Héhé, deuxième partie de cette étrange fic. Où comment naviguer en excellente compagnie?
Hetalia appartient toujours à son mangaka de génie.
Avis de recherche et occupations:
- On ne va tout de même pas naviguer à vue! Où est Alfred? On peut sans doute faire demi-tour et rentrer avant qu'il ne fasse nuit, le vent nous poussera.
- Je peux aller le chercher si vous le désirez.
L'anglais compris qu'il ne pourrait pas lâcher cette fichue barre sans permission et soupira avant de laisser le japonais partir à la recherche de l'américain, ayant subitement disparu de leur champ de vision.
Kiku était heureux, maintenant qu'il avait pu lâcher la carte il allait enfin pouvoir se promener sur le bateau. C'était un beau bâtiment, avec de grandes voiles blanches, comme dans les films. Il était heureux de vivre une telle aventure, mais ça ne devait pas le distraire de sa mission.
- Comment trouver America-san? Je devrais peut-être demander à France-san, il sait toujours tout.
Justement le romantique français était penché vers le bord. Inquiet pour le grand blond, le petit brun se rapprocha de lui: « Vous vous sentez mal? ».
Francis se redressa d'un coup, un sourire ravageur aux lèvres: « Du tout, je vérifie juste que les sirènes ne nous suivent pas de trop près. ».
- Sirènes? Elles existent vraiment? -l'appareil photo était déjà allumé.
- Bien sûr. Regarde. -le blond posa sa main sur le dos du japonais, le forçant doucement à se pencher. Kiku avait l'impression de rêver! Des sirènes nageaient vraiment près du bateau, comme dans les films d'animations d'America-san!
- Sugoï! Sugoï! Sugoï! - il mitraillait les créatures merveilleuses plus vite que ses pensées mais rapidement le visage d'Alfred lui revint en mémoire. Il releva la tête: « France-san, vous n'auriez pas vu America-san? ». Le blond, dérangé dans sa contemplation eut l'air surpris, qui pouvait vouloir voir cet énergumène qui mangeait si mal?
- Non désolé, demande à Ivan, il doit bien le savoir lui. Il se trouve au cul…c'est un autre nom pour dire « poupe »! Ne prends pas cet air choqué!…alala. Il est à l'arrière.
Le japonais remercia le français et partit au c… à l'arrière du bateau tout en vérifiant ses clichés. Pas très chaud pour aller voir Russia, il y alla tout de même. Mais il aurait aimé avoir Chine auprès de lui, le grand russe l'inquiétait un peu avec ses envies d'amitié mondiale.
- Russia-san vous…mais que faites-vous!
- Je nourris les requins pourquoi?
- Mais…mais ils sont dangereux!
- Da!- Russia se mit à sourire, une aura sadique l'entourant. Kiku vérifia vite que l'américain ne se trouvait pas dans les parages, il vérifia aussi qu'il n'était pas malencontreusement dans l'eau avec les requins, et partit sans demander son reste. Ivan Braginski était terrifiant!
Il tomba ensuite sur Grèce qui semblait très absorbé dans l'éducation de ses chats (qu'ils avaient amenés sur le navire on ne savait comment).
- Héraclès-san, que fais-tu? Tu n'aurais pas vu America-san.
Le grec tourna lentement la tête vers son petit ami, il leva les yeux au ciel, l'air de philosopher avec lui-même avant de lui répondre. Ce qui lui prit dix minutes: « Je n'ai pas vu America-san depuis notre départ. J'apprends aux chats à chasser les rats. Romano m'a dit qu'il devait y en avoir des tonnes. Tu restes? ».
Comprenant trop bien le sous-entendu -tentant- et reconnaissant la lueur dans les yeux d'Héraclès, Japan déclina l'offre (vraiment très alléchante) et repartit à la recherche d'America.
Il demanda à Ludwig et Roderich qui discutait sur le pont, à Antonio qui lessivait le pont (vengeance d'Arthur pour les insultes que lui avait lancés l'espagnol lors du départ, vieilles rancunes pirates) en grognant et même à Veneziano qui jouait les guetteurs en haut du mât, mais aucun n'avait vu America, ni même Romano qui semblait s'être volatiliser, furieux d'avoir été embarqué de force sur le navire. Finalement ce fut America lui-même qui retrouva le petit Kiku qui s'était perdu dans les calles.
Ivan Braginski est une victime:
Une réunion au sommet fut décidée suite au problème de direction. Arthur en avait marre de naviguer à vue dans une purée de pois qui venait d'on-ne-sait-où et Francis commençait à paniquer en voyant que le nombre de requins « de compagnie » du russe grossissait à vue d'œil. Grèce avait faillit briser le mat où se tenait Veneziano lorsque ledit russe proposa d'éloigner les requins de quelques mètres en leur lançant des chats au large. Antonio commença à s'énerver contre Arthur qui lui demandait maintenant de s'occuper de nettoyer la coque du navire, ce qui était dégradant pour l'ancien pirate qu'il était mais aussi franchement ridicule vu qu'ils étaient en pleine mer. Les deux anciens voyous en venaient presque au main quand Roderich parvint à les calmer en les menaçant de les donner en pâture à Russia…pardon, aux compagnons de Russia. Une vraie pagaille. Ludwig avait beau élever la voix la troupe ne semblait pas l'entendre. America avait repris sa place sur la proue du navire et avait recommencé à hurler qu'il suffisait d'aller tout droit mais Arthur lui ordonna de faire demi-tour. Finalement America décida de lui obéir, jugeant que son « frère » avait sans doute raison.
- Très bien, je vais faire demi-tour.
- Attends, tu ne comptes pas…
- Bah si pourquoi? - aussitôt dit, aussitôt fait, le jeune homme candide utilisa toute sa force pour faire tourner d'un coup la barre du navire, ce qui mélangé à son incroyable force donnait quelque chose d'assez risqué. Sans que les autres nations n'aient le temps de s'accrocher à quelque chose le bateau vira brusquement de bord, Veneziano, toujours perché en haut, fut le seul à avoir le réflexe de s'accrocher au mat. Francis et Héraclès tombèrent dans l'escalier qui menait aux calles, Arthur et Kiku rencontrèrent les caisses où l'on entreposait grossièrement les cordes de rechange, et Russia tomba à l'eau. Les autres avaient plus ou moins les pieds ailleurs que sur le sol. America, inconscient de son erreur explosa de rire devant les mines déconfites de ses alliés.
Ce fut Spain qui réagit le premier: « Un homme à la mer! ».
Tous s'approchèrent du bord, Ivan se débattait comme il pouvait dans l'eau.
- Bah c'est pas une grande perte.
- Shut up America!
- Son manteau est trop lourd, il va couler. Alfred va le chercher.
- Et pourquoi moi? Tu n'as qu'à y aller Francis.
- Tu es le plus fort de nous tous.
- Je sauve pas les cocos.
- La guerre froide est terminée depuis longtemps andouille. J'y vais.
- Allemagne-san! C'est trop dangereux, les requins!
Les neufs nations remarquèrent alors les squales qui s'approchaient rapidement de celui qui les nourrissait il y a encore quelques heures. Le russe commençait à faiblir, il n'avait jamais appris à nager et comme l'avait prédis France, ses habits trempés pesaient trop lourd. Ses ondes sadiques arrivèrent à éloigner les bêtes, effrayées par tant de froideur (dans tous les sens du terme) mais pas l'eau qui allait devenir sa tombe si personne ne se décidait à lui venir en aide. Toutes les nations étaient en train de se demander s'il fallait vraiment le sauver, après tout…un monde sans Russia ça valait la peine d'essayer non?
Aucun n'était vraiment sérieux quand il disait qu'il fallait le laisser se noyer mais ils paniquèrent vite lorsqu'ils réalisèrent que le russe se noyait pour de vrai.
- Mais il plaisante pas ce con! Ivan!
PLOUF!
- C'est son âme de héros qui l'a poussé à plonger ou c'est son cu…cœur?
- Tu soûles avec tes sous-entendus Francis.
Quelques minutes plus tard le russe plus ou moins évanoui et l'américain étaient de nouveau à bord. Toutes les nations se sentirent coupables d'avoir joué avec la vie d'Ivan, qui endormi ressemblait à l'être le plus innocent du monde. Leur culpabilité doubla lorsque Grèce philosopha sur la situation: « En même temps, je ne vois pas vraiment comment il aurait pu apprendre à nager dans un pays où il y a tout juste un lac. ». Grosse ambiance.
Être Italien ou ne pas l'être:
Ils n'en pouvaient plus, ça faisait trois jours qu'ils étaient sur ce fichu navire. Quand il s'était rendu compte que les portables et toute autre machine leur permettant de trouver de l'aide avaient été laissés volontairement sur la terre ferme pour plus d'aventure Arthur avait tenté d'étrangler Alfred. Seule une armée de chats lancée par Grèce avait pu sauver l'américain.
Oh pas qu'ils s'inquiètent de leur survie, ils avaient largement de quoi se nourrir pour plusieurs mois, mais ce voyage ne devait durer que quelques heures, pas plusieurs jours!
- Je le hais. Je le hais. Je le hais.
- On le sait déjà. Tiens la barre au lieu de ruminer.
Arthur lança un regard noir au français qui ne parut pas choqué. Les rôles avaient rapidement été distribués et le pauvre England était de nouveau à la barre. Spain avait répliqué que puisque c'était lui le meilleur pirate de tous les temps -qu'avait dit Japan- il allait se démerder tout seul comme un grand sans son aide. Et maintenant l'anglais se retrouvait à naviguer…à vue. Ce qui ne changeait pas grand-chose mais l'énervait encore plus. La carte avait mystérieusement brûlé. Et Japan était désormais obligé de lessiver le pont avec America. Punition british.
Ludwig et Roderich tentaient de faire changer d'avis à Antonio qui boudait en faisant la sieste et France servait plus ou moins de second-cuisinier. Ivan lui restait sagement avec Grèce. Sa baignade l'avait rendu malade et le colosse semblait très calme (trop calme). Romano était toujours introuvable. Mais il était bel et bien sur le bateau puisque les pastas étaient cuites quand Veneziano descendait de son perchoir pour manger.
Veneziano justement s'ennuyait. Depuis qu'il avait élu domicile en haut du mat il n'avait rien à faire d'autre qu'observer la mer. Et c'était rapidement ennuyeux quand la mer était aussi plate. Rien à l'horizon, rien du tout. Même pas un iceberg…quoique que ça valait mieux pour eux. Si encore il voyait une île, la recherche du trésor promis par America pourrait commencer…mais…qu'est-ce que c'est? Il se redressa et fixa l'horizon. Mais oui!
- Lu…England! England!
- Quoi?
- Là-bas! On l'a trouvé!
Tout le monde releva la tête vers le petit point italien. Terre? Île? Trésor?
- Dis-moi ce que tu vois!
- C'est…vee! Magnifique!
America se remit en mode héros: « Vous voyez que j'avais raison! ». Arthur se sentit revivre, qu'importe ce qu'il trouvait, du moment qu'il quittait ce navire il était content.
- C'est de quel côté?
- Tout droit!
- C'est loin?
- Non! Tout près!
Les autres nations lancèrent des cris de joie! Ils allaient enfin rentrer, après avoir massacré cet abruti d'américain qui les avait embarqués dans cette galère. Le vent poussait le navire, c'était leur jour de chance. Ils étaient tous euphoriques à l'idée de toucher terre qu'ils ne firent pas attention à l'italien qui leur décrivait ce qu'il voyait. Seul le « Pastas! » les réveilla.
- Il a dit quoi?
- « Pastas ».
- Mais pourquoi?
- Veneziano! Tu peux nous décrire ce que tu vois?
- « Chez Tino, restaurant italien depuis 1906 »!
Gros blanc.
- Je rêve où il est en train de nous dire qu'il voit un restaurant italien en pleine mer?
- Insolation.
- euh…Veneziano, tu es sûr de toi là?
- Vee! Ludwig! Bien sûr! Tu ne le vois pas? Juste en face du magasin de pastas!
- Allemagne, ton amant a disjoncté.
Il fut décidé d'enfermer Veneziano le reste de la journée dans la cabine du capitaine, par sécurité. On avait déjà un disparu et un malade à bord, on préférait éviter d'avoir un fou.
Ce que les nations ignoraient c'était que les italiens avaient un don de voyance extraordinaire quand il s'agissait de repérer les restaurants italiens, même si ledit restaurant se trouve à plusieurs millions de kilomètres, en Italie. Effectivement, c'était tout droit….
Romano se venge:
- Chigii! Jouer les pirates, et puis quoi encore!
L'italien était rayonnant, sa vengeance était accomplie, en partie. Mais le reste ne tarderait pas à suivre. On ne se jouait pas de Romano Lovino Vargas ainsi! Il quitta sa cachette et retrouva le soleil avec délice. Ça faisait quatre jours qu'il s'était caché pour tout préparer et maintenant il n'avait plus qu'à observer. Ils verraient de quel bois un italien se venge.
- Pauvres fous.
- Lovi! Tu es enfin de retour!
- Lâche-moi abruti!
N'écoutant pas son italien préféré, Antonio continua à le serrer dans ses bras, comme il lui avait manqué! C'était l'heure du déjeuner, Francis avait décidé de servir le repas sur le pont, il faisait trop beau pour manger à l'intérieur. Les onze nations étaient de nouveau réunies et mangèrent tous ensembles. Dans la joie et la bonne humeur. Ce qui semblait louche à l'Allemagne.
- Pardonne-moi si je me trompe Antonio mais…il te semble pas un peu trop joyeux Romano?
- Hum? Et bien…-lançant un regard dans la direction du petit brun qui riait avec son frère, il remarqua à son tour que quelque chose clochait- …c'est vrai que…Francis…
Le mot passa rapidement et au bout de quelques minutes tout le monde observait l'italien. C'était trop louche.
- Romano…
- Quoi Francis?
- Tu as l'air bien joyeux. Une bonne nouvelle?
- Ouais, ce bateau de merde va couler.
- Ah d'accord…pardon!
- J'ai dis: « ce bateau de merde va couler ».
- Tu….tu plaisante!
- Non, j'ai fait des trous dans la coque, ça m'a pris quatre jours pour en faire plein partout.
- Mais t'es malade!
- Kolkolkolkolkol.
- Je suis le héros, je vais sauver…
- Fuck you american bastard!
- Oh…
- Vee..Ludwig! Je veux pas mourir en mer! Veeee!
- C'est pas vrai Lovi! Mais pourquoi?
- Tu n'avais pas à m'emmener de force sur ce navire connard à tomates!
Comme l'avais prédis Romano le bateau pris très rapidement l'eau, ça lui avait pris du temps de tout préparer pour que les trous ne se remplissent d'eau qu'au même moment, il avait du réfléchir très intensément pour ne pas rater son coup, mais finalement il était plutôt satisfait. C'était amusant de les voir tous paniquer. Arthur, Francis et Ivan s'étaient jetés sur Alfred pour le tuer avant de mourir à leur tour. Japan et Héraclès avaient placés tous les chats dans une caisse de bois, espérant qu'ils ne cherchent pas à se sauver et Roderich avait poursuivit Ludwig et Antonio pour les balancer à la flotte, furieux que le premier est accepté pour les beaux yeux d'un italien et que le deuxième ne puisse pas se passer d'un autre italien.
Oui, Romano avait tout prévu, sauf le fait que ce bateau d'époque prêté gentiment par un musée ne contenait plus de canot de sauvetage depuis longtemps.
Les nations finirent toutes à l'eau, le mât de misaine avait été récupéré à la dernière minute grâce à la force d'America, et maintenant ils dérivaient tous dessus, priant pour que les amis poissons de Russia ne soient pas dans le coin.
C'est beau la vie d'aventuriers vous trouvez pas? A suivre...si les requins ne sont pas passer par là bien évidemment.
