Coucou les filles ! Merci à CeCe77.1991 , Bellarke-Princesse, crazybells et The100forever8 pour leur commentaire qui m'ont fait très plaisir !

Merci à toutes celles qui ont déjà ajouté cette histoire en favoris ou en alert, j'ai été agréablement surprise que vous soyez aussi nombreuses !

/!\ Pour celles qui ne l'ont pas vu sur le chapitre précédent, cette histoire comporte 14 chapitres, déjà tous écrit et la publication se fera tous les vendredi ! /!\

Merci à crazybells, ma relectrice qui est aussi une auteure de talent, elle permet d'éviter que vous vous brûliez les yeux !

Bonne lecture !


La journée commence plus calmement qu'hier, je profite du temps que j'ai pour me maquiller légèrement, chose que j'essaye de faire chaque matin, ou avant chaque garde. Pas que j'aime particulièrement me faire belle, mais j'estime que les patients n'ont pas besoin de voir des cernes sur mon visage. De plus, je compte avoir mon rendez vous avec le directeur de l'hôpital, autant y aller et être un minimum à mon avantage.

Je dépose Madi devant son lycée avant de prendre ma garde. Tous les internes vont aider aux urgences où de nombreux cas chirurgicaux arrivent. Avec mes collègues, nous enchaînons les patients avant qu'un incident ne vienne m'interrompre dans mon travail. Des cris me parviennent depuis un box d'auscultation, ce n'est pas rare en soit, sauf que cette fois, je reconnais une des voix. Je commence par me diriger vers les voix, lorsqu'une infirmière vient me voir.

-Vous êtes attendue au box 3, la patiente vous réclame et fait une crise auprès du Dr Kane.

Tu m'étonnes que la patiente fasse une crise face à ma mère, le plus étonnant c'est qu'une des deux n'ait pas frappé l'autre.

J'ouvre le rideau qui sépare le patient du reste du service, pour avoir un minimum d'intimité et je retient un frisson en remarquant ma pupille qui se tient la main, sur un lit à côté, un jeune homme qui doit avoir l'âge de Madi, se tient le nez qui saigne abondamment.

-Clarke, te voilà enfin, je n'en pouvais plus de la sorcière ! s'exclame la jeune fille.

-Madi, je la réprimande alors que je retiens un sourire. Une troisième personne n'a visiblement pas la même retenue que moi et rigole franchement au comportement de l'adolescente.

-Bon et bien la sorcière va te laisser te débrouiller seule jeune fille, quant à toi jeune homme, on va te faire passer une radio du nez. Raven ! Appelle ma mère avant de sortir du box pour s'occuper d'autres patients.

Évidemment, conduire un patient en radiologie est indigne de la grande chef, elle fait appelle à une étudiante en huitième année. La jeune médecin arrive et fait un clin d'œil à Madi avant d'emmener le garçon.

Je me retourne alors vers l'adolescente pour lui demander des explications tout en examinant sa main, elle ne semble pas fracturée, ce qui est un bon point, mais elle est enflée. Je lui donne une poche de glace avant de préparer une attelle, pas vraiment mes tâches habituelles.

-Je peux savoir comment tu t'es fait ça ? Je demande.

-Heu, tu promets de ne pas me disputer ?

-Je ne promets rien du tout, alors explique toi.

-C'est à cause de l'autre, il a commencé par insulter maman et il s'est montré vraiment irrespectueux et il a dit que si je n'ai pas de père et que tu es obligée de t'occuper de moi, c'est parce que personne ne m'aime. Je lui ai dit de la fermer mais il a continué alors mon poing est parti tout seul !

-C'est vrai ? Si c'est le cas, je vais moi-même lui péter le nez quand il revient ! Je m'emporte.

-Je ne crois pas que la violence résoudra quelque chose, intervient l'homme à côté.

-Vous êtes ? Je l'interroge.

-M. Blake, on s'est croisé hier matin. Je suis aussi leur prof d'histoire.

-Enchantée, je réponds. Mais je ne crois pas que cette affaire vous concerne.

-Et moi, je pense le contraire, c'est moi qui les ai conduit à l'hôpital et c'est toujours moi qui les ai séparé.

-Vous voulez peut-être une médaille ? Parce que nous n'en avons plus en stock, c'est loupé pour aujourd'hui.

-Bravo Clarke ! Tu aurais dû la sortir à la sorcière !

-Madi, c'est pas une façon de parler. Et puis je te rappelle que c'est quand même ma mère, alors un peu de respect.

-Ouais, désolée, s'excuse l'adolescente.

-Et plus de bagarre parce que sinon Linc ne te donnera jamais des cours de boxe et de self défense si tu t'en sers pour ça.

Un raclement de gorge nous interrompt, c'est bien sûr le prof d'histoire.

-Je devrais vous laisser, dit il en se levant et en grimaçant.

-Vous avez mal quelque part ? Je demande tout de suite en alerte.

-Non, c'est rien, juste ma jambe.

Je m'approche de lui et je remarque qu'il saigne un peu au niveau de la cuisse. J'enfile une paire de gant avant d'exercer une légère pression, il grimace encore et pousse un petit cri de douleur.

-Madi, attends moi dehors, je crois que je vais examiner ton prof avant.

-Mais non, ce n'est rien, tente le jeune prof.

-Laissez moi en juger, le médecin c'est moi.

-T'es carrément chirurgienne ! Intervient Madi.

-Dehors toi, allez ! Puis me tournant vers mon nouveau patient : Enlevez votre pantalon, s'il vous plaît.

-Vous êtes directe mais ce n'est pas un peu trop tôt dans notre relation, je ne vous connais pas, rigole-t-il.

, faites ce que je dis sinon je découpe votre jeans.

Il s'exécute alors et je peux observer enfin sa plaie correctement. Elle n'a pas l'air trop profonde mais elle s'étale assez sur la longueur et la largeur est aussi importante. Elle va nécessiter des points de sutures. Je fais part de mes observations à mon patient avant de me préparer à le recoudre.

Je commence par une piqûre avec un anesthésiant local et je poursuis par l'ouvrage.

-Comment vous êtes vous fait ça, , je demande.

-Bellamy, je m'appelle Bellamy. Quoi ? Je ne connais que votre prénom et vous mon nom de famille, et puis seuls mes élèves m'appellent Monsieur, je me sens vieux sinon !

-Vous n'avez pas répondu.

-Ce doit être quand je les ai séparé, il me semble que des ciseaux me sont rentrés dans la cuisse mais ce n'est pas grave.

-Si vous le dites, mais vous avez eu de la chance, ils auraient pu atteindre l'artère fémorale et vous auriez pu vous vider de votre sang.

Il me regarde avec un sourire et une lueur de malice dans les yeux avant de me répondre avec un sourire charmeur.

-Vous n'exagérez pas un peu par hasard ? Non, mais c'est touchant de vous en faire pour moi.

-Je suis médecin, bien sûr que je m'en fais pour vous, surtout que vous avez conduit Madi ici. Vous êtes inconscient ma parole !

-Je n'avais pas mal, alors arrêtez de crier princesse !

-Mais comment vos élèves font pour vous supporter ? Je le questionne en chuchotant.

-Comment font vos patients ? Rétorque le jeune prof.

Touchée, je souris devant sa répartie. Mais je pensais ce que j'ai dit, je ne sais pas ce qu'il se serait passé si en conduisant il avait perdu connaissance. Depuis que j'ai perdu mon père, je laisse peu de personne entrer dans ma vie, et malgré quelques moments difficiles avec ma protégée, je l'aime plus que tout et comme une sœur ou une fille. Je ne peux pas la perdre, elle est une des personnes les plus importantes pour moi avec mon frère, ma mère, même si en ce moment nos relations peuvent rivaliser avec les températures de l'air glaciale et certains de mes amis, Raven en fait partie.

Nous parlons peu avec Raven, mais je la connais depuis le premier jour de la fac. Nous nous sommes toujours soutenues et si nous sommes dans le programme le plus réputé des Etats-Unis, c'est grâce à notre amitié.

Je sors du box pour permettre au prof de remettre son pantalon et je rejoins Madi qui attend au comptoir des infirmières.

-Alors ? Me questionne-t-elle en me voyant.

-Alors quoi ? Je demande en retour.

-Clarke, s'il te plaît, je t'ai entendu engueuler mon prof. est vraiment sympa.

Je pousse un soupir devant sa moue de chien battu, cette gamine me fera perdre la tête.

-Madi, il est peut-être très gentil, j'en sais rien, je sais juste que ça aurait pu être plus grave et que je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose. J'ai sans doute été sévère avec lui mais c'est parce que je m'inquiète, tu sais comme quand je te dispute après que tu aies fait une chose dangereuse.

-Okay. Sinon, est ce que je vais avoir des problèmes ? Parce que je te jure que je ne voulais pas lui casser le nez, je voulais juste qu'il se taise, mais Roan est vraiment trop con.

-Je ne sais pas, si ses parents décident de porter plainte… Mais de toute façon, tu n'as fait que de te défendre, bien que ça ne soit pas une raison de balancer son poing dans le nez de quelqu'un ! J'explique alors qu'une femme hystérique entre dans les urgences.

En arrivant devant Madi, elle la regarde froidement et dit :

-C'est toi l'orpheline qui a cassé le nez de mon fils ? Tu vas le payer, je vais porter plainte et tu finiras tes jours en prison. Tu n'es rien, une vermine, tu aurais dû mourir en même temps que ta mère !

-Je ne vous permets pas, j'interviens, choquée par les propos plus que méchants de cette bonne femme. Si le fils est con, c'est visiblement la faute de la mère. On a pas idée de dire ces choses là à une adolescente.

-Et vous êtes ? Demande la mégère en me toisant de haut en bas.

-La tutrice de la jeune fille et aussi médecin, je réponds sur le même ton. Vous allez vous excuser parce que sinon, il n'y aura pas que votre fils qui aura le nez cassé, je préviens.

-C'est une menace ? Il n'y a personne de compétent et de raisonnable ici ? Je veux parler au directeur !

-Il est en chemin, intervient Raven qui revient avec l'ado.

Je regarde ma collègue et amie, surprise. C'est étrange que Marcus se déplace pour ça.

-Votre fils a trouvé amusant de mettre une main au fesse d'une infirmière, le harcèlement sexuel est interdit et la politique de l'hôpital à ce sujet est très strict, celui qui aura des problèmes ici, c'est lui.

-Vous mentez, fulmine la mère.

-Clarke, Madi content de te revoir, la prochaine fois si tu veux me voir, évite de te faire une entorse, d'accord ? Salue le directeur.

J'aime bien Marcus, il peut sembler froid et calculateur au premier abord et nos relations n'ont pas toujours été cordiales, mais j'ai, avec le temps, appris à l'apprécier aussi bien en tant que directeur que beau-père. Il essaye depuis plusieurs années d'améliorer nos relations avec Abby, malheureusement, les résultats ne sont pas ceux qu'il aimerait mais ses efforts me touchent. Contrairement à sa femme, lorsque je lui ai dit qu'Indra m'avait confié la garde de sa fille, après sa mort, il m'a encouragée et il me soutient du mieux qu'il peut.

Il a très vite compris que je ne cherchais pas un deuxième père, j'en avais eu un, mais il se montre à l'écoute lorsque j'ai besoin de parler et il joue un rôle de médiateur entre Abby et moi. En plus, il adore littéralement Madi, puisqu'il la connaît depuis longtemps, il était ami avec sa mère et ils ont fait leurs études ensemble Indra et lui.

-Madame Azgeda, je ne peux tolérer le comportement de votre fils. L'infirmière est prête à ne pas porter plainte si il s'excuse et à mettre son comportement sur le choc que Roan a subi, dans le cas contraire, poursuit le directeur en voyant que la mère de l'adolescent allait refuser, je me verrais obligé de porter plainte au nom de l'hôpital et l'infirmière en fera autant. Je ne pense pas qu'une double plainte pour harcèlement sexuel et attouchement soit une chose enviable surtout pour un garçon de 16 ans.

La mère de famille, nous regarde chacun tour à tour, le professeur d'histoire nous a rejoint et nous sommes à présent assez nombreux près du comptoir des infirmières.

-Je pourrais aussi porter plainte pour coup et blessure, nous menace la femme. Cette gamine, crache-t-elle, a tout de même cassé le nez de mon fils !

Elle m'irrite celle là, et je ne suis visiblement pas la seule à voir la réaction du prof des deux adolescents qui est devenu pâle et qui se tient au comptoir. J'aurais dû lui interdire de se lever, si ses points se défont ! Marcus prend la parole, c'est encore le plus calme, en apparence tout du moins.

-Écoutez, Roan s'excuse pour les paroles blessantes qu'il a prononcé et envers l'infirmière, Madi s'excuse pour le nez cassé et personne ne porte plainte, ça vous va ?

-Très bien, accepte Roan, qui ouvre la bouche pour la première fois. Madi, je suis désolé, t'es une orpheline mais mes mots ont dépassé ma pensée. Voilà, vous êtes contents ? Je peux rentrer ?

-Il reste l'infirmière, lui rappelle le directeur.

Il affiche une mine coupable avant de suivre Marcus tandis que sa mère l'engueule, pauvre gamin. Je crois que je le plains. Je me souviens ensuite que je suis toujours au travail et je me tourne vers mon patient quelque peu récalcitrant.


Alors qu'avez vous pensé de ce chapitre ? La rencontre entre Clarke et Bellamy dure plus longtemps cette fois !

A la semaine prochaine pour un nouveau chapitre !