Deuxième chapitre et deuxième conte. Cendrillon entre en scène.
Encore une fois j'ai essayé de suivre le conte du mieux que je m'en rappelais.
Les personnages de Naruto ne sont pas à moi, ils appartiennent à leur auteur. Et pour le conte de Cendrillon, il appartient aux Frères Grimm, à Walt Disney ou à qui en revendique la propriété mais pas à moi.
Il était une fois une jeune fille, nommée Sakura, qui vivait heureuse avec son père. Sa mère était morte à sa naissance.
Quand son père décida de se remarier, il choisit une femme qui avait deux filles à peu près du même âge que sa propre enfant. Il pensait que ce serait une bonne chose pour la petite Sakura de pouvoir jouer avec des enfants de son âge. Malheureusement, cet homme, qui adorait sa fille, mourut quelques années plus tard, laissant Sakura seule, sous l'autorité de sa belle mère.
Cette femme ne mit pas longtemps à montrer son vrai visage : elle détestait Sakura car celle-ci était plus douce et plus gentille que ses propres filles. En quelques mois, la jeune fille se retrouva reléguée dans une petite chambre poussiéreuse dans le grenier et elle devint la servante de toute la maison.
Une cloche retentit dans la cuisine. L'adolescente aux cheveux roses, vêtue d'une vielle robe plusieurs fois recousue, se retourna brusquement à ce son. Elle se dépêcha de mettre la touche finale aux plateaux du petit-déjeuner qu'elle préparait depuis déjà plusieurs heures. La cloche tintait de plus en plus fort, traduisant l'impatience de ses deux demi-sœurs et de sa belle-mère.
Sakura traversa toute la maison pour se rendre à la salle à manger, ses bras fins supportant les trois lourds plateaux. Sa belle-mère Anko et ses deux filles Temari et Ino étaient assises et l'attendaient impatiemment. Sakura les servit, endurant les remarques acerbes et médisantes des trois femmes sur chacun de ses gestes.
Une fois le service assuré, se tenant bien droite quelques pas en arrière, elle écouta Anko lui énumérer toutes ses corvées de la journée. Cela représentait une liste interminable, comme chaque fois. De quoi la tenir occupée de l'aube au crépuscule, sans un moment de repos.
Alors, quand les trois femmes eurent fini de manger, elle débarrassa la table et partit se mettre au travail, en essayant de ne pas trop penser à ce qu'était devenue sa vie de puis la mort de son père.
La sonnette de la porte d'entrée se fit entendre. Sakura repoussa une mèche de ses cheveux roses qui lui était tombée en travers du visage. Elle essuya son front où perlaient quelques gouttes de sueur. Et elle se releva, abandonnant pour quelques instants le sol qu'elle était en train de cirer et alla ouvrir.
Devant elle se tenait un jeune homme aux yeux bleus pétillants et aux cheveux blonds ébouriffés qui portait la livrée royale. Il lui tendit une lettre cachetée portant le symbole du palais. Sakura remercia le messager et alla porter la missive à sa belle-mère. Elle fut, pour cela, obligée d'interrompre la leçon de musique de ses demi-sœurs, abrégeant la torture du maître de musique.
Anko se saisit sèchement de la lettre. Elle la parcourut en silence pendant quelques instants. Puis relevant la tête, elle dit :
-Mes filles, écoutez moi bien ! Le roi organise ce soir un grand bal auquel il invite toutes les jeunes filles à marier de la région afin de trouver une épouse pour son fils !
On put entendre un concert d'exclamations de joie de la part des deux filles.
-Mais c'est génial !
-On va devenir des princesses !
Et elles se dépêchèrent d'ordonner à la pauvre Sakura de repasser leurs rubans, de faire l'ourlet de leur jupon, de défroisser leurs robes…Devant cette avalanche de travail supplémentaire, la jeune fille rose se retint de soupirer. Puis elle osa demander d'une voix timide :
-Est-ce que je ne pourrais pas vous accompagner moi aussi ? Après tout, il me semble que je suis aussi concernée.
-Quoi ! Mais tu te rends compte de ce que tu oses dire, petite souillon ?!
-Tu l'imagines à un bal royal, elle avec son grand front !
Mais Anko coupa court aux moqueries de ses filles.
-Mais bien sûr que tu pourras venir ma petite Sakura, dit-elle d'une voix doucereuse. A condition que tu aies fini tout ton travail d'aujourd'hui, bien sûr. Et naturellement, que tu puisses trouver une robe convenable à te mettre.
Et pour faire bonne mesure, l'horrible femme lui rajouta au moins une douzaine de corvées supplémentaires.
Sakura laissa retomber le rideau de la fenêtre derrière laquelle elle s'était tenue pour regarder partir sa belle-mère et ses demi-sœurs au bal royal. Les deux filles étaient toutes recouvertes de plumes et de strass. Elles se croyaient belles mais étaient surtout grotesques. Et sa belle-mère affichait un sourire satisfait, certaine de voir, ce soir, une de ses filles devenir princesse.
Bien sûr, tout avait été fait pour que Sakura ne puisse pas les accompagner. La jeune fille se retira dans le jardin. Elle s'assit sur un banc pour pleurer. Mais soudain l'air se mit à frémir à côté d'elle. Une femme, à l'aspect jeune, blonde, avec une poitrine d'une taille très respectable apparue.
-Eh bien Sakura, mon enfant, pourquoi pleures-tu ?
-Oh marraine Tsunade ! Eh bien, c'est parce que ce soir, il y a un bal au château en l'honneur du prince. Mais ma belle-mère, non contente de me traiter comme une servante, a tout fait pour que je ne puisse y aller, alors que moi aussi j'étais invitée.
-Ma pauvre enfant. Mais ne t'en fait pas, ça peut s'arranger.
Tsunade avisa une belle citrouille parmi les légumes du potager. Elle composa une série de signes et aussitôt, la citrouille grossit et se transforma en un superbe carrosse. Des petites souris qui passaient par là vinrent jouer les rôles de chevaux, laquais, cocher. Enfin, elle se tourna vers Sakura et la vêtit d'une superbe robe rose magnifiquement brodée. Quand la jeune fille s'admira dans l'eau de la fontaine, elle eut de la peine à se reconnaître dans cette belle personne. La robe lui allait à merveille. Ses cheveux étaient relevés sur sa nuque, retenus par des baguettes en bois laqué et ornés de fleurs fraîches. Son cou et ses poignets étaient ornés de fines chaînettes avec des pierres si délicates qu'on aurait dit des gouttes de rosée. Des escarpins recouverts de satin rose complétaient sa tenue.
-Tu es resplendissante, lui confirma sa marraine.
Et elle la poussa dans le carrosse.
-Allez, va séduire ce prince. Mais rappelle-toi, il faut que tu sois impérativement rentrée avant les douze coups de minuit, car à ce moment là, le charme prendra fin.
Le carrosse déposa Sakura au pied des marches qui menaient au palais royal. Le garde posté à l'entrée n'était autre que le messager de ce matin. Il la reconnu et lui indiqua la direction de la salle de réception avec un sourire.
Dans la salle de bal, le prince Sasuke regardait défiler devant lui toute une ribambelle de jeunes filles avec ennui. Il ne trouvait aucun intérêt à toutes ces pimbêches. Elles avaient beau minauder et se pavaner devant lui, il restait de marbre et les contemplait avec dédain, de son regard froid.
Assis à ses côtés, son père, le roi Kakashi faisait des commentaires appréciateurs sur chacune des jeunes filles qui s'inclinaient devant eux, en espérant vainement intéresser son fils à la chose.
Vint le tour d'Ino et Temari, les deux demi-sœurs de Sakura. Elles plongèrent en une profonde révérence pas très réussie, la bouche en cœur, battant des paupières et minaudant à qui mieux mieux. Sasuke leva les yeux au ciel et ne prit même pas la peine de dissimuler son soupir, encore plus écoeuré par ces deux dindes que par toutes les autres.
-Elles sont un peu…spéciales ces deux là, mais elles doivent être pas mal sous leur couche de maquillage, tenta son père le roi.
-Pff !
Difficile de faire sortir le prince Sasuke de son mutisme.
Sakura se laissait guider le long des couloirs par la musique pour arriver jusqu'à la salle de réception. Quand elle entra dans la salle, toutes les têtes se tournèrent vers elle. On se demandait qui était cette sublime apparition. Même le prince se redressa dans son fauteuil. Le roi était ravi que son fils se réveille enfin.
Sakura traversa la salle pour venir s'incliner devant le prince, déclenchant quantité de murmures sur son passage. Arrivée devant le trône, elle plongea en une profonde révérence pour cacher la rougeur sur ses joues. Le prince était vraiment trop beau. Elle se releva et allait tourner les talons quand Sasuke se leva et le retint par le bras. Il fit signe aux musiciens de démarrer la musique. Puis, il guida Sakura au centre de la piste de danse pour ouvrir le bal avec elle.
Il était totalement subjugué par la grâce et la délicatesse de la jeune fille. Sakura, elle, était fascinée par le charisme et la beauté de prince. Ils enchaînèrent ensemble plusieurs danses, au grand damne de toutes les autres jeunes filles présentes ce soir-là.
Pendant ce temps, Anko, dépitée de voir que ses filles n'avaient pas réussies à attirer l'attention du prince, avait tenté une manœuvre d'approche de roi. Elle avait réussi à décrocher une danse avec lui et entreprit de le charmer pour tenter de caser ses filles auprès du prince. Kakashi ne prenait pas la peine de lui dire que ses tentatives étaient vouées à l'échec, s'amusant de la voir se ridiculiser.
Sasuke et Sakura dansèrent sans se quitter des yeux toute la soirée, oubliant le temps et le monde autour d'eux. Soudain, Sakura fut dérangée de la plénitude dans laquelle elle flottait par le son d'une horloge. Se souvenant des paroles de sa marraine, elle demanda, affolée :
-Quelle heure est-il ?
-Minuit est en train de sonner. Mais nous avons encore du temps, lui répondit le prince doucement.
-Non ! Je dois partir !
Et elle se dégagea des bras du prince pour gagner la sortie en courant. Sasuke essaya vainement de la retenir.
-Je ne connais même pas votre nom, lui cira-t-il.
Sakura dévala les marches comptant les carillons de l'horloge. Dans les escaliers, elle perdit un de ses escarpins. Elle pensa aller le récupérer, mais l'horloge, imperturbable, qui égrenait les douze coups de minuit l'en dissuada. Elle s'engouffra dans son carrosse sous les yeux du prince qui ne put que la regarder partir sans rien pouvoir rien faire.
Le garde blond qui avait ramassé la chaussure de la jeune inconnue la lui tendit. Le prince la récupéra et alla s'enfermer dans sa chambre sans un mot.
Pendant les jours qui suivirent le bal, Sakura dut subir la mauvaise humeur de ses demi-sœurs, qui étaient furieuses de ne pas avoir réussi à attirer le regard du prince. Elle en jubilait secrètement, d'autant plus qu'elles n'avaient pas fait le rapprochement entre elle et la mystérieuse inconnue du bal. Sauf peut-être sa belle-mère qui semblait la regarder d'un air soupçonneux.
Pendant ce temps, au château, Kakashi essayait de faire accepter à son fils le mariage avec une des jeunes filles présentes au bal. Mais Sasuke n'en démordait pas ; il n'accepterait que la jeune fille avec laquelle il avait dansé toute la soirée. Les autres ne l'intéressaient absolument pas.
Le roi s'arrachait les cheveux.
-Mais tu ne connais même pas son nom.
-J'ai ramassé sa chaussure. Je peux la retrouver grâce à ça.
-Autant chercher une aiguille dans une botte de foin.
-C'est ça ou tu n'auras jamais de petits enfants.
-Bon d'accord. Je cède puisqu'il n'y a pas moyen de te faire changer d'avis.
Bientôt une rumeur courut dans toute la région, comme quoi le prince se marierait avec la jeune fille qui pourrait enfiler l'escarpin de satin rose qui lui serait présenté. Et qu'une délégation du palais passait dans toutes les demeures pour trouver l'heureuse élue.
Quand elle entendit cela, Sakura comprit tout de suite que c'était d'elle dont il était question. Elle se dit qu'il fallait absolument qu'elle se débrouille pour enfiler la chaussure quand ils se présenteraient à la demeure.
Malheureusement, quand ce jour arriva, sa belle-mère l'enferma dans le grenier. Elle ne voulait absolument pas voir les chances de ses filles compromises par cette petite souillon. Mais cette fois-ci, Sakura décida de ne pas se laisser faire. Elle retira une épingle de ses cheveux et entreprit de forcer la serrure.
Pendant qu'elle s'échinait à se délivrer, en bas, ses deux demi-sœurs faisaient tout leur possible pour arriver à enfiler la chaussure. Mais elles avaient beau comprimer leurs orteils et souffrir le martyr, elles ne parvenaient pas à faire rentrer leur grand pied dans le petit soulier. Il fallut leur arracher l'escarpin des mains pour qu'elles comprennent que ce ne serait pas encore aujourd'hui qu'elles deviendraient princesse.
L'envoyé du palais qui était chargé de trouver la jeune fille tant recherchée par le prince leur reprit le soulier et demanda s'il n'y avait plus d'autres jeunes filles dans la maison. C'était le même qui était venu apporter l'invitation au bal et il se souvenait très bien de la jeune fille qui lui avait ouvert la porte. Comme Anko lui certifiait qu'il n'y avait aucune autre jeune fille dans la maison, Sakura, qui avait réussi à se sortir de sa prison, apparut en haut des escaliers.
-Attendez ! cria-t-elle.
L'envoyé du palais lui tendit l'escarpin. Sakura l'enfila sans aucun problème. Elle fut alors invitée à se rendre au palais pour rencontrer le prince. Quand ils se trouvèrent face à face, le prince reconnu sans aucune hésitation la jeune fille avec laquelle il avait dansé le soir du bal.
Le roi ordonna alors de préparer la cérémonie de mariage qui eut lieu quelques jours plus tard.
Et c'est ainsi qu'ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.
(Je ne pense pas avoir laissé de faute, sinon signalez-le moi)
