Disclamer: Les personnages appartiennent à Himoru Arakawa.


Chapitre2

Edward s'accroupit sur son lit: les couvertures coulèrent sur son dos jusqu'à atteindre le matelas. Il leva les mains, qui maintenaient son équilibre jusqu'à ce moment-là, et les retourna pour faire en sorte de voir ses paumes. Il ne prêtait plus attention aux bruits de sa chambre baignée par les ténèbres: l'horloge qui avançait machinalement en lançant ses tic-tacs singuliers. Celui-ci se mélangeait drôlement à la respiration devenue plus rapide du blondinet. L'adolescent frappa doucement ses mains ensemble, ne voulant pas alerter Roy, et posa celle de chair sur son automail. Une lumière vive et bleue s'échappa alors et remplie une partie de la pièce: une lame acérée avait maintenant remplacé son bras métallique. Le blondinet remontra lentement la manche de son vêtement. Il resta un moment indécis en regardant la paire, mais approcha ensuite l'arme de son bras gauche, faisant une petite pression sur celle-ci. Un mince filet de sang coula sur sa peau: une grimace apparue sur le visage du garçon, mais il continua en pressant la lame plus fort.

''Merde!'' souffla Edward en serrant les dents.

En effet, le saignement devint plus fort. Dans un coup de vent, il courut vers la salle de bain. Roy, qui était en train de laver la vaiselle dans l'évier de la cuisine, l'entendit passer dans le corridor mais ne put voir qu'une petite tête blonde refermer une porte. Il leva un sourcil, essuya ses mains mouillées sur un torchon et laissa les assiettes pour se diriger vers la porte où le blondinet avait disparu. Il cogna trois coups.

''Tout va bien là-dedans!'' demanda Roy, perplexe.

De l'autre côté, le robinet s'activait et le blond stressait.

''Oui-oui!'' répondit Edward en passant son avant-bras gauche sous le débit d'eau glaciale.

Puis, il vit la poignée tourner lentement. D'un coup de pied, il referma et bloqua la porte. Roy surprit, sursauta à la rudesse du coup.

''N'entre pas! Je me suis seulement cogné sur un meuble! Ce n'est pas grave!'' lança Edward en un seul souffle.

''Si ce n'est pas si grave, pourquoi alors ne veux-tu pas que j'entre?''

Le garçon remarqua la perplexitée du ton de voix de Roy et déglutit difficilement. Un autre mensonge! Vite! Il entendit des pas qui lui firent comprendre que le militaire lâchait l'affaire. Le petit soupira, encore. Il referma ensuite le robinet. L'eau froide avait arrêté l'hémoragie et avait complètement gelé son avant-bras. C'était à peine s'il le sentait. Il essuya délicatement ce dernier, mais ne fit rien de plus que redescendre sa manche pour cacher l'acte qu'il venait de poser. En y repensant, qu'est-ce qu'il lui avait pris? Il souffrait déjà: pourquoi en avoir rajouté? Sa conscience disputait entre le bien et le mal, l'ange et le diable. Seulement le petit diable avait l'avantage. Il avait toujours l'avantage, et l'aurait probablement à jamais. L'aîné Elric sortit la tête de la salle d'eau et regarda discètement à gauche et à droite du corridor: personne en vue. Lentement et sans bruit, il regagna sa chambre. Après quelques temps passé seul dans le noir, la porte s'ouvrit laissant la lumière du couloir envahir une partie de son lit et une tête noire observer le petit être confortablement allongé sous ses couvertures.

''Qu'est-ce que tu veux?'' grommela Edward, en cachant du mieux qu'il put son visage pâle de la lumière qui l'éblouissait.

''Tu te prends pour un vampire maintenant?'' lança Mustang d'un ton moqueur.

Un moment de silence remplit la pièce.

''Pourquoi restes-tu seul dans ta chambre? Ça ne te tenterais pas de jouer à un jeu de société avec moi?

- Pas envie...

- Alors, pourquoi ne pas aller prendre une marche dehors? Il ne fait pas trop froid et le soleil n'est pas trop...

- Laisse-moi, c'est tout!''

Edward avait presque crié sa dernière phrase. Roy le regardait ahuri. Il ne comprenait pas pourquoi le blondinet lui avait parlé sur ce ton. Il n'avait pourtant rien dit de méchant. Le militaire reprit un air à la fois inquiet et sérieux.

''Pourquoi me parles-tu sur ce ton?

- La ferme! Va-t-en!

- Soit un peu plus poli veux-tu! Ne me parle pas sur ce ton!'' répondit Roy d'un ton plus imposant.

''Qui es-tu pour me demander cela? Nous ne sommes pas au travail: tu n'es pas mon Colonel! Et encore, tu n'es pas mon père!'' lança Edward d'un ton presque colérique.

''Et c'est bien une chance! Je ne sais pas comment j'aurais fais pour mériter un tel monstre: moitié humain, moitié machine!''

Il referma la porte d'un coup, ne laissant pas le petit pouvoir y répondre. Ces mots: Roy les avait presque crié lui aussi. Ils résonnaient dans la tête de chacun. Mais qu'est-ce qu'il lui avait pris de dire des atrocités pareilles! Edward était déjà triste, pourquoi en avoir ajouté? Sur le coup de la colère, ses mots avaient dépassé sa pensée. ''Tu n'es pas mon père!'' avait-il dit. Il le savait bien mais un côté de lui ne voulait pas de la vérité. Il se dirigea vers le salon et s'abandonna sur un canapé, la figure dans les mains. Il regrettait tellement ce qu'il avait dit: ce petit n'est pas un monstre! C'était plutôt lui maintenant qui était un monstre d'avoir pu dire cela! Il fallait qu'il dissippe ce terrible malentendu dès le lendemain. S'il se risquait à revenir dans la chambre et à s'expliquer, Edward n'aurait voulu rien entendre de toute façon.

Toujours recroquevillé dans son lit, le petit alchimiste repensait à ce qui avait été dit. Un monstre, il en était vraiment un? On l'avait déjà traité de plusieurs noms mais jamais de monstre. Il ferma ses yeux dorés et essaya de s'endormir. Rien à faire. Pour la deuxième fois de la soirée, il se coupa, même plusieurs fois. Cette nuit lui sembla la plus longue car elle se pleupla de cauchemards.


Vous savez pas à quel point ça me fait mal de faire souffrir Edward! Je l'ai traité de monstre quand même! Je ne me le pardonnerais jamais! çç ... Sinon, les reviews sont toujours les bienvenues! Et pour ceux qui m'en ont déja donné, je vous remercie vraiment! Ça m'a fait super plaisir de savoir que vous aimez bien ma fiction! Merci beaucoup! Au prochain chapitre, si vous le voulez bien!