Cette fois, sa première pensée fut que sa tête allait exploser. Puis il remarqua qu'il était a nouveau dans le lit puant.

Pour la deuxième fois, Livaï reprenait conscience. Sauf que ce coup là, il entendit des voix dans la chambre. Les deux personnes qui discutaient n'avait pas encore remarqué son réveil. A défaut de les voir, car il n'osait pas faire le moindre mouvement de peur de ressentir à nouveau la même douleur qu'a son précédent réveil, il reconnut les voix d'Hanji et Erwin. Il émis un grognement rauque pour attirer leur attention. Les deux soldats se tournèrent immédiatement vers lui.

-Ho livaï ! tu es enfin réveillé ! tu nous a fait une de ces peur tu sais ! s'écria la brune avant de commencer à sautiller tout autour du lit, alors comment tu te sent ?

-c'est quoi ce bordel ? La coupa-il d'une voie faiblarde qui ne lui ressemblait absolument pas,

Ce fut Erwin qui pris la parole pour lui répondre :

-Tu t'es blessé lors de notre dernière expédition, tu as trois côtes de cassées, une belle entorse au genou, et nous pensons que tu as également eu un traumatisme crânien. Tu es resté près d'une semaine dans le coma… mais c'est surement parce que Hanji a un peu forcé sur la morphine…

Livaï accusa le coup Qu'avait-il bien pu foutre pour se mettre dans un état pareil et rester une semaine dans le coma. Il leva un regard interrogateur vers ses deux coéquipiers avant de grommeler :

-Qu'est ce qui s'est passé ?

Hanji et Erwin se regardèrent, l'air embarrassé, cherchant tous deux un moyen de tourner la chose. Mais Hanji lui répondit en premier avec son tact légendaire et inexistant.

-Hé bien tu t'es littéralement fait envoyé en l'air par un titan et tu as atterrit la tête la première contre un arbre.

-Moi je me suis fait chopper par un titan ?

Le visage habituellement si neutre de livaï se décomposa. Ce n'était pas possible. Il ne s'était jamais fait attrapé par un titan, il a toujours été bien trop rapide pour ça.

Erwin coupa court au début de ses tergiversions :

-Ton équipement tridimensionnel s'est cassé alors que tu étais en train de te battre et t'as lâché en plein vol, tu n'y est pour rien.

Livaï était trop chamboulé pour répondre. Il le fixa de ses yeux gris, et Erwin fut surpris d'y voir une certaine détresse, trop habitué à voir le visage de son subordonné si impassible et froid. Ce dernier voulu se mettre assis et fut étonné de sentir sa douleur atténuée. Hanji avait encore du le droguer un peu plus pour le soulager. Pour une fois cela ne le dérangea pas, s'il avait été de bonne humeur, il l'aurais presque remercié. Le major repris la parole :

-Tu dois vraiment te reposer maintenant. Toute ton équipe avait remarqué que tu n'étais pas au meilleur de ta forme avant l'expédition. Même si ce n'est pas la cause de ton accident tu es en arrêt jusqu'à ton rétablissement complet.

-Pff ! c'est bon je serais sur pied en un rien de temps. Pas la peine d'en faire toute une histoire.

- Je ne veux pas te voir t'entrainner avant au moins 2 semaines. C'est un ordre.

Livaï se contenta de lui jeter un regard noir. Ce n'était pas la peine de tenter de discuter avec Erwin. De toute façon il en ferait tout de même à sa tête.

-Allez Livaï ! tu as l'air encore plus grognon que d'habitude ! Fais pas cette tête, tu sais bien qu'on s'inquiète pour toi !

-Tss.

Hanji vint ébouriffer ses cheveux d'ébène, geste qu'elle ne se permettait pas en présence de leurs subordonnés mais qu'elle aimait faire lorsqu'ils étaient entre gradés, car cela embêtait Livaï. Et embêter Livaï était un passe-temps assez apprécié d'Hanji. De plus, il était actuellement incapable de lui en coller une, autant en profiter.

Les deux militaires finirent au bout d'un moment par quitter la chambre. Livaï décida qu'il était temps de prendre une douche, faute d'avoir pu se laver pendant une semaine, il se sentait horriblement crade. Machinalement il avait passé la main dans ses cheveux, et avait constaté avec effroi qu'il commençaient à devenir gras. Quelle horreur.

Il tenta à nouveau de se mettre debout avec plus de précautions que la première fois. Même si il souffrait toujours, il fut plutôt satisfait de constater que la morphine que lui avait donné Hanji (ou toute autre substance licite ou non et probablement de son invention) lui permettait de tenir sur ses deux jambes et de se déplacer en boitillant, même si il avait l'impression de s'être fait piétiner par un troupeau de chevaux au galop.

Une fois arrivé dans la salle de bain, il croisa son reflet dans le miroir et eu un mouvement de surprise qu'il lui déclencha une belle douleur au niveau de ses côtes brisées. Il avait un hématome qui lui mangeait une bonne partie du côté droit de son visage, avec une vilaine coupure juste sous son œil, qui le lui aurait surement crevé si elle s'était trouvée quelques centimètres plus haut. Ses traits étaient tirés et ses yeux étaient soulignés de grosses cernes bleutées. Il enleva tant bien que mal le t-shirt blanc qu'il portait et fit une moue désapprobatrice. Déjà qu'il n'était pas bien épais habituellement, il avait au moins une musculature fine et bien développée, mais cette semaine passée au lit, sans être alimenté autrement que par perfusion lui avait fait perdre quelques kilos, et il paraissait maintenant maigre, et presque frêle, ses côtes devenues apparentes lui laissaient voir une grosse boursouflure à l'endroit où elles s'étaient brisées. Il lâcha un soupir et prit rapidement sa douche avant de partir à la recherche de son uniforme. Une fois à peu près présentable, son regard tomba sur l'horloge accrochée au mur : 19h30. Pile l'heure du repas.

Quand le Caporal entra dans le réfectoire d'une démarche boitillante, toutes les têtes se tournèrent vers lui, mais aucun ne lui proposa son aide, sachant pertinemment qu'il préfèrerait certainement se battre à main nues contre un titan que de devoir être assisté. Livaï les ignora tous et alla s'assoir à la table des gradés en face d'Erwin, à sa place habituelle. Il picora dans son assiette en silence, ne répondant brièvement aux sollicitation de ses collègues.

Plus tard dans la soirée, lorsqu'il se glissa enfin dans son lit à lui, dans sa propre chambre, il s'endormit presque instantanément, et ne rouvrit les yeux que le lendemain matin lorsque le soleil était au zénith, lui qui avait pourtant l'habitude d'avoir un sommeil agité et difficile et qui ne se devait jamais plus tard que 8h du matin.


Hello! Voilà le premier chapitre, j'espère que vous me donnerez vos avis!

J'essaierai de ne pas être trop longue pour poster la suite.

Luanaii.