Disckamer : Les personnages appartiennent à Tite Kubo. UA - Yaoi
Bonne lecture !
Chapitre 2
Ichigo avala une grande bouffée d'air. Il était vivant ! A ses côtés Renji toussait comme un beau diable mais tentait de lui sourire à travers les larmes que déclenchaient ses quintes de toux incessantes. Des médecins, secouristes et autres services d'urgence s'activaient autour d'eux et ils étaient étendus sur des civières. Il ne se rappelait quasiment rien depuis le sinistre craquement et l'effondrement du toit. Sinon qu'il avait cru vivre les dernières minutes de sa jeune vie… Une ombre se dressa soudain entre lui et le soleil et il se tourna vers elle :
- Comment tu te sens Kurosaki ? lui demanda le commandant Kuchiki.
- Ça va… enfin je crois… Comment ? interrogea-t-il.
- Les pompiers nous ont vus… répondit ce dernier en faisant un signe de tête vers leurs sauveurs, occupés maintenant à maîtriser les flammes s'élevant de ce qui avait été le dojo de la police.
Ichigo chercha des yeux les autres et aperçut le commandant Ukitake allongé sur une civière, un masque à oxygène sur la bouche, encore plus pâle que d'habitude. A ses côtés se tenait le commandant Kyôrakû qui semblait aller à peu près bien mais était visiblement très inquiet :
- Il n'est pas…
- Non ! le coupa Byakuya en laissant échapper ce qui ressemblait à un sourire de soulagement, juste sonné et il avalé bien plus de fumée que nous tous… Il n'a pas un instant quitté la salle. Ils vont l'emmener pour des examens. Vous deux aussi d'ailleurs !
- Mais…
- Pas de discussion ! C'est un ordre ! aboya le commandant dans une tentative légère de dédramatiser un peu la situation. Le lieutenant Histugaya vous accompagnera.
- Commandant… fit celui-ci d'un ton de reproche à peine voilé.
- Je vais bien, éluda ce dernier et on va manquer de commandants ici sinon.
Argument sans réplique et son bras droit le savait parfaitement. D'ailleurs le commandant Kuchiki était déjà sollicité par les secours arrivant encore sur place. Toshiro s'occupa donc de l'évacuation de ses collègues et monta dans la même ambulance que le jeune Ichigo, la dernière emmenant des policiers.
Le commandant Kuchiki regarda partir les ambulances emmenant son mentor, son meilleur ami, son bras droit et les tout jeunes policiers qui les avaient suivis sans l'ombre d'une hésitation malgré le danger :
- Des graines de héros non ? commenta Kisuke Urahara venu se porter à ses côtés.
- Ils sont courageux… ou inconscients… répondit-il pensif.
- De bonnes recrues, c'est certain ! ajouta une autre voix.
- Hisagi ! Que fais-tu ici ? s'étonna Byakuya en le découvrant.
- On m'a ordonné de venir aider, précisa le jeune homme qui était normalement de permanence au poste de police pendant le tournoi. Je me mets à vos ordres commandant Kuchiki ! Où est Toshiro ? Rangiku m'a expliqué ce qui s'était passé…
- Je l'ai envoyé à l'hôpital, précisa son commandant ravi qu'un autre de ses hommes soit présent sur le terrain.
- Il est blessé ? interrogea l'arrivant.
- Légèrement seulement et il pourra superviser les opérations là-bas. Avec ses gamins on ne sait jamais… Ils pourraient vouloir quitter l'hôpital sans même avoir été examiné !
Hisagi soupira de soulagement… Un court instant il avait cru que…
- Au boulot ! le coupa son commandant dans le cours de ses pensées, prend Matsumoto avec toi et évacuer-moi toutes ces personnes si elles n'ont rien. De plus amples informations leurs seront donnés quand elles reprendront leur travail. Kisuke ?
- Oui, c'est aussi ce qu'on m'a dit… Réunion de tous les commandants demain à la première heure ! J'espère que Jûshirô sera de nouveau sur pied…
Oui, Byakuya l'espérait aussi.
Aidés des autres commandants sur place, ils se mirent tous rapidement au travail, évacuant tous ceux qui n'avaient plus de raisons de rester sur place. Tous étant soit policier, soit personnel administratif de la police, ils seraient aux premières loges pour connaître la nature exacte de cet incendie et ses conséquences sur le tournoi, qui du coup n'était pas parvenu à son terme.
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A l'hôpital, un peu plus tard.
Ichigo tenta plusieurs fois d'expliquer que non, il se sentait pas mal, qu'il ne toussait pas particulièrement… sans succès visiblement puisque qu'on lui reposait sans cesse les mêmes questions. Jusqu'à :
- Ichigo ! Comment ça va ?
- Papa ?
- Ichi-ni ! cria la voix de Yuzu en se précipitant devant son père, Karin la suivant plus modérément.
- Docteur Kurosaki ? interrogea une infirmière surprise de le trouver là. Puis-je savoir ce que vous faites ici ?
- C'est mon fils ce patient ! répondit impatiemment le médecin en lui arrachant presque la feuille de soin qu'elle tenait dans ses mains. Faites-moi vite un topo !
- Je me sens bien papa… finit par intervenir Ichigo, gêné.
Mais ni son médecin de père, ni même l'infirmière ne l'écoutait déjà plus. Ils parlaient en termes techniques et le jeune policier se désintéressa rapidement de leur conversation pour reporter son attention sur ses deux cadettes :
- Ce n'était pas la peine de venir… vraiment…
- Mais Ichi… reprocha aussitôt Yuzu.
- C'est moi qui ai fait prévenir ta famille Kurosaki ! intervint alors le lieutenant Hitsugaya en pénétrant de la pièce où l'on avait mis le jeune policier. Comment ça va ?
Ichigo remarqua plusieurs bandages sur ses bras, signe qu'on a déjà soigné ses blessures, tout comme les siennes d'ailleurs :
- Bien, je n'ai que quelques brûlures apparemment… Et les autres ?
- Abarai va rester en observation, il semble qu'il ait vraiment avalé beaucoup de fumée, il n'a pas eu ta présence d'esprit en se protégeant avec un linge mouillé, expliqua encore Toshiro.
- En fait… je n'y avais pas pensé non plus mais quelqu'un m'en a tendu un… rectifia le jeune homme en se grattant la tête, un peu honteux de ne pas y avoir pensé lui-même ou simplement de n'avoir pas songé à faire de même pour son ami.
- Sûrement le commandant alors, conclut Toshiro avant de poursuivre. Le commandant Ukitake va rester aussi. Pour toi, le comandant Kyôrakû et moi-même, on devrait pouvoir rentrer ce soir. C'est pour ça que j'ai fait appeler ton père…
- Oh ! Merci alors !
- De rien.
- Dites lieutenant…
- Oui ?
- Comment ça va se passer pour le tournoi du coup ?
- Je l'ignore… mais je suppose qu'on aura des infos dès demain. Pourquoi cette question ? s'étonna Toshiro.
- Pour rien, c'est juste que j'aurais aimé savoir où j'allais être affecté…répondit le jeune homme presque pour lui-même.
Ce qui fit sourire Toshiro, persuadé que le jeune policier avait déjà une idée bien précise de l'unité qu'il souhaitait rejoindre.
- Je vais voir comment va Abarai, annonça-t-il en quittant la pièce, on se revoit demain Kurosaki !
- Merci, répondit ce dernier en souriant pendant que son père, visiblement satisfait du rapport de l'infirmière organisait sa sortie. Il se demanda s'il pouvait passer voir lui aussi, son ami, avant de partir. Enfin avec toute la famille avec lui, ça n'allait pas être si évident…
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Shunsui refusa de quitter son ami encore inconscient, et ce malgré les vives protestations des infirmières. Planté debout à côté du lit, il s'obstinait, refusant toute autre possibilité que celle de rester où il était :
- Je refuse de le laisser seul ! répéta-t-il une énième fois.
- Monsieur… tenta encore l'infirmière plus qu'exaspérée par son attitude.
- Laissez-le, intervint alors le médecin chargé du commandant Ukitake.
- Mais docteur Ishida…
- Ça suffit ! Laissez, je vous dis !
L'infirmière se renfrogna et sortit sans ajouter un mot :
- Merci… Comment va-t-il ? demanda Shunsui en s'asseyant sur le fauteuil à côté du lit.
- Nous allons le laisser toute la nuit sous oxygène ce qui devrait suffisamment évacuer la fumée qu'il a pu ingérer… Mais c'est plutôt son état général qui m'embête…
- Que voulez-vous dire ? s'alarma aussitôt son ami.
- Ses examens montrent qu'il est épuisé. Je lui avais pourtant recommandé d'être prudent… A-t-il eu des enquêtes pénibles ces derniers temps ? Des contrariétés particulièrement stressantes ?
- Pas à ma connaissance… et il ne m'a pas semblé vraiment aller mal cet après-midi… s'étonna le commandant en regardant soudain fixement le médecin. Est-il…
Mais il ne réussit pas à prononcer ces paroles qu'il n'arrivait même pas à envisager… Le perdre maintenant… Il ne le supporterait pas.
- Ne paniquez pas non plus ! le rassura le médecin. Il est hors de danger mais il va vraiment falloir qu'il lève le pied ! Je compte sur vous pour lui faire entendre raison ! ajouta-t-il en sortant.
Shunsui regarda longuement son ami et amour secret avant de caresser doucement ses joues aussi blanches que les draps, faisant attention à ne pas gêner sa respiration encore maintenue sous masque :
- Ne me quittes pas Jûshirô… ne m'abandonnes pas… je t'aime…. laisses-moi le temps de trouver le courage de te l'avouer… murmura-t-il à l'endormi en glissant son visage dans son cou, l'empêchant de voir les paupières de son ami papillonner quelques peu, s'ouvrirent pour se refermer presque aussitôt.
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Le lendemain, bureau du commandant en chef de la police
- Bonjour à tous et merci de vous être déplacés un dimanche mais nous devons faire face à des circonstances quelques peu exceptionnelles… les salua le commandant Yamamoto en faisant le tour de la table des yeux, examinant chacun des commandants de brigade ici présent ainsi que quelques autres hauts responsables qu'il avait convié à cette réunion.
Après quelques courts instants de silence il se tourna vers Shunsui :
- Comment va notre ami le commandant Ukitake ? lui demanda-t-il bien qu'il ait été informé peu de temps auparavant de l'état de santé de son subordonné.
- Il n'était pas assez remis pour être présent ce matin, précisa ce dernier, mais il a tenu à participer tout de même à cette réunion par vidéo.
Sur un signe du commandant en chef, un des nombreux écrans de la salle s'alluma et chacun put voir le visage de leur collègue et, pour beaucoup ami, assis sur son lit d'hôpital :
- Bonjour à tous…fit ce dernier d'une voix fatiguée et lasse.
Chacun le salua d'un simple signe de tête, conscient qu'il ne fallait pas plus le fatiguer que nécessaire et que l'heure n'était pas aux conversations privées.
- Nous allons tâcher de faire aussi vite que possible, continua le commandant en chef en enchaînant rapidement, je passe la parole à Byakuya Kuchiki qui a supervisé sur place hier les résultats préliminaires de cet incendie auprès de secours.
Ce dernier se leva et fit rapidement des yeux le tour de la table avant de commencer :
- Effectivement les premières analyses sur place laissent présager qu'il s'agit d'un incendie criminel et non accidentel comme nous l'avions pensé au départ. Mais également que nous devons tous notre salut au commandant Ukitake, chargé de vérifié la sécurité des lieux avant le tournoi, comme me il me l'a lui-même confirmé ce matin quand j'ai été lui rendre visite…
Il jeta un œil vers son mentor qui lui fit signe de continuer :
- C'est après avoir découvert plusieurs alarmes encore intactes déconnectées dans les locaux épargnés par les flammes que les pompiers m'ont contacté hier soir après avoir complètement sécurisé les lieux. Nous avons conclu, après un examen approfondi des décombres qu'il s'agissait bien d'un incendie criminel. Ce n'est que grâce à la vigilance du commandant Ukitake quand il a vérifié les installations de sécurité que certaines alarmes ont pu s'activer et fonctionner normalement, nous prévenant avant l'inévitable. Je n'ose imaginer ce qui ce serait passé sans ça…
Ilse rassit et le commandant en chef laissa un moment le temps à tout le monde de réaliser et d'analyser ses paroles avant de continuer. Kyôrakû, déjà au courant vu qu'il était à l'hôpital quand Byakuya était passé ce matin, ne quittait pas des yeux son ami sur la vidéo, ayant hâte d'aller le retrouver.
- J'ai confié ce matin même l'enquête concernant cet acte criminel à la Brigade Spéciale et j'attends de vous tous ici une entière collaboration avec ses services ! Il va sans dire que cette enquête est prioritaire. Si quelqu'un cherche à supprimer des policiers nous devons savoir qui. Et rapidement.
Tout le monde hocha la tête en signe d'assentiment.
- L'autre raison qui nous réunie tous ici est le tournoi bien sûr. Comme il s'est retrouvé interrompu au moment de la finale je propose que les deux finalistes choisissent l'unité qu'ils veulent rejoindre. Cela qui nous éviterait des suppositions inutiles quand au gagnant surtout qu'ils avaient tous deux sensiblement les mêmes chances de l'emporter.
- C'est sûrement la solution la plus juste, commenta Jûshirô de son lit d'hôpital avec un sourire.
Ce que tout le monde sembla approuver.
- Dans ce cas je recevrai les deux jeunes lauréats dès ce soir et j'attends comme chaque année vos choix quand aux autres candidats dans la journée. Je n'ai pas besoin de vous préciser de ne rien laisser filtrer des informations échangées ici tant que les communiqués officiels ne sont pas faits et transmis…
Ce à quoi tout le monde répondit par un nouveau hochement de tête.
- Merci à tous et surtout à vous, commandant Ukitake, récupérez le plus vite possible, nous avons plus que jamais besoin de tout le monde ici.
Ce dernier salua et la vidéo se coupa.
Le commandant en chef regarda les uns et les autres quitter lentement la salle, encore pour la plupart, sous le choc des révélations faites plus tôt. Ce qui n'avait rien de bien surprenant. Il n'était quand même pas si courant qu'on attaque directement et ouvertement la police.
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Hôpital, fin de journée.
Ichigo avait réussi à quitter, non sans mal, la résidence familiale pour venir chercher son ami qui sortait comme convenu aujourd'hui. Renji l'attendait patiemment dans sa chambre, encore en blouse d'hôpital :
- Salut ! fit-il en arrivant. Comment tu te sens ?
- Bonjour ! Nettement mieux ! répondit le policier alors qu'Ichigo lui envoyait un sac plastique qu'il rattrapa au vol.
Il se leva aussitôt et se dirigea vers la salle d'eau en remerciant le jeune orangé :
- Je me change et on va voir le commandant Ukitake, dit ce dernier en disparaissant.
Ils avaient en effet convenu par téléphone le matin même de passer le voir avant de rejoindre les locaux de la police, ayant tous deux reçus une convocation du commandant en chef.
Renji fut bientôt prêt et il ramassa ses vêtements encore imprégnés de fumée qu'il fourra dans le sac maintenant vide. Ils prirent ensuite la direction de la chambre du commandant encore hospitalisé en discutant du but de cette soudaine convocation :
- Tu crois que c'est pour le tournoi ? demandait le rouge.
- Comment veux-tu que je le sache ! rétorqua l'orangé alors qu'ils arrivaient à destination. D'ailleurs la porte s'ouvrit avant qu'ils aient eu le temps de frapper et ils se retrouvèrent, un peu surpris, face à Byakuya Kuchiki qui sortait de la chambre du commandant Ukitake :
- Qu'est-ce que vous faites ici ? demanda ce dernier après les avoir salués.
- Nous voulions passés le commandant Ukitake, répondit Ichigo. Nous pouvons ?
- Bien sûr que vous pouvez ! intervint la voix de Shunsui Kyôrakû qui leur signe d'entrer avant de suivre Byakuya, mais ne le fatiguez pas trop !
- Oui, bien sûr…
Pendant que les jeunes gens échangeaient quelques mots avec leur aîné, Shunsui entraîna Byakuya un peu plus loin :
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda ce dernier un peu surpris.
- Jûshirô est trop fatigué pour que tu viennes sans cesse l'importuner Byakuya ! Son médecin est très inquiet !
- Que voulez-vous insinuer ? interrogea ce dernier en fronçant les sourcils.
- Rien de plus que ce que je viens de dire ! Au dire de son médecin, il est épuisé et il doit impérativement lever le pied, expliqua son ami. Alors essaies d'espacer tes visites si c'est pour parler boulot…
- C'est si grave que ça ?
- Je n'en sais guère plus malheureusement… se désola Shunsui, même à moi il n'a rien laissé paraître… sinon jamais je n'aurais accepté cette démonstration, tu penses bien !
Byakuya put effectivement percevoir une sincère inquiétude sous les propos de son aîné.
- Bien, conclut-il, je passerai par vous désormais avant de venir… Mais tenez-moi au courant de votre côté s'il vous plait.
- Pas de soucis.
Ils se saluèrent et le jeune commandant fit quelques pas dans le couloir :
- Byakuya ? l'arrêta Shunsui.
- Oui ? répondit-il en lui jetant un regard interrogateur.
- Trouves ces enfoirés au plus vite ! reprit son aîné d'une voix dure que ne lui connaissait pas le jeune homme. Et n'hésites pas à faire appel à mon équipe ! J'ai laissé des ordres dans ce sens ! rajouta-t-il joyeusement, redevenu lui-même avant de se détourner pour rejoindre Jûshirô.
Le commandant resta un instant songeur devant cette attitude si peu commune de son aîné et se détourna à son tour pour regagner son bureau.
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Bureau du commandant en chef de la police
Renji et Ichigo se tenaient au garde à vous en face du grand bureau du commandant en chef de la police de Karakura. Tout aussi impressionnés l'un que l'autre, attendant patiemment que l'occupant du siège derrière cet énorme bureau de bois foncé leur accorde une miette d'attention. Ce dernier mettait la dernière touche à un communiqué et appela son lieutenant par l'interphone pour le lui donner :
- A diffuser au plus vite ! ordonna simplement Yamamoto en le lui tendant. Il attendit encore qu'il eut refermé la porte sur lui avant de regarder longuement les deux jeunes policiers, toujours debout devant son bureau :
- Renji Abarai, Ichigo Kurosaki…
- Oui !
- Prenez place, fit-il en leur désignant les fauteuils où les deux s'installèrent plus gauches que jamais.
- Avant toute chose, sachez que votre attitude à tous deux pendant cet incendie est celle que j'attends de tous mes hommes et que vous n'avez fait que votre devoir. N'attendez donc aucune faveur ni aucun compliment pour cela !
- Loin de nous cette idée commandant ! se récria immédiatement Ichigo un peu vexé qu'on puisse leur prêter de telles intentions.
Ce qui fit sourire silencieusement le commandant qui poursuivit néanmoins :
- La raison de votre convocation à tous deux est le tournoi qui n'a put s'achever normalement comme vous le savez.
Les deux jeunes retinrent un instant leur souffle :
- J'aimerais que vous me révéliez quelle affection vous auriez choisie si vous l'aviez gagné…
- la Brigade Spéciale ! répondirent-ils en un chœur parfait avant de se regarder en comprenant qu'ils souhaitaient tout deux la même affection depuis le début.
- Vous n'en aviez jamais parlé ? s'étonna le commandant Yamamoto un peu surpris par la vivacité de leur réponse et leur étonnement face au choix de l'autre.
- Non commandant, avoua Renji un peu gêné, sachant qu'il n'y avait qu'un seul vainqueur…
Ils n'osaient même plus se regarder, songea le commandant en décrochant son téléphone :
- Pouvez-vous me rejoindre dans mon bureau ? demanda-t-il à son mystérieux interlocuteur. Puis il enchaîna avec l'autre sujet du jour :
- Autre chose. Vous saurez bien vite que l'incendie du dojo est un acte délibéré et que j'ai ordonné une enquête à ce sujet. Il se peut qu'on fasse appel à votre témoignage à tous deux. J'attends de vous une entière coopération.
- Bien sûr… mais vous êtes certain ? demanda Ichigo.
- Douteriez-vous de mes propos ? rétorqua son supérieur un rien agacé.
- Non ! Non ! s'excusa l'orangé aussitôt comprenant qu'il s'était mépris sur ses propos. C'est juste qu'attaquer aussi ouvertement la police est un peu…
- Gonflé, finit pour lui Renji tout aussi surpris que lui.
On frappa à cet instant à la porte ce qui empêcha ou évita au commandant en chef de répondre. Le commandant Kuchiki fit son entrée à l'invitation de son supérieur :
- Vous désiriez me voir ? interrogea ce dernier en jetant un regard surpris sur les deux policiers.
- Oui. Approchez-vous… Dites-moi, vous comptiez recrutés combien de personnes pendant le tournoi commandant Kuchiki ?
- Difficile à dire… Disons au moins trois, quatre si possible. Comme vous le savez mon unité n'est pas encore au complet, sourit Byakuya commençant à entrevoir le but de cette convocation surprise.
- Alors en voici deux ! fit son supérieur en désignant les deux jeunes policiers, si toutefois ils vous conviennent bien sur !
- C'est leur choix à tous deux ? s'étonna Byakuya jetant un œil surpris aux deux jeunes policiers qui s'étaient levés à son entrée.
- Oui. Et sans s'être consulté qui plus est !
- Intéressant…
Ichigo et Renji se regardèrent surpris :
- Intéressant dans quel sens ? s'enquit Ichigo dont la patience n'était pas la plus grande vertu, vous ne voulez pas de nous ?
- Commandant Kuchiki !
- Quoi ?
- Vous ne voulez pas de nous commandant Kuchiki ! répéta Byakuya, si vous devez travaillez sous mes ordres tachez de ne pas l'oubliez jeunes bleus ! Suivez-moi !
- Oui commandant Kuchiki ! s'écrièrent en même temps les deux policiers en s'exécutant promptement.
Le commandant en chef regarda en souriant les trois hommes le saluer avant de se replonger dans son travail qui consistait maintenant à satisfaire au mieux les différentes demandes des commandants d'unités. Certains n'apprécieraient pas le choix des deux candidats…
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Bureaux de la Brigade Spéciale
- Tu sais ce qui lui veut le commandant à cette heure ? demanda Hisagi à Toshiro qui étudiait les différents rapports des premières conclusions sur l'incendie.
- Et comment veux-tu que je le sache ? s'étonna le jeune homme en relevant la tête pour regarder son collègue.
- Parce que tu sais toujours tout sur tout ? ironisa Shûhei en lui faisant un clin d'œil complice.
Ce qui fit sourire Toshiro, chose assez rare chez lui et qu'il n'accordait qu'à très peu de personnes.
- Tu me prêtes encore une fois des qualités que je ne possède pas Shûhei… Tu es tout aussi doué que moi.
Ce à quoi le jeune policier répondit par une moue dubitative que Toshiro trouva adorable… Mais il n'eut pas le temps de s'approfondir sur ce que cette constatation amenait comme questions avec elle car la porte s'ouvrait sur le commandant Kuchiki, Ichigo et Renji :
- Commandant Kuchiki ? demanda Toshiro en regardant tour à tour les deux jeunes policiers et son supérieur.
- Toshiro, Shûhei soyez gentil d'installer nos nouvelles recrues ici présentes qui ont tous deux souhaiter rejoindre notre brigade. Ichigo Kurosaki, Renji Abarai bienvenu à la Brigade Spéciale ! annonça Byakuya. Vous tombez à un bon moment, le commandant en chef nous a chargé d'éclaircir les événements qui ont eu lieu pendant le tournoi.
- L'incendie criminel ? interrogea Ichigo.
- Oui… nous n'allons pas manquer de travail ! confirma Toshiro en les guidant jusqu'à deux postes de travail se faisant face dans la grande salle réunissant visiblement tous les bureaux des membres de l'unité, celui de Byakuya étant le plus grand tout au fond de la pièce et pouvant au besoin s'isoler des autres.
Contrairement à ce qu'avait pu voir Renji dans ses affectations précédentes ou ses différentes visites à certaines unités ou services, ici tout le monde travaillait ensemble.
- Installez- vous juste pour ce soir, précisa le commandant, demain vous ferrez connaissance des autres membres et vous commencerez. En attendant, messieurs pas un mot de notre travail en cours à quiconque !
- Oui commandant Kuchiki ! répondirent les deux jeunes hommes, faisant pouffer Shûhei sous le regard réprobateur de Toshiro.
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Bureaux de la Brigade des Mœurs
Sosuke Aizen, seul dans son bureau, faisait défiler sur son écran les photos des différents candidats du tournoi, Kurosaki et Abarai exclus bien sûr, par la dernière décision du commandant en chef. Foutue décision d'ailleurs, pensait le commandant qui avait d'or et déjà des vues sur le jeune Kurosaki justement… et il y avait quand même peu de chance qu'il choisisse spontanément sa brigade. Même s'il était indifférent à ce qui pouvait se dire dans son dos, il n'en ignorait pas pour autant le contenu. De plus, son conflit ouvert avec Grimmjow et la décision de ce dernier de participer au tournoi alors qu'il l'avait recruté directement à l'école de police n'avait rien arrangé… Il soupira longuement pestant contre Gin qui avait encore disparu… Probablement aux petits soins de sa rouquine… Il aurait pourtant bien eu besoin de lui pour trouver qui prendre cette année. Dire qu'il avait confiance en son second n'était pas tout à fait vrai… mais il n'avait confiance qu'en lui-même après tout. Par contre Gin avait une certaine facilité à cerner la personnalité des gens et surtout à évaluer leurs potentiels. Pour cela il était particulièrement doué, il devait bien le reconnaître.
Il finit par cliquer sur une des photos et commença à rédiger son mail pour le commandant en chef, avant de quitter tranquillement les locaux presque déserts en ce dimanche.
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Hôpital, milieu de la nuit
Jûshirô se réveilla à la suite d'une violente quinte de toux. Après avoir bu un peu d'eau et s'être calmé, il se rallongea en regardant le ciel étoilé par la fenêtre de sa chambre. Il songea alors à son ami qu'il avait réussi à persuader, il ne savait trop comment d'ailleurs, de rentrer un peu se reposer chez lui.
Bien qu'il se sente mieux, il avait accéder à la demande de son médecin, appuyé vivement par Shunsui il faut bien le dire, de se reposer encore quelques jours à la seule condition que ce dernier se charge des urgences de sa brigade avec son bras droit en qui il avait toute confiance, Kaien Shiba. Shunsui s'était empressé d'accepter, ce qui avait un peu surpris son vieil ami, vu qu'il n'était quand même pas un bourreau de travail quand il pouvait l'éviter…
Ils avaient aussi discuté des recrues possibles pour leur brigade et Shunsui l'avait encore surpris en jetant son dévolu sur le jeune Quincy. Lui-même avait décidé de prendre le jeune Kira Izuru qui avait l'air calme et donc convenait à sa brigade. Bien sûr, tout dépendrait aussi du choix des autres commandants… Et également de celui des deux finalistes.
Il soupira en revenant à des préoccupations plus personnelles et à son étrange rêve quand il s'était éveillé… se demandant encore une fois s'il avait réellement rêvé les paroles prononcées par Shunsui à ce moment…
Il se rendormit sans avoir de réponses… mais avec un sourire rêveur sur les lèvres.
A suivre…
