Mardi 22 mars : un jour comme un autre, moi et mes potes, on avait séché les cours pour nous rendre aux courses de chevaux. Comme à mon je me dirigeais vers les gradins pour réclamer l'argent qu'on me devait. Je calculais pour toi mais en échange je voulais mon pognon. La bande à Tony n'était jamais loin, si on voulait me frapper, on devait d'abord passer par eux, malheureusement

Je déplorais cette technique, je voulais croire en l'honnêteté des gens mais à mon âge ne me prenais pas au sérieux. A plusieurs reprises, je m'étais faite bernée.

Ma rencontre avec Tony fut assez fortuite. J'avais aidé un riche homme d'affaire à restaurer son blason en le faisant gagner un demi millions de livres. A cette époque je ne voulais que 5000 livres pour pouvoir rembourser les dettes qu'on avait accumulées. Au moment où je lui réclamais l'argent, il me gifla si fort que ma tête atterrit contre un poteau. Nos moyens étaient assez modestes, je ne pouvais pas me permettre d'aller à l'hôpital.

Je n'avais pas de transport pour retourner chez moi, et j'allais sûrement me faire disputer. Sur le trajet, il pleuvait des cordes, j'avais un début de pneumonie et ma mère essayait temps bien que mal d'arriver à joindre les deux bouts. Moi de mon côté, je voulais arrêter cette histoire de pari stupide. J'attendais pour traversais alors que la pénombre commençait à s'installer quand une voiture m'accosta

- Monte petite, demanda l'homme avec un cigare en bouche

Sans même me demander ce que je faisais, je me mise à courir. Je ne savais pas qui ils étaient mais je ne voulais plus m'attirer d'ennuis. Je m'étais introduite dans une ruelle assez sombre, me cachant derrière une poubelle. 3 hommes d'une corpulence considérable, fouillait les recoins de la ruelle alors que je réussis à me faufiler discrètement jusqu'à la rue. Je m'étais mise à courir quand je tombais nez à nez avec l'homme au cigare. Il me releva avant de me forcer à monter dans la voiture. Je le regardais en pleure alors que j'essayais de me sortir de là. Je lui donnais des coups de pieds en essayant d'ouvrir la portière. Mon pied effleura son nez qui se mit à saigner, il me fit les gros yeux alors que je persistais à descendre

Lorsqu'il me montra son arme, je savais que c'était la fin. J'allais mourir sans même connaitre l'amour, sans même voir une dernière fois ma mère et son sourire. Je mise à trembler, à le supplier de me laisser en vie avec le peu de voix qu'il me restait

Nous arrivions à une sorte de hangar où il me fit entrer avant de me faire asseoir sur la chaise qui était présente parmi tous ces cartons

- T'as vu ce que tu m'as fait petite ? Demanda-t-il en me montrant sa main couverte de sang

- …, je le regardais apeuré ne disant plus rien

- Ça mérite une punition les gars, vous ne pensez pas ? Demanda-t-il à ses amis qui acquiesçaient

Je le vis s'approcher de moi. Je pris une grande respiration avant de me mettre debout. Si je devais mourir autant mourir avec honneur. J'étais la fille d'un soldat mort en Afghanistan et non d'un dealer. Je fermais les yeux trop apeuré pour voir ce qu'il allait faire.

Après plusieurs minutes d'attente, il me saisit le bras assez fermement avant de commencer à abattre sa ceinture sur mes fesses. J'ouvris les yeux essayant de me dégager de la poigne mais rien à faire il me tenait trop fort pour me laisser partir. Je me laissais tomber au sol, la douleur s'intensifiait dans mon postérieur alors que lui essayait désespérément de terminer.

Il demanda à ses deux acolytes de me tenir. Je gesticulais trop, donnant des coups de pieds dans le vide. Ils me firent pencher sur une boite pendant que mon pantalon se faisait la malle. Il reprit de plus belle, frappant de toute ses forces alors que je pleurais jusqu'à l'extinction de ma voix complète. Lorsqu'il me remit debout, j'avais du sang sur la jambe et coulait le long de mes cuisses du sang qui venait de mes fesses blessées.

Je n'arrivais pas à tenir debout, la douleur me transcendait tellement que je tremblais de douleur. Il s'approcha de moi avant de le faire le regarder.

- Ça va petite ? Demanda-t-il alors que je reculais de peur. T'inquiète pas ça va passer !

Il me prit par le bras pour me relever avant de me mener jusqu'à une sorte de débarras où il avait une table et deux chaises. Il s'assied alors que moi j'étais debout voulant ma maman.

- Antony, emmène-lui un oreiller. Je le regardais s'exécuter alors que je tremblais toujours

Je voulais rentrer chez moi, je voulais partir, je voulais revoir ma maman.

- On m'a dit que tu avais un don, commença-t-il en se servant un whisky, un verre ? Demanda-t-il

- …, je le regardais secouant la tête

- C'est vrai, dit-il en me fixant, t'es encore une enfant. Un chocolat pour la demoiselle, demanda-t-il. Tu sais petite, je n'ai pas voulu paraitre trop méchant mais je voulais te faire comprendre qu'il n'est jamais bon de se foutre de moi

Mes tremblements s'amplifièrent alors que mes larmes se mirent à couler de nouveau. L'homme apparut avec mon chocolat, il devait y avoir surement du poison un truc du genre.

- Laissez-moi partir et je vous ferais gagner, suppliai-je, je ne demanderai rien, je ne dirais rien ! Suppliai-je en sanglot

- T'inquiète petite, dit-il en se levant, je ne suis pas un escroc comme on te l'a fait si souvent

- Je ferais ce que vous voudrez, ajoutai-je avec le plus de compréhension possible

- Ça fait 5 mois que l'on t'observe, dit-il en m'obligeant à le regarder alors que mes yeux rétrécirent de peur. T'as du potentiel, dit-il en me souriant. Une chose que j'aime pas c'est qu'on exploite les gens. Combien il te doit ?

- Rien, dis-je en baissant les yeux. C'est son argent, pas le mien, répondis-je

- T'as pas l'air de comprendre gamine, dit-il en m'obligeant à le regarder à nouveau. Dorénavant tu travailles pour moi, je vais t'enseigner tous les rudiments de notre monde, tu assureras a succession

- Oui monsieur, dis-je

Je disais toujours oui pour qu'il me laisse enfin partir. Une fois qu'il eut satisfaction, il me raccompagna. J'avais mal mais comment dire à ma mère que je m'étais prise une raclée par un membre de la mafia ? J'allais devoir cacher cela pour ne pas avoir d'ennuis.

Trois jours étaient passés depuis ma rencontre avec cet homme plus de dangereux. Ma mère reçut un virement de 5000 livres sur compte et moi une enveloppe avec 500 livres. C'était de l'argent sale, je n'avais rien demandé et je savais que j'étais dans l'incapacité de le rembourser.

Malgré ma forte fièvre, j'étais partie le voir. Je profitais que maman travail pour lui rendre visite. Alors que j'attendais l'autobus, un de ses sbires m'aborda en disant que son patron était furieux. Ils me conduisaient à lui, il était assis en train de jouer aux cartes avec une autre personne.

- Je vous rends ceci, dis-je en lui tendant l'enveloppe alors que la migraine commençait à pointer son nez

- Ça fait des jours que je te cherche petite, dit-il énerver en reprenant l'enveloppe. Mais t'es bouillante, constata-t-il

- Je vous remercie de votre gentillesse mais je dois rentrer, dis-je en m'éloignant assez vite.

- Ta mère ne t'a pas emmené à l'hôpital ? Demanda-t-il un peu inquiet

- Je vais très bien, répondis-je en m'éloignant de lui

Tout s'était passé sans encombre alors que j'attendais à nouveau l'autobus, une voiture noir s'arrêta devant moi et deux hommes en sortirent, je n'étais pas assez rapide pour m'échapper. Ils me forcèrent à monter encore alors que je voulais rentrer. Une fois à bord, il posa sa veste sur moi et me tendit une bouteille d'eau. Ils me menèrent à l'hôpital le plus proche où un médecin me prit en charge. Il me diagnostiqua une pneumonie et une laryngite aigue.

Je ne savais pas à quoi il jouait et ce qu'il faisait vraiment.

- Pourquoi vous faites ça ? Demandai-je intriguée

- Je t'aime bien petite, dit-il sincèrement, et on est associé, je dois m'assurer que ma mine d'or aille bien

- Merci ! Dis-je en rougissant.

Depuis ce jour, j'étais devenue le parrain de mon quartier. Ma mère qui l'avait appris quelques mois plus tard n'avait pas approuvé mais notre vie depuis ce jour-là c'était nettement améliorer et je me fichais de ce qu'elle dirait.

Quoiqu'il en soit on était tous dans un entrepôt où était entreposée une marchandise qui pourrait me rapporter de l'oseille. Comme me l'avait appris mon parrain ne pas se faire prendre était la règle principale, la deuxième c'était qu'il n'y avait pas de règle

Tous les coups étaient permis dans la rue, il n'y avait aucune pitié. Mon avantage, être sous l'aile de mon parrain.


Bonne lecture et à bientôt