Voila la suite ! Ce n'est que la 1ère partie du chapitre 2, qui sert de transition on va dire... Je vous promets qu'il y aura plus d'action dans la seconde partie !
Merci à tous les gentiles revieweurs ! Continuez xD
Pansy Parkinson a tout pour être heureuse.
Un niveau de vie de rêve, un boulot de rêve dans un milieu de rêve, des amis de rêve, un appart de rêve, un petit copain de rêve…
Rectification : Pansy Parkinson avait tout pour être heureuse. Elle a le boulot, les amis, l'appart… mais pas le petit copain de rêve.
Denny Richardson venait de la larguer en beauté. Quand il l'avait appelé pour lui dire « il faut qu'on parle », elle croyait qu'ils allaient parler de mariage. Après tout, ils sortaient ensemble depuis plus d'un mois et demi !
Mais le destin en avait décidé autrement pour Pansy… Enfin, Denny en avait décidé autrement.
Denny avait décidé que les longues relations durables et stables n'étaient pas pour lui Denny voulait pouvoir à nouveau arpenter les boites de nuit, les soirées, les fêtes en célibataire papillonnant à droite et à gauche, flirtant de ci et de là, sans avoir quelqu'un qui l'attendait à la maison en tapant du pied, un rouleau de pâtisserie à la main et une armée de gosse courant autour. C'était du moins ce qu'il avait dit. . Bref, Denny voulait retrouver sa liberté.
Li-ber-té. Pansy avait du mal à encaisser. Il pouvait être libre et rester avec elle, non ?
A cet instant même, tandis qu'elle était vautrée sur son canapé, l'écran de télé allumé sur une chaîne qui diffusait un reality show débile, la porte d'entrée claqua avec violence.
« Pansyyyyyyyy !! » cria une voix stridente. « Où es tu ? »
Pansy émit un grognement et une jeune femme brune se posta devant elle, les mains sur les hanches.
« Pansy Parkinson, tu vas me dire ce que tu fiches étalée sur le canapé comme un vieux hibou. »
Ni tenant plus, Pansy éclata en sanglots.
« Niagklebeeujh... Malarguaig…Dennynefoiréjladtest… »
Hermione soupira et s'accroupit auprès de son amie avec un petit sourire en coin.
« Désolée Pansy, je ne parle pas le langage des cœurs brisés. »
Pansy renifla bruyamment. « Denny… il m'a larguéééééééééé… »
Hermione émit un petit rire moqueur et poussa son amie pour se faire une place sur le canapé. Elle enveloppa les épaules de la jeune femme d'un bras consolateur.
« Ce n'est pas grave… » murmura t-elle en la serrant un peu plus.
« Mais si c'est grave ! » cria Pansy d'une voix suraiguë à travers ses larmes. « Ne dis pas ça ! Denny était l'homme de ma viiiiiiiie… ! » dit-elle avant de pleurer de plus belle.
Hermione tapota doucement la tête de son amie et continua de sourire.
« C'est ce que tu as aussi dit avec Marc, Derek, Johnny, Grégoire… »
« Mais là c'était différent ! » l'interrompit Pansy. « C'était… c'était vraiment l'homme de ma vie ! »
Hermione se mordit férocement les lèvres pour ne pas éclater de rire.
Pansy était un vrai cœur d'artichaut. Elle s'éprenait facilement des hommes et s'attachait à eux dès qu'ils avaient passé le stade du 2ème soir. Denny était un nom de plus sur la liste démesurément longue.
« Mais oui, je sais… c'était l'homme de ta vie… »
« Oui ! » insista Pansy en sanglotant. « Il me respectait, me comprenait. Il m'aimait à ma juste valeur. »
Hermione fut subitement prise d'une violente quinte de toux. La seule solution qu'elle eut réussi à trouver pour camoufler son rire qui ne faisait que s'agrandir.
« Hey ! » s'exclama Hermione en secouant légèrement son amie. « Il t'a largué pour une excuse bidon, je ne pense pas qu'il 'te respectait' ou 't'aimait à ta juste valeur'. »
Pansy étouffa un cri de rage et se leva brusquement. « Tu es toujours contre moi, Hermione Granger ! On est amie ! Et normalement les amies se soutiennent mutuellement ! Merde à la fin, j'était amoureuse de Denny !»
L'air énervé, elle observait du haut de toute sa taille une Hermione qui avait du mal à garder son sérieux. Pansy fronça les sourcils et Hermione ne tint plus. Elle éclata d'un grand rire moqueur et libérateur.
L'ancienne serpentard fut vite contaminée et à son tour elle éclata de rire.
« Ce que je viens de dire est totalement ridicule… » finit-elle par dire en essuyant les larmes aux coins de ses yeux.
« Arrf… « J'étais amoureuse de Denny !»… C'est franchement trop pathétique. Plus personne n'est amoureux de nos jours. Sauf les gens complètement paumés, évidement… » rigola Hermione. « Sur qui vas-tu jeter ton dévolu, la prochaine fois ? »
« Je ne sais pas encore… Un blond. Je ne suis sortie qu'avec des bruns ces derniers temps. »
Hermione ricana. « Ton dernier blond remonte à 2 mois. »
« Je commence à croire que tu connais mieux mes conquêtes que moi ! » s'exclama Pansy en lançant un sourire à son amie.
Celle-ci soupira. Oui, elle connaissait mieux les conquêtes de Pansy que la bourreau des cœurs elle-même. Combien de fois Hermione avait-elle dut prendre son petit-déjeuner en face d'un type inconnu et à moitié nu tandis que son amie continuait de dormir ? Trop de fois.
Elle grimaça lorsqu'une nausée s'empara d'elle. L'alcool remontait enfin.
Elle courut jusqu'au cabinet de toilettes et se jeta sur la cuvette des WC. La totalité de son apéritif jaillit de son gosier, la libérant d'un poids lourd.
Pansy rigola, assise toute seule sur le canapé. Elles étaient pathétiques toutes les deux.
Hermione était allée une fois de plus se saouler dans un bar, en essayant de se convaincre que, oui, elle avait oublié ce crétin d'Harry Potter. Et, elle, elle s'était à nouveau fait largué pour la millième fois de sa vie.
Pathétique était bien le mot.
Hermione sortit des toilettes, d'un pas titubant, blanche. Ses cheveux bruns encore plus en désordre.
« J'ai passé une journée pourrie. » annonça t-elle en s'affalant à son tour sur le canapé. « Je suis allée au bar, j'avais un rendez-vous… » Elle s'interrompit devant le regard étonné de Pansy. « Oui, un rendez-vous, et pas le 1er, mais l'enfoiré qui devait me retrouver n'est jamais venu. »
Pansy ouvrit la bouche. « Oh, pauvre Hermione… tu crois qu'il t'a vu et qu'il est repartit ? »
Hermione la foudroya du regard et reprit le cours de son histoire. « Donc – je disais – Tom632 n'est pas venu. J'ai noyé mon désarroi dans quelques verres – ricanement de Pansy – oui, juste quelques verres… Je me suis faite draguée par un lourd… Et je suis tombée sur la seule et dernière personne que j'avais envie de revoir. »
« Qui peut bien être cette charmante personne que tu t'acharnes à poignarder ? » s'empressa de demander son amie.
« Malfoy. »
« Malfoy ? » répéta Pansy. « Tu veux dire comme dans Draco Malfoy ? »
« Non, comme dans « homme terriblement intelligent et rempli de délicatesse » ! » rétorqua Hermione d'un ton sarcastique. « Evidement, Pansy, que c'était Draco Malfoy ! »
« Et qu'est ce qu'il devient ? »
« Alors là… je n'en ai aucune idée. Et ça ne m'intéresse pas. »
« Draco Malfoy… » dit rêveusement Pansy. « Ca fait si longtemps... »
« Pas assez. » répondit Hermione. « C'est une vraie plaie, ce type. »
« Il est toujours aussi… »
«… Chiant ? Oui. »
« Hermione ! » s'offusqua Pansy. « Tu oublies qu'il a été mon petit ami pendant très longtemps, on était très attaché l'un à l'autre. »
« Et c'est pour ça qu'il t'a largué… »
Œillade meurtrière de la part de Parkinson.
« Peut-être qu'il m'a largué mais c'était parce qu'on prenait des chemins différents. Je voulais entrer au Ministère tandis que lui désirait suivre une voie plus… » Elle chercha ses mots en claquant des doigts avec impatience. «… plus… »
« Plus dans le genre mangemort ? » proposa gracieusement Hermione.
« Il n'est absolument pas devenu un mangemort ! » le défendit Pansy. « Papa m'a dit qu'il était dans la justice… »
« Pansy, dois-je te rappeler que ton père était, justement, un mangemort ? Dois-je te rappeler qu'il est en prison depuis chute de Voldemort, depuis bientôt 6 ans ? »
« Oui, c'est vrai. Mais n'empêche qu'il a gardé contact avec des gens du ministère et avec d'autres personnes que je ne connais pas. Et papa regrette amèrement ses actes. »
Hermione eut un ricanement mauvais. « Il a gardé contact avec des gens du ministère… » répéta t-elle. « Enfin, bref, Draco Malfoy le mangemort, lui-même, est venu me parlé. »
« Qu'est ce qu'il t'a dit ? »
« Il s'est montré…. Détestable. Peut-être un peu moins que dans mes souvenirs... »
« Et bien tu vois qu'il n'est pas mauvais ! »
« C'est un mangemort, Pansy, man-ge-mort. » articula lentement Hermione comme si Pansy était une débile profonde. « Les mangemorts ne sont pas gentils, ça cache quelque chose. »
« Peut être… peut être qu'il était simplement content de te voir. » proposa Pansy. « Et, de toutes façons, le Seigneur des Ténèbres a été vaincu. »
Hermione ricana pour la énième fois de la soirée. « Malfoy, heureux de me voir ? C'est la chose la plus stupide que tu n'ais jamais dite, Pansy. En tout cas ce soir. »
« Non ! » protesta Pansy. « T'as déjà oublié quand j'ai dis que j'étais amoureuse ? »
« Ah oui… excuse moi. » marmonna Hermione d'une voix endormie. « J't'ais dit que j'avais trouvé le moyen de coucher avec un mec absolument magnifique ? Grand, brun, yeux verts… sublime. »
« C'est moi ou ta description fais férocement penser à un certain Harry Potter ? »
« C'était pas lui, rassures-toi. » la rassura Hermione en souriant.
Sans un mot de plus elle se leva et décida qu'elle avait bien mérité de dormir.
C'est avec la bouche pâteuse et les membres engourdis qu'Hermione se réveilla quelques heures plus tard.
Près de 15h… Oula…
Hermione se leva et d'un pas incertain se dirigea vers le salon.
Pansy était déjà partie étant donné qu'elle trouva sur la table basse un petit papier où avaient été rapidement griffonnés les mots « serais de retour plus tard »
Avec un bâillement, elle alluma la télé.
« Le prix est vraiment très raisonnable ma chère Katie »
« Effectivement, Alan. Le prix de ce magnifique mixeur est extrêmement raisonnable ! C'est une occasion à ne pas manquer ! De plus, il vous est livré avec son manuel d'utilisa-… »
La porte d'entrée de l'appartement s'ouvrit en grand, Hermione changea précipitamment de chaîne.
« C'est pour ça, mon cher Edouard, que ce livre va être un succès. Il décrit avec une extrême précision les états d'âmes actuels du peuple ; ce livre est un livre politique mais en même temps scien-… »
Pansy éteignit la télé.
« Eh ! » protesta Hermione, toujours assise sur le canapé. « Je regardais moi ! »
« Menteuse » siffla son amie. « Tu t'étais endormie devant le téléachat, j'en suis sûre. »
Hermione se renfrogna devant le sourire victorieux de Pansy. Celle-ci disparut dans la cuisine et en revint un verre de lait à la main.
« T'as fait quoi ? » demanda Hermione en réalisant que Pansy portait un tailleur noir et des escarpins à bouts pointus de la même couleur. Elle avait attaché ses cheveux noirs en un chignon simple mais élégant et, pour une fois, elle n'avait pas l'air d'avoir passé sa soirée à faire la fête ou à pleurer.
« J'avais un entretien, petite. » répondit-elle en donnant une légère tape sur la tête à sa colocataire qui se relevait.
« Je comprends mieux pourquoi tu es si bien habillée, ça me semblait bizarre. En plus, tu t'es coiffée. »
« Ouais, je te dis pas comme j'en ai bavé pour faire ce chignon. » A ses mots, Pansy libera ses cheveux qui retombèrent, toujours aussi lisses, juste au dessus de ses épaules.
« C'était pourquoi le boulot ? Toujours au Ministère ? »
« Ouais, toujours en tant d'avocate. Le service juridique doit me rappeler cette semaine pour me dire si j'ai le poste. »
« Je croise les doigts. Tu comptes faire quoi ce soir ? »
« Rien. » sourit Pansy en étirant ses bras au dessus de sa tête. « Ce soir, je ne fais absolument rien, pour une fois. »
« T'as raison » approuva Hermione en se laissant retomber sur le canapé. « Ce soir, télé. »
« T'as pas du boulot toi, dans ton club ? » dit Pansy en posant son verre sur la table basse devant elle.
« Non, c'est demain soir que j'ai un spectacle. »
« Génial ! On se fait une soirée entre filles ! » s'exclama sa colocataire, soudainement toute excitée.
Elle jeta un coup d'œil à sa montre.
« Il est 18 heures, je vais chercher des trucs à bouffer et pendant ce temps toi tu prépares les coussins, les couvertures et tout le reste ? »
Hermione hocha la tête, un sourire radieux aux lèvres. Cela faisait un moment qu'elle et Pansy n'avaient pas passé une soirée tranquille, toutes les deux.
D'un pas dansant, elle se dirigea vers la salle de bains où elle se fit couler un bain. Entre deux pirouettes, elle se dirigea vers le placard de l'entrée. Elle en sortit deux édredons ainsi qu'une couette moelleuse. Les bras occupés par la multitude de coussins empilés, Hermione avait du mal à avancer dans le couloir étroit de son appartement. Elle manqua de se casser la gueule en heurtant la table basse quand…
« Hermione, on a un problème. »
« AAAAAAAAAHHH ! »
Hermione fit un bond de cabris, la projetant contre le mur et la faisant, par la même occasion, lâcher tous les coussins.
Elle porta la main à son cœur qui battait à un rythme effréné et regarda Pansy, morte de rire, qui venait d'arriver. Hermione fusilla son amie du regard et se redressa, reprenant un rythme cardiaque normal. Pansy se roulait quasiment par terre. Sa colocataire remarqua alors le changement dans sa tenue : elle avait légèrement déboutonnée son chemisier, raccourcit sa jupe et elle avait des traces de rouge à lèvres sur les joues. Tous les signes d'une Pansy qui venait de rencontrer le nouveau mec de sa vie.
« C'est quoi le problème ? » grogna Hermione, devinant déjà ce que Pansy allait lui dire.
« Ben en fait, » commença Pansy, la voix entrecoupée de rire. « j'étais à l'épicerie et là, qui a déboulé ? Le mec le plus canon du siècle ! »
« Un blond, comme tu l'espérais ? » demanda Hermione d'une voix lasse.
« Non ! Un brun fabuleux, Jake qu'il s'appelle ! Plus sublime n'existe pas ! Il m'a invité au restau ce soir donc… » Pansy cessa de rire et prit un air gêné. « je voulais te demander si finalement ça te déranger pas de rester toute seule ce soir. »
Ahah ! Hermione s'y attendait, c'était comme ça à chaque fois. Pansy faisait des plans mais ne s'y tenait jamais.
« C'est pas grave. » soupira t-elle. « Je passerai la soirée toute seule, en compagnie d'Hugh Grant et de Julia Roberts. Mais sache que tu rates un super film ; Coup de foudre à Notthing Hill, ça doit se voir. »
Pansy, au bord de l'explosion de joie, la remercia d'un immense sourire et disparut en transplanant.
A peine son amie partie, le visage d'Hermione se fendit d'un sourire étincelant. Elle échappait à une soirée Coup de Foudre à Nothing Hill ! Pour dire toute la vérité, elle n'en pouvait plus de Julia Roberts et de ses histoires d'amour débiles et irréalistes.
