

- Je fais des pancakes. Tu en veux ?

- Avec plaisir.

Le regard du brun s'illumina, comme s'il venait de voir le père Noël, alors qu'il se servait une assiette remplit de délicieux pancakes.

- Je pourrais avoir un café avec, s'il te plaît, Derek ? Et une aspirine. Si tu en as, bien sûr.

Le regard que lui renvoya Derek semblait vouloir lui dire : moi ? Avoir une aspirine ? Je suis un loup-garou tout de même, ce genre de choses ne m'atteint pas comme toi, pauvre misérable humain. Bon, ce n'est sûrement pas ce qu'il voulait dire mais c'est ce que Stiles comprenait. Il poussa une chaise et s'affala dessus, commençant déjà à manger alors que Derek posa une tasse de café brulant devant lui. C'est à ce moment-là que Stiles vit Derek de façon divine. Il le remercia, la bouche pleine et il ne pût rater la grimace de dégout de Derek lorsqu'il reçut l'un de ses postillons. Il n'eut même pas un regard d'excuse pour l'homme qui l'hébergeait, encore trop endormi pour comprendre toute la situation. Derek s'installa en face de lui, dans l'espoir d'avoir une discussion avec Stiles. Lui aussi espérait quelques réponses.

- Pourquoi as-tu bu autant ?

- Crois-moi, là, je me pose la même question, lâcha Stiles avec une grimace de douleur. Si tu pouvais parler un peu moins fort par contre, ce serait un plaisir.

Derek aurait pu rire de la situation, si seulement c'était son genre. Mais ça ne l'était pas, il n'était vraiment pas ce genre de mec. Et il avait autre chose à penser. Il ne l'avouerait jamais, mais il s'inquiétait quand même un peu pour le plus jeune.

- Scott m'a dit que tu avais des choses à oublier. Tu as des problèmes, Stiles ? Si tu veux en parler...

- Scott devrait se taire.

Derek fut surpris par la colère qu'il sentit dans la voix du jeune garçon. Ses sourcils se froncèrent, il ne savait pas quoi faire pour l'aider.

- À toi de répondre à mes questions, se reprit Stiles laissant un sourire éblouir son visage. On est bien chez toi ici ?

Le plus vieux hocha la tête. Il savait que le sourire de l'autre n'était pas vraiment sincère.

- Alors... Je veux pas te vexer, mais où sont passés les meubles ?

Derek haussa les sourcils, ne s'attendant pas vraiment à cette question. Mais il fallait avouer que sa maison avait quelque chose de...vide. Il se contentait du nécessaire, ne s'attachant pas aux objets inutiles. Il n'y avait donc aucune figurine, aucun objet décoratif et les murs restaient de couleur sobre. Derek balaya du regard la pièce et se contenta d'une réponse courte.

- Là.

- Euh... Oui, bien sûr. Et du coup, qu'est-ce que je fais chez toi ? Et dans ton lit ? Enfin maintenant je suis plus dans ton lit mais je me suis réveillé dans ton lit. On a fait quelque chose ensemble ? Parce que t'étais pas dans le lit quand je me suis réveillé mais on sait jamais. Et…

- Calme-toi, Stiles. Il s'est rien passé. On a rien fait.

- Alors pourquoi j'étais dans ton lit ?

- C'était soit ça, soit le canapé. Tu aurais préféré ?

Stiles jeta un coup d'oeil au-dit canapé et grimaça en voyant le tas marron et délavé que Derek semblait appelé "canapé".

- Non merci. C'est bon. Le lit était très bien, vraiment. Merci. Et toi, tu as dormi dans ce euh...truc ?

- C'est un canapé, Stiles. Et oui, j'ai dormi dedans.

Derek secoua la tête et grimaça quand son cou craqua. Oui, il avait dormi le canapé et ses muscles s'en souvenaient encore.

- Et sinon, ça n'explique pas ce que je fais chez toi. Pas que je n'aime pas être chez toi, c'est très...accueillant. J'aime beaucoup. Mais j'aurais aimé savoir ce que je fais chez toi et pas chez moi. Enfin, tu vois, quoi... Je…

- C'était fermé.

- Pardon ?

- Chez toi. C'était fermé.

- Et mes clés ?

- Scott.

- Scott ? Pourquoi Scott aurait-il mes clés ?

- Confisquées. Erica.

- Derek ! J'aimerais pouvoir te comprendre. Et pour cela, que tu fasses des phrases entières pourrait énormément m'aider, tu sais.

- Scott te les a confisquées.

- Ok. Jusque-là je comprends. Mais pourquoi il me les a confisquées ? Et qu'est-ce qu'Erica vient faire là-dedans ?

- Tu l'as menacé avec.

- Erica ? J'ai menacé Erica avec mes clés ? Pourquoi j'ai fait ça ?

- Elle a embrassé la personne que tu aimes, apparemment.

- Qui t'a dit ça ?

Derek pût voir le visage de Stiles prendre une jolie couleur cramoisie. Mais il ne comprenait pas pourquoi.

- Scott.

- Je vais le tuer. Il a dit autre chose ?

- Non, c'est tout. Pourquoi ?

- Pour rien.

Le silence se fit, lourd, pesant. Les deux voulaient parler, mais aucun ne savait comment commencer une nouvelle discussion. Grâce au café, Stiles se réveillait petit à petit, reprenant ses esprits et certains souvenirs de la veille. Le brun se prit la tête entre les mains et poussa un grognement faisant se hausser les sourcils de l'autre d'incompréhension.

- Quoi ?

- Je me sens ridicule ! Pour hier.

Stiles se leva. Débarrassant les assiettes et les tasses et commençant de faire la vaisselle sous le regard insistant de Derek. Il le sentait, sur chaque partie de son corps, le brulant à chacun de ses gestes. Le plus jeune était gêné de l'attention que lui portait l'autre. Il se racla la gorge.

- Je devrais peut-être appeler mon père. Il doit s'inquiéter que je ne sois pas à la maison.

- Déjà fait.

Stiles venait de voir son échappatoire partir en fumée. Le regard de Derek sur son corps le gêné plus qu'il n'aurait dû. Bon, s'il fallait dire les choses en face pour avoir la paix, il allait le faire. Surtout qu'il n'était pas du genre à retenir ses mots d'habitude.

- Arrête de me fixer !

- Pourquoi ?

- Parce que !

- Ce n'est pas une réponse, tu sais.

- C'est la seule que tu auras, Sourwolf. Et maintenant, tu arrêtes.

- Dis-moi ce qui ne va pas et j'arrêterai.

- Je n'ai rien à te dire, tout va bien. Donc stop.

- Pourquoi tu as bu ?

- Je n'ai plus le droit de faire la fête ?

- Ce n'est pas ce que je veux dire, tu le sais bien.

- Non je ne sais pas. Je n'ai rien à te dire Derek.

- Il y a un problème. Et je peux t'aider.

- Comment tu peux être sûr de pouvoir m'aider si tu ne sais pas quel est le problème.

- Donc tu ne nies pas avoir un problème.

- Rien qui te regarde. Je peux me débrouiller seul.

- En ayant plus d'alcool que de sang dans les veines ? Belle façon de gérer ses problèmes.

- Tu m'énerves, Derek. Tu n'as pas à te mêler de ça. Je n'ai plus rien à te dire. Je rentre chez moi. Merci pour le lit, le café, les pancakes.

- Stiles, attends !

Mais trop tard, la porte de son appartement venait de se fermer dans un claquement qui fit trembler les murs du vieil immeuble. L'humain était tellement en colère qu'il ne se rendit pas compte immédiatement qu'il avait oublié toutes ses affaires chez Derek, même ses chaussures. Mais il était hors de question d'y retourner. Il se retrouva donc seul dans la rue, les pieds nus et sans savoir réellement où il se trouvait. Il trouva un parc où des enfants jouaient sous la surveillance sévère de leurs parents et il se décida à appeler Scott, ne se posant même pas la question de savoir si c'était le bon moment pour son ami. Il se doutait que celui-ci était encore au lit, vu qu'il était encore tôt, sûrement avec Allison. Mais il s'en fichait, il lui devait bien ça, après tous ses secrets ce qu'il avait dit à Derek. Le latino décrocha à la deuxième sonnerie, poussant un grognement pour signifier que d'une certaine façon, il dormait encore. Stiles ne lui laissa pas le temps d'en placer une.

- Scott ? Tu te lèves et tu viens me chercher immédiatement. Et tu n'as pas le choix. Sinon t'es mort. Et déjà que mon envie de meurtre envers ta personne a énormément augmenté depuis hier soir, n'en rajoute pas et ramène tes fesses poilues dans le parc près de chez Derek. Et tu sais sûrement pas où c'est, mais ce n'est pas grave, tu trouves rapidement et tu me ramènes chez moi.

Stiles raccrocha immédiatement, la colère débordant de tous les pores de sa peau. Il s'allongea sur son banc, rattrapant la nuit qu'il n'avait pas tout à fait eu le temps de finir. Il ne doutait pas un instant que Scott allait mettre toute son énergie pour le retrouver, après toutes les menaces qu'il lui avait dites. Il savait que son frère n'aimait pas quand il était en colère contre lui. Et il savait aussi que sa colère ne durait jamais assez longtemps. Il n'aimait pas être en colère, ce n'était pas lui, ça ne lui ressemblait pas et il ne savait pas l'être. À chaque fois, il finissait par se rendre ridicule. Et il n'aimait pas être en colère.

Au bout de quelques minutes, ses pensées s'estompèrent et il finit par s'endormir sous les rires et les cris joyeux des enfants.