Chapitre 2
Le brun entra dans ce fameux restaurant où sa vie avait changé du tout ou tout ,sa première affaire en compagnie d'un..d'un ami ? Oui John était son ami, il avait toujours été, enfin jusqu'à elle. Sa vie avait pris un tournant dans ce restaurant et celle de ce Mathers aussi enfin elle c'était juste arrêtée, rien d'extraordinaire. Il entra ,la sonnette, au dessus de la porte en bois ,sonna, et Angelo alerté par le bruit, arrêta sa discussion avec un policier et arriva les bras en l'air vers Sherlock.
« Sherlock, enfin vous êtes là ! Cria t-il
-Oui. Quel est le problème cette fois-ci Angelo ? Dit Sherlock en voyant la goutte de sueur sur le front dégarni du restaurateur. Angoisse, Peur. Pensa le détective
-Ils m'accusent du meurtre de Mr. Bill Mathers. S'il vous plaît, Sherlock, je ne veux pas retourner en prison, je ne veux pas tout perdre. Ce restaurant est...
-Ne vous inquiétez pas. » Le coupa sèchement Sherlock. Angélo pouvait vraiment être d'un ennui quand il s'y mettait. Que pensait Angélo ? Que lui détective consultant seul au monde, allait échouer devant une affaire si banale ?
Angélo un peu vexé , mais rassuré s'en alla.
Le brun analysa le restaurant pour repérer les indices mais ne vit rien, ce qui le surprit ,mais ne s'attarda pas il avait besoin de son conducteur de lumière qui ne devrait pas trop t'attarder. Il ne le dira sans doute jamais mais John était devenu très important pour Sherlock, peut-être même trop...
Un bruit de sonnette, une crinière dorée, un conducteur de lumière fit son apparition.
Si le détective était joyeux de voir son ami arriver, il ne le montra pas. Il accueillit son ami avec le même sourire que Grumpy Cat.
« Enfin ! Soupira Sherlock, essayant de cacher sa joie de revoir son ami.
-Je suis aussi content de te voir ! »
Le blond venait juste de traverser tout Londres, pour son meilleur ami et c'était comme ça qu'il était accueilli ? Il devait sans doute arrêter de rappliquer comme un petit chien, mais c'était plus fort que lui. Le docteur croyait, comme depuis leur première rencontre, que ce détective/sociopathe n'était juste qu'un enfant, à la recherche de reconnaissance. Est-ce qu'il commençait à avoir de la pitié pour Sherlock ? Il ne pût aller plus loin dans ces réflexions car le détective l'entraîna dans les toilettes pour lui montrer la scène de crime.
Ce qu'il vit fût atroce: un homme un peu plus de 40 ans, brun légèrement dégarni, la tête coincée dans la cuvette et..."SHERLOCK !" s'exclama le docteur en le voyant soulever la tête de la victime comme un vulgaire bout de viande.
"Ne t'inquiètes pas John, j'ai des gants." fût la réponse de Sherlock.
Sherlock prit délicatement la main de l'homme dans la cuvette et inspecta les ongles de celui-ci, il les renifla et prit le résidu vert qu'il renifla à nouveau. Il posa le nouvel indice dans un sac en plastique et continua ses recherches. Il toucha les lèvres de la victime, et défit le pantalon de celui-ci sous les yeux étonnés de John. Quand le pantalon de celui fût à terre Sherlock se mit à genoux et inspecta les genoux de la victime, ce qui le mit dans une position plus qu'embarrassante pour John, mais cela ne semblait pas gêné le déctive qui demanda à John de venir l'aider.
"Sherlock, pour l'amour du ciel, pourquoi lui as-tu enlevé son pantalon !?" s'énerva John, ne comprenant pas toujours les actions du brun.
Sherlock ne répondit pas car il trouva que cette réflexion n'avait pas besoin de réponse.
C'est à ce moment précis que Lestrade et son équipe décida d'entrer. Ils s'arrêtèrent tous en voyant les deux hommes à genoux en face de la victime dévêtu de son pantalon. Sherlock fût le premier à se relever pour annoncer à Lestrade ses découvertes :
"Dr. Mathers est un escroc, enfin oui il est docteur mais pas comme John. Il ne fait pas le bien. Il y a des traces de canabis sur ces ongles et des hématomes sur ces genoux dû au canabis. Dans son sac, il a 2 téléphones tous les deux de marques assez chères,oui vous me direz un docteur peut, s'il est réputé, s'offrir des choses de marques mais expliquez moi alors les traces un peu partout sur son corps, hein ? Pas d'idées. Quand on consomme ce genre de drogue nos sens ne réagissent plus normalement: le toucher, l'odorat, la vue,l'ouïe et le goût. Le temps paraît plus ou moins long. Les drogués ont des halluciantions. Comment un docteur consommant du canabis, donc endetté, pourrait s'offrir 2 portables ? Et pourquoi 2? Alors ? , finit Sherlock légèrement à bout de souffle
«Vous pensez que ce "docteur" est un dealer de drogues ? Tenta Greg
-Pas si lent après tout..
-Oh je vous en prie Holmes ! Pourquoi Matbers ferait-il ça ? s'exclama Anderson
-Idiot. Très idiot, la seule question dans cette affaire qui comportera un «pourquoi» est la raison de son meurtre. Pourquoi un dealer de drogue, pas spécialement connu, sinon je l'aurai reconnu, vient à trouver la mort par une personne plus qu entraîné ? dit finalement Sherlock.»
Alors d'après Sherlock, ce Mathers était à la fois dealer et consommant de drogues ? Pas si étonnant se dit John. Mais comment arrivait-il à vendre sa marchandise sans se faire voir ? se demanda le médecin.
"Il a sa propre "ferme". Il sent le renfermé et l'humidité. Pour vendre ce genre de produit je dirais que la plupart de ces clients sont des drogués, Lestrade vous et vos chiens renifleurs allez voir dans l'appartement de la victime pour prouver que j'ai raison et John et moi allons demander la liste des patients de Mr. Mathers."
John vit son ami partir en laissant derrière lui un Lestrade souriant et une équipe outré de devoir suivre les instructions d'un détective amateur, car oui ils allaient suivre à la lettre les instructions de ce taré comme d'habitude.
Dans un appartement, une jeune femme se lava délicatement les mains tachées du sang de sa dernière victime. Quand elle eut finit, Lise soupira et sortit un carnet de sa veste en cuir,elle aussi tachée d'un rouge profond,et marqua lentement le nom de sa victime : Bill Mathers.
Elle soupira: Encore un.
Son carnet était presque plein, son carnet où tous les noms de ses victimes reposaient. C'était comme un rituel, Jim l'envoyait tué quelqu'un qui lui faisait plus ou moins de l'ombre ou juste parce qu'il avait trouvé le nom de la victime sur internet et avait décidé que sa vie ne valait plus rien, Lise y allait , trouvait la victime et la tuait , puis rentrait chez elle et se lavait les mains et marquait le nom du mort.
Son cellulaire vibra dans sa poche, elle le sortit et vit le nom marqué : Jim Moriarty. La brune décrocha et dit d'une voix quelque peu trop confiante au goût de James :
"C'est fait, j'ai finit. Et je veux un peu de repos Jimmy !
- Liiiiiise, tu sais, la façon dont tu me parles peux jouer OU PAS en ta faveur ! Combien de fois devrais-je le répeter ?, s'énerva Jim
- Très bien, Mr Jim, je vous demande un peu de repos je suis crevée. " Un rire se fit entendre à l'autre bout du téléphone et James déclara:
"Tu vois , tu peux quand tu veux. Très bien, je te laisse 7 jours mais pas plus.
- Merci! Alors à la prochaine mission!"
Lise était très doué pour ne pas montrer ses sentiments, son frère lui avait tout appris ! Lise était terrifié à l'idée de reprendre son "travail", mais ne montrait rien. Elle paraissait confiante, Lise venait de négocier des vacances avec le plus dangereux criminelle de tous les temps mais au fond d'elle, la confiance n'était pas tellement un trait de son caractère. Mais il le fallait dans ce monde, dans cette vie qu'elle menait,la timidité pouvait vous attirer beaucoup de problèmes. On vous voulait confiante, vous ne devez pas tressaillir sans aucun prétextes et ça Lise l'avait compris au plus jeune âge .
