Voici le deuxième chapitre de cette fic, il ne s'y passe rien de très palpitant – j'en suis désolée – mais est une mise en place de l'histoire, des personnages!

Réponse à Guest (Tu laisseras une signature la prochaine fois!) : d'abord, merci pour ta review! Et, oui, elle n'a pas choisi le gars le plus accessible mais, bon, on va voir… ;) Perso, quand j'étais jeune, je tripais sur un jeune acteur québécois... Quand j'ai déménagé à côté de chez lui, c'était trop bizarre!

Sur ce, bonne lecture!

DISCLAIMER : l'univers d'Harry Potter sort de la plume, et la tête, de J.K. Rowling! Malheureusement.


La vie continue, même si…

POV Lily :

Le lendemain, je me réveille un peu avant midi. D'habitude, je me lève beaucoup plus tôt le week-end pour faire une ou deux heures de danse le matin, mais j'ai eu de la difficulté à m'endormir hier soir. Déjà que je suis d'un naturel exubérant, ma rencontre avec Jonathan n'avait pas aidé ; j'avais eu un surplus d'énergie pas possible qui ne rimait pas avec sommeil.

J'avais donc eu un mal fou à m'endormir en passant des heures à fantasmer sur lui et, là, j'avais tout juste le temps de sauter dans ma douche avant de partir pour Pré-au-Lard.

Je prends alors une douche rapide, me maquille comme à l'habitude et note que je devrai vraiment renouveler notre potion pour le teint, me faisant une liste mentale des ingrédients que je devrai acheter ou commander. Je sors ensuite de ma chambre pour rejoindre la Salle Commune de Serpentard, plutôt austère et quasi vide, à l'exception des plus jeunes ne pouvant se rendre au village sorcier. Je dirige donc mes pas vers la Grande Salle ; je ne pense pas que mes amies soient parties sans moi !

Et, effectivement, Audrey-Ann et Myriam sont encore là et discutent avec des garçons de notre année.

En fait, près du tiers des élèves sont encore là et je repère Al', ma cousine Rose et son copain Scorpius à la table de Griffondor. Scorp' fait ça souvent maintenant : affronter la tablée des rouges et or pour ma Rosie chérie… C'est teeeeellement romantique – c'est sarcastique, hein? N'empêche, toute cette intensité, ça envoie du rêve : ça devait pas être toujours rose cette union Weasley-Malefoy et c'est ce que je leur enviais, ça devait trop déménager de l'air!

Je ne voulais pas d'un amour doux, tendre et… ennuyant. Non, moi, quitte à aimer, donc par extension tomber, je voulais un amour fort, passionné, intense. Avec des feux d'artifices continuels. Qui fait peut-être mal, mais qui donne l'impression de vivre! Qui…

- « Enfin réveillée Lilou ! » me ramène à la réalité Audrey-Ann en me voyant arriver.

- « Ouais, me suis endormie tard hier ! » m'excusé-je.

- « Han, la raison de ton insomnie n'est pas un certain brun, aux tablettes de chocolat et ayant effectué 92 blocs de poursuiveurs, 15 sacs d'attrapeurs, 198 – »

- « Oui Myriam, c'est à cause de lui » l'interrompis-je, désabusée.

Grâce à elle, au moins, je connaissais par cœur les statistiques de la saison dernière de mon crush… Un avantage, pas sûre, mais ça avait une certaine utilité : au lieu de compter les hypogriffes pour tenter de m'endormir hier, j'avais compté les coups de cognards en essayant d'imaginer chaque frappe de Jo.

- « En tout cas, dépêche, Alexander m'a donné rendez-vous devant les Trois Balais à treize heures! »

Sur ce, je me prends un sandwich jambon-fromage au centre de la table, tout en sentant le regard d'Anthony Miller sur moi.

Il était à Serpentard également, en 6ème année, un ami de dortoir à Scorpius de ce fait et un des « mecs qui attend à mes pieds avec un numéro » comme avait dit Audrey hier. Définitivement. Ça paraissait trop.

Il est loin d'être laid en plus – cheveux noirs, yeux noirs, belle gueule – donc son admiration est flatteuse. Mais, pour avoir déjà discuté avec lui plusieurs fois, il est un brin trop sérieux – calme et à son affaire aussi – et me semble trop étouffant pour la boule d'énergie que je suis. Je lui fais tout de même un sourire qu'il me renvoie largement.

- « Bon, on peut y aller! » dis-je en finissant rapidement mon sandwich et en attrapant une pomme dans la corbeille de fruits sur la table.

- « Enfin! … Je radote à cause de toi. Tu as fini d'entretenir son harem, quoique… Illumine de ton sourire la journée de Luke, il se dépérit le pauvre, et on peut y aller! »

- « Jalouse! Et pis je t'emmerde Audrey à bien y penser! » pouffé-je.

On partit donc pour Pré-Au-Lard, suivies de la plupart des élèves restant – je crois que treize heures est l'heure que s'est donné la majorité des élèves comme heure de ralliement.

Rendues là-bas, Myriam et moi sommes lâchement abandonnées par Audrey-Ann. Et tout ça, pour un mec lui préférant ses études… Ok, nos BUSEs sont dans un mois et demi, mais tout est dans la demie justement!

Après avoir refait nos réserves de bonbons et de chocolats chez Honeydukes et après avoir acheté les ingrédients pour notre produit maquillant, Myriam veut m'attirer à la boutique d'accessoires de Quidditch.

- « Viens Lilou, je veux te montrer un truc que tu aimeras, je suis sûre ! »

Tssss.

- « … »

Et comment elle avait trop raison : elle me connait bien!

J'avais joyeusement acheté pour trois noises cette revue où Jonathan donnait une entrevue de quatre pages sur ses succès avec l'équipe de Falmouth, ses impressions sur la saison qui allait débuter, ses projets d'avenir… Mais ce qui m'avait vraiment convaincue de gaspiller mon argent de poche était ce poster en page centrale : il y était torse nu et y faisait jouer ses muscles de batteur. À la réflexion, je m'étais dit que mon coin de dortoir nécessitait une re-décoration…

[…]

Le mois de Mai passa rapidement – il me semble – et bientôt on se retrouva en Juin, à deux semaines des examens.

Je décide alors de commencer à étudier, un peu.

Non mais, comprenez-moi bien, les études n'ont absolument aucune importance pour le domaine vers lequel je me destine. J'intégrerai une académie de danse sorcière grâce à mon talent – et à mon nom, ne nous leurrons pas – j'y obtiendrai un certificat et j'irai ensuite du côté moldu, aux States de préférence. Alors, tout est déjà calculé et j'en ai vraiment rien à faire de mes résultats!

N'empêche, pour le bonheur de mes parents qui appréciaient moyennement mon choix de carrière mais le respectaient, je maintiens toujours une moyenne raisonnable entre Acceptable et Effort exceptionnel. En plus de me taper des O en Potions. Et sans effort ou presque – j'assiste à mes cours, fais mes devoirs sans trop en mettre, prends un minimum de notes que j'étudie à la dernière minute – ce qui me satisfait pleinement. Je veux être une bonne sorcière tout de même, fierté oblige, mais je veux profiter et m'amuser et danser et… Bref, vous m'aurez comprise.

Et mes examens se passent plutôt bien ; je crois les avoir tous plus ou moins bien réussis. Le moins, c'est surtout en divination : je ne suis pas vraiment capable de me prédire autre chose que du succès!

[…]

Je me réveille tôt le jour de notre départ et vais faire une heure de danse – j'avais décidé de me faire une chorégraphie de hip hop le mois passé et je la travaillais les week-ends – dans une salle de classe désaffectée. Salle que j'avais moi-même aménagée avec des miroirs pleins-pieds accolés à chaque mur et une radio magique.

Ensuite, je retourne à mon dortoir où mes deux amies commencent à s'éveiller ; Myriam est assise dans son lit se frottant les yeux, encore dans les brumes du sommeil, et Audrey-Ann se dirige vers la salle de bain, sans doute pour aller prendre une douche.

- « Lu Lilou! Ta séance de danse a été productive? » me demande ma meilleure amie.

- « Oui, pas mal, j'ai bien avancé dans mon enchaînement de mouvement sur cette musique de ce groupe moldu que je vous ai fait écouter là, Flo Rida! » m'enthousiasmé-je.

- « Génial, tu nous montres? » s'essaie Myriam.

- « Dans vos rêves les filles! Pas avant que cette choré soit finie » m'exclamé-je en ouvrant ma malle… vide, au pied de mon lit.

Ouais, on part dans deux heures et je n'ai pas encore commencé à empaqueter mes trucs. Et alors? Je m'attaque donc à faire ces bagages et entame la discussion avec les filles peu après.

- « Alors, hâte à ton voyage au Mexique Audrey? » lui demandé-je à son retour dans la pièce.

- « Ouiii-ii, mais vous allez tellement me manquer ; on se verra pas avant la prochaine rentrée! Mais je boirai une téquila sur le bord de la Riviera Maya en pensant à vous! »

- « Ça nous fera une belle jambe, tiens! » dis-je en finissant de vider mon armoire sur mon lit sous le beau regard bleu glace de ma nouvelle affiche à laquelle j'envoie un bisou. « Faislamalle. »

Et tous mes vêtements s'entassent dans ma malle. Que ma mère a muni d'un sortilège d'extension indétectable deux ans auparavant. Ok, ok, mon sort n'est pas parfaitement réussi – mes vêtements sont pêle-mêle et pliés n'importe comment – mais, tout de même, ils sont dans ma valise et c'est l'important!

Je sais que je veux percer chez les moldus, mais je sais également que je ne pourrai jamais renoncer à certains aspects du monde magique. Comme faire une valise… Choisir et trier des vêtements qu'on mettra dans des jours, des semaines, voire des mois : impossible! Moi, je m'habille selon mes humeurs du jour, lesquels sont très changeantes.

- « Et toi Mimi, excitée par ton stage de Quidditch chez les Harpies? » m'enquis-je en m'attaquant à mes tiroirs maintenant.

Avec l'aide de ma mère, je lui avais dégotté un stage de perfectionnement avec le club de Holyhead pour parfaire sa technique de gardienne.

- « Et comment! Ta mère est définitivement la plus cool! » me dit-elle, les yeux pleins d'étoiles. « Toi, pas trop déçue de manquer ton camp de danse cet été? »

- « Un peu! Mais je passerai mon été chez mon frère et Véga, puis la petite Skye s'en vient! »

Effectivement, aux vacances de Pâques, Véga m'avait demandé si je voulais venir passer mes vacances d'été avec elle et son gros ventre : elle serait alors enceinte de huit mois – l'accouchement état prévu en août – et voulait avoir une présence constante près d'elle en cas de complication. Elle ne voulait pas que mon frère loupe son début de saison pour veiller sur une « tite vieille qui avait décidé trop tard d'enfanter ». Ses propres mots.

J'aurais donc le rôle d'envoyer un patronus – je sais déjà en faire un, conséquence d'avoir Harry Potter comme paternel – à mon frère au moindre pépin. Et j'avais sauté sur l'occasion ; j'aimais bien Véga et je ferais n'importe quoi pour James, n'importe quoi!

- « Oui, et puis, on se verra fin Juillet pour ton party de fête! » renchérit Myriam.

- « Tout à fait! Et, ça tombe bien, je verrai Jo souvent sans doute… »

On finit nos bagages en papotant, encore et toujours, on les rétrécit et on est fin prête pour monter à bord du Poudlard Express qui partait à onze heures précise ce 25 Juin 2023 en direction de Londres.

Commentaires, réclamations? :p

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