Disclaimer : Persos pas à moi à l'exception d'Alaitz d'Aisling. Les autres sont aux Clamp °part sangloter dans son coin°

RAR !

Anders Andrew : Mais il n'est jamais trop tôt ! XD. Mais bien sur que j'aime Fye, c'est mon perso préféré ! Je voulais simplement présenter le point de vue de Kuro mais bon ça devait pas être très clair mon affaire mdr.

Gwendolen66 : Merci merci °contente de pas finir vieille fille°

Butterflyellow : Mais de rien ! Moi aussi j'adore quand Fye emmerde Kuro, ils sont tellement meugnon tout les deux.

HokutoXtora : Je crois que tout le monde voudrait Fye comme modèle mais je crois que les Clamp sont pas prêteuses…

Anita Klee : Des détails ? ça vient ça vient ! Pour les fautes j'en sais trop rien je suis la correction de Word donc je sais pas trop ce que ça vaut ! En tout cas mici pour ta review !

Martelca : Euh oui ça s'arrange mais pas tout de suite ! Puisque les Clamp se permettent de torturer leur perso, je vois pas pourquoi j'en profiterais pas moi aussi °sort sa tronçonneuse°

Chapitre II

Un métier. Kurogane laissa échapper un reniflement méprisant. Qui avait eu l'audace d'appeler ça un métier ? Lui ne l'aurais pas fait en tout cas. Non. Un passe temps, à la rigueur, ou un truc inventé par des pervers sous couvert de faire de l'art. Mais certes pas un métier.

Cela faisait plusieurs heures maintenant que le ninja était occupé à ranger des boites contenant diverses toiles, des pigments, des pinceaux et autre trucs complètement inutiles selon lui. Du coin de l'œil, il observait « l'artiste » faire les cent pas devant la porte en attendant sa « merveille » comme il l'appelait. Kurogane l'avait détesté dès qu'il avait croisé son regard. Grand ( mais heureusement pas autant que lui), brun, des yeux gris à vous glacer le sang, un regard hautain… beau ? Le ninja n'aurait su l'affirmer.

Ils ne s'étaient pas adressé la parole de toute la journée, le ninja était occupé à classer les toiles en bas tandis que le peintre était à l'étage à barbouiller lesdites toiles. C'était à peine si son employeur lui avait jeté un regard quand il était arrivé… Kurogane n'était pas seul à travailler pour lui, il était avec un jeune homme qui l'aidait et une femme un peu plus âgée, la gérante, qui leur disait où ranger telle ou telle chose. Ces deux la passaient leur temps à bavarder de tous les ragots qui trainaient en ville.

Kurogane leva la tête en entendant le grincement caractéristique de la porte. Fye fit son entrée, aussitôt accueilli à bras ouverts par le peintre. Celui-ci l'aida à enlever son manteau qu'il emmena dans une autre pièce, le magicien en profita pour se rapprocher du brun.

- Tu t'en sors Kurorin ?

- Mouais, grogna le ninja en se redressant, tu m'attends ce soir ?

- Je croyais que tu ne me supportais pas…

Kurogane lança un regard stupéfait au magicien qui ne s'était pas départi de son sourire.

- Ce n'est pas…

Il s'arrêta tout court en voyant le peintre revenir, celui-ci lui jeta un regard méprisant. Puis, sans quitter Kurogane des yeux, il attrapa le poignet de Fye et dans une sorte de révérence élégante il posa ses lèvres sur la main du magicien. Le blond ne fit pas un geste pour le repousser et Kurogane trouva ceci tout à fait scandaleux. Le peintre, visiblement satisfait de son petit effet adressa un sourire moqueur au ninja. Il se tourna ensuite vers son nouveau modèle et le détailla des pieds à la tête.

- Votre regard est absolument magnifique, déclara-t-il en glissant une main sous le menton de Fye pour pouvoir le regarder dans les yeux.

- On m'a dit que les yeux bleus étaient plutôt rares dans cette contrée, admit le magicien avec un sourire poli.

- Je parle de votre regard, pas de vos yeux. Je n'ai jamais vu un regard si triste, comme hanté. C'est magnifique.

Fye baissa la tête et se dégagea, soudain mal à l'aise, il ne voyait pas en quoi le fait d'avoir un regard triste était magnifique. Kurogane avait de son coté une très forte envie de frapper le peintre, celui-ci s'en rendit compte et lui adressa un autre rictus.

- Et vous quand pensez-vous Kurogane-san ?

Le brun cru qu'il allait s'étouffer, c'était quoi ces questions ? il jeta un coup d'œil à Fye, espérant que celui-ci lance une quelconque absurdité qui mettrait fin à cette conversation sans queue ni tête mais le mage paraissait étrangement sérieux.

- Je m'en fous, finit par lâcher le ninja d'un ton bourru.

- Oh vraiment ? reprit le peintre avec un sourire sadique, il faut pourtant être aveugle pour ne pas voir une telle beauté alors qu'elle est sous votre nez.

D'un geste gracieux, il répéta son geste et força Fye à le regarder, Kurogane ne supportait pas cette manie qu'il avait de traiter le magicien comme s'il n'était qu'une vulgaire poupée.

Le peintre en question eut un claquement de langue appréciateur et entraina le blond vers son atelier sans plus de cérémonies. En quelques secondes, ils étaient sortis. Kurogane poussa un juron, le gosse avait intérêt à trouver cette plume vite fait pour qu'ils puissent enfin partir de ce monde de tordus.

Il releva la tête en entendant ses deux collègues ricaner dans leur coin. Le jeune homme, Udo, s'adressa à lui.

- Alors c'est ce type le nouvel amant d'Alaitz-san ?

- Lequoi ? demanda Kurogane en se demandant s'il n'allait pas vraiment craquer.

- C'est vrai qu'il est plutôt pas mal, admit Lizette, la gérante toujours plongée dans sa paperasse.

- C'est juste son nouveau modèle, coupa Kurogane que cette conversation énervait de plus en plus. Sa réplique déclencha les gloussements des deux autres.

- Oui, pour l'instant, répondit Udo entre deux hoquets, mais ce n'est un secret pour personne ; Alaitz-sama met tout ses modèles dans son lit. C'est bizarre, je crois que c'est la première fois qu'il choisit un homme.

Kurogane, lui tourna résolument le dos, ce peintre dégénéré n'avait pas intérêt de toucher à un seul cheveu de Fye sinon… sinon quoi ? il envoya valser une caisse de pigment, histoire de se calmer les nerfs sur quelque chose.

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Fye avait mal partout, mal aux bras, au dos, dans les jambes, en bref, une vraie misère. Il n'aurait jamais pensé que rester immobile durant des heures pouvait être si exténuant. Il observait d'un œil éteint Alaitz qui ne le lâchait pas du regard alors que sa main ne cessait de se promener sur la toile. Fye frissonna, ce peintre était étrange, il s'en faisait un peu l'image d'un serpent qui l'observait comme s'il était une proie… sa proie…Il ferma les yeux, décidemment, rester inactif pendant plusieurs heures lui donnait des pensées bizarres.

Flash-back

Fye tourna dans la première rue qu'il trouva et se dirigea d'un pas rapide vers les vieux quartiers de la ville. Il s'essuya les yeux avec sa manche d'un geste rageur. Ce ninja de malheur ne pouvait-il pas se mêler de ses affaires au lieu de lui tourner autours ?bien sur que non ! Il fallait sans cesse qu'il le questionne, qu'il lui rappelle que son petit jeu ne marchait pas avec lui… Fye ne s'était jamais beaucoup préoccupé de l'opinion des gens, ils pouvaient le critiquer tant qu'ils le voulaient, de toute façon, Fye était d'accord avec eux. Déjà tout petit, il avait pris l'habitude d'être traité comme une espèce de petite chose monstrueuse et répugnante qu'il ne fallait surtout pas regarder, surtout pas aimer…

Il s'arrêta soudain ; il était dans une impasse… dans tout les sens du terme, pensa-t-il amèrement. Il soupira, à force de marcher sans faire attention où il allait il s'était égaré dans les vieux quartiers. Il leva le nez vers le ciel sombre, la nuit arrivait, ce n'était certes pas aujourd'hui qu'il trouverait un travail… Il se retourna et heurta ce qui lui sembla être une ombre noire.

- Excusez-moi, dit-il en levant les yeux vers la personne qu'il venait de bousculer.

L'homme ne bougea pas d'un pouce, il scrutait Fye de toute sa hauteur et le mage se sentit étrangement mal à l'aise face à ce personnage au regard de reptile. L'homme était grand et mince, une expression de curiosité étrange était imprimée sur son visage pointu. Ses longs cheveux noirs et brillants étaient noués en catogan sur sa nuque d'un ruban de velours gris. Pour les vêtements, Fye remarqua que celui-ci ne portait qu'une chemise noire sur un pantalon de la même couleur, pas de manteau malgré le froid. Toujours sans parler, l'inconnu s'était mis à marcher autours de Fye, décrivant un cercle dont le magicien était le centre. Il l'observa de la tête au pied, sous toutes les coutures. Fye ne le lâchait pas des yeux, il avait l'effrayante impression que s'il tournait le dos à cet homme, celui-ci lui sauterait dessus comme le ferait une bête sauvage. Pourtant, l'homme en question avait tout sauf l'air d'un sauvage, Fye devinait à sa façon de se tenir et de se déplacer qu'il ne faisait pas parti du bas peuple...

- Quel est votre nom ? demanda l'homme d'une voix veloutée.

- Fye D Flowright, répondit le blond par automatisme.

- Je m'appelle Alaitz d'Aisling.

Fye hocha la tête. Tout à coup, l'inconnu lui tourna le dos.

- Suivez-moi, ordonna-t-il à Fye.

Le magicien s'arrêta net en s'apercevant qu'il s'apprêtait à lui obéir. Il hocha la tête pour lui – même, il n'avait pas à suivre cet inconnu qu'il connaissait depuis quelques minutes seulement. Pourtant, il avait l'impression qu'Alaitz n'était pas le genre d'homme à qui on pouvait désobéir facilement. L'homme se tourna vers lui en s'apercevant que le blond ne le suivait pas.

- Alors vous venez ? S'impatienta-t-il.

- Pourquoi ? demanda Fye.

Interloqué, il regarda l'homme pousser la porte d'un magasin qu'il n'avait pas remarqué en passant devant. Pourtant la vitrine était assez large et plusieurs tableaux y étaient présentés. En levant les yeux, Fye put voir l'enseigne sur laquelle était écrit en lettres dorées « Galerie A. Aisling ».

- Parce que vous êtes mon nouveau modèle, répondit simplement l'artiste avec un haussement d'épaules dédaigneux.

Fin flash back.

- Regardez-moi.

Fye rouvrit les yeux en entendant le ton froid et impérieux. Alaitz d'Aisling ne lui parlait jamais comme ça quand il y avait quelqu'un d'autre dans la pièce, ce n'était que lorsqu'il se retrouvait tout les deux dans l'atelier qu'il se montrait glacial. Fye jeta un coup d'œil las à la pendule, ce ne pouvait de toute façon pas être pire qu'avec Kurogane. Le ninja avait fini par lui dire qu'il ne supportait pas sa présence, enfin bon, ce n'était pas comme s'il ne s'y attendait pas. C'est juste que ça lui faisait du mal. Il se mordit violemment la lèvre, plus il y repensait plus il se disait que c'était mieux comme ça…

Il sursauta en sentant le peintre le prendre par la main.

- Je crois que nous devrions faire une pause, vous avez la tête ailleurs. Venez, je vais vous faire visiter.

Fye se leva du fauteuil, étirant avec délectation ses jambes engourdies. Alaïtz lui lança un regard étrange avant de lui sourire et de l'entraîner à travers la demeure.

- Vous ne peignez que des femmes ? demanda Fye, après avoir fait le tour de quelques pièces où étaient exposées diverses toiles.

- Avant oui, mais je m'en suis lassé, les femmes sont tellement… fades.

Fye sentit le peintre se glisser derrière lui et il s'éloigna rapidement en sentant les mains élégantes d'Alaitz frôler sa taille. Ce type avait vraiment les mains baladeuses. Il s'éloigna, mine de rien, le peintre laissa échapper un sifflement agacé que Fye ignora.

La visite continua alors qu'une sorte de jeu silencieux prenait place entre le magicien et Alaitz. Tout en discutant de façon tout à fait naturelle, le magicien fuyait les avances du peintre, feignant d'examiner un détail d'une peinture chaque fois qu'il sentait le brun se glisser derrière lui où tenter de l'enlacer. Le peintre s'en rendait compte et semblait de plus en plus contrarié chaque fois que Fye se faufilait loin de lui. Le blond ne cessait de lui sourire tout en continuant la conversation qu'aucun des deux ne suivait vraiment. À force de descendre dans les étages, ils arrivèrent dans l'entrepôt derrière la boutique. Le magicien décida de se rapprocher de Kurogane, histoire de s'éloigner encore du peintre. Avec un certain soulagement, il vit Lizette accourir vers son employeur avec des tas de papiers qu'il devait signer. Il s'installa à califourchon sur une chaise à proximité de Kurogane, tout en veillant à garder un œil sur Alaïtz.

- Pas trop fatigué Kuropu ?

Le ninja leva la tête et le scruta comme s'il cherchait à l'évaluer du regard.

- Tu me fais la tête Kurorin ?

- Où est-il ?

- Qui ça ?

- A ton avis abruti ? Aisling !

- Je te le dirais si tu me dis « s'il te plait», répondit Fye tout en sachant que son attitude exaspérait Kurogane.

- Tu m'énerves.

Le ninja lui tourna le dos, bien décidé à mettre fin à une conversation inutile.

- Il est avec Lizette, déclara le magicien d'une voix neutre.

Le brun se retourna, durant un instant, il cru voir le magicien lui jeter un regard blessé, mais celui-ci remit bien vite son sourire en place et Kurogane se demanda s'il n'avait pas rêvé.

- Merci, finit-il par lâcher.

- Kurorin devient poli !

Le ninja soupira et lui tourna à nouveau le dos.

- Tu voulais lui dire quelque chose ? demanda Fye.

- Non.

Kurogane appuya sur une malle pleine à craquer pour la fermer.

- Attends je vais t'aider, déclara Fye en se levant.

- Mais qu'est-ce que tu fous ?

Le ninja fit un pas en arrière en voyant le magicien s'approcher de lui. Fye grimpa sur le coffre et s'y assit tranquillement.

- Voilà ! Maintenant tu peux le fermer sans te casser un bras !

- Me casser un bras ? Non mais tu me prends pour qui ?

- Kurorin est tellement fort…

- Tssss. J'avais pas besoin de ton aide, grogna Kurogane en se penchant sur la malle.

- Mais comme ça on peut discuter.

- On parle là, on ne discute pas.

- Il y a une différence ?

- Oui.

Kurogane termina de fermer la malle et releva les yeux vers Fye qui n'avait pas bougé.

- Tu sais que tu peux descendre maintenant.

- C'est que je suis bien là.

- Arrêtes de jouer au gosse !

- Mais je suis un gosse.

Le ninja ouvrit la bouche pour répliquer quand…

- Fye-san, nous devons reprendre.

Le magicien et le ninja se tournèrent vers le peintre qui les observait, les bras croisés, son regard calculateur allant sans cesse de Fye à Kurogane. Le ninja se demanda depuis combien de temps il était là. Alaitz lui décocha un regard venimeux qu'il décida d'ignorer superbement.

- Fais attention à toi, chuchota-t-il rapidement à l'oreille de Fye alors que celui-ci descendait de son perchoir.

Le blond lui jeta un regard étonné puis retourna vers le peintre. Il suivit Alaitz sans un mot, ils commencèrent à remonter les escaliers, quand soudain le peintre se tourna vers Fye et l'attrapa par le poignet.

- Alaitz-sama ?

Le peintre leva un regard empli d'une rage contenue vers lui et entraîna Fye à sa suite, le faisant presque courir de pièce en pièce. Le blond tenta de se libérer, il trébucha à plusieurs reprises mais Alaitz ne semblait pas décidé à le libérer.

Enfin, ils arrivèrent en haut, dans l'atelier du peintre. Sans cesser de serrer le poignet fin du magicien, le brun ferma la porte en un coup de pied et y plaqua violemment Fye. Le blond émit un hoquet de douleur en sentant son dos heurter le bois.

- Ce Kurogane, c'est ton amant ?

- Qu…quoi ?

Le peintre le dévisageait froidement tout en le maintenant prisonnier contre la porte. Fye sentit un frisson horriblement glacé le parcourir, une main du peintre quitta son épaule et vint se poser à la base de son cou.

- Je te demande si tu t'envoies en l'air avec ce type.

Les yeux de Fye s'écarquillèrent imperceptiblement, le brusque changement d'attitude du peintre commençait à l'effrayer. Il ouvrit la bouche pour lui répondre quand la pression sur sa gorge augmenta. Il suffoqua et tenta de repousser le peintre mais le brun le maintenait trop bien. Alaitz observait son modèle se débattre avec une lueur malsaine dans les yeux. La main libre du blond griffait la sienne, il pouvait sentir les ongles du mage s'enfoncer de plus en plus faiblement dans sa peau. Fye sentait ses forces l'abandonner, des larmes s'étaient mises à couler sur ses joues pâles sans qu'il puisse le contrôler tandis que des étoiles rouges éclataient devant ses yeux. Il voulut crier, appeler quelqu'un. Kurogane. Il essayait de sa main libre d'éloigner les doigts puissants d'Alaitz qui lui broyaient la gorge. Il tenta d'envoyer quelques coups de pieds au peintre mais ses forces le quittaient. Son bras retomba, inerte, le long de son corps. La douleur dans sa cage thoracique s'amplifia alors que ses poumons tentaient d'aspirer l'air dans d'ultimes convulsions.

- REPONDS-MOI !!! hurla le peintre au visage du blond.

La tête de Fye retomba sur sa poitrine et dans un ultime effort, il parvint à hocher faiblement la tête de gauche à droite, il n'était pas sur de se souvenir de la question de toute façon. Aussitôt, la serre de rapace qui enserrait son cou s'envola. Il glissa le long de la porte, à demi-inconscient. Il aspirait avidement l'air dans ses poumons, une main sur sa gorge meurtrie. Lentement, sa tête cessa de tourner et il voulut se relever. Mais il sentit la semelle froide de la botte de son employeur s'abattre sur sa nuque.

- Tant mieux, je déteste que l'on prenne ce qui est à moi, déclara celui-ci.

Durant quelques instants, le peintre observa d'un œil appréciateur le magicien à quatre pattes à ses pieds. Puis il enleva son pied et s'agenouilla près de Fye, il passa une de ses mains fines dans les cheveux blonds qui se remettait péniblement.

- La…la … ça va aller. Dit-il tendrement à Fye. Je ne t'en veux pas.

Le mage pensa furieusement que c'était plutôt à lui de lui en vouloir mais n'osa pas répondre. De plus il n'était même pas sur d'avoir la force de parler. Il prit une profonde inspiration et leva la tête vers le peintre qui lui souriait avec élégance et il trouva cela plus effrayant encore. Alaitz l'aida à se lever et Fye sentit son malaise revenir en sentant les mains du peintre sur lui, car le brun ne se gênait pas pour profiter de la situation.

Le regard du peintre s'attarda dans son cou et l'idée vint au magicien qu'il devait avoir des marques. Alaitz le fit se rasseoir dans le fauteuil où il avait commencé à le peindre, puis il prit une clochette et la fit tinter d'un geste gracieux. « Un malade, c'est un malade », pensa Fye en voyant le peintre lui sourire comme si de rien était. Quelques minutes passèrent puis Lizette entra dans l'atelier.

- Lizette, pourrais-tu m'emmener la trousse de maquillage, je crois que ma merveille est abîmée.

A suivre…

Nda :

Naaooonnn pas le bûcher !