Bonjour, bonjour ! Je sais que j'ai mis du temps avant de poster ce chapitre, mais j'ai tenté de faire un lime et… vous verrez le résultat… J'espère néanmoins que vous serez satisfait par cette suite ! Bonne lecture et laissez-moi vos impressions et vos conseils !
Elle s'en mordait les doigts comme jamais.
Même si, de nature, elle aimait voir les gens se tomber dans les bras l'un de l'autre en se promettant l'amour éternel, encore plus lorsqu'il s'agissait de couple improbable ou dont on n'aurait jamais imaginé le débouché. Ce n'était pas de sa faute : elle avait une tendance romantique qui s'accentuait d'autant plus lorsque cela concernait son frère. De plus, elle possédait une imagination débordante qu'elle avait du mal à canaliser et elle était de nature assez spontanée, elle ne réfléchissait donc pas a deux fois avant de raconter ses fantaisies. Oui, elle était comme ça, mais ça ne l'avait jamais dérangé ; même aujourd'hui.
Et pourtant, Raven s'en mordait les doigts. Elle ne le niait pas : elle avait toujours fantasmé sur le fait qu'Erik et Charles se mettent ensemble. Alors, lorsque la nouvelle de leur idylle avait été annoncée, elle avait sauté de joie dans toute la maison pendant deux jours entiers, sans laisser un moment de répit à ses habitants. Cependant, même si la nouvelle la transportait dans les limbes de la joie intense, jamais elle n'en aurait prévu les conséquences telles qu'elles arrivèrent. En effet, jamais Raven n'aurait pu prévoir le fait que les deux hommes allaient se laisser aller à leur amour avec tant… d'ardeur. Cela avait commencé trois quatre jours après leur union, Raven devait voir Charles pour lui demander la permission d'aller en ville. Elle l'avait alors cherché un peu partout avant d'arriver à la bibliothèque. Comme de juste, elle y trouva Charles. Et Erik. Mais pas comme elle aurait du les voir. Ouvrant la porte avec fracas, elle avait découvert Erik qui avait plaqué Charles au mur (ce dernier sans son t-shirt) en train d'embrasser la ligne du ventre de son compagnon qui semblait grandement apprécier ces petites attentions. Raven avait poussé un petit cri de surprise en plaquant ses mains sur sa bouche sans pouvoir détacher son regard des deux hommes (cela lui rappelait trop un de ses rêves !). Erik s'était alors détaché tout doucement de son amant, un aussi grand sourire que Charles plaqué sur les lèvres. Il était fini le temps où c'était Raven qui les surprenait en situation compromettante pour les mettre mal à l'aise. A présent, c'était eux qui la mettaient mal à l'aise, aucunement gênés par les circonstances. Au contraire, ils s'en délectaient.
« - Raven, tu désires quelque chose en particulier ? » Demanda Charles
« - Je euh… Je… Vous n'avez pas honte ? Enfin, c'est… c'est… ce n'est pas correct, vous devriez euh…
- Raven, si c'est tout ce que tu as à nous dire, tu peux nous laisser ? Nous avons d'autres préoccupations plus urgentes. » l'interrompit Erik avec une pointe d'impatience dans la voix, la main déjà au creux des reins de son amant.
L'interpellée agrandit les yeux avant de prendre la poudre d'escampette. Elle referma précipitamment la porte et s'adossa à celle-ci, essayant de remettre au clair les derniers événements. « Ce n'est rien, c'est juste l'excitation des premiers jours. C'est nouveau pour eux, ils prennent un peu de bon temps, rien de plus, rien de moins ». Ces derniers pensées la rassurèrent, mais lui envoyèrent également une image des deux hommes dont elle se serait bien passé jusqu'ici..
Quoi qu'il en soit, cela faisait cinq semaines depuis « l'accident » comme préférait l'appeler la métamorphe. Le seul problème, c'est ce que ce ne fut pas le seul « accident ». Il en eut d'autre. Cela ne la dérangeait pas du tout qu'Erik et Charles s'aiment autant et vivent leur vie, le seul souci était que les croiser dans la cuisine, presque à moitié nu sur le comptoir, ça coupait l'appétit du matin. Que les entendre rire, le soir, dans leur chambre l'empêchait de dormir et lui faisait imaginer des scènes beaucoup trop suggérées (ce n'était pas de sa faute si elle avait une imagination débordante et incontrôlable… !).Ces démonstrations d'amour étaient assez fréquentes et… gênantes. En plus, Hank ne sortait plus de son labo et demandait à chaque fois qu'on lui apporte son dîner là-bas. Il était tellement émotifs que le simple fait de voir Erik et Charles se regarder amoureusement le faisait rougir jusqu'aux oreilles.
Barricadée dans sa chambre, Raven faisait les cent pas, tentant de trouver une solution à tout ça. Cela ne pouvait pas continuer ainsi ! C'était beaucoup trop… ostentatoire ! Non, non, elle devait trouver quelque chose. Cela faisait deux jours qu'elle était plongée sur le problème et aucune solution ne lui était venue. Mais elle n'arrêtait pas pour autant de chercher : elle savait que ce qu'elle cherchait était devant elle ! Non pas que ce soit Sean en train de regarder une céréale ayant l'étrange forme d'une maison. « Pourquoi est-ce qu'il regarde ce céréale comme ça d'ailleurs, qu'il la mange et puis c'est tout. Il ne va quand même pas l'encadrer. » Se dit-elle, légèrement maussade. Puis une idée lui apparut, géniale. Elle se leva d'un bond, faisant sursauter Sean qui en lâcha son céréale. Elle se précipita sur lui et lui prit le visage de ses deux mains avant de l'embrasser sur le front.
« - Merci, merci, merci ! T'es vraiment génial ! » Fit-elle avant de partir en courant.
Encore un peu sonné par le départ précipité de la métamorphe, Sean ne comprit ce qu'il lui avait soudain pris. Il haussa les épaules, avant de contempler son bol et de recommencer à manger ces céréales.
Charles était assis à la table à manger. Il regarda encore une fois sa montre, se demandant s'il avait mal compris l'heure de rendez-vous fixé par Raven. Cela faisait vingt minutes qu'il l'attendait, mais aucun signe d'une boucle blonde ou d'une mèche rousse. Puis elle arriva enfin. Habillée d'un tailleur qui épousait parfaitement ses formes, elle avait aussi relevé ses cheveux en un chignon sérieux mais néanmoins lâche. Tout dans son apparence inquiéta Charles, surtout ses yeux où il crut apercevoir une lueur combative.
« - Raven, mais qu'est-ce qui se passe ?
- C'est simple : je vous aime beaucoup Erik et toi, d'autant plus que vous êtes enfin ensemble. Mais j'en ai marre de vous entendre et de vous voir couché ensemble partout dans la maison, à n'importe quel moment du jour et de la nuit. Mon cycle de sommeil – ainsi que mon esprit – en sont gravement perturbés.
- Je suis désolé Raven, mais je ne peux rien faire…
- Si, justement ! Tu vas déménager ! »
Les sourcils de Charles se froncèrent comme jamais. Mais qu'est-ce que sa petite sœur avait en tête ? Elle n'allait quand même pas le viré de la maison...de chez lui ! Charles se retenait de pénétrer dans l'esprit de la métamorphe, seule la promesse de ne jamais le faire le retenait. Il ouvrit la bouche pour répliquer, mais n'eut le temps d'émettre un seul son.
« - On va construire un pavillon pour toi et Erik. Tout près d'ici, mais assez loin pour ne plus vous entendre. Le terrain est assez grand pour ça. Et on va instaurer des règles.
- Je n'ai pas le temps de construire un pavillon et encore moins d'écrire des règles, Raven !
- Juste, c'est moi qui le ferai. J'ai assez de motivation pour ça ! Je veux ta carte de banque pour couvrir les frais.
- Attend… » Fit Charles, dont les idées commençaient à se mettre en place. « Tu m'as fait venir pour seulement me demander ma carte ?
- Ouais. Mais ne t'inquiète pas, celle d'Erik couvrira l'autre moitié des dépenses. Bon, tu me l'as donne ?
- Non !
- Allez ! Je parie que tu ne refuses rien à Erik ! Il lui suffit d'une ou deux galipettes et c'est dans la poche, j'ai pas ça moi ! Je suis désavantagée ! S'il te plaît, pour ta petite sœur et ses oreilles qui n'en peuvent plus de tes cris de fauves la nuit ! »
Les joues de Charles virèrent au rose. Elle entendait autant de leurs ébats ? Sans vraiment le savoir, Raven venait de livrer un argument de taille. Car si elle entendait les gémissements (légèrement amplifié) de Charles, qu'est-ce qu'elle pourrait entendre d'autre ? Lui et Erik pouvait se sentir tellement seuls, tellement isolé du reste du monde qu'ils ne se rendaient pas compte des autres qui ne faisaient pas partis de leu bulle. Charles sortit sa carte de banque de son portefeuille et la fit claquer sur la table. Un sourire de victoire passa sur les lèvres de Raven. Elle se leva en prenant la carte et sortit. Sans même se retourner et avant que sa voix ne se perde dans les méandres des couloirs de la maison elle dit :
« - Au fait, le règlement comportera comme règle principale que toute démonstration amoureuse dépassant la ceinture est interdite devant autrui. Compris ? »
Bien, la première partie du plan était finie. Charles avait été du gâteau, comme prévu. Elle savait qu'il ne la résistera pas. Maintenant, reste à voir Erik… Elle n'avait pas encore réfléchi à la façon dont elle allait l'amadouer. Mais elle était Raven. Qui ne pouvait résister à Raven ? Un rire diabolique s'échappa de ses lèvres tendit elle exultait de joie. C'était presque aussi marrant que de les mettre ensemble : c'était un nouveau défis à relever et elle adorait ça !
Charles observa sans ciller le boulier dont les boules flottaient dans le vide. Erik lisait tranquillement un livre sur le lit, jetant de temps à autre un regard vers son amant. Ce dernier était plongé dans ses pensées, comme soucieux. Après quelques minutes de ce manège, Erik laissa retomber son magazine – et le boulier par la même occasion. L'impact du fer sur la table en bois du bureau fit sursauter Charles qui sortit immédiatement de sa torpeur. Il se tourna vers le manipulateur de métal et le regarda avec questionnement et stoïcisme.
« - Combien de temps tu comptais rester comme ça au juste ?
- Comment comme ça ? »
Erik sourit à cette réponse, presque attendri. Il tapota la place à coté de lui sur le lit. Charles y prit place et se blottit dans les bras de son cher et tendre. Le manipulateur de métal caressa doucement le visage du télépathe, son doigt longeant ses tempes, la courbe du nez, passant sur les paupières fermées de Charles, caressant délicatement ses lèvres, dérivant vers le cou. Puis, il se pencha et refit le même parcours, mais du bout des lèvres. Il picora ensuite le cou de Charles de baiser qui affleuraient à peine sa peau. Il augmenta légèrement la pression tandis qu'il descendait sur le torse de son amant au fur et à mesure qu'il ouvrait les boutons de son chemisier, un à un, tout doucement, avec tendresse. Il entendit Charles pousser un soupir de contentement, alors il continua sur sa lancée, ouvrant un peu plus vite les boutons, les arrachant presque. Erik se mit ensuite à califourchon sur Charles, ce dernier mit instinctivement ses mains sur les hanches du manipulateur de métal, après lui avoir retiré son pull noir.
Erik observait avec amour l'homme qu'il tenait dans ses bras. Il lui dégagea le front de quelques mèches brunes ; à ce contact, Charles entrouvrit les yeux où se mélangeait désir et excitation, mais Erik y vit aussi un reflet d'innocence. Cette petite flamme qui rendait Charles si pur et, aux yeux d'Erik, si désirable. Il emprisonna les lèvres du télépathe dans une danse sensuel où se mélangeait passion et fougue. Leurs mains se baladaient l'un sur l'autre, explorant des courbes qu'elles connaissaient déjà, caressant avec concupiscence la peau brûlante de désir. Un pantalon quitta son propriétaire, puis ce fut au tour de l'autre de suivre. A présent en sous-vêtements, les deux hommes entremêlaient leurs jambes, se touchaient et s'embrassaient. Charles mordilla doucement la lèvre inférieure de son amant, lui arrachant un gémissement. Ils continuèrent ainsi leur manège, ménageant le désir de l'autre qui s'accentuait de seconde en seconde. Finalement, ce fut Erik qui craqua le premier. Il arracha littéralement le boxer de son amant, l'embrassant fébrilement sur les cuisses. Charles était aux anges. Il repensa alors au concept selon lequel chaque être possède une personne qui le correspond, que dans le monde il existe notre moitié, une personne qui nous complète, une personne avec qui nous ne faisons plus qu'un.
Charles se dit alors qu'il l'avait peut-être trouvé. Qu'il avait peut-être découvert la personne qui répondait à ces critères, qu'il avait trouvé son âme-sœur. Après tout, qui a établi que seul un homme et une femme parlant la même langue, vivant dans le même pays pouvaient être des âmes-sœurs. Charles se rendit compte à quel point les chances qu'il trouve le sien était minime et pourtant – pourtant ! – il l'avait trouvé. Il le tenait là, dans ses bras et il lui faisait l'amour. Erik lui faisait l'amour comme un fou, lui rendant mille baisers et mille caresses, lui insufflant une nouvelle vague de plaisir à chaque mouvement.
Comme à chaque fois, l'excitation était à son comble, leurs souffles s'entremêlaient, leurs soupirs se dissipaient avec précipitation dans la pièce. Dans un mouvement plus rapide et sec, Erik laissa échapper un gémissement de plaisir sonore, bientôt suivi de Charles. Leurs jambes s'entrelacèrent, leurs lèvres se trouvèrent et commencèrent une danse enragée, suivit par leurs deux corps trempé de sueurs, se collant, se frottant. La main d'Erik chercha celle de son amant ; il emmêla ses doigts avec lui et les porta à sa bouche avant de les faire glisser sur son corps bouillant.
Erik se sentait porter vers un autre monde, un monde où seul lui et Charles existaient, leurs corps s'unissant, leurs cœurs battant la chamade, manquant de sortir de la poitrine de chacun tellement c'était fort et excitant. Erik ouvrit ses bras musclés dans lesquels il enferma Charles. Ce premier se mit sur le dos tandis que son amant déposa sa tête sur son torse encore bouillant de par leurs ébats.
« - Pourquoi avais-tu l'air si… bizarre là-tantôt ?
« - Hein ? » Demanda vaguement le télépathe, envoûté par les doigts de l'allemand qui lui massait le crane.
« - Qu'est-ce qui te tracassait là-tantôt ?
- Ha, ça… Raven t'en parlera. »
Erik hésita vaguement entre rire et se figer. L'un parce qu'il se dit que parler de Raven était un peut « tue l'amour » et que, finalement il devait bien se l'avouer, elle l'amusait bien. L'autre car lorsque Raven avait quelque chose en tête et que cela concernait quelqu'un en particulier, il y avait de quoi se méfier. Ou avoir peur. C'est pourquoi Erik eut une étrange grimace, un peu comparable au Joker dans Batman, une mimique qui donnait à son visage un air coincé, les lèvres figés dans un rictus indéterminé.
« - Euh... et de quoi veut-elle me parler ? »
Son ton était sur la défensive, ce que ne remarqua pas Charles, entièrement aspiré dans les limbes…
« - Elle t'en parlera elle-même… »
Erik se plongea alors dans ses pensées. Il se mit à imaginer tous ce que la métamorphe pouvait lui dire – ou lui faire faire ! – et, sans qu'il le veuille, son esprit imagina les scénarios tous plus horrible (à ses yeux) les uns que les autres. Il regarda alors l'homme qui partageait sa vie et se dit que si cet homme était avec lui, n'importe quelle épreuve était passable.
« - Tu sais Charles, jamais je n'aurai cru qu'un jour je pourrai aimer quelqu'un comme je t'aime toi. A présent, imaginer ma vie sans toi… Non, ce n'est même pas imaginable. Non, ma vie c'est toi. Je ne serais plus comment faire pour vivre si tu n'es plus à mes cotés… Je t'aime Charles. Je t'aime et cela ne cessera jamais. Mon cœur ne s'arrêtera jamais de battre lorsque ce sera pour toi, seule la mort pourra en arrêter les battements, mais jamais l'amour qu'il renferme ne pourra se perdre. Je te le promets mon amour, jamais je ne cesserai de t'aimer. »
Erik en avait la gorge nouée tant il était heureux d'avoir pu dire cela à l'homme qui était sa vie à présent. Puis, il se rendit compte que l'homme en question dormait à point fermé.
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Un cri horriblement funeste déchira le silence, réveillant par la même occasion son occupant en sursaut. Erik était redressé, le dos droit, de la sueur ruisselant de son front, la bouche encore ouverte par son cri. Charles, après avoir fait un bond de trois mètres, rassura son compagnon grâce à des mots tendres pour le calmer. Ce dernier paraissait terrorisé, le télépathe eut peur que ce ne soit du à un mauvais rêve concernant Shaw…
« - Erik, ça va aller, calme-toi. Shaw ne peut rien…
- Ce n'est pas Shaw, c'est toi » Arriva à dire Erik, les dents serrée.
« - Moi ? »
Quelque peu déstabilisé par ces paroles, Charles continua néanmoins à calmer son amant jusqu'à ce que celui-ci ait relâché ses poings et que ses muscles se soient détendus.
« - Erik, raconte-moi, s'il te plaît… Je n'aime pas me sentir impuissant lorsque tu es dans cet état… Laisse-moi t'aider…
- Erik. » murmura Charles.
« - C'était coloré, trop coloré. C'était un magasin, tu étais là. On aurait dit que tu… gambadais. Comme un lapin ou je ne sais quoi, tu te baladais avec un panier et tu lançais des fleurs. Tu semblais insouciant et cupide… Assez effrayant. Mais le pire, c'est qu'après, je ne sais pas comment tu m'as mis un vêtement, je ne savais pas encore lequel, puis Raven est arrivée et m'a mis une perruque sur la tête… Je n'ai pas compris d'où elle venait…
- Euh c'est tout ?
- Non ! Ce n'est pas tout ! » Rugit Erik. « Le pire c'était quand tu m'as placé devant le miroir. J'avais une robe ! UNE ROBE ! Bleue à paillette ! Avec une perruque rousse ! Je ressemblais à un travesti ! Puis la voix de Raven a raisonné dans le magasin, susurrant sans cesse « Dragneto, Dragneto » et tu reprenais en cœur avec elle !
- … Et c'est tout ? »
Erik tourna son regard glacial vers Charles, les yeux vidés par ce cauchemar. Le télépathe lui attrapa le menton et l'embrassa à pleine bouche.
« - Tu as une mauvaise haleine, chéri. Va te brosser les dents et descend pour manger. »
Erik obéit, docile comme un agneau, encore traumatisé par ce rêve…
