Voila pour ce second chapitre qui j'espère vous plaira


Chapitre 2. Une première rentrée

Au QG de l'ordre du Phénix

- Ronald Weasley, je t'ai déjà dit de laisser ta sœur tranquille ; elle est assez grande et fait ce qu'elle veut. Et arrête d'être tout le temps après elle.

- Mais Hermione, c'est ma sœur, il faut bien que je la protège de tout ces mecs qui ne pensent qu'à tu sais quoi !

- Je suis d'accord, mais là ce n'est pas le cas, Michael l'aime et il en est de même pour elle, tu dois respecter son choix.

- Mmm, maugréa le prénommé Ron. Au moment où il allait rajouter quelque chose, la sonnette de la cuisine retentit.

- Viens, Dumbledore à dû revenir avec Harry Potter, lui dit alors Hermione histoire de couper court à la discussion qui risquait de dégénérer, Ron était tellement têtu quand il le voulait.

- Pff ! Je sens que c'est un gars qui ne va pas se prendre pour n'importe qui, celui-là.

- Tu arrête de dire n'importe quoi, tu ne l'as encore jamais vu et tu le critiques déjà.

- Oui, mais… tenta-t-il de rajouter, histoire de se justifier.

- Chut, on descend, le coupa Hermione.

Harry suivit Dumbledore à l'intérieur de la maison et arriva dans une espèce de hall.

Devant lui se tenaient environ dix personnes. A la vue de celles-ci, il se demanda même si être roux n'était pas une règle chez les sorciers. En effet sur les neuf personnes présentes dans le salon, sept étaient rousses.

- Harry, je te présente Molly et Arthur Weasley, leurs fils Bill, Charlie, Percy, Fred et Georges. Tonks, Remus Lupin, Alastor Maugrey (à ce moment là Hermione et Ron déboulèrent dans le salon) et Hermione Granger et Ronald Weasley.

- Ah, ça me rassure, c'est juste parce qu'ils sont de la même famille qu'ils sont tous roux, pensa-t-il.

C'est à ce moment-là qu'un bruit énorme retentit dans l'escalier, et qu'une boule rousse passa devant Harry.

- Harry Potter n'est pas encore arrivé ? demanda Ginny Weasley aux autres.

- Derrière toi ma chérie. Lui répondit alors sa mère en souriant.

Ginny se retourna et lorsqu'elle le vit avec un sourire sur les lèvres, ses joues prirent immédiatement une couleur rouge soutenu.

- Désolé je ne t'avais pas vu, je suis Ginny, lui dit-elle alors très gênée de son entrée plus que discrète.

- Oh ! Il n'y a pas de soucis Ginny, tu dois être une fille Weasley je présume, lui répondit alors Harry amusé par sa réaction.

- Tu présumes bien.

Harry reporta son attention sur les personnes en face de lui et plus particulièrement sur la jeune fille brune à sa droite « Hermione, elle se prénomme alors… » pensa-t-il en même temps. Il n'aurait pas su dire pourquoi mais il se sentait attiré par elle. Lorsque leurs regards se croisèrent, il se sentit comme accroché à un fil invisible l'empêchant de détourner la tète. Cependant, pour ne pas attirer l'attention des autres sur lui des le premier jour, il se força à détourner le regard.

Après un bref silence, Dumbledore repris la parole :

- Ron Hermione, comme vous le savez déjà, Harry sera dans la même année que vous. Cependant, je me dois de rajouter que pour plus de sécurité pour lui et pour une de ses requêtes, j'ai nommé Harry Préfet en Chef.

A ce moment tout le monde le regarda surpris. Dumbledore reprit alors la parole :

- Quant à vous Miss Granger, vous auriez du recevoir la nouvelle par courrier mais vu les circonstances exceptionnelles que nous avons là, je me dois de vous informer des maintenant que vous êtes l'autre préfète en chef.

Hermione explosa d'une joie tout de même mesurée tandis que Ron lui, fit une grimace plus que comique. En effet, il réalisa que son Hermione allait partager son appartement avec ce guignol prétentieux (vive les préjugés !) qui avait exigé d'être Préfet en Chef. Mais les autres dans la pièce n'eurent nullement cette réaction excessive et pleine de préjugés, ils félicitèrent tous chaleureusement Harry et Hermione (enfin Hermione plus que Harry puisqu'elle, elle l'avait mérité.)

- Si je vous dis ceci, Miss Granger, reprit Dumbledore, c'est que comme Harry ne connaît pas encore Poudlard, j'aimerais que vous l'aidiez dans ses démarches de Préfet en Chef, au moins dans un premier temps. Maintenant pourriez-vous montrer, accompagnée de monsieur Weasley, sa chambre à Monsieur Potter, ce qui vous permettra en même temps de vous connaître et de vous apprécier, j'en suis sûr, dit Dumbledore avec un grand sourire en regardant les trois concernés tout en insistant sur le rouquin.

« L'apprécier, celui la ? Il rêve lui ! » pensa Ron justement

- Oui, viens Harry, suis nous, l'encouragea Hermione qui se doutait que ça ne devait pas être facile pour Harry qui ne connaissait personne et qui de plus venait de perde ses parents.

Ils firent alors, avec plus ou moins d'entrain selon les cas, visiter l'ensemble de la maison à Harry. Celui-ci la trouva confortable et chaleureuse pour un quartier général, et Hermione lui expliqua qu'ils avait passé tout un été à rendre habitable cette maison qui n'avait pas été utilisée depuis des décennies.

Arrivé dans ce qui serait sa chambre pour le reste de l'été, Harry ne put s'empêcher de repenser à ses parents mort, il y avait à peine une semaine. Hermione à cet instant vit Harry les yeux tout humides et compris à quoi celui-ci devait penser. Elle fit donc un signe discret à Ron qui n'avait rien remarqué et ils sortirent laissant Harry, seul. Evidemment, bien qu'il ne sache pas pourquoi, Ron était plus qu'heureux de laisser Harry tout seul et de se retrouver enfin seulement Hermione et lui.

Son bonheur ne dura que quelques petites minutes car très vite Harry ressortit de sa chambre et les trouva dans la chambre d'Hermione où ils étaient en train de discuter.

De son coté, Hermione après avoir laissé Harry dans sa chambre sortit avec Ron et elle alla alors dans la sienne. Ron essayait d'avoir une discutions avec elle mais elle de son coté ne l'écoutait pas, trop occupée dans sa tête à penser à sa rencontre avec Harry. Elle ne parvenait pas à se l'expliquer, mais quand elle avait croisé son regard dans le salon tout à l'heure, elle s'était sentie déconnecté de la réalité, et si Harry n'avait pas détourné le regard, elle aurait pu rester a contempler ses yeux magnifiques indéfiniment. Cette pensée la choqua d'ailleurs, elle n'avait jamais ressentit cela, et bien qu'il est vrai qu'il a de très jolis yeux, ce n'est pas une raison pour réagir comme cela. Elle fut coupée de sa réflexion très profonde avec elle-même par l'entré de Harry dans sa chambre.

Elle jeta un nouveau regard vers lui et ses yeux recroisèrent alors les deux iris émeraudes, et elle y resta accrochée pour la seconde fois. Mais cette fois Harry ne parvint pas à détourner le regard, et c'est un Ron dont la colère avait décuplé en voyant ces deux-là se regarder comme cela qui les sortit de leur contemplation. Tout deux virèrent alors au rouge et détournèrent très vite les yeux.

Plus tard dans la journée Ron s'arrangea pour être seul avec Hermione.

- Je ne le sens pas ce Potter, lui dit-il alors

- Il s'appelle Harry, Ron, lui répondit alors sèchement Hermione que l'attitude de son ami commençait grandement à énerver.

- Oui si tu veux. N'empêche, je ne le sens pas. Tu as vu en plus comme il est prétentieux, non mais quand même, il a exigé d'être Préfet en Chef.

- Non, Ron ! On ne nous à jamais dit ça et tu n'a pas intérêt à le dire à quiconque. Dumbledore nous à juste dit qu'il avait fait une requête, et que pour la satisfaire il avait dû le nommer Préfet en Chef.

- Oui et bien c'est pareil, répondit Ron en toute mauvaise foi

- Et c'est surtout pour le protéger, il sera bien plus en sécurité dans un appartement tout seul que dans un dortoir avec plein de monde. Non, moi je trouve que c'une très bonne chose qu'il soit Préfet en Chef.

En réalisant ce qu'elle avait dit et surtout comment pouvait l'interpréter Ron, elle vira au rouge. Ron l'avait d'ailleurs interprété de cette façon.

- Ah ! Bien sûr ! Tu dois être heureuse de partager ton appartement avec le célèbre Harry Potter. Avec un peu de chance tu pourras avoir un peu de place dans son lit…

BAM ! Une gifle magistrale s'abattit sur la joue gauche d'un Ronald Weasley à moitié sonné.

- Tu me dégoûtes Ron, parfois, tu as vu où t'amène ta jalousie. Mais bordel je ne suis pas à toi Ron, commença (ou continua plutôt) à s'énerver Hermione. Je ne le serai jamais d'ailleurs mets-toi bien cela dans le crâne une bonne fois pour toute. Et en plus tu me connais assez pour savoir que ce n'est pas mon genre de vouloir ce que tu as sous-entendu, et encore moins parce que cette personne est célèbre. Si j'ai dit cela c'est uniquement par ce que je pense que pour sa sécurité, avec Tu-Sais-Qui, qui va apprendre très vite que Harry est à Poudlard et les fils de Mangemort présent dans le château, il est préférable qu'il soit dans des appartements privés.

Sur ce elle planta Ron dont la joue s'était couverte d'un magnifique gant d'un rouge bien prononcé et sortit rejoindre les autres.

Le reste des vacances se passa dans une atmosphère détendue Hermione avait fini par reparler Ron après que celui-ci se soit maintes fois excusé. Harry passait ses journées à lire et à étudier. Le fait de savoir qu'il était menacé n'avait fait qu'augmenter son envie et son besoin d'apprendre et de devenir plus puissant.

Après tout, de cela dépendait sa survie. Le temps où il ne révisait pas, il le passait avec Hermione principalement, mais aussi avec les enfants Weasley (excepté l'un d'eux), qui lui expliquaient tout ce qu'il y avait à savoir sur Poudlard, sur la maison Serpentard et Malefoy, mais aussi sur le monde sorcier en général, car après tout, Harry ne le connaissait que très peu. Harry et Hermione s'entendait réellement très bien, et une personne étrangère qui les observait n'aurait pu deviner qu'ils ne se connaissaient que depuis une semaine ou deux. Une grande complicité était déjà née entre eux. Ils se sentaient réellement liés l'un à l'autre, sans pour autant comprendre pourquoi. Harry mettait quelquefois cela sur le compte des hormones, car près tout, Hermione était loin d'être moche, et lui n'avait jamais réellement rencontré de filles de son âge. Mais il savait cependant que ce n'était pas la vraie raison, cela semblait beaucoup plus profond qu'une simple attirance physique. Et justement ceci Ron l'avait très bien remarqué, ce qui ne faisait qu'accentuer la rancœur qu'il avait contre Harry qui était en train de lui voler SON Hermione.

C'est dans ce climat qu'ils arrivèrent à la gare de King Cross le premier septembre accompagné d'un grand nombre de personnes de l'ordre. Harry et Hermione partirent rejoindre leur wagon de Préfet en Chef pendant que Ron et Ginny rejoignaient leurs amis. Il avait été convenu pour des questions là encore de sécurité, que Harry ne participerait pas aux rondes des Préfets dans le train pour qu'il ne soit pas reconnu avant de franchir les grilles de Poudlard. Là, il serait en plus grande sécurité. Il passa ainsi la plus grande partie du voyage seul dans son compartiment, Hermione étant soit en train de faire sa ronde, soit avec Ron, Ginny et d'autres que Harry ne connaissait pas encore. Ceci ne le dérangea pas outre mesure, il avait, ne l'oublions pas, l'habitude d'être seul. Il en profita donc pour lire une foi de plus. Il lisait l'histoire de Poudlard que lui avait conseillé Hermione « pour être au point sur l'école » comme elle lui avait dit avec un sourire. Elle revint le voir cependant quelques fois et resta avec lui pour la fin du voyage. Ils se changèrent, Harry enfilant sa robe de sorcier achetée par Molly sur le chemin de traverse, en même temps que l'ensemble de ses fournitures scolaires. Ils sortirent du train une fois celui-ci entré en gare, et montèrent dans les carrosses. Il vit alors que des Sombrals les tiraient. Il demanda alors à Hermione,

- Tu sais ce qui tire les carrosses ?

- Non ce doit être un enchantement je pense, lui répondit elle sérieusement

- Ah, oui ! Sûrement, répondit-il tout en pensant qu'elle n'avait jamais dû voir quelqu'un mourir.

« Tant mieux » se dit-il pour lui-même.

Lorsqu'il vit le château de loin, il fut réellement subjugué par la beauté des lieux. C'était de loin la chose la plus belle que Harry ait jamais vue. Ceci ne fut que renforcé lorsqu'il pénétra a l'intérieur de la bâtisse moyenâgeuse. La hauteur des plafonds, l'aspect à la foi froid et sécurisant des murs de pierre, les statues superbement taillées, les fantômes qui se baladaient un peu partout, tout cela semblait tout droit sortit des livres moldus sur la magie qu'il lisait quand il était petit.

Bien qu'il ait lu tout cela dans l'histoire de Poudlard, il fut tout de même émerveillé. Une fois rentré dans la grande salle, il resta en retrait comme le lui avait demandé Dumbledore, et attendit qu'on l'appelle pour sa répartition. Bien qu'on lui ait dit qu'il serait bien qu'il soit à Gryffondor, que c'était la meilleure maison, certains aspects ne lui plaisaient pas particulièrement. Ils étaient un peu trop curieux à son goût (il avait eu le temps de connaître la personnalité des gens de cette école âpres avoir vécu un mois avec des personnes étant toutes allées dans cette maison), et avaient une tendance à trop dénigrer les autres en pensant que Gryffondor était mieux que tout (les plus courageux, les plus solidaires et j'en passe) alors que les autres maisons avaient elles aussi leurs qualités. Serpentard, bien qu'elle soit la maison de Voldemort et de presque tous les Mangemorts pouvait apporter beaucoup de chose, et il aimait notamment l'indépendance des personnes de cette maison, et il savait de plus que la magie noire n'était pas forcement mauvaise, c'était l'utilisation qu'on pouvait en faire qui l'était. Or cette maison était celle qui lui permettrait de l'étudier au mieux. Il savait qu'il en aurait besoin pour vaincre Voldemort. Pris dans ses pensées il n'émergea que quand il entendit son nom.

- Avant que le festin ne commence, avait repris Dumbledore après que la répartition des premières années eut été achevée, je voudrais que vous accueillez un nouvel élève qui va faire sa septième année ici. Monsieur Harry Potter veuillez vous approcher s'il vous plaît.

Lorsque son nom fut prononcé, un silence de plomb tomba sur la salle. Personne n'en croyait ses oreilles. C'est presque dans un silence de mort que Harry s'avança entre les tables pour aller s'asseoir sur le tabouret pendant que le professeur McGonagall lui posait le Choixpeau magique sur la tête.

- Alors, alors, entendit Harry dans sa tête, je vois que tu ne manques pas de courage et tu es aussi très fidèle bien que tu aimes une certaine solitude et indépendance. Tout ceci me pousse à te placer à Gryffondor. Oh ! Mais je vois aussi que tu as un caractère bien trempé et que tu as soif d'apprendre. Serpentard te conviendrait alors aussi parfaitement. C'est un choix très difficile… Je ne fais pas cela souvent mais je te laisse le choix entre Serpentard et Gryffondor.

Harry repensa alors à ce qu'il s'était dit quelques minutes plus tôt.

« Hermione, j'espère que tu me reparleras quand même », pensa alors Harry

- SERPENTARD ! s'écria alors le Choixpeau magique dans la surprise générale.


Bonne fin de journée à vous et à très vite pour la suite

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