Dans mon immense mansuétude, je n'ai aps attendu une semaine comme je prévoyais de le faire pour reposter. Cela a probablement beaucoup à voir avec le fait que je n'avais jamais reçu autant de review pour un seul chapitre (sautille sur place sans aucune dignité). Enfine bref, à tous ceux qui ont aimé le chapitre 1, voici la suite. Dites moi si ça vous plait toujours autant...
Disclaimer: Je doute fort d'avoir la capacité cérébrale d'inventer un concept aussi dingue que Harry Potter. En revanche j'ai la capacité de piquer les personnages pour m'amuser un peu avec. Et ça ne me pose aucun problème de conscience. Libre à vous de vous moquer de moi ensuite.
Chapitre 2: La Lueur
Harry était dans le salon de la maison qu'il habitait avec Sévérus, et il virevoletait dans la pièce, un plumeau à la main. Il avait récemment développé un besoin incontrôlablede ménage, mais étant Harry, il ne parvenait pas à trouver ça très drôle, donc il le faisait en musique. Et le voici à présent à quatre pattes au sol, essayant de se débarasser des moutons accumulés sous une armoire en remuant le popotin au rythme de « Black Body ».
Rester dans une maison sale lui était brusquement devenu insupportable, et ses critères pour qualifier « sale » avait augmenté de manière drastique. De quelque manière qu'il s'y prenne il n'arrivait jamais à être satisfait de l'état de la maison; il s'était changé en clone de sa tante et ça l'effrayait sérieusement. Sévérus prenait cette nouvelle manie avec le sourire. Enfin dans la limite de ce qu'on pouvait apeller un sourire venant de lui.Un léger mouvement de lèvre vers le haut, disons. Lui-même était quelqu'un de très propre et appréciait peu que son mari laisse traîner des chaussettes à droite à gauche, mais le changement avait été si brutal qu'il ne pouvait s'empêcher d'être impressionné. Il n'aurait jamais cru que les hormones pouvaient avoir un effet spéctaculaire à ce point.
Depuis trois semaines qu'ils avaient découvert l'existence du bébé, Harry se posait un nombre conséquent de questions très très angoissantes. Passé le choc initial, et une fois qu'il avait récupéré sa voix après avoir hurlé sur Sévérus à cause de son sperme superpuissant, il avait constaté que somme toute, il était heureux. Il avait toujours désiré une famille bien à lui, alors il ne pouvait qu'être heureux. Il avait Sirius comme famille, et Rémus (mais bon, c'était plus ou moins dans le pack, un parrain acheté, un loup-garou gratuit), et les Weasley aussi (qui incluaient également Hermione depuis deux ans maintenant); mais ce n'était pas la même chose. Là il allait avoir un petit garçon ou une petite fille qui courrait en rond dans la maison, qui casserait les fioles de Sév et qui viendrait voler avec lui. Ils allaient avoir un bébé rien qu'à eux, un bébé qui leur ressemblerait.
Harry avait un peu honte de se l'avouer, mais il espérait vraiment que le bébé aurait son nez. Pour ce qui était des cheveux, il était maudit des deux côtés le pauvre... Qui sait, le mélange donnerait peut-être quelque chose de plus présentable que ses parents, on peut rêver.
Soudain, Harry se redressa et posa son plumeau. Il se dirigea d'un pas décidé vers la cuisine: il lui fallait de la glaçe à la myrtille, et tout de suite. Alors qu'il fouillait le réfrigérateur en quête du pot tant convoité, il entendit un discret ricanement dans son dos. Il se retourna et adressa un grand sourire à son mari.
« Bonjour mon amour, déjà rentré? » demanda joyeusement Harry.
« Tu as fini la glaçe hier soir. »
Le sourire de Harry disparut aussitôt.
« Quoi? Non! »
« Je te jure que si. » dit Sévérus avec un air vaguement amusé. Harry lui était en plein détresse.
« Mais il me faut cette glaçe, j'en ai besoin! Le bébé en a besoin! »
« Tu ne crois pas que tu exagères un peu? » demanda Sévérus. Manoeuvre très, très imprudente. Règle numéro un de survie du futur père, ne jamais sous-estimer une fringale. Règle numéro deux, ne jamais rire des petites manies de la future maman, sous peine d'explosion.
« Tu veux voir si j'éxagère?! Va-y! Porte-le le bébé, et tu verras si j'éxagère! » cria Harry en agitant les bras. « De toute façon c'est de ta faute! » Harry avait l'air au bord des larmes et était cramoisi.
Sévérus était figé de surprise, il ne s'était pas du tout attendu à ça. Les hormones, c'était pas si drôle que ça en fin de compte. Bon, il avait survécu à Voldemort, il survivrait bien à ça, non? Il s'approcha de son mari, et posa une main sur son épaule avec une douceur soigneusement calculée.
« Du calme, amour, il ne faut pas t'énerver comme ça. Tu veux vraiment cette glaçe? » Un hochement de tête penaud lui répondit. « Je vais en chercher, attends moi là, d'accord? » Second hochement de tête. Il déposa un petit baiser sun le front de Harry et transplana.
Harry avait vraiment honte de se laisser emporter comme ça. La veille il avait pleuré sur l'épaule d'une Hermione très perplexe parce qu'un documentaire animalier lui avait rappelé le sort de la maman de Bambi. Il ne pouvait pas s'en empêcher, et dieu sait qu'il essayait pourtant. Il détestait pleurer, il avait l'impression de ne plus être un homme. La perspective d'expulser un enfant de son corps et de passer plusieurs mois à faire pipi assis était déjà assez dommageables à se virilité sans avoir besoin de ça en plus. Il n'avait pas oser demande à Poppy par où exactement le bébé sortirait, il avait l'impression très nette que le réponse n'allait pas du tout lui faire plaisir.
Et Sévérus, le pauvre qui allait devoir gérer tout ça. Harry sentit soudain une vague d'amour déferler sur lui. Il avait quitté son travail pour venir le voir, et il avait été lui acheter une glaçe dont, le temps qu'il revienne, il ne voudrait probablement plus. Il était assez fier de lui. Lui, le petit binoclard, avait fait plier le terrible professeur Rogue. Un jour à marquer d'une pierre blanche.
Lorsque Sévérus revint une demi-heure plus tard avec cinq litres de glace, et ce après avoir fait sept magasins pour trouver le bon parfum, il retrouva son mari considérablement plus calme et prêt à avaler un cheval. Il le regarda engloutir la moitié du pot avec un sourire mi-attendri mi-incrédule, jusqu'à ce que Harry se déclare prêt à exploser et ne dépose sa cuillère sur la table avec un petit 'clong'.
C'est alors qu'il vit la Lueur dans ses yeux. Poppy l'avait prévenu que ça risquait d'arriver, et il ne se plaignait pas du tout de cette envie là, oh que non. Depuis deux semaines environ, trois ou quatre fois par jour la Lueur apparaissait dans les yeux de Harry, et Sévérus se félicitait d'avoir su rester jeune. Il n'aurait jamais tenu le rythme sinon, et même là, il n'était pas sûr de tenir longtemps. Mais Harry lui avait bien fait comprendre qu'à partir du jour où il lui avait planté un bébé dans le ventre, il avait perdu le droit de dire non. Ca faisait vraiment un drôle d'effet d'être si craint par des centaines d'élèves et réduit à l'esclavage sexuel par celui qui fut le pire d'entre eux. Mais il n'allait certes pas se plaindre.
Harry se leva lentement de sa chaise, arborant son plus beau sourire de prédateur, et se dirigea vers lui, la Lueur de plus en plus présente dans son regard vert enflammé. Sévérus avait eu l'intention de lui demander quand il comptait annoncer sa grossesse à ses amis et sa famille, mais ça attendrait.
Et effectivement, la conversation avait attendu. Longtemps. Harry était en grande forme aujourd'hui, seigneur. Sévérus allait mettre du temps à se rasseoir sans avoir mal, mais ça valait vraiment le coup. Pfiou. Harry devrait avoir des bébés plus souvent.
Lorsqu'enfin ils se calmèrent suffisament pour discuter, ils étaient essouflés, allongés l'un contre l'autre, et passablement en sueur. Sévérus sentait la tête de Harry peser agréablement contre son torse, et se dit qu'il fallait autant mettre à profit ce moment de détente pour amener le sujet dont il avait voulu parler avant.
« Harry? »
« Mouiiii? » répondit-il d'une voix baignée de félicité absolue.
« Quand est-ce que tu comptes annoncer l'arrivée du bébé? »
« A qui? »
« Oh, des personnages mineurs, tes amis, ta famille, le monde entier, tout ça. »
Harry se redressa vivement, il avait l'air mal à l'aise. Pour tout dire, il avait soigneusement évité d'y penser.
« Je ne sais pas trop, il faudrait le faire avant que ça ne commence à se voir, sinon ils risquent d'être bléssés, tu sais. Mais, il soupira, je ne sais pas. J'ai la trouille. » finit pas admettre Harry. Sévérus passa un bras autour de ses épaules, il aperçut sur la gauche une marque de morsure. Il savait vraiment lui faire perdre la tête comme personne. Il se demanda brièvement ce que penseraient ses élèves s'ils savaient que Celui-qui-a-survécu se faisait mordre les épaules par leur professeur de Potions et adorait ça. Nul doute que ça nuirait à son prestige.
« Il ne faut pas avoir peur, tout le monde sera ravi, j'en suis sûr. Je parie même qu'une bonne partie de tes amis s'attendait à ce que ça arrive plus tôt, je me rappelle distinctement Weasley nous qualifiant de lapins. »
« Ca lui va bien de dire ça... T'aurais dû les entendre avec Mione dans le dortoir; on aurait pû croire qu'au moins elle aurait pensé à jeter un sort de silence, mais non... Leur réaction à eux ne m'inquiète pas vraiment, ils vont juste faire un scandale qu'on ne leur ait pas dit plus tôt et vont éxiger d'être parrain et marraine... »
« Je ne suis pas censé avoir mon mot à dire là-dessus? »
« Tu choisiras quand ce sera toi qui te farcira les nausées. » répondit Harry assez sèchement. Sévérus jugea préférable de ne pas répondre. Le jeune homme eut un soupir et se rallongea aux côtés de son mari. « Je pense que je vais dormir un peu, tu m'as tué. »
Sévérus eut un petit sourir. « D'accord, de toute façon moi aussi je suis vidé. »
« La formulation est charmante. » dit Harry en contemplant le piteux état des draps.
Le maître de potions roula des yeux mais laissa couler. « Je te préviens, quand on se réveillera on aura une longue et ennuyeuse conversation. »
« Je sais, dit Harry avec un soupir. Je t'aime. » Et sans attendre de réponse, il se laissa glisser dans les bras de Morphée.
