Pairing Drago Malefoy / Hermione Granger.

Genre Uhm... Sexy de Nouvel An ? :P

Rating M - Whaou c'est... Pas la première fois. xD

Disclaimer Le monde & les personnages adultes appartiennent à J.K. Rowling. Je ne prends pas en compte le Tome 7.

Bêta - :D Hé hé hé ! Merci -immentissime merci, gigantissime merci- à Loufoca-Granger qui a accepté de me corriger & de partager avec moi ses commentaires sur mes petits OS. (Ouais, j'aurais pu poster avec les commentaires en fait, ç'aurait été carrément plus drôle ! xD)

Note de l'auteure Tamdam ! Oui, Oui je me suis décidée en fait -vos reviews gentils m'ont rappelé pourquoi j'écrivais (J'avais un peu oublié ces... 6 dernières mois. Voir cette année.) donc j'espère que ça vous plaira. Les OS seront tous très différents les uns des autres (La Preuve en est du changement de Rating par exemple. Je ne prends pas de risques.) & évoqueront différentes journées -les fêtes & dates particulières- de la longue vie de couple de Drago&Hermione. Avant la naissance de leur fils & après. Celui-là se déroule longtemps avant, peu après que vous les ayez abandonnés dans Inexistence&Résistance. & d'ailleurs, causons de ça. :P

Pour les lecteurs d'Inexistence & Résistance : Pas de soucis, continuez gaiment votre lecture sans vous soucier de ce qui suit. xD -utile, la note, utile...

Pour les non-lecteurs d'Inexistence & Résistance : Il se peut que vous ne compreniez pas toujours ce à quoi je fais allusion -personnages ou liens qui existent entre eux après tout ce qu'ils ont traversés ensemble dans la fic de base. Je ne veux simplement pas trop en dire pour ne pas me spoiler toute seule, mais je ne peux pas non plus ne rien dire... Pour les plus motivés, il y a donc la solution "Lecture de la dite-fic" que... Je vous demanderai de repousser un peu, jusqu'au 14 Février (Le Prochain OS arrivera là & j'espère en avoir fini d'ici là.) puisque je la corrige actuellement. Elle était un peu truffée de fautes en fait & du coup, j'espère la revigorer un peu en enlevant les petites erreurs d'écriture (même s'il doit en rester, probablement, mais ce sera déjà mieux dans tous les cas...) ! Pour ceux que l'idée n'emballe pas particulièrement -je vous comprends, elle n'est pas très courte & pas forcément ultra joyeuse tout du long- il faudra vous contenter de combler les blancs par votre grande imagination -xD Oui Oui. J'explique le minimum syndical pour que vous ne soyez pas perdus, mais je ne peux pas vous promettre que vous saisissiez du coup toutes les subtilités des relations entre Drago & Harry/Ron par exemple -Drago a déjà du mal, alors franchement. :P Bon, il y a aussi la solution du "Je ne lis pas les autres OS" mais je ne suis trop emballée par cette idée moi ! (Comme c'est étonnant, pas vrai ?)


Compte à Rebours. - 31 Décembre 1999.

« Par le Gland de Merlin, Hermione ! Si tu n'es pas prête dans les dix minutes, je... »

Drago ne trouva pas de menace à la hauteur de sa colère. Il serra les dents, inspira profondément, fouilla dans la liste des menaces surréalistes qu'il pouvait lui offrir... Puis expira. En dehors d'une privation sexuelle qui le frustrerait autant qu'elle, il n'y avait pas grand chose à faire.

S'adossant à la porte de la salle de bain -close depuis une bonne demi-heure- il desserra légèrement son nœud de cravate avec l'impression d'être sur le point d'imploser. L'air anglais sans doute. Il revenait de Cuba, là où le soleil brûlait sa peau jusqu'à réussir à lui donner un peu de couleurs -certes, seules ses joues portaient la marque de ces « vacances » et comparé à Hermione, il avait toujours l'air d'un fantôme. Et voilà qu'il se retrouvait dans l'atmosphère givrée de l'Angleterre, avec son mois de décembre digne des esquimaux et ses maudites plaques de verglas à chaque coin de rue.

Il détestait l'Angleterre. Il détestait l'hiver.

Il détestait Hermione.

Il abattit l'arrière de sa tête contre le battant de la porte plusieurs fois, comme s'il y frappait pour de vrai, mais Hermione n'eut aucune réaction. Ce qu'elle pouvait être agaçante parfois... Il aurait pu la faire sortir de là d'un coup de baguette magique, lui adresser son regard le plus noir -celui qu'elle ne méritait pas- et la supplier de repartir sur le champ.

Paris, Venise, Prague... Il était prêt à accepter toutes les destinations romantiques du monde juste pour fuir à nouveau. Il pourrait l'attirer, la séduire, la pousser à prendre le large parce qu'il était doué pour ça, et juste pour ça. Il en était largement capable. Il lui suffirait d'être doux, d'embrasser l'aube de sa poitrine, de lui offrir un -dix, cinq cent, trois millions- orgasme et elle lui serait soumise...

Il esquissa un sourire presque cruel à cette idée. Oui, il pourrait faire ça, et éviter ainsi l'atroce soirée qui l'attendait. Cette stupide fête de Nouvelle Année, la naissance d'un nouveau millénaire et ces bonnes résolutions que personne ne tenait jamais.

Il détestait l'Angleterre. Il détestait l'hiver. Il détestait le Nouvel An.

Il détestait Hermione.

Un bruit attira son attention et il détacha son dos de la porte pour y coller son oreille, curieux. Comment pouvait-elle prendre autant de temps à se préparer ?

Il regrettait Cuba. Elle enfilait le premier maillot de bain qui passait sous ses doigts, ajoutait un paréo ou une robe pour cacher sa quasi-nudité jusqu'à la plage, attachait ses cheveux en un chignon qui lui paraissait très élaboré -parce qu'il était un homme et que les hommes ne comprennent rien à ces choses là- puis lui lançait un sourire qui lui donnait envie de...

Il faillit pousser un rugissement de frustration.

Elle le tenait à la braguette, il n'y avait aucun doute là dessus. Et au cœur, peut-être aussi - même s'il ne le lui avait jamais dit réellement, il le lui montrait bien suffisamment.

Elle le tenait. Jamais il n'aurait accepté de rentrer pour quiconque d'autre. Elle seule avait réussi à le convaincre, à coups de battements de cils, de moues suppliantes, puis de menaces.

Ils avaient quitté l'Angleterre à la fin de la guerre, un an auparavant et lui n'avait plus mis les pieds sur le territoire jusqu'à ce jour. Elle avait fait un aller-retour une seule fois, pour les dix-neuf ans d'Harry, l'abandonnant ainsi en plein cœur d'une tempête tropicale sur une île de l'Océan Indien. Cette fois, elle avait insisté pour qu'il rentre avec elle, prétextant qu'elle avait des tas de choses à faire, que cela prendrait du temps, qu'ils se manqueraient trop... Il n'en revenait toujours pas d'avoir cédé.

Il se sentait tellement idiot. Autrefois, il l'aurait envoyé se faire pendre, aurait répliqué « Si tu t'en vas, tu ne me retrouveras pas. J'irais ailleurs, très loin... » et se serait enfermé dans une pièce en la maudissant. Cette fois, elle avait réellement eu l'air d'avoir besoin de ce retour aux sources. Il oubliait parfois que -contrairement à lui- des gens l'aimaient dans ce pays, l'attendaient, qu'elle avait une maison et des amis... Alors que lui n'avait plus rien. Il avait voulu lui faire plaisir.

Idiot trop sentimental.

Il se retrouvait ainsi forcé à devoir faire la fête avec Potter, Weasley et tous les autres -ceux qu'il avait haïs et pour lesquels il ne savait plus quoi ressentir exactement. A un moment, il avait eu besoin d'eux. Désormais, ils n'étaient plus que « les proches d'Hermione », personnes dont il ne pouvait refuser l'existence dans sa vie sans repousser Hermione aussi.

Une soirée toute entière, avec de l'alcool et de la musique.

« Au moins jusqu'à minuit, c'est tout ce que je te demande. », avait-elle quémandé avec un sourire à la fois amusé et boudeur.

Il détestait l'Angleterre. Il détestait l'hiver. Il détestait le Nouvel An. Il détestait les Potter. Il détestait les Weasley.

Il détestait Hermione.

Il n'eut pas le temps d'y réfléchir davantage qu'il faillit se retrouver par terre. La porte sur laquelle il s'appuyait avec un désespoir grandissant s'ouvrit d'un seul coup et il se rattrapa de justesse au chambranle. Si cela avait été de son genre, il aurait rougi de honte. Mais non, il se contenta de lever les yeux vers la jeune femme qui lui faisait face, se façonnant un masque de dureté et de colère très adapté à la situation.

Le masque s'effondra à la seconde où il l'engloba de son regard. Sa salive passa difficilement sa gorge alors que les mots y enflaient : des milliers de compliments et de propositions qui n'incluaient en rien une soirée avec ses amis. Il passa de ses cheveux -reflets quasi-dorés de soleil qui ondulaient sur le même brun que toujours- à ses petits talons qui la grandissaient de quelques centimètres, puis s'attarda sur son corps. Elle s'était glissée dans une robe blanche constellée d'éclats d'argent, moulant à la perfection ses hanches voluptueuses et sa poitrine qu'il connaissait par cœur. La couleur du tissu tranchait agréablement par rapport à son bronzage, difficilement obtenu sous le soleil des îles qu'ils parcouraient depuis des mois.

Il eut envie de la lui retirer, d'un seul coup, avant de la trainer jusqu'au lit pour lui faire l'amour. Peut-être pourrait-il céder à la tentation avant qu'elle ne puisse l'en empêcher. Il lui suffisait de...

Il fit un pas en avant, prêt à encercler sa taille de ses bras, mais elle l'arrêta d'un doigt qu'elle enfonça dans son torse avec un haussement de sourcil désapprobateur.

« Qu'aurais-tu fait si je n'avais pas été prête en moins de dix minutes ?

- J'ai oublié, chuchota-t-il simplement en la dévorant du regard, conscient que son cerveau avait tout bonnement disparu.

- Je suis une femme, Drago. J'ai besoin de temps. Ce n'est pas parce que je ne prends pas autant soin de moi lorsqu'on est uniquement tous les deux...

- C'est injuste d'ailleurs. Qui souhaites-tu séduire dans cette tenue ? »

Il lui adressa un coup d'œil soupçonneux et elle retint un éclat de rire. Qu'est-ce qu'il pouvait être jaloux lorsqu'il s'y mettait ! Quand ils étaient tous les deux à l'étranger, il passait son temps à jouer les gardes du corps, comme si les hommes étaient tous des obsédés qui voulaient la voler à lui.

Rassurante, elle déplia ses doigts et remonta sa main jusqu'à la joue de Drago en une caresse qui lui procura quelques frissons. Elle sentit sa barbe de deux jours sur son épiderme, et un spasme de désir se cramponna à son ventre. Elle le chassa. Ce n'était pas le moment. Pas du tout.

« Tout ce que tu vois là est entièrement pour toi, Drago. Une sorte de cadeau de Noël avec un peu de retard.

- Je peux le déballer tout de suite ? s'enquit-il en s'approchant dangereusement d'elle.

- Même pas en rêve. Ce sera ta récompense... Si tu tiens le coup jusqu'à minuit, évidemment. »

Il grommela quelques propos incompréhensibles avant de jeter un coup d'œil à sa montre. Seulement vingt heures. Ils seraient chez Potter dans moins de cinq minutes. Quatre heures à tenir. Heureusement, sa « récompense » en vaudrait la peine. Il saisit la taille de la jeune femme et elle le laissa faire, consciente qu'il ne tenterait rien. Il aimait ce genre de défis : tenir jusqu'à une certaine heure, attendre d'être à un endroit précis... Il appréciait ce qui précédait leurs rapports, avide de cette pression qui enserrait son bas ventre à mesure que la fin de l'ultimatum se rapprochait.

« Et si je ne tiens pas le coup ?

- La sentence sera terrible. »

Elle se fichait de lui. Il n'était même pas vexé. Il la posséderait dans quelques heures, quoi qu'il arrive. Elle ne lui résistait jamais. Il cueillit un rapide baiser sur ses lèvres, avant-goût prometteur et lui tendit son bras, dévoilant le vestige d'une certaine éducation -seule trace de son passé qu'il acceptait encore de lui montrer. Elle le saisit sans la moindre hésitation et apprécia l'œillade pleine de désir qu'il lui décocha.

Le désir laissa ensuite place à l'angoisse dès qu'ils transplanèrent.


« Bonne année ! »

Drago ferma les yeux, tâchant de contrôler ses nerfs. Il était onze heures et demie. Pas minuit. Et les gens lui tapaient de plus en plus sur le système. Il ne cessait de se répéter un leitmotiv peu efficace qui se modifiait avec le temps. Il en était actuellement à « Plus qu'une demi-heure, plus qu'une demi-heure, plus qu'une... »

« Drago, ça va ? »

Il s'efforça à rouvrir les yeux et croisa le regard amusé de Ron, qui lui tendait une énième coupe de champagne. Il la saisit sans dire merci -Ron ne prit pas la peine de relever, conscient que la situation ne plaisait guère à l'ancien Serpentard- et avala son contenu en une seconde à peine.

Son esprit s'embrumait, il le sentait, et il espérait être encore capable de satisfaire Hermione. Il avait trente minutes pour se rafraichir les idées. L'alcool qui coulait à flots ne l'aidait pas. Il avait espéré que quelques adultes -dont il ne faisait résolument pas partie- seraient de la fête et empêcheraient les jeunes de vingt-deux ans en moyenne de se saouler, mais il n'y avait qu'eux. Enfants de la guerre, dernière génération sortie de Poudlard, anciens amis -tous, sauf lui. Il parcourut la salle du regard, recherchant désespérément Hermione.

« Elle est dans le coin, avec Elena, lui apprit Ron en remarquant l'éclat de panique dans ses iris. Tu devrais peut-être aller prendre l'air... »

Plus que vingt-cinq minutes.

Il secoua la tête, sûr qu'il pourrait tenir jusque là. Il croisa le regard d'Harry et eut la sensation d'être proche de l'évanouissement. Il n'aurait jamais du boire autant. Toutes ses émotions s'en retrouvaient exacerbées, y compris celles qu'il percevait chez les autres... Et il n'était pas le seul à se sentir mal à l'aise dans ce genre de fêtes désormais.

Harry était installé dans un coin, un verre à moitié vide dans la main, l'air un peu paumé sans ses fils à surveiller. Hermione le lui avait dit : désormais, Harry ne semblait vivant qu'en compagnie d'Evan et Léopold. Cela faisait pourtant trois ans déjà... Drago se morigéna : cela faisait plus longtemps pour lui, et pourtant il n'était pas franchement dans un meilleur état. Il aurait voulu s'approcher de l'Elu, lui demander si penser aux absents lui donnait aussi envie de sauter par la fenêtre, s'ils pouvaient -juste une seconde- oublier qu'ils n'avaient réussi à être presque amis que durant quelques mois. Les pires mois de leurs vies. Ils auraient pu parler tous les deux.

Il détourna les yeux, manquant de courage, et aperçut le sourire de Ron.

Avec lui, c'était différent. Ron avait aimé Keira, avant d'aimer Elena, et rien que pour cela, Drago ne pouvait l'ignorer. S'ils avaient eu d'autres points communs, peut-être auraient-ils pu devenir amis, mais Drago n'avait besoin que d'une seule personne...

Vingt minutes.

« Franchement, Drago, tu es tout pâle...

- Je suis toujours pâle, croassa le blond en passant sa paume glacée contre son front bouillant.

- Plus que d'habitude. Je peux aller chercher Hermione si tu veux ?

- Non. Je n'ai plus que... Dix-neuf minutes à tenir. »

Ron fronça les sourcils, puis son sourire se fit plus franc. Il n'avait jamais franchement compris la relation qui liait sa meilleure amie à cet homme. Il acceptait que Drago ne soit finalement pas un sombre imbécile plein de préjugés -enfin, cela restait à vérifier sur certains sujets- comme il l'avait cru pendant sept longues années. Et -capacité émotionnelle d'une petite cuillère ou pas- il avait bien compris que ces deux là ne pouvaient vivre l'un sans l'autre.

Néanmoins, il ne parvenait pas toujours à analyser certains de leurs actes : le fait qu'ils soient incapables de se fixer et passent leur temps à voyager par exemple ; ou leurs petits jeux tels que celui-ci. Pourquoi Hermione éprouvait-elle ainsi le besoin de lui faire subir une situation qu'il avait tant de mal à supporter ? Et pourquoi l'acceptait-il sans rechigner ? Qu'allait-il bien pouvoir gagner en échange ?

Ses joues -déjà bien rougies par l'alcool- s'enflammèrent. Il ne voulait peut-être pas savoir comment Hermione comptait récompenser Drago finalement...

« Tu peux les passer ailleurs ces... seize minutes ? » demanda-t-il après un bref coup d'œil à sa montre.

Drago hésita une seconde, reporta son attention sur Hermione qui s'amusait vraisemblablement et ne faisait plus du tout attention à lui. Il maudit l'alcool qui coulait dans ses veines, transformant une simple offense en véritable blessure. Il aurait donné n'importe quoi pour qu'elle le regarde, mais elle se plaisait à le torturer, comme si survivre à ces heures n'était pas un calvaire suffisant.

Il détestait l'Angleterre. Il détestait l'hiver. Il détestait le Nouvel An. Il détestait les Potter. Il détestait les Weasley. Il détestait l'alcool.

Il détestait Hermione.

« Oui, je vais sortir un moment... »

Ron lui lança un sourire plein de compassion et il s'échappa aussi vite que possible. Il ne connaissait pas l'appartement d'Harry -c'était la première fois qu'il y venait en réalité et la panique l'avait empêché de repérer les lieux. Il ouvrit plusieurs portes, manquant de plus en plus d'air, ayant de plus en plus chaud et finit par découvrir une pièce vide.

Une buanderie.

Ce n'était certes pas l'endroit le plus accueillant du monde, mais au moins, personne n'avait eu l'idée de s'y installer pour faire la fête. Il s'enferma brutalement. L'air frais et l'odeur de lessive l'apaisèrent immédiatement, ainsi que le vacarme rassurant produit par le tambour de la machine qui tournait.

Avec un soupir de bien-être, il s'écroula, dos au seul mur vide, laissant les battements de son cœur retrouver leur rythme normal. Un coup d'œil à sa montre lui apprit qu'il ne lui restait plus que quatorze minutes de peine à subir avant de pouvoir enfin quitter cet endroit, retrouver l'espace de leur chambre à coucher avant de partir à nouveau à l'aventure, dès le lendemain.

Il énuméra quelques destinations qu'il souhaitait découvrir, espérant qu'après l'amour, ils pourraient en parler tous les deux et choisir ensemble leur prochain port. Bali. San Francisco. Adelaïde... Des milliers d'idées lui heurtèrent l'esprit, flashes de souvenirs de photographies trouvées dans les guides touristiques. Il rêvait de Bali en vérité et il saurait transmettre sa passion à Hermione, même si elle préférait l'Europe. Généralement, ils la jouaient à pile ou face. Ils finiraient ainsi par faire le tour du monde sans doute, par être vieux et sans attaches... Cela lui suffirait amplement.

L'image d'une Hermione vieillie s'insinua dans son esprit et il esquissa un sourire avant de se demander si ça lui suffirait à elle aussi. La réponse que forma son cerveau ne lui plut pas et il la chassa, comme toujours.

Sentant sa panique ressurgir, il retira sa cravate, l'arrachant presque, avant de déboutonner le haut de sa chemise.

Plus que douze minutes.

Bali. Bali. Bali.

La porte s'ouvrit, éclatant sa bulle de calme, qu'il avait eu tant de mal à construire. Il s'arma de toute la patience du monde pour ne pas crier directement sur la personne qui l'importunait avant de la reconnaitre.

« Tu te caches ? »

La voix d'Hermione finit d'apaiser la tempête qui grondait en lui, et il résista à son envie de foncer sur elle pour la serrer de toutes ses forces. Il avait parfois la sensation qu'avec elle il passait son temps à refréner ses pulsions -autrement, ils n'auraient vu que les chambres des pays qu'ils avaient visités.

Elle lui adressa un petit sourire, presque coquin, et ferma la porte derrière elle, les plongeant dans la quasi pénombre, seulement éclairés par les boutons bleus fluorescents des machines les entourant. Il ne lui fallut qu'une seconde pour se retrouver auprès de lui et Drago la dévora des yeux, admirant ses joues rougies par l'atmosphère festive et par l'alcool.

« Plus que quelques minutes avant minuit, chuchota-t-elle en remontant légèrement sa robe sur ses cuisses afin de pouvoir se mouvoir plus aisément.

- Neuf, admit-il sans oser lui dire que cela lui paraissait interminable, et qu'elle n'arrangeait rien en dévoilant davantage sa peau nue.

- Peut-être que... »

Elle fit mine d'hésiter. Il voyait l'éclat du désir étinceler dans son regard. Il la connaissait par cœur, il savait qu'elle non plus ne tenait plus. A moins que... Elle releva encore un peu sa robe, avec une sensualité déconcertante pour lui qui l'avait connue gauche comme une adolescente amoureuse, puis brutale comme une femme qui aime réellement. Elle avait trouvé le juste milieu. Il inspira profondément, priant Merlin qu'elle en montre un peu plus encore.

« Peut-être que tu pourrais profiter de ta récompense dès maintenant... susurra-t-elle en se penchant au dessus de lui, dévoilant consciemment son décolleté.

- Il n'est pas minuit.

- Non. Tant pis.

- Tu résistes plus longtemps d'habitude, remarqua-t-il, une nuance de désapprobation dans la voix.

- J'ai juste envie de changer le jeu... »

Intrigué, il plongea son regard dans le sien, attendant des explications. Elle les lui donna en s'installant au dessus de lui, une jambe de chaque côté des siennes, ses cuisses se rejoignant juste au dessus de sa braguette. Il tenta de l'embrasser, mais elle lui échappa, toujours joueuse. Il se résigna à ne pas lui montrer sa frustration, auquel cas elle n'aurait peut-être plus eu envie de lui du tout.

« Tu as tout juste sept minutes avant minuit pour m'envoyer au paradis. C'est la nouvelle règle.

- Sept ?!

- Six si tu continues à tergiverser. »

Il étouffa un rire en un baiser, qu'elle laissa se prolonger alors qu'une main glissait sur sa taille, câline. Elle plongea avec délice dans cette étreinte, comptant les secondes dans sa tête à mesure qu'elle se renforçait et faillit le gronder lorsqu'il s'arrêta pour demander :

« Que se passe-t-il si j'échoue ?

- Tu n'échoueras pas.

- Six minutes, c'est très peu de temps.

- Tu es Drago Malefoy, oui ou non ? rétorqua-t-elle en le fusillant du regard.

- Oui. Mais... le temps que je te déballe... »

La façon dont il parla d'elle lui donna des envies de meurtres, mais elle se retint, sachant pertinemment qu'il se moquait d'elle. Elle saisit la main qui taquinait toujours sa hanche et la guida le long de sa cuisse avant de la glisser sous sa robe. Il écarquilla les yeux sous le coup de la surprise, et son cœur s'emballa. Un sourire resplendissant marqua l'ourlet de ses lèvres.

« Il n'y a rien à déballer apparemment... »

Son excitation l'emporta et il se redressa légèrement, juste pour ouvrir son pantalon. Elle ne l'aida pas le moins du monde, pesant de tout son poids sur lui comme pour l'empêcher d'atteindre son but. Lorsqu'il y parvint enfin, une minute était passée.

Plus que cinq.

Il détestait l'Angleterre. Il détestait l'hiver. Il détestait le Nouvel An. Il détestait les Potter. Il détestait les Weasley. Il détestait l'alcool. Il détestait les fermetures de pantalons.

Il détestait Hermione.

Avec une hâte indescriptible, il ramena Hermione contre sa poitrine pour l'embrasser, presque trop brut dans ses mouvements. Il savait que ça ne lui déplairait pas. Ils avaient mis du temps à faire cela autrement après tout... La violence lui venait avec plus de facilité. Elle le laissa l'emporter.

La main de Drago retrouva la place chaude qu'elle lui avait dévoilée une minute plus tôt, et elle mordilla ses lèvres pour retenir un gémissement de plaisir. Ils avaient tous les deux conscience que la porte pouvait s'ouvrir à tout moment et qu'ils deviendraient « les deux pervers de la buanderie » pour tout le reste de leur vie. Un doigt expert s'insinua en elle, beau prélude à ce qu'elle espérait venir très bientôt.

« Plus que quatre minutes, Drago... A quoi tu joues ?!

Tu m'as simplement demandé de te conduire au septième ciel. Tu n'as pas précisé comment je devais m'y prendre. »

La réplique, souffle chaud contre ses lèvres entrouvertes, agaça prodigieusement Hermione. Elle aurait dû le voir venir. Elle avait décidé des règles du jeu toute la soirée, l'avait forcé à venir à cette soirée, il allait forcément se venger...

Sublime vengeance.

Elle essaya de lui échapper, sans trop y croire, et il la serra plus fort. Les lèvres de Drago quittèrent les siennes pour plonger sur son cou où il déposa mille baisers qui la firent frémir. Il sentait le cœur d'Hermione battre à tout rompre contre le sien et accéléra le rythme de ses caresses en comprenant qu'une minute de plus venait de passer.

Plus que trois minutes.

Il la connaissait si bien qu'il ne douta pas une seule seconde que cela soit possible. Sa main libre vint se placer sur sa poitrine encore couverte de sa robe -il comptait bien la lui arracher plus tard- et elle étouffa un autre gémissement. Elle devrait se contenter de peu puisqu'il l'avait décidé, mais avec lui le « peu » en question avait bien des chances de la conduire là où elle souhaitait aller.

Elle aurait voulu qu'il la prenne, là, maintenant, mais savait qu'il n'en ferait rien. Il préférait la frustrer rien qu'un peu, la forcer à devoir attendre ce qu'elle avait espéré toute la soirée -comme lui l'avait attendu d'ailleurs, mais en tant que Serpentard, il possédait un self-control bien supérieur au sien.

Le mouvement de ses doigts s'accentua brusquement et elle ne put retenir le petit couinement qui lui échappa. Les lèvres de Drago se joignirent aux siennes pour lui imposer le silence -il ne voulait pas se faire prendre lui non plus, la situation était bien assez désagréable comme ça entre lui et les Weasley.

Plus que deux minutes.

Son autre main, avec une intrépidité personnelle, avait éloigné le tissu gênant son exploration et caressait désormais la poitrine érigée d'une Hermione frémissante. Elle ferma les yeux, basculant la tête en arrière pour offrir sa gorge aux lèvres de son amant. Il était partout à la fois, dans chaque souffle contre sa peau, dans chaque caresse contre ses seins, dans chaque mouvement entre ses jambes. Elle allait imploser. Crier. Elle haleta :

« Plus qu'une minute, Drago...

- Je sais, se contenta-t-il de répondre.

- Va plus vite. »

L'ordre jaillit sans qu'elle ne puisse le retenir, d'une voix si brutale qu'elle fut elle même surprise. Il ne s'en formalisa pas une seconde, reconnaissant là la Hermione-de-nuit.

« Laisse-moi... cinquante secondes. »

Elle aurait voulu se moquer de sa précision, mais sa voix s'évanouit dans sa gorge sous le coup de la frustration. Ses mains l'avaient quittée. La paume chaude contre sa poitrine. Les doigts taquins entre ses cuisses. Plus rien. Elle sentit les larmes fourmiller derrière ses paupières. Elle le haïssait lorsqu'il agissait ainsi, la privant du plaisir vers lequel il la menait pourtant. Cela l'amusait, elle le voyait dans son regard brillant.

Avant qu'elle ne puisse lui exprimer son ressentiment, il la souleva dans ses bras. Mécaniquement, elle enserra ses hanches de ses cuisses pour lui rendre la tâche plus aisée et il la porta jusqu'à la machine à laver sur laquelle il l'installa. L'objet trembla sous elle et un frisson grimpa le long de sa colonne vertébrale.

« Drago...

- Tentant, n'est-ce pas ? »

Elle n'eut pas l'occasion de lui répondre qu'un brouhaha la perturba.

Le cri commun de tous ses amis dans la pièce d'à côté lui rappela soudain la présence du monde au dehors. Le compte à rebours commençait. Et alors seulement, elle comprit ce qu'avait attendu Drago.

Dix.

Il se glissa tendrement entre ses jambes, brûlant d'un désir qu'il contenait depuis de trop longues minutes.

Neuf.

Elle l'emprisonna entre ses bras et ses jambes, s'enveloppant autour de son corps comme pour ne plus le lâcher.

Huit.

Il contempla son visage alors que la machine à laver vrombissait à nouveau sous elle, avec l'effet d'un tremblement de terre qui accentua son plaisir.

Sept.

Elle mordilla le creux de son cou, à l'orée de sa chemise entrouverte, y laissant une marque rougeoyante qui ne disparaitrait que bien plus tard... avant qu'une autre la remplace.

Six.

Il s'enfonça plus profondément en elle, lui arrachant un cri. Cri que la machine sous elle eut la gentillesse de rendre secret en tremblant de nouveau, bruyante.

Cinq.

Elle tremblait, son corps la trahissant davantage à chaque seconde, à chaque va-et-vient, laissant percevoir ce qu'il savait déjà, ce qu'il sentait déjà.

Quatre.

Il chercha sa bouche de la sienne, quémandant un baiser, seule chose qui manquait pour les unir tout à fait.

Trois.

Elle trouva ses lèvres, le souffle court, à deux doigts du septième ciel. Ou à deux secondes.

Deux.

Il la serra plus fort. Juste un peu. Il l'embrassa plus fort. Juste un peu.

Un.

Le corps d'Hermione s'arc-bouta brusquement, tendu de plaisir, et il la maintint jalousement contre son torse pour l'empêcher de partir sans lui.

Bonne année !

Le cri d'Hermione s'évanouit dans ceux des autres à côté et dans les feux d'artifices qui explosaient au dehors.

Son corps sembla tomber alors que Drago s'écroulait sur elle, désormais perturbé par cette machine à laver qui vibrait toujours alors qu'il n'avait plus besoin d'elle. Il déposa un baiser sur le front moite d'Hermione, remarquant que sa poitrine se soulevait à une vitesse ahurissante. Un rire lui échappa. Elle prendrait du temps à redescendre.

Il détestait l'Angleterre. Il détestait l'hiver. Il détestait le Nouvel An. Il détestait les Potter. Il détestait les Weasley. Il détestait l'alcool. Il détestait les fermetures de pantalons. Il détestait les machines à laver.

Mais il aimait Hermione.

Il cueillit une larme de plaisir qui s'échappait de ses yeux clos tout en l'observant avec fierté -comme si cela n'était jamais arrivé auparavant. Puis, alangui, il posa sa tête sur sa poitrine, à l'écoute des battements erratiques de son cœur et murmura contre sa peau nue :

« Bonne année, Hermione. »


Note _ Comme l'a dit Loufoca-Granger : "Mais quelle bip !" ... -Oui, nous, pauvres auteurs ou lecteurs, nous contentons de bavouiller sévèrement sur nos petits personnages en regrettant qu'il n'y ait pas moyen d'entrer dans l'écran & de se matérialiser aux côtés -par exemple- d'un Drago nu. Du coup, on déteste Hermione. (Oui, on = vous, Loufoca-Granger & moi. Je vous englobe sans vous demander votre avis ! xD)

J'espère que ça vous a plu en tout cas & vous a donné envie de fêter dignement la Nouvelle Année !

Je vous donne rendez-vous l'année prochaine, plus précisément pour la Saint-Valentin avec un autre OS... Indien ! :)

! Des tas de bisous de Bonne Année ! (& "A l'année prochaine" -Arrête de penser à Gad, arrête de...)

Bewitch_Tales