Auteur : mangafana

Titre : une nouvelle vie

Bonjour, ça fait très longtemps que je n'ai pas écrit de fic et plus encore sur Gundam Wing. Je ne sais pas pourquoi, j'ai eu envi, d'un coup. J'espère que ça vous plaira.

J'écris sans bêta donc désolée pour les fautes. Oh, au fait, si vous voulez laisser une review, avec plaisir, mais les auteurs qui disent qu'ils prennent aussi en compte les critiques constructives, c'est pas mon cas. Des review sympa, sinon pas de review. Merci d'avance !

Chapitre 2

Heero regarda derrière le professeur et resta stupéfait devant la vision qu'il avait. Devant lui, un petit garçon, environ 5 ans, brun avec des cheveux en broussaille, les yeux bleu et semblant clairement métis, tenait une couverture comme un doudou contre sa joue alors qu'il suçait son pouce. Ce petit garçon était son portrait craché et il resta aussi stupéfait que le gamin quand il réalisa qui était devant lui. Le gamin s'avança encore un peu et, le regardant dans les yeux, il demanda d'une petite voie :

« Tu es mon otou-san ? »

Heero fut prit de court mais il senti que le professeur M s'apprêtait à s'enfuir alors, profitant que le professeur se trouvait encore devant lui et que donc, il cachait la vue de l'enfant, il sorti son arme et visa le ventre du professeur qui se figea. Heero se pencha un peu vers l'enfant et lui répondit avec un sourire :

« Haï, Koibito. Nous allons sortir d'ici, d'accord ? Retourne dans ta chambre et prend tes affaires. »

Le gamin, tout heureux et toute fatigue oubliée, retourna dans sa « chambre », car c'était manifestement ce qu'était cette pièce mystérieuse, laissant son otou-san avec le professeur M.

Heero se tourna vers le professeur et lui demanda :

« Racontez moi tout ! Exigea Heero.

-Vous savez ce qu'il est, je n'ai pas besoin de vous faire un dessin.

-Est-il stable ?

-Oui.

-Qu'est-ce que vous faîtes ici ?

-Ce sont les seuls qui ont bien voulu financer mes recherches.

-Que lui avez-vous fait ?

-Rien de plus qu'à vous, il n'était que le nouveau 01 …

-Pourquoi sortiez-vous de sa chambre à cette heure, pervers ?

-Non, rien de tel, il a eu une petite otite il y a deux jours, je vérifiais juste sa température.

-Quand le petit reviendra, vous rentrerez dans sa chambre et je vous enfermerais.

-Vous ne me tuez pas ? S'étonna M.

-Ne vous inquiétez pas, vous n'y couperez pas, charogne. Mais je ne vais pas vous tuer devant lui. Nous allons faire exploser le bâtiment. Je pense que de savoir que vous allez mourir mais pas de savoir quand, va vous punir d'une manière satisfaisante. Inquiétez-vous et essayez de sortir, vous me connaissez, vous n'y arriverez pas. Je commence déjà à sentir la terreur qui s'échappe de tous les pores de votre peau. Vous allez crever mais l'anticipation va vous faire mourir à petit feu. Tant mieux. Vous allez souffrir, ça sera un minimum par rapport à ce que lui a subit, mais ça sera déjà ça de gagné. » Dit Heero à voix basse au professeur, de sorte de l'enfant n'entende pas.

Heero vit le petit se diriger vers lui tout sourire, avec sa couverture, une boite de crayon de couleur et ses chaussons en forme de lapin. Il était sinon habillé comme son père pendant la guerre. Le petit avança vers lui, maintenant un peu timide mais Heero lui tendit la main et le petit la prit vivement.

« Dit au revoir au professeur, il m'a confié qu'il était fatigué et qu'il allait profité de ta chambre, puisque tu viens avec moi.

-Oyasuminasai, professeur. » Le professeur, la gorge sèche, hocha juste la tête et rentra dans la chambre. Discrètement, Heero rangea son arme et s'accroupi devant le petit.

« Tu as l'air fatigué, tu as sommeil ?

-Moui, un peu.

-Dors, je veille sur toi.

-Tu ne me quittes pas, hein Otou-san ?

-Non, promis. » Puis Heero pressa un point particulier dans le cou du garçon pour l'endormir.

Il ne voulait pas qu'il soit témoin de ce qui allait arriver à la base ou au professeur. Il posa délicatement le bambin contre le mur et crocheta la serrure pour fermer la porte, puis il tira dans la serrure pour détruire le mécanisme et empêcher le professeur de ressortir. Il reprit son précieux fardeau et sorti de la base en courant, très en retard sur le programme.

Heureusement, les autres avaient attendu son feu vert avant de faire explosé la base. Une fois hors de danger, il prit sa radio et dit :

« Je suis sorti, faîtes exploser la base, j'arrive.

-Qu'est-ce que t'as foutu, Hee-chan, t'es super à la bourre !

-Je sais, j'arrive. Je vous raconterais. »

Heero continua à courir vers le lieu de rencontre tout en ignorant la base qui explosait derrière son épaule.

Quand il arriva au lieu de rendez-vous, il se rendit compte que ses coéquipiers étaient tous installés dans la voiture, le moteur tournant et la portière arrière ouverte. Il s'assit sur le siège, cala le petit contre lui et ferma la porte avant de dire à Trowa, au volant, de rouler.

La voiture ne démarra pas tout de suite, tant la surprise de voir Heero avec un enfant était grande pour tout le monde.

« Trowa, roule, je vous expliquerai à la planque. »

Le Français se décida à rouler alors que tout les autres semblaient hypnotisés.

Une fois arrivé chez Quatre, Heero déposa l'enfant encore endormi sur le canapé. Il cala un oreiller sous sa tête et le couvrit de sa couverture doudou. Il effleura les cheveux en batailles en souriant de les voir revenir à la même place. Il rejoignit alors les autres, qui attendaient ses explications dans la cuisine. Assez près pour que Heero puisse surveiller l'enfant mais assez loin pour qu'il n'entende rien si il se réveillait.

Quatre poussa une tasse de thé dans sa main et tous attendirent qu'il ouvre la bouche. Après avoir trempé ses lèvres dans le breuvage brûlant, Heero prit la parole :

« En sortant de la base, j'ai croisé un homme que je connaissais. Cet homme s'appelait le professeur M et il avait assisté le professeur J dans ses expériences génétiques pour me créer. Ça faisait des années que je ne l'avais pas vu parce que J l'avait congédié. M avait volé des éprouvettes contenant de mon sang. J pensait les avoir toutes récupéré mais il se trompait visiblement.

-Mais alors, ce gamin, c'est quoi ? Un clone ? Demanda Duo.

-Hum, oui. Je suis moi-même un composé biologique complexe mais il est très facile de travailler par rapport à mes cellules.

-Comment ça ?

-… Je ne suis pas né comme vous tous. Je suis le fruit de manipulations génétiques que J a faite sur plusieurs embryons et je suis son plus grand aboutissement. Des os très solides, une grande force et une grande souplesse. Mes organes ont été sélectionnés pour être les plus forts et les plus résistants, un cœur d'athlète, des yeux de snippers, j'ai une vision de 25/10 et je suis quasiment nyctalope. Malgré tout, comme à part mes « donneurs », j'ai un patrimoine génétique vierge, il est très facile de faire des manipulations génétiques sur mon sang. Je pense que c'est ce que M a voulu faire. Mais quand je l'ai interrogé, il m'a dit qu'il n'était que le premier et qu'il était stable, donc cet enfant est mon clone exact. En partant du laboratoire de J, M a dû perdre des années en recherches et il a dû tout recréer avec un clone parfait avant de s'essayer à des … manipulations diverses. Heureusement, je l'ai trouvé à temps.

-Je savais bien que t'étais pas normal.

-Duo !

-Ben quoi, toi, tu ne vis pas avec lui et pourtant tu l'as vu pendant la guerre, il est increvable et super résistant. J'avoue que ça a des avantages au lit mais sinon, c'est super difficile à suivre.

-Toujours aussi gracieux, Maxwell.

-Oh, ça va, Wuffy, je blague ! Hee-chan sait que je l'adore.

-Excuse moi de te poser la question, Heero, mais, pour recentrer un peu sur le sujet … j'ai été vraiment très impressionné par ton savoir faire avec lui. Tu semblais vraiment à l'aise en le tenant dans tes bras et je t'ai senti très attaché, déjà …

-Me dit pas que J à poussé le perfect jusqu'à te faire prendre des cours de babysitting ?! » S'exclama Duo.

Pour cette conversation, Heero préféra s'asseoir, car elle promettait d'être très éprouvante pour lui. Le voyant s'asseoir, les autres se consultèrent et prirent tous place autour de la table.

Les gboys regardèrent tous Heero boire son thé, mais ils comprirent qu'il essayait plutôt d'organiser ses pensées.

« Est-ce que vous savez d'où nous viennent nos numéros de code ?

-ça vient de nos colonies respectives ?

-Moi j'ai toujours pensé que c'était par rapport à l'ordre d'adhésion des mads au projet météore.

-Non, en fait, vous me les devez. Comme je vous l'ai dit, je suis un composite de plusieurs manipulations génétiques. Pour avancer plus loin dans ses recherches, J a dû prendre une base et c'est pourquoi il m'a créé. Je suis 01 parce que je suis le 1er clone.

A partir de moi, il a créé d'autres clones et a essayé diverses manipulations génétiques sur eux. Malheureusement, ça ne s'est pas toujours bien passé alors je suis celui qu'il a entraîné. Ils nous faisaient tous dormir dans la même pièce. Nous n'avions même pas de lit, juste des matelas par terre, mais nous nous en fichions, car nous étions frères. Nous qui ne vivions que pour la guerre, nos journées étaient dures mais le soir venu, nous étions tous réunis dans la même pièce et nous formions une vraie famille. Ils étaient 4. Et bizarrement, ils partageaient certains trais de caractères avec vous. 02 avait 8 ans alors que j'en avais 10. En essayant de lui faire une vue digne des faucons, J l'avait rendu aveugle, mais 02 n'était certainement pas muet et il me faisait toujours rire. Je ne sais pas comment il faisait mais il arrivait même a me faire rire en me racontant la pire journée d'entraînement, parce qu'il voyait toujours un côté drôle à tout. 03 avait 6 ans et … il ne parlait pas. Je ne sais pas quelle manipulation avait été faite sur lui mais à part son mutisme, il n'y avait rien d'anormal chez lui. 03 était toujours d'un calme olympien et rien ne pouvait l'ébranler. Il était très attentif à nos besoins et quand il trouvait les blagues de 02 drôles, on le voyait tout de suite grâce à ces yeux qui pétillaient. 04 était le plus doux de nous tous, il avait 4 ans. Ça ne voulait pas dire qu'il était faible, loin de là, il ne fallait pas le contrarier, mais il était tout bonnement adorable. Il était né handicapé moteur et il ne pouvait pas marcher. Enfin, 05 n'était encore qu'un bébé, il n'avait que 2 ans. De nous tous, il était celui qui avait le plus de caractère et faisait des colères, mais pas souvent. Il était aussi d'une très grande intelligence et savait déjà lire. Je pense que J avait boosté son cerveau… C'est pour ça que je sais m'occuper d'un enfant … parce que je les ai élevé comme j'ai pu et que je les ai aimé.

-Tu parles d'eux au passé … fit remarqué Quatre.

-Hum … Un jour, le professeur J m'envoya dans la colonie avec plusieurs missions. Ce n'était pas inhabituel, il le faisait souvent. C'était une sorte de jeu de l'oie à travers la ville. Si je réussissais l'épreuve, j'avais un indice vers un autre point et un autre, jusqu'à ce que J décide que le jeu se finisse. J'aimais ces journées, parce que j'étais loin des laboratoires et que je trouvais les épreuves amusantes. Quelques fois, je devais voler du pain dans un magasin sans me faire prendre, d'autre fois, je devais rentrer dans un hôtel sans qu'on ne me voit, identifier une personne et lui tirer dessus avec un fusil de paint-ball … Mais ce jour là, la fin de l'épreuve m'emmena dans un coin industriel de L1 avec beaucoup d'usines. Quand je suis rentré dans l'usine que je croyais être la bonne, J m'apprit que notre ancienne base avait été repérée par Oz et qu'il avait fallu fuir pour éviter d'être prit. Je ne posais pas plus de question mais le soir venu, lorsqu'on m'emmena à ma chambre, mes frères n'étaient pas là. J'ai demandé ou ils étaient et un garde s'est contenté de me dire qu'on avait dû brûler l'ancienne base … je savais ce que ça voulais dire, J ne faisait pas dans le détail. Ce soir là, je mettais les méthodes d'infiltration que J m'avait apprises en action pour sortir de la nouvelle base et retrouver l'ancienne. Effectivement, tout y avait brûlé et quand je retrouvais notre ancienne chambre … il y avait 4 petits corps se serrant les uns contre les autres … ils ont dû avoir tellement peur … »

Chacun respecta le silence de Heero et Quatre lui passa discrètement un mouchoir pour qu'il essuie ses yeux pleins de larmes. Ce récit les avait tous bouleversé.

Heero reprit son récit avec la gorge un peu serrée :

« J'ai réuni leur cendre et leurs os autant que j'ai pu et je suis allé les enterrer dans un endroit qu'ils aimaient bien. Aucun d'eux n'était jamais sorti mais je leur décrivais chacune de mes sorties et ils auraient tout les 4 aimer aller à l'opéra de L1 alors je me suis glissé dans les loges, puis sous la scène et je les y ai laissé, j'espère qu'ils y entendent de la bonne musique.

J a compris que je ne me remettrais pas aussi facilement que ça de la mort de mes frères alors il vous a nommé d'après leur « nom » en me disant que vous étiez ma nouvelle famille. Sur ce point, au moins, il avait raison. J'ai appris à vous connaître et à vous faire confiance et je suis sur que mes frères vous auraient apprécié. Vous êtes un peu des frères pour moi. »

Trowa passa son bras autour des épaules de son meilleur ami et Quatre essuya discrètement une petite larme qui avait glissé sur sa joue.

« OK, c'est très mignon, tout ça, Hee-chan, mais tu vas faire quoi, du nain ?

- … Otou-san ? » Les gboys se tournèrent vers le petit garçon qu'ils avaient temporairement oublié … et craquèrent tous un peu.

Le petit garçon était vraiment adorable, de sa main droite qui tenait aussi sa couverture doudou, il suçait son pouce et de son poing gauche, il se frottait les yeux.

Le petit garçon jeta un regard méfiant aux gboys puis se dirigea vers Heero.

« Attends, tu déconnes ? Il t'appelle otou-san ? No Way, Heero, j'en veux pas à la maison ! J'ai jamais voulu être père ! Encore moins à 20 ans !

-Duo ! » S'exclama Quatre, outré.

« Comment peux-tu dire ça, Maxwell ! Toi aussi, tu es orphelin et Heero vient de nous raconter son histoire, tu peux le comprendre, quand même !

-Ouais, je comprends, mais au final, je me suis débrouillé tout seul depuis tout petit parce que tout ceux à qui je tenais sont morts, alors je pense que je me suis pas mal débrouillé tout seul. Le gamin peut faire pareil.

-Je ne le laisserai pas, Duo.

-… parfait … je crois que tout est dit … je récupérerai mes affaires demain. Je te laisse la maison, tu vas avoir besoin de place. » Sur ces bonnes paroles, Duo monta à l'étage pour prendre un peu de repos avant le départ prévu le lendemain matin.

Heero, l'enfant calé et à nouveau endormi tout contre lui, regarda Duo partir, étonné et triste de sa réaction.

Quatre mit sa main sur son dos, pour attirer son attention et lui dit, avec le sourire :

« Tu sais, Heero, j'ai une trentaine de neveux et nièces qui sont plus grands ou du même âge que lui, je vais demander à mes sœurs de te faire une sélection de vêtements qui pourront te dépanner, dans un premier temps, avant que tu fasses des achats pour lui.

-Merci, Quatre.

-Et que vas-tu faire pour ton travail ? Tu vas continuer à bosser chez les preventers ?

-… oui, mais je vais voir si je peux me trouver un travail de bureau. Désolé, Wufei, je ne vais pas pouvoir continuer à aller sur le terrain, sauf en de rares occasions.

-Ne t'inquiète pas, je m'occupe d'appeler personnellement lady Une pour faire ton transfert de poste. Elle me doit un service. Et tu adoptes un enfant, je crois que tu as droit à des jours. Je te fais ça demain matin.

-Ah ? Mais …

-Oh, oh, les papiers d'adoption, je m'occupe des papiers d'adoption ! » Déclara Quatre, très enthousiaste. Il prit d'ailleurs son téléphone portable et alla dans le salon pour commencer à passer ses coups de téléphones. Heero regarda Trowa d'un air interrogateur et le français lui répondit :

« Il adore les enfants et est très triste que tous les membres de sa famille habitent sur L4 et qu'il ne puisse pas les voir souvent. Il va se rattraper sur lui, je pense. » Dit Trowa en désignant le petit.

Heero hocha la tête puis parti, le petit dans les bras, pour dormir quelques heures dans une autre chambre que celle qu'il était sensé partager avec Duo. Heureusement, la planque avait plein de pièces à coucher disponible.

A suivre