Note de l'auteur : Merci à labelge, Ines, faerycyn et Guest pour leur Review ! ;)

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Le Doux Témoignage d'un Malefoy Déshérité


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Chapitre 1

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Il ne fallu qu'un peu plus d'une heure pour que ce qui s'était passé dans notre compartiment se répande. Heureusement, personne ne vint me déranger à propos de cette histoire.

Tout ce que je voyais, c'était Granger qui passait, et repassait dans le couloir. Elle fulminait. Vraiment. Ses poings étaient serrés, ils pendaient au niveau de ses cuisses. Elle était complètement folle de rage, et je vins à me demander qu'est-ce qui pouvait bien la mettre dans cet état.

Au bout d'un certain moment, elle jeta un regard sans le faire exprès dans ma direction et s'arrêta brutalement. Elle me toisait avec un regard mêlant le dégoût et l'interrogation. Personnellement, j'avais assez donné pour la journée et j'avais juste envie d'un peu de calme.

Elle était toujours planté devant ma porte, semblant hésité à rentrer. Je tournai la tête, l'ignorant royalement. J'osais espéré qu'en me voyant faire cela, elle comprendrait et s'en irait. Ce fut ce qu'il se passa.

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En sortant du train, je compris rapidement qu'à Poudlard rien ne serait plus comme avant. Il n'y avait qu'à observer la manière dont les gens se comportaient en ma présence. Les Serpentards me fuyaient parce qu'ils me considéraient comme un traitre. Pour ce qui est des autres... Et bien ils me détestaient car j'avais détruit ou persécuté une personne à qui ils tenaient ou bien eux même, à voir. Ce qui était pour le coup compréhensible. Sincèrement, cela n'avait même pas le mérite de me toucher.

Le comble de ma journée fut lorsque j'appris qu'en temps que préfet en chef, j'allais devoir partager mes appartements avec Granger. Il n'aurait pas pu me foutre quelqu'un d'autre, honnêtement ? Comme si supporter sa présence dans le même établissement n'était déjà pas assez. Je me fis la remarque qu'avant j'aurais été en colère mais dorénavant c'était comme si plus rien n'avait réellement d'importance. J'étais devenu complètement... insensible au monde qui m'entourait. Insensible, c'était le mot.

Le soir même, on nous mena dans nos appartements. Granger n'avait fait aucun commentaire sur le fait que nous partagions le même toit, se contentant de m'ignorer. Je pouvais très bien ressentir son mépris et l'ennuie de devoir partager une année en ma compagnie. Et comme mes pensées étaient complètement ailleurs, déconnecté du monde réel, j'avais décidé qu'aujourd'hui je ne l'insulterai pas comme j'avais l'habitude de le faire.

L'appartement n'avait rien d'exceptionnel. Une cheminée entourée de canapés marrons, un large tapis et une table basse dans le salon. Plus loin une salle de bain. Les deux chambres étaient malheureusement collées l'une à l'autre. Je me fis la réflexion que mon intimité serait réduite, ce que je n'appréciai pas du tout. Nous inspectâmes ces deux chambres, les couleurs de nos maisons nous permirent d'identifier laquelle était la notre. Je fus surpris de remarqué qu'il y avait un petit balcon commun.

Une fois installé dans ma chambre, je n'éprouvais pas le besoin de redescendre en bas et finis par m'allonger dans mon lit, les bras croisés derrière ma tête. J'avais laissé la porte-fenêtre ouverte et le rideau transparent verdâtre virevoltait à cause du vent. Je finis par me lever et prendre du tabac, mes feuilles et mes filtres.

Cette été, j'avais beaucoup été en contact avec le monde moldu, pour ne pas dire plongé dedans. Pour ma protection, on m'avait éloigné de la Grande Bretagne, m'expédiant dans une région d'Espagne sécurisé par l'Ordre. J'avais découvert les cigarettes, ce qui était vraiment apaisant à consommer lorsque mes nerfs étaient à vifs.

Je m'installais sur le bureau, roulant rapidement une clope avant de sortir dehors. Je l'allumai et la portai à mes lèvres. Mes coudes se posèrent sur la rambarde tandis que j'observai le paysage. Il faisait nuit dehors, et c'était un très beau spectacle à observer. Plus loin, on pouvait distinguer le lac luire d'une couleur pâle sous la lune.

Mes pensées dévièrent un moment sur ma mère puis s'en allèrent. Je m'efforçais de penser à autre chose.

Mon avenir semblait sans issu, je n'avais pas un sous. Il me restait de maigres économies, à peine de quoi tenir un mois sans faire de grands excès. Je tenais à tout pris à préserver mon indépendance, il fallait donc que je trouve un petit boulot, parallèle à mes études à Poudlard. Je grimaçai, faisant tomber ma cendre dans le vide. Je n'avais plus vraiment le choix. Heureusement, j'avais récupéré un maximum d'affaire avant de m'enfuir. Des vêtements propres et quelques objets de valeur. Mes doigts frôlèrent la chaîne grisâtre autour de mon cou dissimulé sous ma chemise. C'était de l'or blanc. Mais cela n'avait aucune importance.

Si je la portais, c'était seulement parce que c'était ma mère me l'avait offerte, pour mes quinze ans.

Soudain, un bruit vint troubler la quiétude du moment. Je tournai la tête à droite, et aperçus Granger qui me rejoignait sur le balcon. Lorsqu'elle se rendit compte de ma présence, elle s'arrêta, surprise, puis agacée. Ses cheveux bouclés étaient rassemblés en une queue de cheval mal faite, et elle semblait nerveuse. Des cernes soulignaient son regard.

-Super...

C'est ce qu'elle marmonna de manière à peine audible. Mon sourcil s'arqua, et mes doigts se crispèrent sur ma cigarette. Bordel. J'étais bien jusqu'à ce que cette idiote arrive.

-Tu comptes rester longtemps ? grinçai-je en la dévisageant.

Elle s'arrêta et m'observa stupéfiée.

-Aussi longtemps que je le désire, rétorqua-t-elle avec défis.

Ses yeux glissèrent sur ma cigarette et son expression se modifia, passant à l'incompréhension

-Tu fumes ?

Je la fixai durant quelques secondes sans rien dire.

-Tu vois bien que non, lâchai-je simplement en tirant une latte avant de jeter ma clope.

Elle leva les yeux au ciel puis s'approcha de la rambarde et observa le paysage comme je l'avais fait peu avant. Cela sembla la détendre. Je savais qu'elle mourrait d'envie de me poser des questions. Je la connaissais assez pour savoir à quel point elle était curieuse et désirait tout savoir. Ses yeux dérapèrent plusieurs fois avant qu'elle ne se tourne carrément vers moi.

-Depuis quand est-ce que tu pratiques des activités moldues?

-Oh, c'est moldu ? répondis-je, faussement outragé.

Elle soupira en secouant la tête.

-En tout cas, c'est très mauvais pour la santé. Regarde, là, en fumant cette cigarette tu viens de perdre 7 minutes de vie.

Mon sourcil s'arqua, la toisant avec mépris.

-J'en ai déjà perdu 3 en restant en ta compagnie.

-Personne ne t'as empêché de rentrer dans ta chambre.

Un léger sourire troubla mon impassibilité.

-Si, ta curiosité. Je savais très bien que tu n'allais pas résister au besoin de me poser la question. Tu as toujours aimé tout savoir. Là, tu viens juste de confirmer le fait que je te connais beaucoup mieux que tu ne le crois.

Son regard s'assombrit nettement.

-Tu ne sais absolument rien de moi alors arrête de prétendre le contraire. Tu m'emmerdes, Malefoy.

Et à ces mots, elle me tourna le dos et s'en alla dans sa chambre. J'observai quelques secondes la porte fenêtre qui venait de se fermer avant de sourire légèrement.

Je sentais que cette cohabitation n'allait peut-être pas être si horrible que ce que j'avais pensé. En tout cas, j'étais certain que son agacement allait beaucoup me divertir.

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La premier mois qui passa fut plutôt calme. Le groupe élite des Serpentards avaient continué d'exister sans moi. Blaise m'avait remplacé, devenant ainsi le Prince des Serpentards. A vrai dire, cela ne m'avait pas fait grand chose. J'avais déjà su avant d'entamer cette nouvelle année que je ne jouirai plus de ce privilège.

Au début, je mangeais aux heures de repas. Puis progressivement, quelques personnes avaient décidé de s'installer à mes côtés. Quand ils étaient venus, j'avais été partagé entre l'idée de les faire dégager ou bien ne rien dire. Il s'avéra que je les avais laissé faire.

Nott avait été le premier à se manifester. Il était arrivé près de moi avec une pomme verte luisante, s'installant en face de moi. Nous avions échangé quelques mots mais cela avait été superflu. En réalité, nous avions chacun tenté d'analyser l'autre sans même s'en caché. Sa posture était plutôt nonchalante mais lorsqu'il plantait son regard dans le mien, je pouvais voir toute l'assurance et détermination qui logeait dans son être.

C'était un garçon qui se révéla être plutôt intelligent, mais également drôle. Je crois que c'était le fait qu'il soit amusant qui m'avait le plus étonné.

Une fille également s'était jointe à nous. Elle s'appelait Kheyr Mariano. Je ne l'avais jamais remarqué avant, pourtant je devais avoué qu'elle était plutôt mignonne. Longs cheveux lisses noires avec des reflets acajou et des yeux d'un vert magnétique. Elle était plutôt grande même si je la dépassais d'une bonne tête, et possédait des courbes délicieuses. Une belle poitrine mise en valeur et des jambes interminables. Une Sang Pur, elle aussi.

Je ne savais pas encore si j'avais envie de me faire Kheyr. En fait, j'avais déjà une histoire à régler avec une autre fille. Daphnée Greengrass. Beauté froide en apparence mais qu'est-ce qu'elle était douée dans une chambre... Avec elle, j'avais été fixé dès le début. Pas de sentiment, juste du sexe. C'était très bien pour nous deux. Rapidement, je me rendis compte à la manière dont Greengrass me regardait que nos activités seraient définitivement terminées.

Kheyr... J'avais envie de la baisé mais je commençai à l'apprécier cette fille. Derrière son cynisme, elle était plutôt attachante. C'est ce qui me donnait envie de ne pas tout foutre en l'air.

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En rentrant dans nos appartements de préfets , j'aperçus Granger devant la cheminé, enroulée dans une couverture. Elle fixait le feu sans rien dire, semblant être perdue dans ses pensées. Ne résistant pas à l'envie de l'embêter, je m'écroulais sur le canapé en face d'elle, la faisant sursauter.

-Tu m'as fait peur, soupira-t-elle en s'enroulant un peu plus dans le duvet.

-Je devrais faire plus attention. Parfois, j'oublie à quel point ma présence et mon autorité naturelle déstabilisent les plus démunis.

Elle leva les yeux au ciel.

-La ferme, Malefoy.

-Pourquoi est-ce que tu restes ici comme une larve ? Je croyais que faire une dépression était plus agréable dans un lit.

-Pourquoi est-ce que tu viens me faire chier ?

-Ma nature altruiste m'oblige à m'intéresser aux faibles. Parfois, c'est contraignant.

Elle se mit à rire avec moquerie.

-Toi, altruiste? Tu es la personne la plus égoïste et égocentrique que je n'ai jamais vu.

Le coin de ma lèvre tiqua nerveusement. égoïste. C'était le mot que je détestais le plus au monde. Je crois que c'était une des seules insultes qui me touchait. Parce que je savais qu'elle avait raison. Elle avait terriblement raison. Et c'est ce qui me rendit irritable, au fond de moi. Par le passé, j'avais fait des actions horriblement égoïstes qui me hantaient encore et dont la culpabilité me rongeait chaque nuit quand je me retrouvai seul avec moi même.

-Au moins, j'ai le mérite d'être quelqu'un, moi. Qui es-tu au fait ? A part l'ombre de Potter? J'aimerai bien le savoir.

-Oh crois moi, étant donné ce que je pense de toi, je t'assure que tu préférerais largement être personne. Et ensuite, je ne suis pas l'ombre d'Harry. C'est mon meilleur ami.

-" C'est mon meilleur ami", l'imitai-je en prenant une voix de gamine. Non mais tu te crois où, en maternelle? Et comment peux-tu savoir à ma place ce que je désire?

Elle m'étudia un instant, ne sachant apparemment quoi répondre, puis reporta son attention sur le feu.

-Je le sais, c'est tout.

-Oh voilà le retour de la grande mademoiselle je-sais-tout. On peut dire que ça n'avait manqué à personne. Je me rappelle quand tu avais pleuré en première année parce que personne ne t'aimait. Tu passais ton temps à étaler tout ton savoir. Mais après tout, tu n'as pas vraiment changé. C'est maladif chez toi, n'est-ce pas ? Tu ressens le besoin de prouver au monde que tu n'es pas inférieur? Mais ma pauvre qu'importe le nombre d'effort que tu fais pour t'en sortir, tu ne resteras qu'une minable Sang de bourbe.

La douceur dérangeante du silence s'installa. Elle avait toujours le regard fixé sur la cheminé. Dans ses yeux, je pouvais voir le reflet des flammes du feu danser. Au bout d'un certain temps, elle se leva sans rien dire et s'en alla de notre appartement. Je reconnaissais avoir été cruel, mais elle l'avait mérité.

Égoïste.

Cette insulte resta coincé dans ma gorge. Si elle savait à quel point. Mon ventre se tordit si fort que j'en serrai les dents. Oh, si elle savait. Je partis dans ma chambre me glisser dans mon lit. Une fois allongé, mon regard se fixa au plafond. J'étais seul. Mes démons viendraient me hanter cette nuit. Cependant, je fis de mon mieux pour ne pas y prêter attention.

L'inconvénient quand on avance seul, c'est qu'il n'y a personne nous sortir de notre Enfer.


Bonjour les Enfants !

Encore une fois, vous avez pu voir la facette de Drago très affectueuse et gentille avec les gens ;) Alors quelques QUESTIONS, qu'avez vous pensé :

1) Des dialogues ?

2) Du fait que Drago se soit rapproché de Nott et Kheyr ?

3)Du chapitre en général ?

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Bisous !

REDASASTRAWBERRY, babe !