Pov Mizuhashi Genta

- Vous plaisantez, monsieur le directeur ?!

Evidemment, j'aurais du me douter que proposer ça en pleine réunion du conseil d'administration de la chaîne, allait faire l'effet d'une bombe. Mes collaborateurs me regardent bouche bée et semblent se demander si je ne suis pas devenu fou. Mais non seulement j'ai toute ma tête, mais en plus je sais parfaitement ce que je fais.

- Absolument pas.

- Mais enfin c'est impossible !

- Pourquoi ça ?

Ma voix est dangereusement calme. Ceux qui me connaissent savent que c'est juste le calme avant la tempête. D'ailleurs, Suzuki-san ne s'y trompe pas et baisse immédiatement d'un ton pour me répondre.

- La chaîne a une image, une ligne éditoriale en quelque sorte et…

- Et quoi ?! tonné-je alors en lui coupant la parole, ma paume claquant sur le bureau. Regardez ce graphique d'audience, bon sang ! Rien ne vous choque ?!

Seul le silence me répond et je poursuis sur ma lancée.

- Ce qui me choque, moi, c'est qu'il est en baisse constante depuis des mois et que rien de ce que vous avez tenté par vous-mêmes pour régler le problème n'a changé quoi que ce soit !

Je les fusille du regard.

- Mais… monsieur le directeur, vous savez bien que la conjoncture actuelle…

- La conjoncture a bon dos, Fukuda-san ! explosé-je. Non, la conjoncture n'y est pour rien ! La réalité, c'est que TvMi est vieillissante et que les ennuyeux programmes qu'elle propose d'intéresse même plus les personnes âgées !

Ils ont tous eu un mouvement de recul. Je sais que je peux faire peur quand je suis énervé, alors je tente de me calmer et reprend plus doucement.

- Il faut absolument donner un coup de jeune à tout ça ou la chaîne va couler et ça il n'en est pas question. Et quoi de mieux qu'un programme qui allie beaux jeunes hommes, endroit paradisiaque et compétition ? Croyez-moi, je sais ce que je fais, je ne me lance pas à l'aveuglette.

Je pianote quelques instants sur mon pc et un document s'affiche en format géant sur le mur blanc.

- J'ai fais faire une étude de marché et vous pouvez constater vous-mêmes que les résultats sont sans appel.

- Bon… En admettant que vous ayez raison… votre casting est bien trop ambitieux, objecte encore Amasaki-san. Vous avez littéralement pioché dans tous les groupes importants de la Johnny's Entertainment, dans les acteurs connus… et je ne parle même pas des stars de la SM Entertainment pour les coréens que vous avez choisi. Comment voulez-vous que tous ces hommes puissent se libérer en même temps et pour plusieurs semaines ? Si tant est, bien sûr, que le projet les intéresse.

Je soupire et secoue la tête.

- Pour paraphraser un film bien connu « votre manque de foi me consterne ». Vous n'avez pas encore remarqué que j'obtiens toujours ce que je veux ? Ils accepteront. Tous.

Tous se regardent avec l'air de dire « qu'est ce qu'on fait ? » et ça m'exaspère. Ma patience est grande, mais elle a des limites et elles sont atteintes.

- De toute façon, j'ai déjà pris ma décision, décrété-je d'un ton glacial. Cette émission se fera, avec ou sans votre aide. A vous de choisir, vous pouvez soit accompagner le progrès ou le refuser. Mais dans ce dernier cas, je vous prierais de me remettre votre démission au plus tôt, afin que je me mette à la recherche de collaborateurs que la modernité n'effrayera pas. Ce sera tout, messieurs.

Sur ces mots, je quitte la pièce à grands pas sans leur laisser la possibilité de répliquer. Ma secrétaire m'emboîte le pas avec mon pc qu'elle a récupéré

- Garnier-san ?

- Oui, monsieur le directeur ?

- Faites préparer la voiture. Nous allons au siège de la Johnny's Entertainment.

- Bien, monsieur le directeur.

La première personne à convaincre est Kitagawa Johnny-san, le fondateur et PDG de la société. Mais ça ne devrait pas être très compliqué. Cet homme âgé est réputé pour être un rapace de la pire espèce, voyant les dizaines d'hommes et de garçons qui composent ses groupes, comme à peine plus que des machines à sou. Ce genre de personne me donne envie de vomir, mais hélas, beaucoup sont comme lui. Le monde du divertissement est sans pitié et les personnes mises en lumière sont considérées ni plus ni moins que des produits vendables au plus offrant. Je ne fais pas exception à la règle. Moi aussi je suis un requin. Je ne vaux pas mieux que les autres, à ceci près que j'ai davantage de considération pour les artistes.

Une autre rumeur, encore plus déplaisante et même franchement dérangeante, circule sur le compte de Kitagawa-san : il se serait livré à des activités à caractère sexuel avec certaines de ses recrues désormais adultes et aurait fait chanter ces enfants d'alors et leur famille pour qu'aucune plainte ne soit déposée contre lui. Bien sûr, il ne s'agit que de rumeurs, pas de véritables informations, mais ont dit que toute rumeur possède un fond de vérité. Et cette vérité me révulse au plus haut point. Il n'existe pas pire pervers qu'un pédophile. Surtout quand ce pédophile a les moyens d'étouffer les affaires qui le concernent.

Je quitte le bâtiment, rejoignant la voiture qui m'attend devant la porte. Mon chauffeur tient la portière ouverte et je m'engouffre à l'intérieur. Pendant le trajet, je compulse les divers documents sur lesquels je vais appuyer mon argumentation. Des arguments d'ordre financiers pour la plupart, puisque c'est tout ce qui compte pour les personnes de son espèce. La notion d'audimat devrait aussi lui parler , puisque pas mal de ses poulains ont des émissions télé qui marchent plutôt bien. Pour chaque homme que j'ai sélectionné, j'ai l'argument qu'il faut s'il me demande la raison de mon choix. Et je sais être très convaincant.

En quinze minutes, la distance séparant les locaux de TvMi de ceux de la Johnny's Entertainment est franchie et la voiture s'arrête devant un building en verre dépoli.

- C'est ici ? fais-je, surpris.

- Oui, monsieur, c'est l'adresse que Garnier-san m'a indiquée, répond mon chauffeur.

- Bien, je vous remercie. Garnier-san, avez-vous trouvé le numéro de téléphone de Kitagawa-san comme je vous l'avais demandé ?

- Bien sûr, monsieur le directeur, me répond-elle en me tendant un papier après avoir fouillé un instant dans sa serviette.

Garnier Chloé-san, une jeune française installée à Tokyo, n'est à mon service que depuis un an, mais je n'ai toujours eu qu'à m'en féliciter. Rapide, efficace, organisée, patiente, polie, aimable, et de plus trilingue, c'est vraiment une perle. Et aussi la seule de mes subordonnés avec laquelle je ne perds jamais mon calme. Surtout que malgré sa douceur et sa fragilité apparentes, elle est parfaitement capable de me mettre une raclée. Si j'en crois ce qu'elle avait indiqué sur son CV du moins. Mais j'avoue ne pas avoir très envie de vérifier si elle est réellement ceinture noire de judo et de jujitsu, ni si elle est vraiment bonne en karaté et krav maga. Je tiens un minimum à mon intégrité physique et j'ai besoin de mon image, donc éviter de me faire démolir par ma jolie secrétaire aux yeux bleus est un minimum pour mon honneur d'homme.

Je prends mon portable et compose le numéro indiqué. Un homme décroche presque immédiatement.

« Bureau de Kitagawa-san, bonjour. »

- Bonjour. Mizuhashi Genta à l'appareil, me présenté-je, sachant que mon nom n'est inconnu à personne.

« Bonjour, Mizuhashi-san », fait-il avec le même respect dans la voix que tout le monde. « Que puis-je faire pour vous ? »

- Et bien je n'ai pas de rendez-vous, mais je me trouve en ce moment devant le bâtiment et je souhaiterais voir Kitagawa-san. C'est possible ?

Il y a un silence gêné. Je suppose que le planning de son patron est complet pour la journée.

« Je crains que ça ne soit compliqué sans rendez-vous, vous savez… »

- C'est important. Vous pouvez essayer de voir avec lui ?

« Ne quittez pas… »

Il me met en attente, mais je sais par avance quelle sera la réponse finale. Après quelques instants, la voix du secrétaire se fait à nouveau entendre.

« Kitagawa-san vous fait dire qu'il sera ravi de vous recevoir, Mizuhashi-san. »

- Je vous remercie. J'arrive.

Je raccroche. J'obtiens toujours ce que je veux. Toujours.

- Allons-y, Garnier-san, fais-je en quittant l'habitacle.

Evidemment, à la porte, un vigile nous barre le passage. Je ne peux pas lui en vouloir, il ne fait que son travail. C'est une protection nécessaire quand autant de personnes célèbres travaillent à l'intérieur. Bien que je doute que cet homme seul suffise s'il y avait des débordements.

- Bonjour, je suis attendu par Kitagawa-san, l'informé-je.

- Oh ! Mizuhashi-san ! s'exclame l'homme en me reconnaissant. Bien sûr, entrez. Mais je vais devoir vous demander une pièce d'identité. C'est le règlement, vous comprenez… ajoute-t-il, visiblement embarrassé.

- Pas de problème, je comprends tout à fait. Et c'est très professionnel de votre part de respecter le règlement sans exception, dis-je en tirant mon portefeuille de la poche intérieure de ma veste.

J'en tire le petit rectangle plastifié et le lui tend, imité de ma secrétaire. Tous deux nantis d'un badge « visiteur », nous prenons la direction de l'ascenseur après nous être fait indiquer l'étage. Le bureau patronal, comme le mien, siège apparemment sur tout le dernier étage.

Dès qu'il nous aperçoit, son secrétaire, un homme devant avoir sensiblement le même âge que moi, s'avance à notre rencontre.

- Mizuhashi-san, bonjour, dit-il en s'inclinant. Kitagawa-san vous attend. Par ici s'il vous plaît.

Il nous précède le long d'un couloir moquetté de gris-bleu, dont les murs peints en gris anthracite sont décorés de photos, puis ouvre une porte sur la droite et s'efface pour nous laisser entrer.

Kitagawa-san vient au devant de nous depuis son bureau situé au fond de la pièce devant une vaste baie vitrée et me tend sa main, que je serre. Cet homme doit avoir plus de soixante-dix ans, mais il semble en grande forme et qui plus est, il a une sacrée poigne. Le résultat d'un entretient régulier ou bien de l'appât du gain ? Je l'ignore.

- Mizuhashi-san, je suis very glad to meet you, me dit-il dans un étrange mélange de japonais et d'anglais.

Heureusement, il en faut plus pour me décontenancer.

- Moi de même, Kitagawa-san.

- Who is cette délicieuse young lady ? demande-t-il ensuite avec un regard si franchement concupiscent que je me sens mal pour Garnier-san, qui baisse la tête et se met à regarder le sol.

- Garnier-san, ma secrétaire particulière.

J'ai bien insisté sur le « particulière », pour lui faire comprendre que ça induit « pas touche ». Je n'ai évidemment pas de vues sur elle mais je refuse qu'on l'importune. Surtout quand l'importun est un vieux pervers peut-être pédophile.

- Charmante, commente-t-il avec un sourire qui ne me plait pas du tout. Please, asseyez-vous, ajoute-t-il en désignant un ensemble de fauteuils en cuir.

Nous prenons donc place, Garnier-san gardant les yeux rivés sur la moquette grise.

- Désolé d'avoir forcé votre porte, dis-je.

- No problem, my boy, m'assure-t-il sans paraitre se rendre compte que j'ai froncé les sourcils au « my boy ».

Je sais qu'il a l'âge d'être mon grand-père, mais je suis un homme d'affaire comme lui, pas l'un de ses poulains. Même Garnier-san a relevé la tête, l'air choquée de cette familiarité déplacée. Pourtant, je choisis de ne pas relever. Ce serait contre-productif pour ce que je cherche à obtenir.

- Alors, je vous écoute. What do you want to talk avec moi ?

- J'aimerais lancer un nouveau programme de téléréalité sur TvMi et j'aurais besoin de plusieurs de vos idoles. C'est le concept.

- A new program ? Interesting. Racontez-moi ça.

- Il s'agirait de les envoyer sur une île que je possède dans les Caraïbes et de les faire s'affronter sur des épreuves physiques et mentales jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un. Le gagnant recevrait treize millions six-cent cinquante-sept mille cinq cent soixante-dix mille yens à reverser à l'association caritative de son choix.

- Hum… Why not. Et de combien de mes boys you need ?

- Dix-sept.

Il écarquille démesurément les yeux. J'espère qu'il ne va quand même pas avoir une attaque…

- Dix-sept ?!

- Oui.

- For combien de temps ?

- Un mois.

- No way. Je ne peux pas immobiliser dix-sept de mes boys in same time pour one month. No. Way. Forget it.

- Pour être précis, les dix-sept ne seraient immobilisés qu'une semaine, expliqué-je, abattant ma première carte.

Son visage, fermé les secondes d'avant, se détend. J'ai de nouveau son attention.

- Explain me tout ça in details.

- En fait, après la première semaine, les épreuves quotidiennes auront éliminé douze de vos idoles. Seuls cinq d'entre eux seront donc immobilisés pour les trois semaines restantes.

- C'est déjà better, reconnait-il. And then ?

- Ensuite, les épreuves continueront jusqu'aux finalistes.

- Who do you want et quand le tournage doit-il begin ?

Je lui expose donc mon plan précis et lui liste le casting.

- Et bien… everything mérite réflexion. Laissez-moi quelques jours to think about that. Je vous rappellerais en fin de semaine.

- Pensez aux retombées médiatiques que cette émission aura, dis-je encore, abattant ma seconde carte. Tous ces hommes sont les chouchous des femmes qui sont le cœur de votre cible. Elles ne laisseront pas passer une si belle occasion de les voir tous réunis dans un endroit de rêve. Ca fera exploser l'audimat et leurs groupes auront aussi des retombées positives.

- Ce sont des arguments à prendre en compte, effectivement, dit-il, le signe ¥ semblant clignoter dans ses yeux. Je vous appellerais donc sans faute before the end of the week.

Son ton est resté cordial, mais comme il le répète pour la seconde fois, je comprends qu'il est temps que je parte. Inutile de le braquer. Je me lève donc, imité de Garnier-san.

- Très bien, faisons comme ça. Kitagawa-san, merci de nous avoir reçus.

- De rien, my boy. Bonne journée, dit-il en nous raccompagnant à la porte.

Je lui serre de nouveau la main, puis quitte la pièce avec Garnier-san. En sortant, nous tombons nez à nez avec un homme que je reconnais comme Nishikido Ryo des Kanjani8, qui doit avoir rendez-vous après nous. Je le salue poliment et m'attend à entendre Garnier-san faire de même, mais elle reste silencieuse, ce qui me surprend. Je tourne donc la tête vers elle et constate que, comme un ordinateur, ma secrétaire a beugué : elle fixe le chanteur, les yeux un peu écarquillés, la bouche légèrement entrouverte et les joues colorées de rose. Je souris avec indulgence en comprenant qu'elle l'apprécie certainement beaucoup. Mais ce beug ne dure pas, elle se reprend, ferme la bouche et sourit un peu.

- Bonjour, Nishikido-san, dit-elle d'un ton neutre avant de baisser les yeux timidement.

Ton neutre que je trouve admirable, parce que si mes déductions sont justes, en elle, elle doit faire des sauts périlleux et crier à tue tête. Mais elle reste professionnelle jusqu'au bout. Encore une chose que j'apprécie chez elle.

- Bonjour, lui répond l'idole en la regardant fixement, alors qu'il m'a à peine retourné mon salut.

Mais il faut avouer que je ne suis pas une jolie jeune femme.

Malheureusement, je ne peux pas lui permettre de fangirliser plus longtemps, même intérieurement, car beaucoup de travail nous attend. Elle semble d'ailleurs le comprendre sans que j'ai besoin de l'interpeler, car elle passe héroïquement à côté de lui d'un air presque détaché pour avancer le long du couloir. Je lui emboite le pas, aussi je ne peux faire autrement que noter le petit coup d'œil « discret » qu'elle jette à la silhouette de l'idole adossé au mur en face de la porte. Elle n'en laisse rien paraître, mais je suis sûr qu'elle est encore très troublée de cette rencontre inattendue, alors, dans l'ascenseur, je lui pose une question. A la fois pour la distraire et parce que son opinion m'intéresse. Elle commence par me regarder avec l'air de se demander ce que je raconte, puis en un instant, répond le plus naturellement du monde :

- Je pense que les arguments que vous avez utilisés en dernier étaient les meilleurs, répond Chloé. Kitagawa-san n'est pas bête, il sait très bien où est son intérêt. Je le crois parfaitement conscient qu'une émission centrée sur certains de ses protégés créera un regain d'attention des téléspectateurs sur leurs groupes respectifs et pourra générer des profits supplémentaires substantiels pour sa compagnie. Il va vous rappeler sans tarder.

Je hoche la tête, parfaitement d'accord avec son raisonnement et bien décidé à ne pas mentionner ce qui vient de se passer.

- Où allons-nous, monsieur ? demande le chauffeur une fois que nous avons pris place dans la voiture.

- Au bureau, je vous prie. Garnier-san, vous rédigerez le contrat-type et me le soumettrez pour approbation. N'omettez pas le moindre détail, je ne veux pas que Kitagawa-san puisse nous prendre en défaut sur quoi que ce soit. Tout, absolument tout ce qui peut se passer pendant le tournage doit être écrit noir sur blanc.

- Bien, monsieur le directeur.

- Ensuite vous en ferez trois exemplaires par idole concernée et me les transmettrez pour signature. Pendant ce temps, je vais contacter Tristone, l'agence d'Oguri Shun et Flip Up, celle de Kaname Jun.

Elle hoche la tête. Je ne sais pas pourquoi, depuis qu'elle est avec moi, j'ai pris l'habitude de lui détailler ce que je fais quand elle est occupée de son côté. Ca paraîtrait sûrement bizarre à toute personne qui, comme moi, a une secrétaire mais ça me convient comme ça.

Il ne me faut guère de temps pour avoir au téléphone les agents des deux acteurs. Au début aussi réticents que Kitagawa-san, ils s'adoucissent lorsqu'ils entendent mes arguments et en quelques minutes, j'ai leur accord oral pour la participation de leur protégé respectif. Je n'aurais plus qu'à leur envoyer les contrats. Même en ce qui concerne les six coréens, ça n'a pas été plus compliqué malgré ce que je craignais. Les agents de Kim Youn Joong, Lee Min Oh, des Super Junior et des Ft Island ont été très compréhensifs et, à ma grande surprise, plutôt enthousiastes quant à mon projet. Tout est presque en place maintenant. Il me reste simplement à être patient pour la réponse du patron de la Johnny's Entertainment. J'espère que Garnier-san a raison d'être si confiante, parce que la réussite du programme dépend en grande partie de la présence (ou de l'absence le cas échéant) de ces dix-sept hommes.