Oyez oyez brave gens voici le chapitre deux de notre fic merci de vos reviews, elles nous ont fait bien plaisir alors continuer, cela nous incite à poursuivre…
Chapitre 2 :
Kate
Ce jeune garçon qui ne devait pas avoir plus d'une dizaine d'années la toisait, un air de défi dans les yeux.
« Pourquoi t'es venu m'aider ? J'avais pas besoin de toi, moi, j'ais pas besoin qu'une fille me protèges parce que je suis un homme ! »
Beckett se mit à rire ce qui agaça l'enfant qui s'énerva. Il s'approcha d'elle, callant son visage seulement à quelques centimètres de la détective. Il la regarda droit dans les yeux sans détourner le regard. Elle semblait hypnotisée par ses deux billes bleues qui la fixaient sans ciller.
« T'es qui toi, je t'ai jamais vu ici, t'es une mère ou une nurse ? » voulut-il savoir d'un air bravache sans la quitter des yeux, comme s'il la jaugeait.
Les mots de ce garçon ne correspondaient pas à un enfant de son âge, ce garçon semblait plus mur qu'il n'y paraissait. Il se dégageait quelque chose de ce bambin qui attirait Beckett et elle en était plus que perturbée.
« Tu sais je venais beaucoup ici avec mon père et ma mère, lorsque j'étais enfant ! » déclara-t-elle en souriant.
« Moi j'ai pas de père et ma mère elle vient me chercher quand elle y pense ! » rétorqua-t-il avec indifférence, mais elle eut le temps de percevoir la tristesse de son regard avant qu'il ne détourne les yeux.
La jeune femme eut le cœur serré pour ce petit homme qui faisait le fier, pour se rendre plus important et cacher sa tristesse.
« Tu n'as pas de nurse avec toi, tu es tout seul ? » s'enquit-elle, trouvant aberrant qu'un enfant de cet âge soit ainsi livré à lui-même.
« J'aime pas mes baby Sitter, elles sont toutes si ennuyeuses, je préfère être tout seul, comme ça je peux jouer à ce que je veux, je peux être un cow boy, un indien, un pirate tout ! » expliqua-t-il en s'animant.
Kate se pinça les lèvres. Ce garçon lui faisait de la peine, elle n'avait pas pitié non, mais elle ressentait une envie irrésistible de protéger ce petit gars solitaire, le prendre sous son aile. C'était une sensation assez déstabilisante pour elle. Et puis il lui rappelait tant ''lui'' pourtant ce petit était bien plus mur. Elle sourit en pensant que même un petit bonhomme de 10 ans était plus mâture que ce grand gaillard de 42 ans qu'était son partenaire.
« Tu veux que je joue avec toi ? Tu pourras être ce que tu veux c'est toi qui décide ! » Lui proposa-t-elle avec un sourire éclatant.
Le garçonnet la regarda incrédule, comme ci c'était la première fois qu'un adulte lui faisait une telle proposition. Le petit gars s'approcha de Beckett et de nouveau planta son visage à quelques centimètres de la détective. Il fronça les sourcils puis sourit en prenant un air dramatique.
« T'es trooooop viellllleuuu pour jouer avec moi, j'ai que dix ans et toi t'en à au moins 30 ! » lança-t-il avec une expression malicieuse.
La jeune femme rit songeant que les enfants étaient décidément sans gêne.
« Mais je sais rester une enfant, d'ailleurs j'en côtoie un très grand tous les jours qui est bien plus enfant que toi pourtant c'est un adulte ! » déclara-t-elle entre deux rires, songeant à la tête que ferait Castle en l'entendant parler de lui ainsi.
L'enfant la regarda les sourcils levés, tachant de comprendre l'hilarité de la personne devant lui. Il posa deux doigts sur son menton un air de réflexion intense sur le visage. Là encore Kate fut troublée de la ressemblance d'avec son ami, se pourrait il que ce bambin soit son fils ? Non ! Impossible ! Castle n'avait pas de fils mais une fille, à moins qu'après ses nombreuses aventures, un petit incident se soit produit. Dans ce cas pourquoi ne lui avait il rien dit ? Peut être n'était-il pas au courant tout simplement ! Elle n'osait imaginer sa réaction s'il découvrait qu'il avait un fils qu'il n'avait pas eu le bonheur d'élevé lui qui avait tant souffert de l'absence de son père.
« C'est ton chéri ? » finit par s'enquérir l'enfant, la tirant ainsi de ses réflexions.
« Qui donc ? » demanda-t-elle, légèrement déboussolée par la question.
« Celui dont tu parles avec un sourire de débile sur les lèvres ! » clarifia le petit comme si c'était l'évidence même.
La jeune femme ouvrit la bouche puis la referma. Décidément cet enfant avait un sacré toupet qu'elle trouvait très rafraîchissant. En avisant sa moue impatiente, elle ne put se contenir et partit dans un grand éclat de rire.
« Tu n'as pas la langue dans ta poche toi, tu me fais beaucoup penser à cet ami ! » souffla-t-elle en tentant de redonner un rythme régulier à sa respiration.
« Mouais…Alors ? » s'entêta le gamin, bien décidé à obtenir une réponse à sa question.
« Alors quoi ? » fit-elle semblant de ne pas comprendre, gloussant en voyant l'expression contrariée du bambin.
« C'est ton amoureux ? » lui redemanda-t-il en appuyant bien les mots comme s'il avait parler à une personne un peu lente d'esprit.
Kate soupira. Après un long moment de réflexion, elle répondit à ce garçon le plus sincèrement possible, ne voulant lui mentir à lui qui avait un franc parler désarmant. Mais en même temps comment répondre à une question dont elle ignorait elle-même la réponse ?
« Nous allons dire que c'est plus que compliqué ! »
Le garçonnet regarda Beckett perplexe, ne comprenant pas en quoi c'était si compliqué. Sa question ne l'était pourtant pas, mais il avait déjà constaté que les adultes étaient très doués pour compliquée une situation qui ne l'était pas.
« Mouais, l'amour c'est toujours compliqué ! » s'exclama-t-il d'un ton docte avant d'ajouter avec une moue dégoûtée « Les filles c'est nulles, moi, je ne serais jamais amoureux et je ne me marierais jamais. »
Cette réflexion fit de nouveau rire Beckett. Plus elle discutait avec cet enfant, plus elle avait l'impression étrange de le connaître. Pourtant elle s'en souviendrait si c'était le cas. Une chose était sûre, elle ne voulait pas voir cette improbable rencontre se terminée. Elle n'avait pas autant ris depuis bien trop longtemps. Du moins pas aussi franchement puisqu'elle passait le plus claire de son temps à étouffer ses rires que les blagues de Castle faisaient naître en elle.
« Nous en reparlerons dans une dizaine d'années, d'accord ? » sourit-elle, bien consciente que d'ici cinq ans, son discours aurait radicalement changé.
Le petit gars fit la moue, encore une fois semblable à celle de Castle. Il allait lui répondre lorsqu'une voix de femme complètement hystérique se fit entendre.
« RICHARD ALEXENDER RODGERS ! Qu'as-tu encore fait ? » Entendit-elle, la faisant écarquillé les yeux.
Le garçon sursauta et contre tout attente se réfugia derrière sa nouvelle amie. Quant à cette dernière, elle n'en revenait pas. C'était irréel, impossible ! Ce bambin ne pouvait pas être…
« Castle… » Murmura t'elle en baissant les yeux sur l'enfant en qui elle avait reconnut les traits du visage de son partenaire sans pour autant imaginer l'improbable.
Une femme s'approchait d'eux. Elle était d'une grande beauté, les yeux d'un bleu azur et une chevelure de feu. Kate n'eut aucun mal à reconnaître cette femme qui arrivait à sa hauteur, et ses yeux s'écarquillèrent un peu plus d'incrédulité.
« Martha ? » souffla-t-elle sans même s'en rendre compte.
La rousse la toisa de haut en bas, un air surprit sur le visage. Ce qui n'avait rien d'étonnant puisque si Kate la connaissait, Martha elle n'avait pas encore eut le plaisir de croiser la route de la jolie détective.
« Nous nous connaissons très chère ? » s'enquit-elle d'une voix chantante et agréable.
Kate cligna des paupières, ouvrant et refermant la bouche sans qu'aucun son n'en sorte puis elle finit par balbutier :
« Vous, vous êtes Matha Rodgers ? »
« Oui à qui ai-je l'honneur ? » demanda-t-elle flattée d'être ainsi reconnue « Une fan ? » S'enflamma-t-elle en adressant un sourire radieux à cette jolie jeune femme qui accompagnait son fils.
Beckett ne savait que répondre, complètement perdue. Elle rêvait ce n'était pas possible autrement ! Mais alors comment cela se faisait-il qu'elle ressente les doigts de ce petit garçon s'enfoncer dans son bras ? Elle n'avait encore jamais fait de rêve qui soit aussi réaliste et paradoxalement surréaliste. Elle avait l'impression d'avoir été propulsée dans la quatrième dimension. Le mouvement que fit Martha pour se pencher vers son fils la ramena à ce qui se passait.
« Dans quel état tu t'es mit encore Richard ! » soupira-t-elle en portant un regard désespéré sur son rejeton.
Le petit ne répondit rien, serrant un peu plus le bras de Kate, comme s'il comptait sur elle pour faire tampon face à la colère maternelle. Bon sang, mais où se trouvait-elle cria-t-elle mentalement en déglutissant difficilement.
« Oh Richard, ce n'est pas la peine de te cacher, je te vois, réponds moi ! » continua Martha insensible au trouble grandissant qui habitait Kate, totalement focalisée sur son fils.
Kate sentit le garçonnet prendre une profonde inspiration, pressé fermement son bras une dernière fois, comme pour y puiser la force dont il aurait besoin, puis lentement, il se montra enfin, penaud. Il regarda sa mère dans les yeux.
« Rien mère, je suis tombé c'est tout ! » déclara-t-il avec aplomb sans se troublé.
La jeune Martha leva les yeux au ciel en faisant de grands gestes dramatiques, ce qui fit sourire Kate malgré elle, pas de doute sur l'identité de la jeune femme devant elle.
« Tu ne peux pas toujours me ressortir la même rengaine kido, je sais bien que ce n'est pas vrai ! » soupira-t-elle d'un air las avant d'ajouter « Les enfants te frappent pourquoi ? »
Kate le regardait, subjuguée par cet enfant, et ravala sa salive en secouant la tête avant de soupirer. Ce petit garçon devait bien être… pas Castle mais Rodgers !
« Parce qu'ils savent tous que je suis plus intelligent et ça les énerves. » expliqua tranquillement l'enfant.
Kate voulu ouvrir la bouche pour protester contre cette information erronée mais se ravisa. Visiblement, il ne voulait pas que sa mère sache les véritables raisons des coups qu'il recevait, et en se rappelant des moqueries enfantines, elle pouvait comprendre pourquoi. Elle ne voulait pas trahir la confiance de ce petit Richard. Elle souffla longuement. Décidément cette histoire était surréaliste, complètement démente.
Elle se trouvait dans un square avec un petit Richard Alexander Rodgers miniature et une Martha Rodgers plus jeune et magnifique que jamais. Où était-elle ? Que lui était il arrivé ? Pourquoi était-elle là ? Elle ne parvenait pas à se souvenir, plus elle essayait plus, sa tête la faisait souffrir et plus le brouillard l'envahissait, elle sentait ses paupières lourdes, ses jambes ne la portaient plus. Le dernier son qu'elle perçut fut un cri, celui de Richard Rodgers et de sa mère.
La nuit tombait sur la grande pomme, les gens rentraient chez eux, sortant du travail pressés de retrouver ceux qu'ils aimaient ou tout simplement de se retrouver dans le calme de leur appartement ou maison New- Yorkais, dans leur bulle. Cela était fréquent que les esprits s'échauffent aux heures de pointes et ce fût sous des cris d'habitants impatients que Kate Beckett se réveilla en sursaut, en sueur, haletante. Elle passa une main sur son visage tentant de reprendre ses esprits, mon Dieu quel rêve étrange elle venait de faire. Il semblait si réel que s'en était troublant. Elle sourit malgré elle. Comme si cela avait été possible ! Revenir à l'époque de l'enfance de Castle c'était vraiment stupide, pourtant elle y avait crue. Une époque où elle n'existait pas encore même.
« Ca va ? » s'enquit une petite voix près d'elle.
Kate sursauta lorsqu'elle vit deux petits yeux bleus océan la fixé. Elle sursauta à la vue de ce petit garçon qu'elle reconnaissait comme :
« Castle ! » s'exclama-t-elle incrédule.
« Non Rodgers mais tu peux m'appeler Rick, j'suis qu'un enfant, alors appelle moi par mon prénom. D'ailleurs tu t'appelles comment toi ? » Rétorqua calmement l'enfant, intrigué par ce nom qu'elle ne cessait d'employé.
La jeune femme bégaya, troublée. Ce n'était pas un rêve. Mais alors comment était ce possible ? Kate Beckett la terre à terre celle qui ne croyait pas à la magie ou à la science fiction commençait sérieusement à douter de sa santé mentale. Ce genre de scénario était tout à fait le genre de son partenaire qui croyait à l'influence de l'Univers sur leurs vies, mais pas elle.
« Tu te souviens plus ? » s'inquiéta l'enfant, surpris de ne pas obtenir de réponse.
Le petit garçon était à genoux sur le lit, les mains posées sur le lit de chaque côté de ses hanches. Il la fixait intrigué tête penché sur le côté, et plus que jamais, Kate eut l'impression d'avoir son partenaire en face d'elle, ce qui la perturba un peu plus. Un Castle de 10 ans, comment une telle chose avait-elle pu se produire ?
« Je … Si… Kate, je m'appelle Kate ! » Bafouilla-t-elle enfin, arrachant un sourire satisfait à Richard.
« C'est joli ! Dis ça va ? Tu nous as fais peur ! T'es devenue toute pâle, puis après t'es tombée dans les pommes ! Alors on t'a amené chez nous avec mère car tu n'avais pas de papiers sur toi. » Expliqua-t-il en fronçant les sourcils.
Kate ouvrit la bouche mais encore une fois aucun son ne sortit. Elle passa un long moment à dévisager ce petit bambin dont le visage inquiet lui rappelait tant celui de ''son'' Castle. Elle sourit se mordant les lèvres même enfant son « partenaire » semblait se faire du souci pour elle C'était touchant mais assez perturbant. Elle rit devant sa réflexion stupide, son partenaire avait 42 ans et non 10.
« En qu'elle année sommes-nous ? » demanda-t-elle en se passant une main sur le front.
« Tu sais plus ? » s'étonna le petit Rodgers en ouvrant les yeux en grand.
« Euh non…je… rappelle le moi, s'il te plait ? » bafouilla-t-elle en se mâchouillant doucement la lèvre ce qui fit sourire Rick.
« Nous sommes le 30 juin 1979 ! » déclara-t-il fièrement.
Kate accusa le coup, non sans mal. Comment s'était elle retrouvé ici, en 1979 ? Comment était ce possible ? Que lui était il arrivée ? Une faille spatiotemporelle s'était ouverte et l'avait engloutie ? Non, sérieusement, cette réflexion était digne des théories Castlelienne. Mais pour le coup, elle aurait aimé que son partenaire soit là pour lui proposer une de ses théories parce qu'elle séchait lamentablement. Son esprit cartésien ne pouvait ni ne voulait croire à la réalité de cette situation.
Elle regarda autour d'elle et constata qu'elle se trouvait dans une chambre d'enfant. Mais cette dernière avait quelque chose de spéciale car en plus des affiches de vaisseaux spatiaux et autres pirates ou cow-boys, il y avait aussi des photos de couverture de livres de grands auteurs. Tout à fait l'univers qu'elle imaginait en pensant à l'enfance de son écrivain. D'ailleurs, elle reconnaissait le nom de ses auteurs fétiches. Plus elle observait cette chambre, plus elle y découvrait des éléments qui lui parlaient de son partenaire et de l'univers qu'il s'était créer. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, elle devait bien reconnaître que tout laissait à penser qu'elle avait bel et bien fait un saut dans le temps.
Kate regarda le petit garçon qui la fixait de ses petits yeux malicieux. Elle lui sourit naturellement, sourire qu'il s'empressa de lui rendre. Exactement comme lorsqu'il était adulte. Ils se regardèrent un long moment sans rien dire puis il se leva en sautant du lit.
« Bon ! Tu viens manger ? J'ai préparé le dîné pendant que tu dormais ! » S'exclama-t-il avant de stopper sa course vers la porte, tournant la tête vers elle avant d'ajouter avec une expression malicieuse qu'elle lui connaissait bien « Mais tu devrais peut-être aller prendre une douche ! »
« Pourquoi veux-tu que j'aille prendre une douche ? » s'étonna-t-elle en s'asseyant sur le bord du petit lit d'enfant.
« Parce que tu pue ! » déclara-t-il en rigolant franchement.
« Oh ! » s'étouffa Kate avant de constater qu'il n'avait pas tord.
« La salle de bain est juste en face, je vais chercher des vêtements à mère, ils devraient t'aller » lança-t-il en se ruant hors de la pièce sans attendre sa réponse.
Un peu surprise, Kate resta quelques secondes sans réaction, puis sortant de sa torpeur, elle se leva, gagnant la salle de bain. Elle devait bien reconnaître qu'une douche lui ferait le plus grand bien, et qui sait, peut-être qu'en sortant, elle découvrirait que tout était rentrer dans l'ordre, qu'elle était chez elle, et surtout, qu'elle ne venait pas de dormir dans le lit de son futur partenaire, ami, et bien plus que cela… Parce qu'une chose était sûre, des choses comme ça ne se produisait que dans les films aux scénarios surnaturels. Pas dans la vie de la très rationnelle Kate Beckett.
