Voilà enfin le chapitre deux ! Un peu tard, je plaide coupable !

Merci à Jellyka, Le Saut de l'Ange, Maeva, Lilou, et Eliza, pour leurs reviews. Je ne peux pas répondre individuellement aux reviews, car je ne sais pas quand mon ordi va me lâcher. Merci encore pour vos encouragements.

Kiss kiss

Faery


Chapitre II : Réflexions et Arrivée Bruyante…

Le médecin était reparti, et Hermione ne s'était pas réveillé. De toute façon, il lui avait administré un calmant, pour être sûr qu'elle se repose, car selon lui, elle était dans un terrible état de fatigue. Tout ce qui comptait aux yeux de ses amis, c'est qu'elle était hors de danger… Elle aurait sûrement un gros rhume à son réveil, mais rien de plus…

Enfin, façon de parler… Car comme l'avait dit le médecin, il fallait absolument prévenir son psychologue, car son comportement ressemblait beaucoup à une tentative de suicide, ou tout du moins à un appel de détresse…

Pour passer le temps, et leur nervosité, les quatre jeunes gens avaient entrepris de nettoyer la chambre de leur amie… Du moins, Harry et Ron battirent-ils en retraite lorsqu'ils tombèrent sur les sous-vêtements d'Hermione… Ron n'avait jamais été aussi rouge, et Harry l'avait presque battu… Cette réussit à faire naître un sourire sur les lèvres des deux jeunes filles…

Au bout de 3 h acharnées, la chambre commençait à ressembler à ce qu'elle devait être, bien que l'habituelle Hermione l'aurait trouvée trop désordonnée. Certes, si les livres étaient rangés proprement sur leur étagère, ils n'étaient pas classé, comme les divers parchemins de notes qui formaient une pile instable sur un coin du bureau. Mais au moins, la pièce ne ressemblait plus à un gigantesque dépotoir…

Quand elles eurent enfin fini, elles redescendirent au salon, où Harry regardait Ron jouer une partie d'échec avec Mme Granger. Il était un peu perturbé par l'immobilisme des pièces, et semblait en difficulté. En regardant bien, on remarquait que les deux joueurs n'étaient pas très attentifs à leur jeu, chacun perdu dans ses propres pensées. Même Harry regardait les pièces sans les voir, les yeux dans le vide…

Ginny se laissa tomber dans un fauteuil, et Pattenrond sauta sur ses genoux, miaulant doucement pour quémander des caresses. Distraite, la jeune rousse le gratta derrière les oreilles, et le chat se mit à ronronner de plaisir.

Audrey avait disparut dans la cuisine, et au bout d'un moment, Ginny se décidé à la rejoindre… Il n'y avait personne dans la pièce, et dans l'encadrement de la porte ouverte, l'adolescente repéra une chevelure noire qui se teintait de chocolat sous les rayons du soleil.

« A quoi tu penses ? demanda la rousse, en s'installant dans l'herbe aux côtés de la jeune moldue. »

« A Miony… Je m'en veux, j'aurais dû plus l'aider, mais…. »

Elle soupira et regarda au loin, avec tristesse.

« Ne dis pas ça, toi aussi tu avais mal, tu as perdu un ami, comme elle. »

« Oui, mais je n'étais pas avec lui quand il a sauté… »

Ginny soupira, et regarda à son tour la paysage alentour… S'était si joli… Un endroit paisible et accueillant, des voisins pas trop près, mais pas trop loin non plus… Hermione avait grandi dans un endroit superbe…

Les jeunes filles restèrent silencieuses… Que dire de toute façon ? Que savait-elle de ce qu'avait vécu Hermione durant ces heures terribles ?

« Tu crois qu'on va pouvoir l'aider ? demanda Audrey, d'une voix sourde. »

Ginny resta muette un instant, les yeux toujours plonger dans les arbres qui bruissaient dans l'air.

« Je crois que si quelqu'un peu l'aider, c'est bien nous… »

La réponse était ambiguë, mais Audrey s'en contenta, car s'était la seule vraie…

Quand le soleil déclina à l'horizon, elles n'avaient toujours pas bougé, et n'avaient pas échangé d'autre parole, chacune perdue dans ses propres doutes, pensées, souvenirs, et espoirs… A quel point le malheur des autres peut ranimer celui des autres…

Autour d'elle, les lumières commençait à s'allumer, il devait être tard, mais elle ne s'en souciait pas, bien que toutes deux sachent que leur mère respective risquait de s'inquiéter. Elle sursautèrent quand des bruits provenant de la cuisine, brisèrent la quiétude du jardin… Mme Granger s'activait dans la cuisine, sûrement pour préparer le repas…

D'un même mouvement, elles se levèrent et rentrèrent, pour lui prêter main forte. Sans même se consulter, ils avaient tous décidés de rester… Tans qu'Hermione aurait besoin d'eux, ils seraient là… Après tout, elle ne les avaient jamais abandonnés quand eux-mêmes étaient dans les ennuis… Audrey attrapa le téléphone, et Ginny se rendit à la cheminée…

Le repas achevé, ils s'assirent tous dans le salon, Ron et Harry disputèrent une partie d'échec, tandis que Sterenn – elle avait exigé qu'ils l'appellent par son prénom – et Audrey faisaient découvrir les joies de la télévisions à Ginny. Ils le savaient tous, ils n'avaient aucunement sommeil, et la nuit serait longue…

Finalement, vers 3h du matin, Ginny et Audrey allèrent se coucher dans la seconde chambre d'amis, et Harry et Ron se contentèrent du convertible du bureau à l'entresol. Harry ne put retenir un sourire quand il vit Ron observer avec perplexité l'ordinateur avec tous ses fils. Il commença à poser des questions, mais se tut dès qu'Harry lui fit remarquer qu'il lui faisait penser à son père…

Sterenn prit un somnifère, car elle savait qu'elle ne trouverait pas le sommeil. Elle avait perdu son mari quelques années auparavant, et ne supporterait pas de perdre sa fille, d'une quelconque manière qu'il soit… L'enfermement d'Hermione l'avait rendue folle, mais cette nuit, elle pourrait dormir un peu, sa fille était sous cachet, et ses amis étaient là si elle se réveillait…

Elle s'allongea sous les couvertures, et des larmes ne tardèrent pas à mouiller son oreiller… La fatigue nerveuse autant que physique se faisait ressentir, et seule dans la pénombre de sa chambre, elle pouvait se laisser aller…

Ce qu'elle ignorait, c'est que deux jeunes filles, les yeux grands ouverts, écoutaient ses sanglots dans la chambre voisine.

« Ça me fait mal de l'entendre pleurer comme ça, murmura Ginny. »

« C'est sûr, mais elle en a besoin… Ça fait du bien de laisser libre cours à son chagrin…, lui répondit Audrey. »

« C'est ce que tu as fait ? »

« Oui, et puis, c'était plus facile pour moi, je n'étais pas avec lui quand il a sauté… »

Ginny resta songeuse. Comment pourrait-elle aider son amie ? Elle semblait tant souffrir, mais qu'y pouvait-elle ? Jamais elle n'avait vécu pareil situation, jamais elle n'avait perdu quelqu'un de très proche… Elle laissa échapper un soupir de désespoir…

« Oh non, Ginny, pas déjà ! »

« Désolé, mais je me sens si impuissante ! Je ne vois pas ce que je peux faire pour elle, et ça me fait encore plus mal… »

Ce fut au tour d'Audrey de rester songeuse, elle ressentait la même chose, son cœur était déchiré par la détresse de sa meilleure, et étreint par son incapacité à l'aider, à soulager sa tristesse… Elle se sentait même coupable de s'être si bien remise de la mort d'Alvaro…

« C'est ça en fait, murmura soudain Ginny. »

« Hein, ça quoi ? demanda Audrey un peu perdue. »

« Ce qu'a ressenti Hermione, et ce qu'elle ressent encore, expliqua le jeune rousse, de l'impuissance… Sauf que son impuissance à vu la mort de son ami, et qu'elle s'en sens, d'une certaine manière, responsable… »

Audrey se redressa, et observa la jeune fille dans la faible lumière lunaire que laissait filtrer les volets… Sous ce visage innocent et si enfantin se cachait un esprit analytique très surprenant. Elle était sûre que Ginny avait raison.

« Et Miony, ç'a dû être un sacré choc, murmura-t-elle en se prenant la tête dans les mains. »

« Hermione réussi toujours ce qu'elle entreprend, et pour la première fois de sa vie, alors que c'était plus important que n'importe quel devoir idiot, elle a été incapable de réussir…, continua tristement Ginny, tentant de camoufler les larmes qui lui brouillait la vue. »

« Qu'est-ce qu'on peut faire ? demanda Audrey un peu désespérée. »

« Je n'en ai pas la moindre idée, avoua la jeune fille. Déjà en tant normal, c'est quelqu'un de renfermé, mais alors maintenant… »

Elle soupira, et regarda Audrey se rallonger sur les oreillers, et se mettre sur le côté pour la regarder. Toutes deux étaient songeuse…

« Le mieux à faire, c'est d'en parler avec les garçons demain, et de voir ce qu'ils en pensent, ils auront peut-être une idée… »

Au fond d'elle, elle n'était pas convaincu, Harry avait ses propres démons sur ce sujet, et son frère avait autant d'esprit psychologue qu'un Troll avait de douceur !

« Pour l'instant, il n'y a qu'une chose à faire, dormir, continua-t-elle. Et puis, qui sait ? Ne dit-on pas que la nuit porte conseil ? »

Ginny sentit plus qu'elle ne vit le sourire triste d'Audrey. La jeune moldue savait que ces dernières paroles n'étaient que vent, aucune idée miraculeuse ne germerait cette nuit dans son esprit, pas plus que les autres jours. C'était Hermione qui avait les idées lumineuses, les idées brillantes, en tant normal, mais cette fois-ci, s'était elle justement qu'il fallait aider…

Elle se retourna sur le dos, et attendit longuement que le sommeil daigne la prendre… Trop de chose tournait dans son esprit… Et à l'agitation de sa voisine de lit, elle sut qu'elle n'était pas la seule que le sommeil fuyait…

Ding dong…

Ding dong…

Ding dong, ding dong…

« Hmpf ! grogna Ginny en mettant sa tête sous l'oreiller. »

Ding dong ! Ding dong ! Ding dong ! Ding dong !

« Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ! s'exclama Audrey en se redressant. »

Dans le mouvement, elle tira la couverture, envoyant Ginny rouler par terre.

« Oups ! Désolée ! »

La rousse lui offrit un regard meurtrier avant de se lever et d'enfiler ses vêtements, puisque la personne continuait à s'acharner sur cette pauvre et innocente sonnette. Audrey l'imita un peu gênée, ce n'était pas un superbe réveil, l'humeur de la jeune fille risquait d'être massacrante.

Elles se rendirent au rez-de-chaussée où Harry déboucha en même temps qu'elles s'évertuant à enfiler sa tête par la manche de son tee-shirt. Ginny éclata de rire et vint à la rescousse de son ami. Un grand boum les informa que Ron venait de s'étaler dans les escaliers en tentant d'imiter Harry dans son habillage en mouvement. Le brun quand à lui avait finit par émerger de son tee-shirt, les lunettes de travers, et les cheveux plus ébouriffés que jamais !

Derrière la porte, la personne s'était mise à frapper tout en continuant à sonner. Ginny avait maintenant de envies de meurtres !

« Non mais franchement ! Y va réveiller tout le monde ! s'exclama Ginny. On a pas idée à cette heure ! »

« Sans vouloir te contredire Gin', dit doucement Harry, d'après la pendule, il est pas loin de midi. »

« Hein ! s'écrièrent Audrey et Ginny d'une même voix. »

Il haussa les épaules et se retourna pour prêter main forte à Ron.

Les filles allèrent vers le hall, apparemment le bruit n'avait réveillé ni Hermione ni sa mère, sûrement toutes deux étaient encore sous l'effet des cachets… Audrey ouvrit la porte avec un regard noir. On a pas idée aussi de s'acharner ainsi ! Si ça ouvre pas, c'est qu'y a personne !

Quand Audrey s'avisa de la personne sur le perron, Ginny trouva qu'elle ressembla soudain à un poisson hors de l'eau. Sa bouche s'ouvrait et se fermait sans pouvoir prononcer un seul mot…

La jeune fille blonde en tout cas ne tarda pas à lui sauter au cou, d'un air ravi, en lui claquant une bise sur chaque joue.

« Hello Dreydrey ! Comment tu vas ? s'exclama l'inconnue. »

D'après Ginny, la question était superflue, puisque même en ne la connaissant que depuis la veille, elle pouvait dire que la brune avait des envies de meurtres.

« Oh tu dois être Ginny ! continua-t-elle avec un grand sourire. »

Elle refit la même rituel à une Ginny en état de choc. Une parfaite inconnue l'avait réveillée à coup de sonnette, et lui sautait maintenant au cou pour lui faire la bise. C'était trop pour la dernière des Weasley qui hésitait à l'envoyer paître joyeusement manière Mama Weasley. Mais elle n'eut pas le temps de décider, car la fille l'avait bousculée pour entrer dans la maison et sauter aux cous des garçons.

« Et toi du doit être Harry ! Tu es plus mignon que je l'imaginais ! minauda-t-elle avec un sourire que Ginny eut envie de lui faire avaler. »

« Et toi c'est Ron ! Toi tu fais plus viril en vrai que sur les photos ! sourit-elle aguicheuse. »

Les deux garçons avaient viré rouge tomate, mais elle ne semblait pas s'en soucier, le sourire toujours accroché aux lèvres. Ginny n'en revenait pas, en 45 secondes, chrono en main, elle venait de se mettre les deux abrutis dans la poche. Elle eut besoin de tout sa maîtrise pour ne pas lui sauter dessus, et lui arracher les yeux.

« Oups, j'allais oublier ! s'exclama gaiement la blonde. »

Elle ressortit en roulant des hanches sous sa jupe rose, tandis que les garçons n'en perdait pas une miette.

Ginny vit le visage d'Audrey se figer d'horreur quand la jeune fille revint avec deux valises. La blonde referma la porte d'un coup de hanches, posa ses valises dans un coin, et s'installa gracieusement dans le canapé.

Audrey se reprit et entra comme une enragée dans le salon, dardant sur la nouvelle venue des yeux peu aimables, mais cette dernière continua à la fixer avec un sourie qui frisait l'insolence selon Ginny.

Sans la connaître, elle détestait cette fille, encore plus quand elle aperçut les sourires niais des deux crétins dont l'un lui servait de frère et l'autre d'ami.

Le bras croisés, Audrey s'arrêta tout près de la jeune fille, et lui demanda durement :

« Je peux savoir ce que tu fais-là, Cynthia ? »

« Je ne vois pas pourquoi je te devrais une explication, ce n'est pas chez toi ici, remarqua la dénommée Cynthia avec un sourire provoquant, mais d'une voix d'une innocence incroyable. »

« Peut-être, mais tu ne débarque pas au bon moment, expliqua Audrey en tentant de se maîtriser. Je ne crois pas que tu sois la bienvenue. »

« Bien sûr que si, fit une voix en provenance de la cuisine, puisque c'est moi qui l'ait invité. »

Cynthia afficha un sourire victorieux, tandis que les autres se figeaient, d'horreur ou d'étonnement selon les cas.

« Les ennuis ne font que commencer, murmura Audrey complètement abasourdie. »

Ginny avait l'intime conviction qu'elle avait tout à fait raison…


Voili, alors, ça vous a plût ?

A la fin de ce chapitre, je peux dire que j'ai une intrigue, grossièrement bien sûr, en place.

J'espère que ça vous plaît.

Je sais, ce chapitre n'apporte pas grand chose pour l'instant, mais il était nécessaire, je ne voyais pas autrement l'intégration de Cynthia à l'histoire.

Je pense que le chapitre III arrivera vite, puisque j'ai de l'inspiration en ce moment !

Voilou !

Kiss kiss

Djinn