Finalement, cette deuxième partie n'est en ligne que maintenant. Mais je pense sincèrement que vous ne m'en tiendrez pas rigueur, car j'estime que ce qu'il contient vous fera oublier la date prévue initialement. Vous pensiez que la première partie était du pétage de câble total ? Alors là croyez moi... Vous allez voir que je peux faire pire, bien pire. Au passage, si après ça vous avez honte de moi/pour moi... Ce sera bien dommage, parce que ce genre de choses m'amusent grandement. J'adore casser les mythes comme ça, juste pour le plaisir. Pour des choses stupides, ou bien des réactions idiotes. (Jeanne, mais surtout Héloïse peuvent vous le dire, on ne partage jamais une conversation pleinement sincère avec moi, sans allusion à un cassage de mythe).
Breeeeeeeeeef j'ai hâte de savoir ce que vous penserez de cette partie/fin. Histoire de savoir si vous arrivez toujours à me voir comme avant, ou si je suis devenue totalement désespérante de par ma connerie à vos yeux. J'espère en tout cas bien vous amuser et vous faire rire, puisqu'après tout, c'est le principe de cette 'histoire' où j'ai réellement pris mon pied (non, contrairement à Cuddy, je ne l'ai pas reniflé. Quoique je trouve ça drôle de le faire) en l'écrivant, et en l'imaginant. Oh, n'hésitez pas à me demander s'il y a d'autres 'mythes' que vous voulez me voir faire voler en éclats, ce sera avec plaisir !
Sur ce... vous ayant prévenu dans la partie précédente, je ne vais pas vous répéter qu'il s'agit d'un pétage de câble (oups, je viens de le faire !). Je vais donc vous laisser vaquer à cette lecture, et donnez moi vos avis au passage, please :D

Sur ce, bonne lecture et à bientôt !

See ya guys :D


Partie 2

Trois jours. Déjà trois jours qu'elle se traînait ce fichu rhume à la con qui la fatiguait totalement. Elle ne comptait même plus les nombres d'éternuements, de mouchoirs usagés et ni de poubelles remplies. Pas non plus les maux de tête à répétition, résultat d'une quête insatisfaite menante vers un vidage complet de ses narines encombrées.

Allongée dans le lit qu'elle partageait avec House depuis déjà plusieurs mois, elle se retournait encore et encore dans son sommeil plus qu'agité. Le drap bougeait contre son corps fuselé, ce qui ne manquait pas d'amuser son compagnon, qui luttait tant bien que mal pour retenir le tissu sur son corps à lui. Décidément, il fallait – presque - se battre avec une Cuddy malade pour conserver ses biens !

Heureusement pour lui, le sommeil l'avait enfin cueilli, et il s'était laissé emporter par Morphée, sa tête près de l'oreiller de sa compagne. Sa respiration s'était calmé, il était paisible, reposé. Et il devait le reconnaître, mais avec son cas en cours plutôt éreintant, il était fatigué, même épuisé. Alors ce repos... C'était plus que mérité !

Il se trouvait au beau milieu d'un rêve, dans lequel il combattait les aliens avec un pistolet lasers pour sauver une princesse semblable à Lisa – il se demandait d'ailleurs à quoi tout cela rimait - , lorsqu'un bruit 'étrange' le réveilla. Il crut d'abord qu'à l'extérieur, un orage se faisait entendre mais, très rapidement, il comprit que le son était bien plus proche. Et même extrêmement proche.

Il tourna la tête vers sa compagne, et un large sourire naquit sur ses lèvres. Bon sang, voilà qu'il avait un nouveau motif parfait pour la taquiner encore et encore. A croire qu'elle ne faisait que lui servir ses petits 'défauts' sur un plateau d'argent. Elle ronflait, LISA CUDDY RONFLAIT !
Le matin venu, il comptait bien sauter sur cette occasion. Mais... Plus tard. Il était encore drôlement fatigué, et avait plus que besoin de sa dose conséquente de repos.

Il ferma les yeux, cherchant à retrouver rapidement le sommeil. Mais ce dernier ne semblait plus vouloir pointer le bout de son nez, et tous ses efforts se montraient vains. C'était à peine croyable, elle ronflait si fort, qu'il lui semblait que les murs vibraient presque ! Il eut beau tout essayer, rien n'y faisait, il ne parvenait pas à réduire le volume sonore. Même appliquer un oreiller sur le visage de Lisa n'avait rien donné.

En faisant le moins de bruits possibles, il sortit du lit et traversa la chambre. Il referma la porte derrière lui et, une main sur sa cuisse blessée, il rejoignit une pièce qu'il connaissait bien. A l'intérieur, Rachel dormait profondément dans son lit, entourée de toutes ses peluches adorées. Heureusement pour lui, le canapé lit présent dans la salle n'était pas encombrant, et il attrapa rapidement une couverture qu'il étendit sur lui une fois allongé. Alors certes, il dormait dans la chambre d'une gamine de trois ans, mais c'était toujours moi qu'avec une ronfleuse puissante, ou sur un canapé peu confortable.

Le matin venu, une léger souffle frais lui fit ouvrir les yeux, et aussitôt il remarqua deux petits yeux bleus adorablement pétillants qui le fixaient intensément. Il se passa une main sur le visage, et s'assit tant bien que mal, la couverture toujours sur lui. La fillette ricana, et monta sur le matelas avant d'enrouler ses bras autour de lui et de déposer un baiser sur sa joue. La porte s'ouvrit alors, laissant apparaître une Cuddy aux cheveux en pagaille.

- Alors comme ça maintenant on ne dort plus avec moi, mais avec mon bébé ? Se moqua-t-elle malgré son rhume qui avait tendance à transformer certains mots.

L'enfant releva aussitôt la tête, sauta du canapé et fonça dans les jambes de sa maman, les serrant fortement contre elle.

- T'as vu Maman ? Howse il a dormi dans ma chambre cette nuit ! S'enthousiasma cette dernière.
- J'ai vu oui, ricana la Doyenne. Et pourquoi donc d'ailleurs ?
- Tu ronfles
, assura-t-il en se levant enfin pour venir déposer un baiser sur le front de sa compagne. Et pas qu'un peu.
- Menteur
, déclara-t-elle en plissant les yeux, son nez la démangeant.
- Je dis la vérité ! Se défendit-il aussitôt. Tu soufflais tellement fort, que je suis venu dormir ici, sinon je pouvais dire adieu à mes heures de sommeil.

Elle lui adressa une moue boudeuse et tourna les talons, se dirigeant alors vers la cuisine pour se préparer une bonne infusion bien chaude. Son petit-ami et sa fille la suivirent, amusé par la tête qu'affichait l'Endocrinologue.

- Je suis malade, souligna-t-elle. J'ai le nez plus que bouché, alors tu m'excuseras d'avoir ronflé, hum ?

Il ricana légèrement et se leva, se plaçant immédiatement derrière avant d'enrouler ses bras autour de la taille de sa belle, et de poser sa tête sur son épaule, ses doigts de pianiste caressant doucement le ventre de Lisa. Elle ferma les yeux, et se laissa quelque peu aller contre lui.

- T'inquiètes, cette nuit j'utiliserai des boules Quies, murmura-t-il à l'oreille de sa compagne. Mais vivement que tu ne sois plus malade, parce que vraiment... Ronfler comme une locomotive à vapeur quand on est aussi jolie et sexy que toi, c'est pas glamour !

Elle le fit taire en déposant ses lèvres sur les siennes et il répondit à son baiser, évidemment moins long que d'ordinaire puisque son nez était inutilisable. Il ne manquait plus qu'au médecin à trouver les fantastiques petits bouchons d'oreilles qui pourraient lui sauver sa nuit à venir...

HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

Elle détestait cette partie du mois, et House sans doute tout autant qu'elle. Les douleurs au bas-ventre, les sautes d'humeur... Pendant trois malheureux jours par mois, il lui semblait que le monde lui pesait sur les épaules. Elle était vide de toutes énergies, elle n'avait la force de rien faire. Heureusement pour elle, il était dimanche, et elle ne travaillait donc pas. Elle avait passé la matinée à traînasser au lit et dans le canapé, surveillant du coin de l'oeil sa fille qui jouait à même le parquet. L'après-midi, ils avaient tous les trois regardé un film sur l'écran plat du salon, Lisa allongée contre son compagnon pendant que Rachel s'était assise en tailleur sur le sol, trônant sur un coussin et entourée de nombreux autres.

Et puis, le soir venu, après le dîner, House avait décidé de prendre un bon bain, sa jambe droite le tiraillant quelque peu. Il avait donc fait couler l'eau chaude, ajouté quelques sels marins et du bain moussant, puis s'était laissé glissé dans le 'cocon' qu'il s'était créé. Pendant ce temps, Lisa avait couché la petite, et avait hésité à se mettre directement au lit.

Elle fit un détour par la salle de bain, et sourit légèrement à House pour l'embrasser tendrement. Il la retint par le poignet, la forçant à lui faire face. Elle tourna la tête vers lui, l'interrogeant du regard.

- Rachel dort, viens prendre un bain avec moi... Souffla-t-il en lui caressant la hanche. Ça te fera du bien, tu as besoin de te détendre.
- Tu sais qu'on ne peut rien faire, hum ?
Objecta-t-elle en fronçant un peu les sourcils.
- Bien sûr que je le sais. Et je sais aussi que tu as besoin de venir avec moi dans l'eau, assura-t-il, et que tu adores quand je te câline dans ces moments-là.
- C'est pas faux
, avoua-t-elle finalement. Fais moi une place alors.

Sur ce, elle commença à se dévêtir, laissant ses habits glisser sur le sol. Les yeux de House glissaient sur le corps de rêve de sa compagne, se délectant de ses courbes parfaites. Elle lui souriait tendrement, et ça le faisait tout bonnement craquer. Elle avança ensuite vers la baignoire, et leva une jambe qu'elle posa sur le rebord sous le regard surpris de House.

- Je dois vider ma mooncup, déclara-t-elle simplement en indiquant sa vulve sous les yeux de son homme.

Sans gêne aucune, elle retira donc la coupe menstruelle, lentement, avant que cette dernière ne se retire en émettant un 'plop' qui fit écarquiller les yeux de House. Elle vida le contenu dans les toilettes et tira la chasse avant de la rincer rapidement. Son compagnon quant à lui, se passa la main dans les cheveux, encore un peu 'sous le choc'. Ce n'était pas comme s'il n'avait pas l'habitude de voir son entrée en temps normal, mais là... C'était différent. Totalement différent. Certes, il l'avait déjà pénétré avec autre chose que son pénis – ils étaient un couple qui aimait assez tenté de nouvelles choses ensembles, que ce soit des vibromasseurs ou autres huiles de massages érotiques -, mais là... C'en était presque dégoûtant. Ou du moins, très étrange pour lui.

- Tu aurais du voir tout à l'heure quand Rachel enfilait son pyjama en sautillant dedans, ricana-t-elle. C'était tellement amusant ! Hormis quand elle s'est cogné le pied contre son lit et qu'elle a fondu en larmes.

Elle replaça sa jambe en hauteur sur le rebord, réintroduisant la coupelle en plastique à l'intérieur de son vagin. House demeura muet, trop préoccupé par la vue qu'il avait sur l'intimité de sa compagne. Il avait envie de tourner la tête, de ne pas regarder, mais c'était comme si quelque chose l'en empêchait. La curiosité sans doute. Mais au diable la curiosité, cette situation ne le mettait vraiment pas à l'aise. Heureusement pour lui, elle la mit rapidement en place, vérifia rapidement qu'il n'y avait pas de sang sur ses cuisses, et s'installa contre lui dans la baignoire.

Il avait la bouche légèrement entrouverte, et cela amusa la jeune femme qui lui pinça le téton pour le faire réagir. Il gémit, ancrant son regard dans le sien.

- Hey, si je t'avais fait la même chose, tu aurais pleuré de douleur ! S'exclama-t-il en boudant faussement.
- J'y peux rien si tu semblais dans la lune, souligna-t-elle. Il fallait que je te fasse réagir !
- Excuse moi, mais le spectacle que tu m'as offert était pour le moins... Troublant
, fit-il remarquer en attrapant le savon pour commencer à frotter le corps de sa compagne.
- Comment ça ? S'étonna-t-elle. C'est pas comme si tu ne m'avais jamais vu nue. Et il me semblait que tu connaissais pas cœur mon intimité.
- Certes
, reconnut-il, mais là c'est différent. Tu viens de t'introduire du plastique qui auparavant était rempli de tes menstruations.
- House, c'est le même principe qu'un tampon !
S'exclama-t-elle. C'est simplement plus écologique et réutilisable. Sans oublier qu'il n'y a pas de fermentation, donc pas d'odeurs. C'est juste génial quoi ! Et quand c'est toi qui utilise un vibromasseur en plastique avec moi, ça ne te gêne pas.
- Peut-être, mais là c'est vraiment pas pareil
, répéta-t-il. D'autant plus que d'habitude, tu ne le fais jamais comme ça, devant moi.
- Sauf que, puisque nous sommes ensemble depuis un moment et qu'on partage tout
, nota-t-elle, il me semble normal que je n'ai pas honte de le faire devant toi. Et puis arrêtes, si j'avais mis un tampon, ça aurait été exactement pareil, mis à part que là, je suis tranquille plus longtemps, c'est tout.
- Un point pour toi. Mais... Je ne regarderai plus ton vagin de la même façon maintenant !

Elle éclata de rire, et scella ses lèvres aux siennes pour le faire taire. Qui aurait cru qu'elle aurait pu dégoûter House avec une partie de son anatomie qu'il adorait pourtant sincèrement ! Et puis au moins, maintenant elle avait une bonne raison pour le câliner : il était bien trop perturbé pour la repousser et il se laisserait enlacer longuement sans rien dire. Ce n'était surement pas elle d'ailleurs qui s'en plaindrait !

HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

Non sans mal, ils étaient parvenus à confier Rachel à Arlène. Il avait fallu batailler encore et encore, mais finalement cette dernière avait accepté de garder sa petite fille pour trois jours, permettant ainsi à sa mère et à son compagnon de profiter un peu d'une certaine tranquillité et d'un peu de retrouvailles 'intimes'.

Pour leur première soirée rien que tous les deux, ils avaient décidé de regarder un film comique – B.A.T : Bon À Tirer - en dînant des plateaux-télés. Lisa était assise aux côtés de House, éclatant grandement de rire chaque fois qu'une réplique l'amusait. Pour une fois qu'ils n'étaient pas obligés de baisser le ton pour ne pas réveiller la petite !

Une fois son repas fini, elle avait posé sa tête sur les genoux de son homme, se tordant d'hilarité chaque fois qu'elle en avait l'occasion. House avait sa main sur le flanc de sa belle, ses doigts tremblant chaque fois qu'elle s'agitait. Il adorait sincèrement la voir rire, c'était plus qu'adorable. Elle avait le bout du nez qui remontait légèrement, son sourire se faisait des plus larges, et elle avait les yeux brillants comme jamais. Comment ne pas craquer devant un visage aussi parfait ?

Le film était déjà à moitié passé, et elle se roulait presque sur le canapé en riant toujours et en se tenant le ventre. Il se délectait de la situation, car elle se lâchait réellement, ce qui était bien loin d'être fréquent.

- Bon sang, ce film est bidonnant ! Bafouilla-t-elle, toujours aussi hilare. Je me demande comment le scénariste a pu avoir une telle idée, c'est fou !
- Demande moi de créer un film, et tu verras que moi aussi je peux en faire un comme ça !
Assura-t-il en bombant le torse.

Elle se rassit en appui sur ses genoux, fixant alors son compagnon tandis que ses bras étaient toujours autour de son ventre. House lui attrapa les hanches, les caressant du bout des pouces.

- Vantard ! S'exclama-t-elle avant de hoqueter et de grimacer légèrement.
- Je ne dis que la stricte vérité ! Décréta-t-il avant de reprendre son sérieux et de s'inquiéter un peu. Ça va pas ?

Elle lui adressa un léger sourire, et acquiesça faiblement. Son pouce retraça les lignes du visage de son homme, tendrement, et il ferma les yeux pendant ce temps. Il n'était pas du genre Bisounours, mais il adorait lorsque Cuddy le câlinait. Avec Rachel, c'était la seule personne avec laquelle il se laissait faire. Et encore, pour la petite, il avait dû s'y faire !

Elle grimaça une nouvelle fois, et cette fois-ci son hoquet fut plus prononcé. Contre toute attente, elle régurgita le contenu quasi intégral de son estomac – heureusement toutefois peu rempli - sur le T-shirt de son homme. House ouvrit la bouche, mais fut incapable de dire un mot, tandis que Cuddy se leva précipitamment et fonça dans la salle de bain afin de vomir le reste qui lui brûlait l'oesophage. Pendant ce temps il attrapa les serviettes en papier qui demeuraient sur la table basse, puis essuya autant que possible le maximum avant de retirer son haut. Il prêta une attention toute particulière à ne pas avoir de résidus sur lui, et se leva le mettre au sale en affichant une mine dégoûtée. Celle-là, elle ne la lui avait encore jamais fait !

Il en profita pour passer torse nu derrière elle, et attrapa ses cheveux bruns pour qu'ils ne viennent pas la gêner. Elle releva légèrement la tête et le gratifia d'un petit sourire, avant de se pencher à nouveau au dessus de la cuvette, au cas où.

- Malade ? Demanda-t-il finalement en lui frottant le dos.
- Non, je crois que j'ai pas digéré quelque chose dans mon plateau repas... Balbutia-t-elle. Pardon pour ton T-shirt...
- Pas grave, c'est toi qui va le nettoyer !
La taquina-t-il en ricanant. Et m'en racheter un nouveau, bien sûr.
- Tu sais utiliser la machine à laver, tu peux le faire toi
, objecta-t-elle en se relevant finalement.

Elle tira la chasse et s'avança vers le lavabo, se passant de l'eau sur le visage avant de se rincer la bouche. Elle se lava ensuite les dents afin de se débarrasser totalement du goût qu'elle avait encore. Elle se tourna finalement vers House, qui fixait intensément le lave-linge, comme s'il s'attendait à ce que ce dernier se mette lui-même en route. Elle se mit à rire et enroula un bras autour de lui avant de déposer un baiser près de son téton.

- Ça ne fonctionnera pas si tu ne la mets pas en charge, se moqua-t-elle alors.
- Tu viens de me vomir dessus, alors pourquoi pas hum ? La taquina-t-il en retour. J'aurai jamais cru qu'un jour ça t'arriverait !

- C'est TA faute, j'avais mal au ventre, tu m'as fait rire, souligna-t-elle, alors voilà le résultat.

Elle alluma finalement la machine, et le prit par la main pour l'entraîner de nouveau avec elle dans le salon. Là-bas, elle diffusa un peu de désodorisant anti-odeurs, et revint se blottir contre lui. Une nouvelle fois, il avait eu la preuve en image qu'elle était bien comme toutes les autres femmes : normale. Mais elle restait tout de même sa déesse à lui, envers et contre tout...

HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

Il était quatre heures de l'après-midi, et House arriva à la villa de la jeune femme. Ne l'ayant pas vu dans son bureau, il s'était décidé à finir plus tôt, puisqu'il n'avait pas de cas en cours, et aucune motivation à emplir ses consultations. Comme on dit, quand le chat n'est pas là, les souris dansent. Et sans Cuddy au PPTH pour le restant de l'après-midi, il n'avait plus aucune raison d'y rester plus longtemps. Il gara donc sa voiture dans l'allée de cette dernière, et pénétra dans la maison, à la recherche de sa compagne.

- Cuddy, tu es là ? S'exclama-t-il depuis le couloir, en la cherchant du regard.
- Aux toilettes ! Hurla-t-elle en retour. House, y a plus de papier, tu peux m'en ramener s'il-te-plaît ? Tu en trouveras dans le garage, sur l'étagère.
- Je sais où se trouve le PQ Cuddy, mais merci quand même !
Rétorqua-t-il. Et d'ordinaire, quand son chéri rentre du travail, on vient l'accueillir avec un baiser, pas avec de telles demandes.
- Ne fais pas le malin et VA M'EN CHERCHER !
Cria-t-elle en s'égosillant quasiment.

Il s'exécuta et, arrivé devant la salle de bain, il secoua le papier toilettes au niveau de l'ouverture de la porte. Elle soupira et se passa la main dans les cheveux, soulagée qu'il soit allé en cherchant sans faire plus de caprices.

- Tu sais que tu peux rentrer me le passer hein, souligna-t-elle. Je ne vais pas te mordre.
- Je sais, mais c'est plus drôle de te taquiner
, assura-t-il. Au fait, pourquoi tu es rentrée si tôt ?

Il était finalement entré et lui avait tendu le rouleau, avant qu'elle ne le remercie par un sourire des plus adorables. C'était quasiment mignon de la voir assise comme ça sur la cuvette, mais il ne tarda pas à déchanter lorsque des légers bruits parvinrent à ses oreilles.

- J'ai du rentrer en urgences parce que Rachel avait un peu mal au ventre, expliqua-t-elle. Mais au final, elle avait juste un peu trop mangé. Moi par contre, je peux pas dire la même chose !
- Et elle est où ?
S'étonna le Diagnosticien.
- Marina a accepté de la prendre avec elle quand elle a vu que finalement, c'était moi qui étais malade, ajouta Lisa, ses bras enroulés autour de son ventre tandis qu'elle grimaçait.
- Je connais quelqu'un qui ne va pas aller au travail demain, et qui va se reposer ! Annonça-t-il en ricanant légèrement.
- C'est pas drôle, je déteste être malade, siffla-t-elle.
- Ouais ben si tu me cherches, je serai devant la télé, précisa-t-il avant de se diriger vers la sortie.
- Nooooon, s'il-te-plait ! Le supplia-t-elle. Reste avec toi, j'en ai marre d'être toute seule, j'ai besoin de parler.
- Cuddy, à titre d'information, tu as une diarrhée, tu as la gastro-entérite, et tu me demandes de rester avec toi dans la salle de bain ?
S'étouffa-t-il. C'est tout sauf charmant.
- Sauf que j'ai besoin de compagnie
, le coupa-t-elle. Et que si tu ne le fais pas, tu peux être certain que tu devras te serrer la ceinture pendant un bon moment, en plus d'avoir des heures de consult' en plus.

Grimaçant, il prit place sur le rebord de la baignoire, appuyant son crâne contre le mur carrelé. Bon sang, il n'avait qu'une envie : sortir au plus vite de là, échapper à cette torture externe.

- Cuddy, tu veux pas qu'on ouvre cinq minutes la fenêtre ? Finit-il par exiger.
- Nooooon, j'ai déjà attrapé froid, alors pas besoin de plus non, souligna-t-elle.
- Je te le ferai payer, répondit le médecin. C'est affreux ce que tu m'affliges ! Un si beau corps, et un truc bien dégoûtant en même temps.
- Mais tu m'aimes, alors tu es prêt à tout pour moi
, ricana-t-elle. Et tu sais très bien que, lorsque tu es malade, je prends autant soin de toi.
- Tu oublies que je ne t'ai jamais obligé à rester avec moi dans les toilettes pendant que je fais ma petite affaire
, objecta-t-il.
- Je t'ai dit que je me rattraperai, promis ! Répéta-t-elle. Tu préfèrerais être à ma place, hum ?
- Très peu pour moi non
, souffla-t-il. Très peu pour moi.
- Alors cesse de te plaindre et raconte moi ta journée.

A contre-coeur, il le fit. C'était le seul moyen qu'ensuite, elle le laisse s'aérer un bon moment. D'autant plus qu'il la connaissait, elle n'aurait pas lâché le morceau tant qu'elle n'aurait pas obtenu ce qu'elle voulait, elle avait toujours été comme ça. Alors il se concentra sur le fait que c'était qu'un mauvais moment à passer, et qu'ensuite tout cela serait fini. Qu'elle le laisserait enfin aller voir la télévision, et qu'elle finirait par le récompenser par la suite. Sans oublier que, depuis plus de six mois qu'ils sortaient ensemble, ils n'avaient plus vraiment de secrets l'un pour l'autre – même s'ils parvenaient encore à se surprendre mutuellement chaque jour -. Ils avaient du découvrir pleinement l'autre, même si ce n'était pas toujours fort agréables. Ça ne changeait rien au fait qu'il l'aimait de tout son cœur, qu'elle était parfaite à ses yeux, une vraie déesse. Parfaite, avec ses petits défauts pas toujours très adorables...

The End.

(Si vous désirez réellement savoir ce qu'est une mooncup - ou coupe menstruelle -, je vous invite vivement à aller vous renseigner sur internet. Sauf si vous connaissez déjà ce principe, ou même si vous l'utilisez ! Ben oui, on sait jamais ... ne me tuez pas, mais c'était réellement amusant d'imaginer ça.)