La isla se hunde
L'île coule
(ORIGINAL)
Disclaimer : L'histoire ne m'appartient pas. Je n'ai aucunement l'intention de tirer les bénéfices de cette traduction de « L'île coule » (« La isla se hunde » en espagnol). J'ai trouvé l'histoire originale sur internet, sur le site alhaurin, mais qui ne fournit malheureusement pas le nom de l'auteur. En tout cas, si cela gêne un tiers que cette histoire soit disponible sur ce site, et en français, qu'il m'en fasse part et je la retirais de suite. Il ne s'agit que de fournir une annexe instructive à l'histoire de Marieth précédemment traduite et inspirée de l'œuvre ci-dessous, afin de permettre aux lecteurs français d'en bénéficier également.
Note de la traductrice : Et voilà ! Comme promis, voici l'histoire complémentaire qui éclaircira un peu votre précédente lecture ;D J'espère que vous apprécierez mon travail... Et excusez-moi pour le retard, mais j'étais très prise par la Japan Expo, le cosplay, toussa... D'ailleurs, c'pas pour faire de la pub -si, en fait-, mais n'hésitez pas à jeter un coup d'œil sur le site cosplay it ! :3 J'y ai posté des photos (une bonne trentaine) réalisées avec Couw-Chan de cosplays Ed, Envy et Edvy(!), sous le pseudo de White-Assassin (facile à trouver sur google). Alors si vous avez envie de voir à quoi je ressemble... N'hésitez pas !
Voilà ! Sinon, question histoire... Bon, elle recoupe bien la précédente (donc c'est plutôt une oscillation entre drame et espoir) et... J'ai choisi de prendre la version la plus proche de celle à laquelle se référait Marieth, puisque, j'ai découvert ça il y a peu mais... Plusieurs versions existent o.o' Donc bon... J'espère que celle-ci sera à votre goût !
Bref ! Bonne lecture ! :D
Il y avait une fois, une île sur laquelle habitaient toutes les émotions et tous les sentiments humains qui existent. Coexistaient, de ce fait, la Crainte, la Sagesse, l'Amour, l'Angoisse, l'Envie, la Haine... Tous s'y trouvaient. Malgré les frictions que supposait la coexistence, la vie était extrêmement tranquille et même prévisible. Parfois, la Routine faisait que l'Ennui restait endormi, ou que l'Impulsivité déclenchait un quelconque scandale, mais souvent, la Constance et la Convenance parvenaient à apaiser le Mécontentement.
Un jour, à la grande surprise de tous les habitants de l'île, le Savoir organisa une réunion. Une fois que la Distraction et la Paresse furent arrivées à l'endroit de la rencontre, ils furent au complet.
Puis, le Savoir commença :
« J'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer : l'île coule. »
Toutes les émotions qui vivaient sur l'île s'exclamèrent :
« Non, c'est impossible ! Nous vivons ici depuis toujours ! »
Le Savoir répéta :
« L'île coule.
- C'est impossible ! Tu dois te tromper !
- Le Savoir ne se trompe presque jamais », rappela la Conscience en se rendant compte de la véracité de ces propos. « S'il dit qu'elle coule, ce doit être parce qu'elle coule.
- Mais qu'allons-nous faire, à présent ? » se demandèrent les autres.
Puis, le Savoir répondit :
« Bien sûr, chacun est libre de faire ce qu'il veut, mais moi, je vous suggère de trouver un moyen de quitter l'île... Construisez un bateau, un canot, un radeau, ou n'importe quoi d'autre qui vous permettra de vous en aller, car si vous restez sur l'île, vous disparaîtrez avec elle.
- Tu ne pourrais pas nous aider ? » demandèrent-ils tous, car ils avaient confiance en ses talents.
« Non », coupa le Savoir. « La Prévoyance et moi, nous avons construit un avion, et dès que j'aurai terminé mon discours, nous nous envolerons vers l'île la plus proche.
Les émotions s'exclamèrent :
« Non ! Vous ne pouvez pas ! Qu'adviendra-t-il de nous ? »
Son annonce terminée, le Savoir monta dans l'avion avec son associée. Ils quittèrent l'île, emportant avec eux la Peur, passager clandestin, qui avait été assez futée pour se cacher depuis longtemps dans le moteur.
Toutes les émotions, de ce fait, se décidèrent à construire un canot, un bateau, un voilier... Toutes. Sauf l'Amour.
Car l'Amour était si attaché à chaque chose de cette île qu'il déclara :
« Abandonner cette île... Après tout ce que j'ai vécu ici... Comment pourrais-je abandonner, par exemple, ce petit arbre ? Aah... Nous avons partagé tant de choses... »
Et tandis que les émotions se consacraient à la construction de moyens pour s'en aller, l'Amour grimpait à chaque arbre, sentait chaque rose, se rendit jusqu'à la plage et se roula dans le sable comme il le faisait habituellement en d'autres circonstances. Il toucha chaque pierre... Il caressa chaque branche...
En arrivant sur la plage, à l'exact endroit où le soleil se levait, son endroit favori, il voulut s'abandonner à cette ingénuité que l'amour possède :
« Peut-être l'île ne coule-t-elle que temporairement... Et qu'après, elle réapparaîtra... Non ? »
Et il resta des jours et des jours, mesurant la hauteur de la marée pour vérifier si oui ou non, le processus de naufrage était réversible...
L'île s'enfonçait de plus en plus... Pourtant, l'Amour ne pensait pas à construire quoi que ce fût, car il était trop affligé, et n'était plus capable que de pleurer et de gémir ce qu'il perdrait.
Il se rappela ensuite que l'île était très grande, et que même lorsqu'elle coulerait un peu, lui, il pourrait toujours se réfugier dans un endroit plus haut... C'était toujours mieux que de devoir s'en aller. Faire de petites concessions n'avait jamais été un problème, pour lui.
Ainsi, une fois de plus, il toucha les petites pierres de la berge... Puis se roula dans le sable... Et, une fois encore, il se trempa les pieds sur la petite plage, autrefois gigantesque...
Ensuite, sans trop prendre la mesure de sa concession, il marcha jusqu'à la partie nord de l'île qui, même si elle n'était pas celle qui lui plaisait le plus, restait la plus élevée.
Et l'île s'enfonçait chaque jour un peu plus...
Et l'Amour se réfugiait, chaque jour, en un endroit plus petit...
« Après tout ce que nous avons vécu ensemble... » reprocha-t-il à l'île.
… Jusqu'à ce que, finalement, ne lui resta qu'une minuscule portion de terre ferme le reste avait été complètement recouvert par les eaux.
Ce fut à ce moment précisément que l'Amour se rendit compte que l'île, réellement, coulait petit à petit. Il comprit que, s'il n'abandonnait pas l'île, l'amour disparaîtrait à jamais de la surface de la Terre...
Marchant sur des sentiers inondés et sautant par-dessus d'énormes quantités d'eau, l'Amour se rendit sur la baie.
Il n'avait plus la possibilité de se construire de quoi s'évader, comme l'avaient fait les autres il avait perdu bien trop de temps à se voiler la face et à pleurer ce qui, sous ses yeux, disparaissait petit à petit.
De là, il pouvait voir passer ses compagnons, dans leurs embarcations. Il espérait pouvoir expliquer sa situation, afin que l'un de ses compagnons le comprît et l'emmenât.
Observant la mer, il vit venir le bateau de a Richesse et lui fit signe. La Richesse se rapprocha un tout petit peu de la berge.
« Richesse, toi qui possèdes un bateau si grand... Pourquoi ne me mènerais-tu pas jusqu'à l'île voisine ? J'ai si souffert de la disparition de cette île que je n'ai pu me fabriquer de canot...
Et la Richesse lui répondit :
« Je suis si chargée d'argent, de joyaux et de pierres précieuses, que je n'ai pas de place pour toi, désolée... » Et elle continua son chemin, sans se retourner.
L'Amour continua à observer, et vit venir la Vanité dans un beau bateau, plein d'ornements, de franges, de marbres et de petites fleurs de toutes les couleurs. Il attirait énormément l'attention.
L'Amour s'étira un peu, et cria :
« Vanité... Vanité... ! Emmène-moi avec toi ! »
La Vanité regarda l'Amour, et lui répondit :
« Ça me plairait de t'emmener, mais... Tu as une de ces mines !... Tu es si déplaisant... Si sale et si négligé !... Pardon, mais je crois que tu enlaidirais mon bateau. »
Et il s'en alla.
Et ainsi, l'Amour appela à l'aide chacune des émotions. La Constance, la Sensualité, la Jalousie, l'Indignation, et même la Haine. Et alors qu'il pensait que plus personne ne passerait, il vit s'approcher un bateau très petit, le dernier, celui de la Tristesse.
« Tristesse, ma sœur », lui dit-il. « Toi qui me connais tant, toi... Tu ne m'abandonneras pas ici, tu es si sensible, tout comme moi... M'emmèneras-tu avec toi ? »
Et la Tristesse lui répondit :
« Moi, je t'emmènerais bien, je te l'assure, mais je suis siiiiiiii triste... Que je préfère rester seule. »
Et sans un mot de plus, elle s'éloigna.
Et l'Amour, le pauvre malheureux, se rendit compte qu'à force d'être resté lié à ces choses qu'il aimait tant, lui et l'île allaient couler dans la mer jusqu'à disparaître.
Puis, il s'assit sur le dernier petit bout de terre qu'il lui restait de son île, attendant sa fin...
Tout à coup, l'Amour entendit que quelqu'un parlait :
« Chst... Chst... Chst... »
C'était un petit vieillard, inconnu, qui lui faisait des signes depuis un canot.
L'Amour fut surpris :
« Moi ? » demanda-t-il, en levant sa main jusqu'à son torse.
« Oui, oui... » fit le vieillard. « … Toi ! Viens avec-moi ! Monte dans mon canot et rame avec moi. Moi, je vais te sauver. »
L'Amour le regarda, puis voulut lui expliquer :
« En fait, je suis resté et...
- Je comprends », fit le vieillard en le coupant. « Monte. »
L'Amour monta dans le canot, et ensemble, ils commencèrent à ramer pour s'éloigner de l'île.
Cela ne prit que peu de temps avant que le dernier centimètre émergé ne terminât d'être recouvert par les eaux, et que l'île disparût à jamais.
« Jamais plus il n'existera d'île comme celle-ci », murmura l'Amour, espérant peut-être que le vieillard le contredît et lui offrît un quelconque espoir.
« Non », confirma celui-ci. « Comme celle-ci, jamais. »
Lorsqu'ils arrivèrent à l'île voisine, l'Amour comprit qu'il était toujours vivant.
Il se rendit compte qu'il allait continuer d'exister.
Il tourna les talons pour remercier le vieillard, mais celui-ci, sans dire un mot, était parti aussi mystérieusement qu'il était apparu.
Puis, l'Amour, très intrigué, s'en fut à la recherche de la Sagesse pour lui demander :
« Comment est-ce possible ? Moi, je ne le connais pas, et lui, il m'a sauvé... ! Personne ne comprenait que je m'étais retrouvé sans embarcation, mais lui, il m'a aidé, il m'a sauvé, et moi, je ne sais même pas qui il est... »
La Sagesse le regarda droit dans les yeux un bon moment, puis répondit :
« Il est le seul capable de faire en sorte que l'amour survive lorsque la douleur d'une perte lui fait croire qu'il est impossible d'aller de l'avant. Il est le seul capable de donner à l'amour une nouvelle chance lorsqu'il semble s'éteindre. Celui qui t'a sauvé, Amour, c'est le Temps. »
FIN.
Auteur : (inconnu au bataillon. Si quelqu'un sait, je veux bien qu'il m'éclaire x) )
Voilà ! J'espère que ça vous a plu ! Et comme d'habitude... N'oubliez pas de poster un petit review, ne serait-ce que pour signaler d'éventuelles fautes d'orthographe, de grammaire, de conjugaison, etc... Et pour, SURTOUT, donner votre avis ! :3 Personnellement, j'adore savoir ce qui plaît ou non, ce qui touche plus ou moins quelle sorte de public... C'est grâce aux reviews que l'on peut progresser, pour vous offrir des histoires encore plus passionnantes, alors n'hésitez plus !
BisouX à tous et à toutes !
Traduction : White Assassin
