Disclaimer : Le monde d'Harry Potter appartient à JK Rowling

Note : Bonsoiiiir, j'avais prévu de poster ce chapitre plus tôt mais la vie réelle a pris le pas sur l'écriture. Tout d'abord, merci à tou(te)s pour vos reviews ! Mais je crains que vous soyez déçu(e)s. Ici, pas de héros, de fin tragique ou de « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants ». C'est juste l'histoire d'une fille qui découvre la vie. J'espère que cette suite vous plaira !

Pansy roula dans ses bras, savourant la peau chaude contre la sienne. Elle avait appelé Dean hier soir parce qu'elle avait envie de tendresse et s'était dit que les câlins post-orgasmes seraient un bon prétexte. Finalement, ils n'avaient même pas couché ensemble. Ils s'étaient juste blottis l'un contre l'autre, savourant le contact de l'autre, laissant juste leurs mains caresser la peau découverte.

Vous savez, quand vous lisez un livre, le moment où vous voyez l'héroïne faire une connerie et que vous ne pouvez pas vous empêcher de hurler « Tu fais n'importe quoi ! » ?! Bah, c'était ce moment-là. Pansy était à la fois l'héroïne et la lectrice. Elle se voyait faire une bêtise mais c'était trop bon, trop confortable. Alors, elle sauta à pieds joints dedans.

La tendresse, c'était pas dans le contrat d'origine. Il était son sex-friend. Ils s'appelaient, ils couchaient ensemble et se quittaient. C'était pas le premier amant occasionnel de Pansy. Elle connaissait les règles : on ne tombe pas amoureux, on ne projette pas quelque chose qui n'existe pas. Mais voilà. On était dimanche soir et Pansy avait eu envie de tendresse. Et sous couvert de sexe, elle avait appelé la seule personne qui partagerait sa chaleur. Et le pire, c'est que Dean répondait à son besoin. Couchés dans le lit, alors que leur seule occupation aurait dû être de se déshabiller, c'était lui qui avait initié la conversation. Quand elle s'écartait trop, il la ramenait contre lui. Il lui avait dit qu'il aimait beaucoup la position de la cuillère et l'avoir dans les bras.

Elle était foutue.

Ils étaient amis à l'origine. (comme pour Théo. Enfin, pas tout à fait. Théo et elle, ils se connaissaient mais ils étaient devenus amis après avoir couché ensemble. Ils étaient incapables de de faire les choses dans le bon ordre semble-t-il.). Enfin, depuis qu'ils avaient fait leurs études ensemble et qu'elle avait vaincu son aversion pour les Rouge et Or. Elle s'était rendue compte que tous les Gryffons ne se ressemblaient pas. Ils badinaient de temps en temps sans franchir la limite, prenant presque plus de plaisir à se chauffer qu'à passer à l'acte. (Il était en couple, du genre fidèle, à avoir des petites-amies et pas des sex-friend. Bref, il était son antithèse.) Il était fondamentalement gentil. (elle, était méchante. Théo aussi.) Il ne lui ferait jamais de mal sciemment. (elle, risquerait de le faire. Peut-être l'avait-elle déjà fait. Comme Théo l'avait blessé.)

Il était presque ennuyeux, pour un caractère aussi explosif que celui de Pansy. Mais parfois, quand un sujet lui tenait à cœur, ou quand il voulait la défier, ses yeux s'animaient d'une flamme qu'elle avait appris à aimer. Il pouvait être aussi piquant qu'elle, mais ne prenait jamais ombrage quand elle le rudoyait un peu. (alors que si lui avait tenté de le faire, ça aurait fait hurler Pansy.) Elle ne pouvait pas rester fâchée contre lui, même quand il racontait sa vie à son meilleur ami et que ce dernier était incapable de tenir sa langue. Pour la première fois, elle s'accrochait à quelqu'un, presque malgré elle. Il n'essayait pas de la séduire, c'étaient les moments passés ensemble et les messages envoyés quand on n'avait rien à faire qui l'avaient séduite. Juste une étincelle, qui pourrait disparaitre, ou grandir et devenir plus.

Pour la première fois, Pansy entrapercevait l'espoir de ne pas finir sa vie avec sa solitude comme seul amour. Elle savait qu'elle allait trop vite. Qu'il fallait discuter, avouer, se dénuder, accepter qu'on puisse être rejetée. Mais elle n'avait jamais su faire. Elle faisait des plans dans lesquels la communication n'avait pas ou peu de place, où elle était la seule actrice. Les sentiments, les émotions, les normes, très peu pour elle.

Elle était aussi terrifiée. Un non remettrait beaucoup de choses en questions pour elle. Ou plutôt, ce serait donner raison à ses insécurités. S'il disait non, alors peut-être qu'elle n'était pas quelqu'un qu'on pouvait aimer. Peut-être était-elle réellement laide et fade. Et tant pis si la partie rationnelle de son cerveau bataillait encore et encore pour affirmer que ce n'était pas vrai, qu'elle n'était pas laide. Que la beauté était subjectif et qu'elle n'était pas plus inintéressante qu'une autre. Un non, ce serait tout une partie de son être qui crierait : « Tu vois, je te l'avais bien dit ». Etait-elle prête à endurer ça ?

Toute l'ironie apparaissait quand la même partie qui jouait sur ses insécurités, criait en même temps qu'elle était « lâche » de ne pas se lancer. C'était ça, être Pansy Parkinson. Avoir toujours tort, qu'importe ce que l'on fait.

Alors la tête de Pansy balançait. Entre oser et être rejetée. Oser et être acceptée (et échouer ensuite). Ne pas oser et le regretter. Imaginer plus tard qu'elle était peut-être passée à côté de l'amour de sa vie. Ne pas oser et voir si lui faisait le premier pas.

En fonction des jours, de l'heure, de la météo, de son moral, sa décision changeait.

Sa peur la clouait au sol. N'était-ce pas un bon présage ? Tomber amoureuse signifie forcément être attirée par la gravité, si on se fiait à l'expression consacrée.

Les relations amoureuses étaient un monde inconnu pour elle. Mais lui savait, il la guiderait. Peut-être que tout n'irait pas bien. Il y avait même une grande probabilité pour que ça finisse en échec cuisant. Mais s'il tenait sa main, elle le suivrait. (et elle se détestait d'être aussi niaise, d'être aussi dépendante, d'être aussi peureuse. Et peut-être méritait-il quelqu'un de mieux, sans peur ni trouble. Quelqu'un à la hauteur de sa gentillesse. Quelqu'un qui ne serait pas elle. Mais la vie est injuste. Et s'il était assez fou – notez qu'elle avait dit fou et non idiot, elle détesterait avoir une relation avec un idiot – pour l'accepter, elle, ses défauts et ses peurs, s'il pensait ne mériter qu'elle, et bien, elle lui dirait qu'il valait plus. Mais pas tout de suite, d'abord, elle allait en profiter un peu. Elle n'était pas une Serpentard pour rien.)

Voilà pour les aventures de Pansy. Comme vous l'avez remarqué, plus de Théo. La suite est écrite, il faut que je corrige quelques trucs, je ne sais pas quand je pourrais le faire :'( Ensuite, peut-être des bonus, j'en ai un en préparation ! Je ne vous oublie pas, vos commentaires égayent mes journées (et Merlin sait que j'en ai besoin en ce moment).

N'hésitez pas à laisser un mot, sur d'éventuelles fautes, un avis ou comment se passe votre rentrée.

En vous souhaitant une belle semaine,

Potterement vôtre,

Math'