Le voici le voilà, le deuxième chapitre de "The fish are crying in the water". J'espère pouvoir (enfin) faire une fic digne de ce nom qui ne s'arrête pas en plein milieu~ Bref. Bonne lecture. Pour ce chapitre, je vous propose d'écouter une chanson de Rurutia, "Mizugeshiki hoshi moyo (ballad version)".

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Roxas marchait, sa valise à la main. Il avait toujours cru que, comme dans toutes bonnes comédies américaines, il pleuvait des cordes lors de ruptures mais aujourd'hui, la météo avait décidé de se foutre de sa gueule et un soleil éclatant illuminait la Cité du Crépuscule.

Le jeune homme marcha un long moment, perdu dans ses pensées. Qu'allait-il faire maintenant ? Il fallait qu'il trouve quelqu'un qui puisse l'héberger quelque temps, jusqu'à ce qu'il trouve un nouvel appartement. La liste des potentiels âmes charitables défila dans sa tête et il examina les noms les uns après les autres, pesant le pour et le contre.

Il lui vint enfin une personne en tête, qui n'hésiterait pas à l'héberger. Avant, ç'aurait été Naminé, mais dans le cas présent… Un sourire morne traversa son visage. Il ne fallait plus qu'il y pense, ou tout du moins pas pour le moment.

Il tourna alors le dos au soleil de midi et se dirigea vers le métro, espérant que son vieil ami serait chez lui.

*

« Où est-ce que tu mets tes mains, toi ?!

- Tu ne vas pas faire ton prude tout à coup !

- Non, mais quelqu'un sonne à la porte et j'aimerais voir qui c'est…

- Oh, allez !

- Non, vraiment, pas maintenant Larxy… Et puis lâche moi un peu, le temps que j'aille ouvrir !

- Pff, rabat joie… »

Roxas sonnait à la porte de son meilleur ami depuis deux bonnes minutes. Il espérait de tout son cœur que son meilleur ami serait là car il ne se sentait pas la force de chercher un autre endroit pour dormir. Il appuya sur la sonnette un long moment puis baissa son doigt en soupirant. Il allait tourner les talons quand il entendit le bruit d'un verrou que l'on ouvre et le grincement familier de la porte de l'appartement 302.

« Roxas ? Qu'est-ce que tu fais là ? »

L'interpellé observa l'homme sur le pas de la porte ; dieu soit loué, c'était Axel. Un rire nerveux pris le blondinet.

« Ah, hm… Salut ! Je… Je passais par là et…

- Avec une valise ? »

Le sourcil droit du roux se souleva en signe d'étonnement, et Roxas regarda sa main droite. Ah, oui, c'est vrai qu'il avait sa valise à la main.

« Ah lala… Allez, entre, c'est toujours plus agréable de discuter à l'intérieur. »

Axel entra alors à l'intérieur de l'appartement, suivit de Roxas. Rien n'avait changé ici depuis sa dernière visite : les murs étaient toujours d'une couleur orangé et chaleureuse, les affaires était toujours en bazar. Le blond se sentait bien ici, et inspira une grande bouffé d'air. Discuter avec son meilleur ami lui ferait du bien, sans aucun doute.

Il fit alors son chemin dans l'appartement après avoir laissé sa veste et sa valise dans l'entrée et rejoint Axel dans la cuisine.

« Ooooh, mais c'est-y pas Roxas ! Salut le blondinet ! s'exclama une voix féminine.

- Oh, bonjour Larxène… Comment ça va ?

- Bien bien ! Allez, installe toi !

- Et dire que tu ne voulais pas ouvrir la porte… » soupira Axel.

Larxène rie doucement et engagea alors la conversation avec le blondinet qui les avait rejoint. Ce dernier souriait doucement, répondant distraitement aux questions posées. Il repensait à la rencontre entre Larxène et Axel : ils étaient dans la même classe, au lycée. Ils ne se parlaient pas tellement et un jour ils étaient allés ensemble en ville, puis une deuxième fois, puis une troisième… Ils étaient ensemble depuis ce moment là, pour le meilleur et pour le pire. Bien sûr, il y avait eu des hauts et des bas et ils avaient souvent frôlés la rupture, mais au final ils étaient encore tout les deux.

Roxas souria amèrement : où en était-il, lui… ? Une main passa alors devant son visage, le faisant sursauter.

« Hey ho, la Terre appelle la lune ! Tu planes ou quoi ?

- Ah, euh, désolé… Tu disais ?

- Tu es vraiment irrécupérable… Le déjeuner est servi, crétin. »

Axel posa alors une assiette face au blond dont le ventre réagit plutôt bruyamment à la vue des victuailles. C'est vrai qu'il n'avait pas mangé ce matin… Le déjeuner se passa tranquillement, et puis vint l'après-midi et le départ de Larxène qui avait rendez-vous en ville. Après un dernier baiser au rouquin, elle ferma la porte et laissa les deux mâles en tête à tête. Ils s'installèrent dans le salon, mettant la télé en bruit de fond puis un silence s'installa. Au bout d'un long moment Axel, qui était d'un naturel impatient, dit :

« Alors, qu'est-ce que tu-

- Naminé et moi on a rompu. »

Un instant de flottement, puis une réaction plutôt virulente se fit entendre.

« Q-q, quoi ?? Non mais qu'est-ce que tu me chantes là, comment ça vous avez rompus ?!

- C'est moi qui l'ai larguée.

- … Oh. »

Axel se cala alors au fond du canapé et écouta le récit de Roxas. Il lui dit tout dans les moindres détails : son malaise au réveil, ses larmes qui ne cessaient de couler, la tasse de lait chaud qui avait brûlée Naminé… Et puis sa valise, les larmes de son, à présent, ex, son départ. A la fin de l'histoire, il renifla longuement.

« Et voilà… Au final j'ai échoué chez toi…

- Eh ben, ça en fait des histoires… »

Axel soupira, se grattant la nuque.

« Tu es quand même le roi des abrutis parfois…

- …

- M'enfin, c'est aussi pour ça qu'on t'aime bien. Je pourrais te dépanner pendant un certain temps, mais n'en profite pas pour t'installer durablement hein ? »

Roxas, qui avait les larmes aux yeux, se tourna vers son ami qui souriait doucement. Ce dernier ouvrit alors grand les bras, et le blond n'hésite pas une seconde pour se glisser dans cette étreinte amicale, tandis que les larmes glissaient sur ses joues.