Attention, dans ce drabble, présence de slash !
Avant ce soir, il y aura un meurtre. Et rien ni personne ne l'en empêchera.
Si toute cette débandade ne cesse pas tout de suite, le dernier fusible qui permet à son cerveau de tourner dans le bon sens va sauter. Et çà va faire des dégâts.
Beaucoup, oh oui beaucoup de dégâts.
Mais l'heure n'est pas à se plaindre mais plutôt à fuir.
Quelle heure est-il déjà ? Ah oui, quatorze heures.
Quoi ? Ca ne fait que sept heures qu'il endure ce supplice ? C'est bizarre comme le temps passe lentement quand on souffre.
Certains diraient que souffrir est une grosse exagération. Bof. C'est parce qu'ils sont jaloux, c'est tout. C'est parce qu'eux, ils n'en reçoivent pas autant.
Bien sûr, si on vient juste de débarquer dans Poudlard et qu'on ne connait pas la date d'aujourd'hui, on pourrait le prendre pour un fou. Mais bon, qui n'est pas au courant, sérieusement ?
Ah d'accord.
Bon. Okay. Posons donc la scène.
Nous nous trouvons donc présentement entre le neurone 965A et le neurone 965B, confortablement assis sur un canapé en cuir. Ben oui, autant être bien installés. Nous sommes donc dans le cerveau de Sir Draco Lucius Malfoy, élève de septième année et préfet de la maison Serpentard à l'école de Sorcellerie Poudlard. Qui est en ce moment en train de courir à perdre haleine dans les couloirs du château. Autant vous dire que nous sommes un peu ballotés. Enfin, ne vous balancez pas non plus devant votre ordinateur, l'auteur ne veut pas être responsable des dommages collatéraux que cela pourrait engendrer. Donc, Draco court. Mais pourquoi donc, vous demandez-vous. Et bien chers amis, c'est très simple. Aujourd'hui est un jour spécial. Pour certains, cette journée est synonyme de joie et d'amour, et pour d'autres, c'est plutôt synonyme de détresse, d'exaspération, de frustration, et dans le cas de notre blondinet, d'envie de meurtre.
Oula ! Attention, accrochez-vous, Draco va prendre un virage serré ! L'auteur a un peu mal au ventre.
Nous disions donc… ah oui, la date d'aujourd'hui.
En un mot et un chiffre : 14 février.
En un prénom et un statut : St Valentin.
Ahhh…. Tout de suite la situation devient plus claire n'est-ce pas ? Draco Malfoy ne court pas pour donner des chocolats, non, pas du tout.
Il court pour sa vie.
Parce que, si notre canapé est orienté vers l'arrière, on pourrait voir un troupeau de gnous en chaleur lui courant après.
Ah ? Ce sont des filles ? Autant pour moi. L'auteur tient donc à s'excuser auprès des gnous qu'elle vient d'insulter involontairement.
Oula ! Encore un virage serré ! Attendez deux secondes, l'auteur va chercher un sac en papier. On n'est jamais trop prévoyant.
Tiens ? Mais c'est un passage secret ! Bien vu Draco ! Ah, çà y est, Sir Malfoy se remet à penser de façon cohérente.
Il va toutes les tuer. Les égorger, les éviscérer, les étrangler… Bien qu'il n'aime définitivement pas la barbarie. Il s'autorise alors un petit temps d'arrêt, histoire de reprendre son souffle, certain que toutes ces folles ne le trouveront pas dans ce petit souterrain.
Ces poches sont lourdes. Elles sont remplies de boites de chocolat qu'on lui a déjà offert. Et çà a commencé depuis son réveil. Dès qu'il avait mis un pied dans la salle commune, il s'était fait assaillir par une horde de Serpentardes de toutes années confondues. Il était presque sûr d'avoir vu un garçon aussi.
D'un côté, il est plutôt fier de tout ce succès. Mais il aimerait que cela se passe dans le calme. Etait-on obligé de lui courir après ? Ne pouvait-on pas venir le voir tranquillement ?
Pourquoi tant de haine ?
Il continue alors son trajet dans le tunnel, et aboutit alors sur un couloir des cachots. L'endroit idéal pour se cacher.
Cependant, c'est aussi sa St Valentin. Non pas qu'il a des chocolats à donner à quelqu'un… Enfin, peut-être bien que si…
Reste plus qu'à le trouver.
Un bruit de pas venant de derrière lui le fait sursauter et se retourner à la vitesse de l'éclair. Olala… L'auteur a de nouveau mal à l'estomac…
Finalement, il n'aura pas besoin de le chercher, puisque sa cible se trouve maintenant devant lui.
« Qu'est-ce que tu fous là ?
-La même chose que toi, je suppose. Répond l'autre, ses bras et ses poches remplis de boites de chocolat.
-Dégage, c'est ma cachette ! Il répond, et le regrette aussitôt. S'il s'en va, il ne pourra pas lui donner ses chocolats de première qualité directement importés de Belgique ! Hum… Peut-être que finalement, il va les garder pour lui…
-Elle est bien assez grande pour deux ! Pousse-toi ! »
Et c'est ainsi que nous nous retrouvons, par l'intermédiaire de notre hôte, collés à Harry James Potter, plus communément appelé le Garçon-Qui-A-Survécu, ou encore l'Elu, ou encore le Garçon-qui-A-Vaincu, ou aussi Golden Boy, mais encore Potty, pour les intimes.
« Je vois que tu as reçu beaucoup de chocolats, Potter… Merde ! Sa voix ne retient pas totalement sa déception !
-Tu en as reçu pas mal, non plus, Malfoy. Est-ce que c'est… de la jalousie, qu'il entend dans le ton du brun ?
-Tu es jaloux, Potter ? Tu aurais voulu aussi mes admiratrices en plus des tiennes ?
-Non, pas vraiment. Pas du tout en fait. Ce n'est pas de toi que je suis jaloux. Ce sont d'elles.
-…Hein ? Merde, il commençait à avoir autant de répartie qu'un Poufsouffle !
-J'attends. »
Et sur ce Potter plante son regard bien trop vert pour le bien de Draco, d'après ses signes vitaux qui s'accélèrent, et aussi d'après l'étrange chaleur sur ces joues.
« At…Attendre quoi ?
-Tes chocolats. »
Malfoy se fige. Co…comment l'a-t-il su ? Il ne l'a pourtant dit à personne ! il avait même été les acheter tout seul !
« Comment tu le sais ? »
Lors de l'échange précédent, Potter s'est rapproché de Draco. Leurs visages ne sont plus qu'à une dizaine de centimètres d'écart.
« Voyons, Draco… Tu as fait exactement le même coup pour le cadeau de Noël… Tu as piqué ta crise parce que tu ne savais pas comment me l'offrir sans passer pour une de ces dindes qui me courent après…
-C'est faux ! Je… »
Mais Draco n'aura jamais le loisir de finir sa phrase, puisque deux lèvres efficaces viennent de se poser sur les siennes. Potter se recule doucement.
« Bon, tu me les donnes ?
-…Tiens… » Merlin, il ne sait plus où se mettre !
Potter sourit et prend la petite boite rose pâle que lui tend Draco. Il l'ouvre, prend un chocolat et commence à le lécher. Et Draco ne peut plus se détacher de cette langue qui caresse sensuellement le chocolat.
« Tu sais, Draco… Le chocolat, il parait que c'est un aphrodisiaque puissant… Vu la masse que l'on a ramassé…
-Harry… Susurre Draco en passant ses bras autour du cou du brun.
-Je pense que l'on va tout consommer quand même, n'est-ce pas, Draco ? »
Draco se promit alors que dès que lui et Potter auraient finit leur consommation, il irait remercier chaque admiratrice.
Après tout, la st Valentin n'était pas si désagréable que çà, quand on savait bien l'utiliser.
Ah çà y est, les choses intéressantes vont enfin commencer.
Mais qu'est-ce qui se passe ? Ah, çà y est, l'auteur dégobille tripes et boyaux dans son sac en papier. Bon, ben je panse qu'il va falloir sortir de là pour soigner cette idiote. Et comme d'hab', on va rater le meilleur. La prochaine fois pensez à emmener des médocs avec vous !
Fin !
Voila le deuxième drabble fini ! Dans un style différent !
Bye Bye Bee !
DILY
REVIEW ANYONE ?
